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  • Les Bohémiens écologiques de la France d'aujourd'hui,

    contre l'aéroport de Notre-Dame -des-Landes.

    Des tracteurs enchaînés protégeant les nouvelles cabanes construites pas ces opposants au projet du futur aéroport Nantais sur le site de Notre-Dame-des-Landes, le 26 novembre 2012. Document Le Monde.fr./Reuters/Stéphane Mahe.

    2Une opposante au projet de construction de l'aéroport, le 17 novembre 2012. Document francetvinfo, (XAVIER LEOTY / AFP)

    La France écologique des «glandeurs gauchisants» de l'Association Citoyenne Intercommunale des populations concernées par le projet d'Aéroport, ACIPA, qui campent dans la boue, protégés par un mur de tracteurs, pour faire opposition aux forces de l'ordre, qui seraient tentées de les déloger, en opposition à la décision de l’État, sur la construction du nouvel aéroport dans une zone d'aménagement réservée à 30 km de Nantes. Cette opposition, qui est l'une des plus ancienne, composées de riverains du bocage Nantais, fut crée en 2.000, dégénère dans l'absurde avec ces groupuscules gauchisants. Des gens du terroir qui ont lutté depuis le début selon France 3 de Nantes. Le problème écologique qu'ils défendent, et que l'on peut comprendre, prend une autre dimension quand on le connait. On comprend mieux leur acharnement à s'opposer à l'application de la loi. Mais ce que l'on ne comprend pas c'est leur refus de dialogue, un État républicain ne peut ne pas faire appliquer la loi. C'est donc nécessairement une lutte qui engage de graves conséquences, l'obstination est toujours mauvaise conseillère d'autant que cet aéroport serait une bouffée d'oxygène pour l'agglomération de Nantes. Il n'est pas un aéroport de plus.

    Cet aéroport civil et international est reconnu d'utilité publique. Il doit être construit sur une surface de 1650 hectares. La superficie du projet est composée essentiellement de réserves foncières définies en 1974 et non urbanisée depuis. Deux zones naturelles d'intérêt écologiques faunistiques et floristiques, les bois et landes de Rohanne et des Fosses Noires et les bois, landes et bocage au Sud-Ouest de Notre Dame-des-Landes seraient détruites. La protection de la nature sauvage, qui est une nécessité, a motivé cette opposition contre la construction de cet aéroport, qui paraît, au terme d'une bonne semaine d'affrontements, dépassée. Vouloir faire abandonner le projet par le gouvernement, n'est pas pensable. L'aéroport actuel est saturé, et actuellement 42.000 personnes sont concernées par le bruit des avions, elles ne seront plus que 900. C'est un affrontement idéologique qui n'a plus rien à voir avec l'aéroport.

    Il est fréquent que la nécessité de développement industriel s'oppose à la conservation de la nature. Des exemples ne manquent pas. C'est donc le conflit entre le développement de l'agglomération Nantaise, qui comprend près de 600.000 habitants, avec des emplois potentiels, à celui de la protection de zones écologiques qui pourraient être reconstruites ailleurs. Ce serait une ouverture, d'autant que le gouvernement est prêt au dialogue, pourquoi le refuser ?

    2Un logo des partisans du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, Francetvinfo.

    Les pros-aéroport restent dans l'ombre de l'agitation médiatique, mais ils sont néanmoins nombreux. Il y a bien sur les politiques qui multiplient les prises de position dans une tribune cosignée par 38 parlementaires le samedi 17 novembre. Ils évoquent «le Grand Ouest, qui a besoin d’un nouvel équipement capable de répondre à l’augmentation du trafic aérien dans les 50 prochaines années». Selon les partisans du projet, la messe est dite. «La démocratie, qui s’est exprimée à plusieurs reprises, ainsi que les différentes décisions de droit, doivent maintenant être respectées par tous, dans le sens de l’intérêt général». Frédérique Espagnac, une des porte-parole du PS, a bien répété que le projet «se fera, dans tous les cas de figure», lors du point de presse hebdomadaire du PS, lundi 26 novembre. Il y a aussi les groupes politiques qui défendent le projet, outre les socialistes, il y a l'UMP et le groupe communiste de la région Pays-de-la-Loire, contrairement aux sections départementales de Vendée et du Morbihan. Les entrepreneurs avec la Chambre de commerce et de l'industrie sont aussi les défenseurs du projet dans lequel ils y voient le développement économique de la région. On y trouve aussi l'Association Acipran qui craint pour le projet, «il y a un petit bruit de fond pour dire que l’aéroport ne va pas se faire. Il est important de lever les doutes», avouait son président, Alain Mustière. Cette association y voit la création de 3.000 emplois pendant le chantier.

