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bacchus.

  • Le Liban, suite 6,

    un petit territoire mais une grande histoire.


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    Les cèdres du Mont Liban.

    Le cèdre du Liban est plus qu'un arbre, il est tout un symbole et une œuvre de la nature.


    Le Cèdre du Liban est mentionné dans la Bible comme utilisé par Salomon pour construire la charpente du temple de Jérusalem. Il est également mentionné dans le Psaume 104.16 , «les cèdres qu'il a plantés». Le cèdre, symbole du Liban, est considéré comme un arbre sacré car il est mentionné dans les trois grandes religions monothéistes, voir les précents articles. Alphonse de Lamartine (1790-1869), émerveillé par les cèdres du Liban lors de son voyage en Orient en compagnie de sa fille Julia, eut ces paroles,

    «les cèdres du Liban sont les reliques des siècles et de la nature, les monuments naturels les plus célèbres de l'univers. Ils savent l'histoire de la terre, mieux que l'histoire elle-même».

    Il est originaire du Moyen-Orient, Liban, Turquie, Syrie. Sa présence sur les pentes du Mont Liban est devenue exceptionnelle. Il ne reste au Liban que quelques forêts,

    • la première se trouve dans la région de Bcharré, au nord. Il s'agit de la réserve dites «des Cèdres de Dieu» (Arz er Rab). Cette forêt compterait aujourd'hui 2 arbres trimillénaires, 10 millénaires et 363 plusieurs fois centenaires. On accède à cette réserve naturelle en passant par Bcharré. Pour y aller depuis Beyrouth, prendre l'autoroute du nord en direction de Tripoli et sortir à Chakka. Un domaine skiable se trouve à proximité de cette forêt.
    • la seconde se trouve dans le Chouf, dans la région du Barouk. Il s'agit d'une forêt plus grande et plus difficile d'accès, elle est aussi moins célèbre.
    • la troisième se trouve à Tanourine, Liban-Nord.
    • la quatrième se trouve à Jeij, au niveau de Byblos.

    Le Mont Liban désigne avant tout une chaîne de montagnes du Liban se trouvant proche de la rive Méditerranéenne et culminant au Qornet es Saouda à 3083 mètres d'altitude. Il s'agit des plus hauts sommets du Proche-Orient. Sur son flanc ouest se trouve le littoral Libanais et sur son flanc est, le plateau de la Bekaa. La situation géographique de la région fut un atout pour les premières communautés Maronites qui y prirent refuge. Ce massif montagneux a donné son nom à une subdivision administrative du pays, le Gouvernorat de Mont-Liban.


    La plaine de la Bekaa est un plateau situé dans la partie orientale du Liban, entre les chaînes du Mont-Liban et de l'anti-Liban, à une altitude moyenne d'environ 900 mètres. Elle couvre 4 000 kilomètres carrés, soit plus du tiers de la surface du Liban.

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    280px-baalbek8.1283060047.jpgLe temple de Bacchus, Wikipédia .

    Baalbek ancienne héliopolis des Romains, aujourd'hui, ville moderne comptant 80.000 habitants. La ville antique, située dans le nord de la plaine de la Bekaa, est composée de ruines de l’époque gréco-romaine, avec des traces plus anciennes de l’époque sémitique. Le site figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, elle  marque la séparation entre, au nord, le bassin de l'Oronte (Nahr al-Assi en arabe), et au sud le bassin du Litani. Le complexe de trois temples géants laissé par les Romains comprend,

    • Le temple de Bacchus, un des temples les mieux conservés du monde gréco-romain,
    • Le temple de Jupiter dont il reste six colonnes de granite,
    • Le temple de Vénus.

    Le nord la vallée de l'Oronte est une région semi-aride à aride menacée de désertification. Le centre et le sud bénéficient de ressources en eau plus abondantes. La plaine s'étend sur 120 km sur une largeur de 8 à 14 km.

    Les montagnes du Chouf.

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    Géopolitique du Moyen-Orient , suite,

    Le Liban, banc d’essai de la théorie de la désorientation informative et de la dissension sociale, par René Naba du blog renenaba.com.

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    Le Tribunal spécial sur le Liban à l’épreuve de la guerre de l’ombre (Partie 2/3), fin


    L'appartenance à Al-Qaïda du Saoudien Faysal Akbar.

