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bernard arnault

  • Les casse-toi "pauv ou riche" con ne sont pas des insultes,

    un président ne saurait en proférer.

    Amour de la frite ou peur de l'impôt, Arnault lorgne sur la Belgique (ERIC PIERMONT / AFP). Document le Nouvel Observateur économie.

    Support Wikipedia Il faut se rendre à l'évidence, le «Casse-toi "pauv" con» proféré par Nicolas Sarkozy lors de sa visite officielle au Salon de l'agriculture le 23 février 2008, fait tâche d'huile. Cette expression fit le tour du monde par la grâce d'internet. De plus elle fit le bonheur de la presse écrite, elle fit vendre. Elle fut proférée lorsque, en réponse à une personne qui refusa la poignée de main de Nicolas Sarkozy, déclara, «Ah non ! Touches-moi pas ! Tu me salis». Il est évident que cette personne répondit, par ce refus, à la politique de Nicolas Sarkozy, et fut incorrecte sans être une insulte. Le président entouré comme il se doit ne s'arrêta pas, et dans la foulée, lança cette réponse alors qu'il aurait dû s'arrêter. Il manqua de maîtrise et n'avait pas à répondre ainsi, notre président. Il se doit de se montrer à la hauteur de sa fonction. Bien sûr, un président en face d'une personne «ordinaire» la conséquence est sans effet, et pour beaucoup, ce n'est qu'un incident, et c'est justement pour cela qu'il aurait dû porter un regard autre que du mépris. A expression incorrecte réponse incorrecte voila l'échange qui fait actuellement quatre années plus tard ressortir «Casse-toi "riche" con» à la demande de la nationalité Belge de Bernard Arnault.

    Qui aurait pu penser un seul instant que le manque de maîtrise de Nicolas Sarkozy rejaillirait sur son ami Bernard Arnault ? Cette droite du Fouquet's paie très cher cette victoire fêtée dans un restaurant mythique dont l'entrée vous est interdite, comme si vous n'étiez pas respectable, un vagabond. Mais c'est un autre débat.

    On pourrait dire que Monsieur Bernard Arnault l'a bien cherché. Cette histoire de double nationalité au moment ou nous sommes soumis à une situation économique très préoccupante par la faute de son ami Nicolas Sarkozy, qui, pendant cinq ans s'est assis sur notre dette, fait effectivement scandale. Non pas que j'approuve le propos de Libération en Une de son magazine, il aurait pu trouver une formule plus respectueuse, mais aussi percutante, je ne vois pas. Commercialement elle vaut cher, ainsi que sur le plan politique, puisque c'est de la politique qu'il s'agit, elle traduit un sentiment général. Ce n'est pas Bernard Arnault qui est en cause, ni ses qualités d'entrepreneur et la valeur des produits qu'il fabrique et qu'il vend, ni ses salariés, ni ses impôts qu'il paie en France, et mon dieu nous sommes fiers d'avoir parmi nos entrepreneurs le plus riche d'Europe quatrième fortune au monde avec 41 milliards de dollars d'après le magazine Forbes. Cela montre, que finalement, on peut faire fortune en France quoique qu'en disent ceux qui clament que nous faisons fuir les investisseurs étrangers.

    C'est autre chose que signifie cette expression. Elle marque le raz le bol de voir cette propagande anti nationale de la droite qui approuve la fuite de ces entrepreneurs pour qu'ils ne paient plus leur impôts en France ! Comment un parti politique qui brandit à chaque manifestation notre drapeau tricolore puisse promouvoir la fuite de ces grands patrons vers des paradis fiscaux ? Monsieur Bernard Arnault représente, par la valeur industrielle de son groupe, un exemple pour les autres. S'il venait à ne plus payer ses impôts en France, plus aucun motif ne pourrait être évoqué contre ceux qui sont déjà partis, et contre ceux qui s’apprêtent à le faire. Il y a longtemps que la corde du patriotisme ne fait plus recette parmi eux. Seule compte leur fortune comme s'ils l'emporterait dans leur tombe ! Ils paient trop d'impôts, mais c'est la loi républicaine qui l'a décidé ainsi. C'est le vote des Français, mais se sentent-ils Français ? Il semble que oui lorsque c'est la droite qui gouverne puisqu'ils reviennent, pas tous d'ailleurs, et non lorsque c'est la gauche puisqu'ils partent. Curieuse idée d'exprimer que l'on est Français ? En fait votent-ils ? On peut en douter puisqu'ils vivent à l'étranger.