    Ces pros-aéroport sont inquiets et dépassés par l'ampleur médiatique des opposants et par leur acharnement contre les forces de l'ordre. Il faut bien comprendre que s'il arrivait un grave accident avec les forces venues les déloger des cabanes qu'ils ont construites, le problème prendrait une ampleur nationale. D'ailleurs, on sent que c'est ce qu'ils recherchent, un clash qui mettrait le gouvernement en accusation. Pour le gouvernement, cette affaire le place devant de graves responsabilités. S'il temporise et apparaît mou, il se discrédite, s'il apparaît ferme il doit agir avec prudence.

    Ces glandeurs ultras et risque-tout sont très divers, ils vont du NPA aux écologistes, c'est une gauche désœuvrée dont la préoccupation, outre de s'opposer à la loi, paraît être celle de casser du flic.

    Pour Manuel Valls il est hors de question de laisser un kyste s'organiser, de se mettre en place de façon durable avec la volonté de nuire Nous mettrons tout en œuvre pour que la loi soit respectée, pour que les travaux puissent avoir lieu, a-t-il expliqué, lors d'un déplacement à Lorient, Morbihan. En fin de journée, il a ajouté sur Europe 1 que les opposants auxquels doivent faire face les forces de l'ordre «ne sont pas des écolos», mais selon lui des squatteurs, parfois qui viennent d'autres pays Européens, qu'on connaît, et qui sont des professionnels de ce type de manifestation.

    Quatre personnes ont par ailleurs été interpellées et un gendarme en civil blessé à la tête lors de l'assaut, par les forces de l'ordre, d'une barricade érigée sur une route d'accès au site. De plus, un gendarme a été blessé, à la main, et un opposant a été blessé au pied. Deux journalistes TV ont aussi été légèrement blessés à la tête par des cailloux, a constaté l'AFP. Cette intervention faisait suite à celle d'une autre barricade sur cette même départementale, qui était interdite à la circulation ou, selon les jours, filtrée à l'aide de chicanes par les opposants anticapitalistes à l'aéroport depuis près de trois semaines, Le Monde.fr.

    Certains opposants, non irréductibles, seraient prêts au dialogue avec le gouvernement sur l'arrêt du projet mais pas sur son impact écologique. «Nous sommes prêts à dialoguer, mais sur les modalités d'arrêt du projet, pas sur un moindre impact écologique comme le gouvernement le souhaite», a déclaré Cyril Bouliguand, un agriculteur membre de la Confédération paysanne, lors d'un point presse, lundi 26 novembre, aux «nouvelles cabanes». «Nous voulons aussi le retrait des forces de police» de la zone du projet, a ajouté M. Bouliguand, s'exprimant aux côtés de Julien Durand, porte-parole de l'Acipa. Après avoir proposé une commission de dialogue et un report de six mois, le gouvernement par la voix de son porte-parole Najat Vallaud-Belkacem, qu'il ne s'agissait «aucunement de revenir sur le projet d'aéroport» qui doit remplacer en 2017 celui de Nantes, Le Monde.fr.

    Le mardi 27 novembre les écologistes ont demandés que les opérations de police soient arrêtées et que les forces de police se retirent, pour un débat dans des conditions sereines.

    Des manifestants le 26 novembre 2012 /AFP/Jean-Sébastien-Evrard. Document Le Monde.fr.

    Pour des conditions sereines du débat, il faut que le gouvernement prenne acte de notre demande d'apaisement, pour Pascal Durand secrétaire national d'EELV. En fait tout cela montre un jeu de dupes, les écologistes ne sont pas disposés à arrêter leurs affrontements avec les forces de l'ordre qui agissent contre la construction des cabanes. Comme, ils ne sont pas disposés à accepter le projet de l'aéroport. Les écologistes comptent deux ministres au gouvernement qui jouent un double jeu. L'accord politique entre les Verts et le gouvernement excluait l'aéroport.