    Le saoudien Faysal Akbar, par sa revendication de son appartenance à «Al Qaïda» et sa connexion Syrienne, représentait, quant à lui, un parfait alibi pour l’administration Bush en vue de la mise en cause de la Syrie, et de la justification de l’invasion de l’Irak et de la poursuite de la «Guerre contre le terrorisme». L’homme a avoué sa participation à l’assassinat de Rafic Hariri, annonçant au passage aux enquêteurs, tel un appât, sa proximité avec Aboul Moussab Al Zarkaoui, le commandant opérationnel d’Al Qaïda en Irak….de quoi faire rêver le renseignement Américain sur une possible capture de Oussama Ben Laden, leur ennemi public n° 1. Il se rétractera par la suite accusant des «étrangers» de lui avoir soufflé le nom d’Assaf Chawkat , beau frère du président Syrien Bachar al Assad, en tant que commanditaire de l’assassinat de Rafic Hariri.

    Un troisième faux témoin, Ahmad Merhi, au palmarès à faire pâlir Illich Ramirez Sanchez, le fameux Carlos, le croquemitaine de l’Occident de la décennie 1970-1980, a prétendu, lui, avoir trempé dans tous les complots tramés depuis le 11 septembre 2001, attentat de New York, au 14 Février 2005, assassinat Hariri. Il s’arrangera pour entrer dans les bonnes grâces des services de renseignements du Danemark. En échange de la protection Danoise, il leur offrira sa collaboration dans la dénonciation des meneurs des manifestations anti-danoises dans le Monde arabe, organisées à la suite de la publication des caricatures du prophète dans un journal Danois. Cet indic multicarte se révélera être surtout impliqué dans l’assassinat du ministre Libanais de l’industrie, Pierre Gemayel, le fils de l’ancien président de la république Amine Gemayel, et mêlé aux troubles du camp Palestinien de Nahr el Bared (Nord-Liban).

    Un quatrième, un syrien trafiquant de drogue, Akram Chakib Mourad, extralucide, aurait repéré la Mitsubishi, la camionnette qui a déclenché l’explosion, six mois avant son vol et son affectation à la mission suicide au Liban, alors qu’elle était encore au Japon. Il aurait même avoué l’avoir aperçu dans la banlieue sud de Beyrouth, le fief du Hezbollah alors qu’elle se trouvait encore au Japon.

    Un cinquième, un Palestinien agent du Mossad, condamné par la justice militaire et expulsé du Liban, en 2003, y reviendra, en 2005, sous une nouvelle identité, à l’aide d’un passeport suédois pour déposer contre la Syrie et ses alliés Libanais. Expulsé du Liban sous le nom de Abdel Basset Bani Awdah, il reviendra sous le nom de Antonius Bani Awdah estampillé sur un passeport Suédois. L’Allemand Detliv Mehlis, qui lui avait promis le financement d’une opération de chirurgie esthétique pour le rendre méconnaissable, lui conférera la protection découlant du statut de «témoin privilégié. Il cloisonnera l’affaire et conservera par devers lui son témoignage, dont il s’en servira comme d’un fil conducteur dans son enquête, jaloux de son butin, ne partageant ses informations avec aucun autre de ses collègues jusqu’à la découverte du pot aux roses.

    Curieusement, la piste de l’unique personne qui a revendiqué publiquement l’assassinat, Ahmad Abou Addas, le jour de l’attentat depuis la chaîne transfrontière «Al Jazira» a été négligée. L’homme habitant du secteur ouest de Beyrouth, avait disparu de son domicile trois semaines avant l’attentat et sa disparition signalée par son père aux services de police. «Salafiste Jihadiste», selon la désignation dont il se revendiquait, il vouait aux gémonies «tous les dirigeants arabes qui gouvernaient d’une manière contraire à la volonté de Dieu » et tenait des propos hostiles à Rafic Hariri.

    Les connexions sulfureuses de Gébrane Tuéni.

