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avant

  • Plus rien ne sera comme avant,

    l'empreinte de cette crise marque l'émergence d'un ordre nouveau.

    Il ne faut pas se faire d'illusion, cette crise est profonde, durable, d'aucuns évoquent un tsunami, c'est bien plus profond, un tsunami se répare, là, tout les secteurs de l'économie sont touchés, c'est donc une remise en cause de notre façon d'existence qui est en jeu.

    Il faut bien comprendre que plus rien ne sera comme avant, et ceux qui rêvent auront des déceptions, mais ceux qui tiennent le manche s'en sortiront. Pour les autres, il faut d'abord que le calme revienne, c'est à dire que l'onde choc bancaire qui à tout balayé s'estompe comme une vague avec ses déferlements jusqu'au calme d'une mer d'huile. Mais combien de résidus resteront sur la plage qu'il faudra ramasser avant qu'elle ne devienne propre.

    Je ne me souviens pas que nous ayons connus un tel bouleversement exigeant le financement de l'économie à des centaines de milliards de dollars tant aux États-Unis quand Europe. Le problème c'est que nous ne savons ou nous allons, nous n'avons pas d'exemple sur lequel nous pouvons nous référer quoique qu'en disent les économistes. Quand on se réfère aux États-Unis ou Obama ne cesse de réclamer plus d'argent, et il en a déjà dégagé beaucoup, on ne peut qu'être inquiet.

    Quand on annonce dans la presse que Général Motors n'écarte pas la possibilité d'une faillite, et envisage de se placer sous la protection de la loi des faillites si Washington refuse de lui verser les milliards de dollars de rallonge que le groupe réclame, et si le robinet du crédit continue de lui être fermé. Le groupe, qui a déjà reçu 13,4 milliards de dollars du Trésor en décembre et cumule 86 milliards de dollars de pertes depuis 2005, attend que Washington valide son plan «de viabilité». Un point a été fait le 17 février mais le plan doit être bouclé d'ici à la fin du mois et convaincre Washington de débloquer, ou non, la rallonge réclamée par GM, jusqu'à 16,6 milliards de dollars, voire Le Monde.fr ici.

    Général Motors c'est Buick, Cadillac, Chevrolet, Daewoo, GMC, Holden, Hummer, Opel, Pontiac, Saturn, Saab et Vauxhall, et combien d'autres activités. Fondée en 1908 à Détroit Michigan, et c'est 266.000 personnes en 2008, un chiffre d'affaire de 121 milliards d'euros mais une perte 24,1 milliards d'euros en 2008. Et Chrisler n'est pas au mieux.

    Aux États-Unis 2,2 millions d'emplois dépendent de l'industrie automobile.

    Une chute de l'un des trois «grands» de Détroit, Général Motors, Chrysler ou Ford, aurait donc des conséquences catastrophiques sur une économie Américaine en récession. Les principaux partenaires commerciaux des États-Unis redoutent le pire. Et les conséquences en Europe seraient catastrophiques pour la marque Opel. Il y a de 500.000 à 700.000 destructions d'emplois par mois aux Etats-Unis et cela risque de se prolonger toute l'année 2009. Quand on sait que l'économie Américaine s'étend sur l'Europe, il y a de quoi être inquiet.

    Quelle est la politique actuelle, est-elle sur des pansements comme je l'ai appelée la politique patchwork, ou est-elle sur une vision à long terme ?

    Ne sachant pas comment agir, il semble qu'elle se limite à sauver les meubles. Il faudrait une relance de la consommation pour amorcer la pompe, mais il n'y a pas d'argent et devant la perspective de jours difficiles chacun se repli sur lui-même. Il faut colmater les brèches faite pas cette crise, et les relances par le gouvernement pour les bas revenus arrivent bien tard. Elles ne vont permettre que de payer pour beaucoup les frais fixes qui sont devenus exorbitants. Entre les impôts sur le revenu, les taxes foncières et d'habitations les coûts des énergies gaz électricité, de l'eau, et des services téléphone, télévision, transports, scolarité, et soins médicaux de plus en plus coûteux et très mal remboursés, il ne reste presque plus rien pour vivre. Les personnes âgées sont aux restos du cœur. C'est ça l'évidence.

