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  • Est-il possible de battre Sarkozy ?

    Probablement, avec un leader d'une opposition unie.

     

    Ce qui semble une évidence, mais est-ce possible en vertu du pluralisme des partis, le mal de la diversité Française. Bien que cette richesse politique soit utile à la démocratie, il n'est pas question de la réduire, de faire deux blocs comme le déclare François Bayrou, mais dès lors qu'elle devient un handicap en face d'une droite dure et unie, ne faudrait-il pas surpasser ses vues politiques pour le changement salutaire qu'attendent les Français ? De toutes façons pour le second tour de l'élection présidentielle, elle n'existe plus, mais elle subsiste ensuite ce qui n'est pas sans conséquences ? L'exemple de l'Angleterre et des États-Unis montre que la diversité politique peut s'exprimer, au sein d'un même parti, avec en plus une potentialité maximale au premier tour pour chacun des partis ce qui n'est pas le cas en France ou l'opposition est morcelée.

    Pour beaucoup de Français Nicolas Sarkozy est imbattable malgré un mécontentement majoritaire à sa politique, sa baisse dans les sondages, bien qu'elle ne représente qu'un aspect de sa politique à un moment donné, n'en ait pas moins réelle. Ce sentiment tient à l'omniprésence de Sarkozy, à ses lourdes erreurs, son injustice, sa prétention à donner des leçons aux autres, expression d'une idéologie dure imposant ses décisions sans concertation préalable en écartant toute contestation ou remarque de ses collaborateurs, sans envergure politique que celle de suivre le maître, sans lui pas d'existence, et de plus, mettant les Français devant le fait accomplit. Mais, plus que tout, le président d'une caste, il a trompé une majorité de Français. Imbattable par une opposition dispersée ne présentant pas un visage homogène, par des intérêts personnels. Le trop plein de leaders potentiels conduit à son impuissance et la question de sa crédibilité est posée même si, dans chaque parti qui la compose, la volonté de battre Sarkozy est évidente, mais est-ce suffisant pour convaincre ?

    Le mécontentement que l'on constate, s'il persiste jusqu'à l'élection présidentielle de 2012, ne pourra se traduire en un vote sanction que dans la mesure, ou bien avant cette échéance, une personne émerge par son charisme et ses compétences en présentant aux Français une direction crédible à défaut d'un programme qu'elle ne pourrait ternir si elle venait à être élue, responsabilités gouvernementales obligent. Il est nécessaire à certains, pour qu'ils apportent leur confiance, que cette personne, femme ou homme, soit moralement irréprochable et de plus qu'elle apparaisse sincère et déterminée à une politique de changement non démagogique. Bien que l'on soit tenté pour être élu de faire des promesses, il est prouvé que tous les présidents ont été amenées à ne toutes les respecter, c'est ce qu'il faut que les Français d'opposition comprennent, la droite, elle le comprend.

    Sarkozy a été élu par ce qu'il représentait une valeur, même s'il est de droite, des sympathisants de gauche ont voté pour lui pourquoi, par ce qu'ils en avaient assez de cette indécision politique, de luttes internes des socialistes incapables de soutenir à l'élection présidentielle celle qu'ils avaient choisie, allant même à la traiter d'incapable, de cruche et autres qualificatifs, qui ne dégageaient qu'un manque de confiance. Au vide socialiste, malgré un quinquennat de Chirac désastreux de fin de carrière, ils ont choisit la fermeté de Sarkozy, bu ses paroles surtout par ses actions médiatiques dans les banlieues sur l'insécurité. Il a bien manœuvré en crédibilisant cette volonté politique, et la grossièreté de ses propos au lieu de se retourner contre lui ont convaincu ces populations par ce langage direct qu'ils aiment entendre. Il avait cet avantage en tant que ministre de l'intérieur de pouvoir appliquer cette politique ce que l'opposition socialiste ne pouvait se permettre empêtrée dans ses conflits politiques, par une position ambigüe sur le malaise de ces banlieues ne condamnant pas haut et fort ses violences ainsi que la situation d'abandon de ces banlieues justifiant l'état de révolte qui les ont provoquées qui, d'ailleurs, n'a guère changée. Elle était inaudible, abattue, accusée et accablée sans relâche sur les 35 heures montrant une incompétence notoire à défendre ce qu'elle avait fait. Sarkozy a été élu par la division de la gauche plus que par la puissance de son parti politique. François Mitterrand n'a été élu qu'à la troisième tentative et l'on ne peut dire que ses deux échecs sont dus à son incompétence. Seul le manque de confiance qu'inspire la gauche à une majorité de Français en est la cause, et cette confiance ne s'obtiendra que par une union durable.