    Pis, dernière et non la moindre des anomalies, le «héros martyr» de la presse Libanaise, Gébrane Tuéni, pour stupéfiante que cela puisse paraître, entretenait des relations d’affaires avec la Mafia. Le symbole du printemps de la liberté du Liban et fer de lance du combat anti-syrien louait sa voiture blindée aux fins de rentabilisation de son coût à un chef de gang Libanais opérant au sein de la Mafia en Bulgarie. Le véhicule blindé, acquis à 350.000 dollars, était loué à raison de mille dollars par jour, durant les nombreux déplacements à l’étranger du directeur du journal «An-Nahar». Les deux derniers locataires de cette voiture étaient un mafieux Libanais opérant en Bulgarie et un ancien garde de corps du chef d’une formation milicienne de la droite Libanaise, recyclé par les affaires mafieuses en Europe orientale. La voiture a été rendue à son propriétaire la veille du retour de M. Tuéni de Paris. Les enquêteurs internationaux et la presse occidentale ont toujours incriminé la Syrie, sans jamais soulever l’hypothèse d’un règlement de comptes mafieux visant le locataire et non le propriétaire de la voiture, ou l’hypothèse d’une connexion entre l’attentat et les activités de l’ancien garde du corps milicien, un attentat par défaut en somme. Le préposé au louage, en fait le rabatteur de cette clientèle glauque, était lui-même en relations d’affaires avec le syrien Hassam Taher Hassam, un autre grand faux témoin, faisant de cette enquête internationale un véritable nœud de vipère par son déroulement et ses effets dévastateurs sur la paix civile Libanaise.

    Un «prix Gébrane Tuéni» est décerné chaque année à un journaliste arabe qui s’est distingué dans le domaine de la Liberté de la presse, sans que le bénéficiaire ou le public, voire même le jury, ne soient avertis des connexions sulfureuses du journaliste, passé à la postérité en tant comme symbole du combat démocratique au Liban et dans le monde arabe, alors qu’il était généralement décrié au sein de l’opinion Libanaise comme le parfait représentant des alliances rotatives du Liban de l’après guerre avec le pouvoir et le pouvoir de l’argent, tout comme d’ailleurs son oncle Marwane Hamadé et son beau frère Elias el Murr, trois politiciens qui auront sinistré l’engagement politique par leur contorsionnement permanent. Sauf à entretenir la confusion mentale et la perdition morale, quelles vertus pédagogiques recèle l’exaltation des êtres de grande versatilité et de moindre moralité pour l’édification civique des générations futures ?

    Un véritable capharnaüm.

    Le journal Al-Akhbar qui a consacré, fin juillet 2010, un dossier complet sur le dysfonctionnement du Tribunal spécial, a énuméré le nom d’une dizaine de faux témoins (Zouheir Siddiq, Faysal Akbar, Ahmad Merhi, Hassam Taher Hassam, Abdel Basset Bani Awdah, Ibrahim Jarjoura, Akram Chakib Mourad, Iman Ali, Lou’ay as Saka), sans qu’il ait été possible de déterminer, avec certitude, au terme de quatre ans d’audition, si cette somme documentaire répondait aux diktats de leurs commanditaires, ou, résultait, au contraire, d’une imagination fertile, de la mystification, d’une tentative d’intoxication ou d’extorsion de fonds ou plus simplement d’entrisme et de contre manipulation en vue de discréditer les opérateurs occidentaux. Un morceau d’anthologie, à l’allure d’une conjuration de colportes, en tout état de cause, révélatrice des phobies occidentales et de leurs présupposés idéologiques sur les motivations profondes de «la guerre contre le terrorisme».

    En contrechamps, la Syrie aura eu un comportement nettement plus expéditif et martial. Répondant à la requête internationale, elle avait pris la précaution de filmer l’interrogatoire de son principal témoin, le général Ghazi Kanaan, son ancien pro-consul au Liban, non pas tant pour sa participation au complot, mais pour se servir de ses propres aveux comme d’une pièce à conviction contre sa propre personne. Le général Kanaan sera «suicidé» dans la foulée de son interrogatoire, sanction de sa connivence avec le clan Hariri dans la réforme de la carte électorale Libanaise qui a eu pour effet de faciliter le retour au pouvoir de l’ancien premier ministre, et de son enrichissement fabuleux, de l’ordre de 800 millions de dollars, selon les estimations les plus généralement admises.

    Fin du banc d'essai de la théorie de la désorientation informative et de la dissension sociale partie 2/3

     

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