    L'action de Sarkozy pour les classes moyennes pour une réduction des deux tiers de l'impôt sur le revenu qui va être soumis au Parlement vise 6 millions de ménages, par Michel Noblecourt du Monde.fr. Une attention pour une catégorie de personnes dont le vote sera décisif à l'élection présidentielle de 2012 intervient au moment où une étude du Credoc (Consommation et modes de vie, n° 219, mars 2009) confirme le «désenchantement» de ces classes moyennes, qui ont subi plus douloureusement que d'autres un ralentissement de la croissance, qui a accru les inégalités, voire ici.

    De toutes les façons je ne vois pas malgré ce saupoudrage d'effets positifs pour booster une relance d'autant qu'il faudra bien le payer un jour, et cela risque de faire très mal, nos déficits sont considérables. Ils ne peuvent être remboursés que par une réduction drastique des dépenses de l'Etat et par des impôts, comment et ou trouver l'argent ?

    Que risque-t-il donc de se passer ? L'obtention d'un encéphalogramme plat dans quelques temps qui conduirait non seulement à des grèves dures comme celles que nous vivons aux petites Antilles dont il faut coute que coute éviter qu'elles s'étendent en métropole, et surtout ne pas mettre d'huile sur le feu. Le patronat dans son intransigeance, à ne rien lâcher ne peut que conduire à des exactions dommageables, irrattrapables, ne vaut-il pas mieux un peu de diplomatie que la guerre ? Il est bien évident que les Français n'y sont pour rien dans ce qui arrive, donc, ils ne veulent pas payer.

    Guaino conseillé spécial de Sarkozy juge que dans les territoires d'Outre-mer la répartition des recherches n'est pas équitable, on n'est en face d'une économie de rente parfaitement organisée. Ce qui fait qu'une partie importante de la population subit une situation d'injustice qui n'est pas tolérable au sein de la République, voire ici .

    Ces injustices durement ressenties en métropole ne peuvent que conduire à aggraver la situation, mais les gens ne s'en soucient guère, ce qu'ils veulent avant tout c'est vivre et manger, et ils se révoltent, de sorte que tout le monde y perd.

    Quand je lis Jacques Attali dans sa chronique, je me pose la question a-t-on les pieds sur terre, il écrit,

    «ces relances ne visent en fait qu'à sauver temporairement du désastre les élites du passé, et même à leur permettre de faire des profits nouveaux, en spéculant sur les dettes accumulées. Par exemple, le plan Geithner, préparé par les banquiers de Goldman Sachs, va fournir à quelques fonds spéculatifs les moyens de faire fortune avec l'argent des contribuables. Ainsi, dans le naufrage qui s'annonce, tout se passe, partout dans le monde et en particulier en France, comme s'il n'y avait de gilets de sauvetage qu'en première classe», voire ici.

    Que font certains pays face à la crise, ils réduisent le salaire de leurs fonctionnaires.

    C'est une mesure qui semble s'imposer dans les pays frappés de plein fouet par la crise, plusieurs gouvernements européens ont entrepris de réduire les salaires de leurs fonctionnaires, afin d'assainir leurs finances publiques, voire d'éviter un défaut de paiement. En Irlande, le premier ministre Brian Cowen a décidé le 3 février, contre l'avis des syndicats, de réduire de plus de 7 % le traitement dans la fonction publique, par le biais d'un prélèvement destiné à financer les retraites. La Lettonie a imposé de son côté en janvier une baisse de 15 % des revenus de ses fonctionnaires, dans le cadre du soutien apporté par le Fonds monétaire international (FMI), et l'Union européenne. Sous perfusion internationale elle aussi, la Hongrie a supprimé le treizième mois dans la fonction publique. La Roumanie pourrait être obligée de faire de même si le FMI et les Vingt-Sept volent à son secours dans les prochaines semaines. Le phénomène pourrait faire tache d'huile si la crise s'aggrave encore, en dehors comme au sein de la zone euro.

    Lors d'une récente visite à Dublin, Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, a appelé les gouvernements «à poursuivre des politiques de dépenses courageuses, en particulier en matière de salaires dans le public». Mais les syndicats de fonctionnaires, qui demandent au contraire d'augmenter le pouvoir d'achat pour soutenir la consommation, sont sur leurs gardes, «les gouvernements considèrent les services publics comme des boucs émissaires faciles, alors qu'ils ne sont pas responsables de la crise», estime Jan Willen Goudriaan, secrétaire général adjoint de la FSESP, la Fédération syndicale européenne des services publics. Personne ne veut payer.