    Revenir en France pour voter présente des risques, alors ils doivent rester dans leur paradis. En fait c'est ce qu'ils font, et c'est bien simple à comprendre. Notre démocratie permet l'alternance, de sorte qu'ils ne sont jamais certains qu'un régime politique, qui leur soit favorable, persiste. Et c'est là, la tromperie de la droite, qui fait croire que lorsqu'elle est au pouvoir, ils reviennent. Beaucoup, et parmi les plus pauvres, le croient estimant qu'ils apportent de la richesse, faux.

    Nicolas Sarkozy aussi en peine devant la dette qu'il a faite par sa politique, que l'est François Hollande pour la résorber, voulait, paraît-il, faire une loi de nationalité Française comme condition pour que tous les Français, et là sans exception, paient leurs impôts en France. Canular ou pas, cela a été dit ! Une vraie révolution. Une telle loi passerait au-dessus des lois actuelles qui permettent légalement la fuite fiscale. Tu es Français tu payes !

    De là, à penser, que ce peut être une raison ? Grand ami de Sarkozy, il peut avoir été mis au parfum, tout est permis ? Le changement politique, mais aussi la taxation à 75 % et les lourds droits succession en France, auraient vaincu son hésitation puisque sa demande de nationalité fut reçue dans la semaine du 02 au 08 septembre par les autorités Belges. Disposant d'un domicile à Uccle, une des communes de l’agglomération Bruxelloise, ou il y réside souvent depuis plusieurs mois, selon La Libre Belgique, la nationalité Belge ne lui pose pas de problème. Il fut inscrit au registre de la population d'Uccle fin 2011 avant l'arrivée de la majorité socialiste.

    Armand De Decker, le bourgmestre de la commune Bruxelloise, révèle en effet qu’il a été contacté dès novembre 2011 par lui. Lui a faisant part de son intention d’acheter une maison à Uccle et de s’y installer. L'article sous la plume de Christophe Lamfalussy mentionne également, à l’époque, «le président du groupe LVMH n’avait pas évoqué ses motivations, ni laissé entendre qu’il souhaitait prendre la nationalité Belge». Mais «il y a une certitude, c’est que Monaco, il n’en a rien à cirer !».

    On ne comprend donc pas bien que Monsieur Bernard Arnault demande cette double nationalité, il peut aller et venir ainsi que vivre comme il l'entend en Belgique ce qu'il fait d'ailleurs sans être Belge. Cette histoire de confort pour ses affaires et son appartement qui peut croire que ce sont ses vrais motifs ? De même, prendre la nationalité Belge pour ensuite demander sa domiciliation sur le Rocher, me paraît tiré par les cheveux. Il est trop important pour se permettre cette fuite.

    Que reste-t-il comme supposition ? Les raisons fiscales quand il déclare, entre autre, au micro de la RTBF dans l'émission matin première «que si certaines mesures fiscales devaient être prises, cela signifierait pour lui que les impôts qu'il payerait dépasserait ses revenus». Ceci va à l'encontre de sa déclaration de rester finalement fiscalisé en France, on ne comprend plus !

    Monsieur Bernard Arnault donne finalement l'impression d'avoir été constamment hésitant sur ce qu'il envisageait de faire. D'une part la peur de ce coup fiscal de Sarkozy sur la nationalité s'il avait été réélu, il se domicilie en Belgique ce qui va, aussi, dans le sens de ses affaires, puis les socialistes avec les impôts lui font activer la demande de la nationalité Belge pour en payer moins, il y a quelque chose comme 9.000 Français qui vivent à Uccle, et puis le tollé en France sur cette demande qui lui fait, bon gré mal gré, accepter de payer ses impôts en France qui dépasseraient ses revenus !

    Comme l'exprime le Nouvel Observateur économie, amour du plat pays ou exil fiscal, pourquoi Arnault se rêve Belge ? La Libre Belgique du 10 septembre quant à elle, c'est avec le tapis rouge quelle accueillerait Bernard Arnaud. Et pour casser du sucre sur notre hypocrisie de lynchage de Bernard Arnault sous le motif d'évasion fiscale, elle ne se gêne pas. «Comment nous les tenants d'une taxation quasi confiscatoire des grosses fortunes, nous nous étonnions que celles-ci cherchent des cieux plus cléments ?» Mais Francis Van de Woestyne, auteur de l'édito, n'a rien comprit, nous ne sommes pas étonnés, ce ne serait pas le premier, mais tout simplement cela ne nous plait pas, nuance. Bien sûr que Monsieur Bernard Arnault ne fait rien d'illégal, mais ce n'est pas de légalité qu'il s'agit mais de patriotisme, nuance. Et il écrit tout en souhaitant bienvenue à Monsieur Arnault que la Belgique ne serait qu'une étape avant son débarquement à Monaco, interdit aux fortunes Française. Il n'a rien comprit puisqu'il ne veut pas y aller. La Libre Belgique et Le Figaro, blanc bonnet et bonnet blanc.

    Document TF1 NEWS.

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