    Ces faits montrent que le leader principal à Sarkozy doit s'imposer par une expression claire, soutenue, réfléchie, non démagogique, mais volontaire et suffisamment de temps avant 2012 pour qu'il puisse convaincre les Français indépendamment de sa compétence politique. Elle n'est que de second ordre par rapport à son image si elle ou lui s'est s'entourer de collaborateurs. On ne gouverne jamais seul ses conseillers de l'ombre ont la tâche de l'aider.

    Or que voit-on, une opposition morcelée qui ne veut pas se voir unie dans les faits, mais clamant haut et fort, chacun pour soi, une unité de façade qui ne trompe personne et dont chacun veut défendre ses couleurs, les élections régionales en étant l'occasion. Ces partis veulent montrer leur puissance, en attendant de prétendre à un leadership. Ce ne peut qu'être qu'un mauvais calcul, si l'avantage obtenu est mineur. Ainsi constituée l'opposition serait encore moins crédible puisque, pourrait être élu au second tour, le leader du parti majoritaire au premier tour par la conséquence d'une adhésion de l'opposition, pour battre Sarkozy, mais non dans un objectif d'union à sa politique. De cette brève analyse se dégage que, pour battre Sarkozy ou tout autre candidat de droite, l'obligation d'une union bien avant le premier tour. D'une part, pour un programme élaboré en commun avec le leader compatible amené à le présenter aux Français, mais non à lui imposer une fois désigné ce qui le verrouille. Une ou un futur président doit avoir une base sur laquelle il se réfère mais aussi être libre de sa politique pour être la présidente ou le président de tous les Français.

    Les deux partis d'opposition le Modem et les Verts résultent des déçus du socialisme et de la droite démocratique. Ils affichent leurs prétentions sans avoir d'expérience gouvernementale eu égard aux socialistes. Le Modem ne tient que par François Bayrou qui a rêvé qu'il serait président, ce n'est donc pas un programme mais une ambition qui, pour arriver à ses fins, critique la politique de Sarkozy ne pouvant dans cette droite sa famille arriver à ses fins. Ce n'est pas un parti de gauche mais de droite modérée, François Bayrou n'a jamais été de gauche et ne le sera jamais, comme ses amis qui n'accepteraient une alliance avec les socialistes que par ce qu'elle leur permettrait l'obtention d'une responsabilité politique.

    Les verts, un parti de gauche écologique avec comme leader un ancien anarchiste Cohn-Bendit dans le groupe rouge et noir sur liste noire de l'époque c'est à dire un opportuniste qui sous prétexte d'écologie attire les déçus de la politique plutôt de gauche que de droite. Les verts ne sont donc pas un parti se référant à un idéal socialiste moderne recherchant une justice sociale, une répartition égalitaire et mesurée des profits condamnant les inégalités sociales, une sociale démocratie en quelque sorte. En fait, c'est le parti de tous les partis, l'écologie appartient à tous ce n'est pas un idéal mais un besoin de vie. Leur relatif succès aux élections Européennes leur donne des ailes qu'ils veulent confirmer aux élections régionales. Or les Verts sont convoités la fois par le Modem qui verrait bien une alliance au premier tour avec eux, ce qui montre le coté droitier de Cohn-Bendit, mais aussi par le parti de gauche ce que l'on ne comprend pas. Jean-Luc Mélenchon président de ce parti ayant constitué un front de gauche avec Marie-Georges Buffet communiste et gauche unitaire de Christian Picquet d'extrême gauche membre fondateur du parti anticapitaliste et porte parole de la gauche, unitaire ont tous combattu Cohn-Bendit. Ce front de gauche idéaliste transfuge du PS et des communistes avec un apport de membres de NPA n'a aucune chance dans notre gestion capitaliste ou il faut composer avec le patronat et la puissance de la droite qui, même battue, n'en serait pas moins présente. Leur action n'a donc d'autre but que de fragiliser l'opposition même si au second tour leurs suffrages se porteraient sur le leader désigné par les électeurs.