    Le moment est donc mal choisi, car on impose des coupes dans le secteur public au moment où on en a plus que jamais besoin pour investir et stabiliser l'économie.

    Par ailleurs les salaires d'embauche des cadres pourraient baisser en 2009.

    Confrontées à une crise financière violente, qui déstabilise l'économie réelle, les entreprises durcissent leurs politiques salariales. Deux études ont été publiées, lundi 2 et mardi 3 mars, qui annoncent une année 2009 tendue, pour toutes les catégories de salariés, en France et dans le reste du monde, qu'ils soient déjà en poste ou nouvellement embauchés, par Anne Michel, voire l'article du Monde.fr ici.

    Tout ça ne présage rien de réjouissant, moins de pouvoir d'achat, moins de développement économique, plus de chômage et de misère.

    Il va bien falloir qu'un jour le bilan des années Sarkozy soit analysé, jamais autant la dette s'est accrue, le déficit de l'État également, laisser filer notre économie au profit des banques qu'il faudra bien rembourser est l'échec sanglant d'une politique qui était prévisible, travailler plus pour gagner plus la plus grande tromperie jamais faite.

    Nous nous orientons vers une activité réduite pendant un certain temps. Ensuite comment la reprise s'effectuera, on reprendra en fonction du principe de précaution, c'est à dire avec parcimonie, et les salariés qui seront repris sont ceux dont la cote est bonne et qui accepteront des salaires de misère pour travailler, eu égard à ceux qui n'ont rien. On pourra même assister au travail non rémunéré pendant une période dans l'espoir d'une embauche, toutes les solutions sont envisageables, puisque dès maintenant, il y en a même qui se mettent aux enchères sur internet. La révolte approche. Le gouvernement dans son imprévision a trop chargé la barque par ces réformes qui n'ont fait que de la pauvreté, nous le payerons tous, et les classes à bas et très bas revenus, plus que les autres, malgré les pansements que notre président fait pour calmer la grogne actuelle. Le mal est fait, attendons nous donc à tout.

    L'anti Sarkozysme progresse, le chef de l'État cristallise un mécontentement croissant.

    Ce qui n'était encore qu'une réaction des milieux les plus militants et radicaux aux débuts de la présidence de Nicolas Sarkozy devient un sentiment plus répandu dans l'opinion, voire ici l'article du Monde.fr. Il s'exprime dans les grèves ouvrières contre les fermetures d'usines, mais aussi dans des catégories jusqu'ici relativement protégées, magistrats, avocats, médecins, enseignants, étudiants et cadres. «On assiste à une déception incontestable de l'électorat. Elle ne s'est pas encore transformée en désaffection. Mais la crise et la remontée du chômage ne peuvent que générer un mouvement social qui va se traduire par un antisarkozysme plus marqué», analyse Denis Pingaud, vice-président exécutif de l'institut Opinionway.

    Huit cents personnes ont assisté, le 9 février, au Théâtre du Rond-Point, à Paris, à un débat sur le thème «demain, la révolution ?», des cadres ou représentants des professions intellectuelles, des sexagénaires. L'animateur de la soirée, Philippe Lemoine, patron de Lafayette Services, est à la tête d'un think tank, le Forum d'action modernités, qui développe ce type d'événements. Il s'entoure d'intellectuels comme Yann Moulier Boutang, théoricien du Capitalisme cognitif, de personnalités comme Benoît Thieulin, cofondateur de la Netscouade et créateur du site Désirs d'avenir de Ségolène Royal, d'acteurs de l'économie sociale comme Jean-Marc Borello, fondateur du groupe S0S ou Tarik Ghelazi, du site La Fronde économique, et de représentants des arts tel Robert Cantarella, codirecteur du Centquatre.

    Allons-nous vers un Mai 68 à la 2009, je ne le crois pas, en 68 il y avait du travail, actuellement il n'y en a pas. C'est donc pire, pas de porte de sortie donc aucune possibilité, c'est l'exaspération de subir une injustice à cause du capitalisme fer de lance de Sarkozy.

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