    Lors de la grande manifestation du samedi 17 novembre, contre le projet, Pascal Durand, Jean-Vincent Placé, Noël Mamère, José Bové et bien d’autres défilèrent en rang serré, contre le projet, le raillant sous l’appellation «d’Ayraultport». Pascal Caffin ministre délégué au développement auprès du ministre des Affaires étrangères, n'hésita pas à clamer, j'irais manifester si je n'étais pas ministre, ce que n'a pas manqué Cécile Dufflot de relayer sur son compte Twiter, pour le féliciter.

    Pour Nicolas Hulot, le projet est archaïque et demande une médiation apaisée pour sortir de l'impasse.

  • Les vacances n'ont pas été populaires au président et du premier ministre

    qui ont une forte baisse de confiance dans les sondages.

    Support Wikipedia Il fallait s'attendre à ce que des Français soient mécontents, plusieurs facteurs pourraient expliquer cette chute de 5 points pour le président passant sous la cote de 50 % selon le baromètre CSA pour les Échos.fr. À cela s'ajouterait un soupçon d'inactivité de 72 % pour faire face à la crise et au chômage ! Ne voit-on pas dans ce constat encore l'empreinte de Sarkozy qui bluffait montrant ses muscles, mais qui donnait de l'espoir une façon squeezer les Français ? Ils ne s'apercevaient que plus tard du désastre de cette logistique, mais c'était du temps de pris. Le retour à une gouvernance respectueuse des institutions entre le président et le premier ministre a donc encore du mal à s'affirmer. Le fonctionnement du couple Hollande-Ayrault fait chuter leur confiance. Ce n'est pas par ce que l'on ne fait pas de long discours que l'on ne fait rien ! Ce sondage montre une incohérence le gouvernement n'a été opérationnel qu'en juillet, bien qu'agissant par décrets dès début mai, ne faut-il pas que ces décrets soient votés ? Les vacances sont en août et à la reprise la gouvernance est dans le rouge ? Ce n'est pas sérieux ! C'est donc une offensive tout azimut à gauche de la gauche, les critiques vont bon train sur la politique du gouvernement au point que la CGT demande de choisir entre le Medef et les syndicats ! Le problème est que les syndicats ne donnent pas de travail, et que ceux qui en ont le pouvoir sont les patrons. Classé d'amateur ce gouvernement sait très bien qu'il doit aussi rassurer le patronat, d'ailleurs Jean-Marc Ayrault est allé à leur université d'été, pour un homme de gauche c'est une avancée, mais c'est aussi du réalisme. Quand à François Hollande, il les invite à déjeuner. De suite, Mélenchon le trublion de la politique clame «une faute politique», «un signe de faiblesse». Là dessus, Bernard Thibault annonce une journée d’action en octobre «pour la défense de l’industrie et de l’emploi». La gauche de gauche déclare la guerre à la gauche sociale démocrate. Remarquez, il a raison, la défense de l'industrie et de l'emploi n'est-ce pas ce que fait Jean-Marc Ayrault en allant saluer le patronat !

    Les opinions négatives sont en hausse de 42 et 47 % pour le président. Pour le premier ministre c'est «quif-quif» sa cote de confiance tombe à 42 % et les mécontents sont à 42 % !

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    Document Les Échos.fr. Cliquez sur l'image.

    Ce qu'il faudrait connaître c'est, quels sont les mécontents ? Bien sûr à droite on doit en trouver le plus, normal, mais à gauche de la gauche il doit y en avoir pas mal non plus. Ce ne serait que la confirmation d'une situation qui se perpétue lorsque ce sont des socialistes qui sont aux commandes. François Hollande fut vainqueur de l'élection présidentielle, avec les voix, et encore pas toutes, des partis extrêmes communistes, parti de gauche et d'autres. Ils ne pouvaient faire autrement, voter à droite aurait été un non sens. Ce n'est, depuis toujours, qu'un électorat occasionnel qui exprime son mécontentement sur tout ce qui ne lui semble pas bon, faisant fi des réalités. Il a voté parce qu'il le fallait, mais avec la ferme intention de mettre en difficulté ceux là même pour qui ils avaient votés. Et en ce moment c'est sur la ratification du Traité de Stabilité de la Coordination de la Gouvernance, le TSCG, puisque celui-ci ne sera pas ratifié par référendum. Réclamé également par d'autres y compris des socialistes et des écologistes. Voir, La règle d'or n'a pas a être inscrite dans la Constitution. Les attaques bien qu'elles soient démagogiques de Jean-Luc Mélenchon contre le gouvernement semblent avoir eu un écho histoire d'exister. Comme celle d'ailleurs sur le coût des carburants à la pompe, une promesse de blocage des prix au détail de François Hollande qui coûte cher.