    Avec les socialistes et les radicaux de gauche, ces trois partis et si l'on ajoute le NPA, on assiste à une opposition à la politique de Sarkozy divisée aux élections régionales et probablement à la présidentielle de 2012. Or, nous savons, par expérience, et c'est l'histoire récente qui nous l'apprend que la gauche n'a pu gagner les élections présidentielles que lorsqu'elle était unie au premier tour sous le règne de François Mitterrand ainsi qu'aux législatives de 1997 avec Lionel Jospin, dans un gouvernement de cohabitation sous Jacques Chirac, rassemblant communistes, Verts et radicaux de gauche. Or, actuellement elle est bien plus divisée qu'elle ne l'était sous François Mitterrand ou deux partis la dominaient socialiste et communiste, de sorte qu'elle apparaît moins apte à s'entendre.

    Il y a donc peu d'espoir d'union sacrée malgré le pavé dans le Arras de Ségolène Royal qui offrait ouvertement cinq postes éligibles en Poitou-Charentes au Modem prônant toujours cette alliance comme alternance pour la France après avoir proposé la même alliance aux Verts et partis de gauche. D'après Ségolène Royal François Bayrou n'a pas compris.

     


     

    En fait, traitant Ségolène Royal de rigolo François Bayrou n'aurait rien compris de l'intérêt de cette proposition montrant ainsi son opposition à toutes alliances risquant de le placer en seconde position mais voulant être le rassembleur sans pouvoir électoral en clamant un axe central de la gauche à la droite centriste.

    Ce que fait Ségolène Royal est souvent rigolo

     



     

    Ségolène Royal nous montre ainsi les limites de l'ouverture d'une alliance au premier tour des régionales qui sans nul doute se reproduira à l'élection présidentielle. Or, elle fait remarquer qu'il y a bien dans les municipalités de gauche des gens du Modem citant la mairie de Lille montrant ainsi le paradoxe de Martine Aubry refusant toute alliance Modem au premier tour. François Bayrou, Martine Aubry même objectif, mais sans cohérence avec la nécessité d'élargir l'opposition au premier tour seul état permettant, par son score, un vote dynamique au second tour pour l'emporter.

    Le seul salut pour l'opposition est un vote uni au premier tour sans cela elle dresse un tapis rouge à Sarkozy

    Quelles sont les perspectives qui s'offrent, aucun leader des partis d'opposition ne peut emporter seul l'élection présidentielle. Chez les socialistes nous trouvons Ségolène Royal à part mais dont son action est un dialogue direct avec les Français par ses propositions qui dérangent le microcosme politique par cette méthode d'interpellation publique inédite se plaçant en dehors de son parti, et cherchant par des actions provocatrices à devenir le pôle d'une opposition à Sarkozy mais aussi incontournable dans la course à la présidence. En outre pour Ségolène Royal la bataille n'est plus celle du parti mais celle de l'opinion dès lors que le PS a pris la décision d'organiser des primaires, ce qui change la donne. Dominique Strauss-Kahn satellisé au FMI et peu crédible à gauche malgré sa compétence surtout en matière financière mais peu en politique, et Martine Aubry très compétente et politiquement capable d'assurer un ministère de premier ministre, mais pas de présidence de la république ou il faut prendre plus de hauteur. Et puis, pour le moment François Bayrou ne peut accéder à cette haute fonction, l'UMP préférera voter socialiste s'il devait faire un choix comme l'a fait le RPR pour François Mitterrand. Quand aux autres partis ils n'ont aucune chance trop à gauche dans ce monde capitaliste.

    En conclusion reste Ségolène Royal critiquée de ne pas apporter son soutien à son parti selon une enquête de BVA pour «La Matinale» de Canal + via internet. Sur 1020 personnes se dégage une majorité de 62 % d'opinions négatives à cette démarche pour 36 % considérant qu'elle à raison. Or, elle n'écoute qu'elle même fonctionnant seule à l'instinct ce qui la place dans un danger permanent sur le devant de la scène mais qui, si elle emporte à nouveau sa région, deviendra incontournable surtout si ses adversaires socialistes ont des difficultés.

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