    Pour Mélenchon, il faut faire payer les grandes sociétés pétrolières qui font des profits énormes ! Le gouvernement n'avait pas à réduire la taxe sur les carburants. Mais, il oublie au passage que ce sont des entreprises privées, donc libres de pratiquer les prix qu'elles veulent, et qu'en outre, la mission sur le prix des carburants n'a pas trouvé de marges indues. Ce qui signifie que les marges brutes examinées ne montrent pas une évolution anormale selon l'inspection générale des finances et du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies. Pour Mélenchon il ne resterait qu'à prendre son fusil ! On voit de suite la valeur démagogique et politique de Mélenchon. S'il eut réfléchit il aurait préconisé les transports en communs, le covoiturage ou la marche à pieds seuls conditions pour faire baisser le prix des carburants. Il aurait même dû préconiser le boycott des pompes qui pratiquent des prix trop élevés, l'effet aurait été immédiat.

    A cette gauche extrême viendrait s'ajouter le mécontentement des jeunes qui selon Les Échos.fr seraient 79 % des moins de 25 ans qui le jugent trop peu mobilisé. Les 18-24 ans ne sont plus que 45 % à déclarer faire confiance à François Hollande. Une baisse de 17 points en un mois. Là aussi c'est du farfelu quand on pense à l'héritage laissé par les années Sarkozy à rattacher aux difficultés que rencontra Obama avec l'héritage de Georges Bush. Ce mécontentement traduit plus une réalité sur leur situation que sur l'inaction du gouvernement. Ils ont eu une espérance clamée par François Hollande quand il disait qu'il veut faire de la jeunesse une priorité avec la justice. A Tulle au soir de son élection, il déclara,

    «aujourd'hui, je demande à être jugé sur deux engagements majeurs, la justice et la jeunesse. Chacun de mes choix se fondera sur ces seuls critères, est-ce juste et est-ce vraiment pour la jeunesse ? Et quand, au terme de mon mandat, je regarderai à mon tour ce que j'aurai fait pour mon pays, a-t-il poursuivi, je ne me poserai que ces seules questions, ai-je fait avancer la cause de l'égalité ? Et ai-je permis à la nouvelle génération de prendre toute sa place au sein de la République ?».

    C'est donc au terme de ses cinq années qu'il veut être jugé, mais les jeunes ne peuvent attendre leur situation est précaire, le chômage ne cesse de croître. Les plans sociaux, PSA 8.000 emplois, Air France 5.122 emplois, Conforama 288 emplois, Sanofis-Aventis entre 1.200 et 2.500 emplois, BTP 6.000 emplois, Castorama 1.167 emplois, Carrefour 3.000 emplois et la liste n'est pas terminée, voir la liste des plans sociaux, de quoi donner le frisson au gouvernement. Selon le Parisien.fr le 29 mai 2012, 90.000 postes étaient en sursis.

    Document d'archives du Parisien.fr, cliquez sur l'image.

    Là dessus histoire de mettre un peu d’ambiance, Montebourg réveille la guerre du nucléaire, en affirmant qu'elle est une énergie d'avenir ! Propos repris de suite par Manuel Valls. Tollé chez les écolos qui oblige le premier ministre invité sur la 2 d'affirmer que François Hollande ne s'est engagé que d'arrêter l'exploitation de la centrale de Fessenheim et de réduire la part du nucléaire de 75 % à 50 % d'ici 2025. Mais, c'est là que s'installe un imbroglio journalistique des médias heureux de souffler sur les braises, accusant le gouvernement de dire et de faire tout et son contraire, comme le clame Greenpeace. Or, Montebourg et Valls ont parfaitement raison, le nucléaire n'est pour le moment que la seule énergie que nous puissions utiliser pour notre industrie et notre électricité domestique. Le recours aux énergies fossiles sont trop polluantes, et de plus elles tendent à disparaître. En outre, le gaz de schiste les Verts n'en veulent pas, alors qu'est-ce qu'on fait ? Curieux qu'il ne soit pas venu à l'esprit de certain et du premier ministre de clamer que la réduction du nucléaire, ne conditionne pas sa disparition ! Et que, dans ce cas, le nucléaire apparaît avec les énergies renouvelables, la seule opportunité que nous avons. L'opposition silencieuse laissant les gauches en découdre doit bien se marrer.

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