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austérité

  • L'obstination à préconiser l'austérité serait-elle

    la seule morale pour sortir des dettes des pays de la zone euro ?

    Support Wikipedia Pendant cette période électorale on parle moins de la misère de la Grèce, ne l'avez-vous pas remarqué ? Les banques privées de la Grèce viennent d'abandonner 53,5 % de leurs titres pour restructurer sa dette pour 85, 8 % des obligations qu'elles possèdent, article du Monde.fr du 10/03/12. Pour les banques Françaises l'opération est amère. Elle aura coûté près de 7 milliards d'euros aux cinq grands groupes Français. 3,2 milliards d'euros à BNP Paribas, 1,3 milliards au Crédit agricole, hors sa filiale Grecque Emporiki, 892 millions à la Société générale, hors sa filiale Geniki, 921 millions à BPCE et 359 millions au Crédit mutuel référence Le Monde journal électronique. Une opération qui n'avait encore jamais été faite dans l'histoire du capitalisme. Les dirigeants Européens se frottent les mains, la faillite de la Grèce est pour le moment stoppée.

    105 milliards d'euros vont être effacés sur un montant de 206 milliards pour une dette de 300 milliards d'euro. Cela contribuera à ramener sa dette à 120,5 % de son PIB en 2020 contre 160 % aujourd'hui. Un niveau qui reste malgré tout élevé et qui ne met pas la Grèce à l'abri. Nicolas Sarkozy juge que le problème Grec est réglé, en marge d'un déplacement à Nice le 09/03/12, tout va bien donc ! Ce que l'on ne sait pas c'est qui va payer ? Que l'on ne s'y trompe pas, c'est en fait un échange d'obligations. Chaque créancier apportant 1000 euros de dette Grecque à l'échange recevra, en contrepartie 20 nouvelles obligations Grecques d'une valeur faciale totale de 315 euros, de maturité comprise entre 11 et 30 ans, et portant un coupon moyen de 3,8% plus d'autres titres du Fonds Européen de Stabilité Financière. Cet échange doit avoir lieu lundi 12 mars pour les obligations de droit Grec qui représentent l'essentiel de ce que doit le pays. Croire un seul instant que les banques privées vont essuyer 53,5 % de leurs titres, sans contre partie, cela tient de la plus haute fantaisie, mais c'est comme cela que c'est annoncé. Nous allons tous payer, cela n'est évidemment pas dit, ils s'en gardent bien ces dirigeants qui ont forcé les banques privées à agir ainsi. Ce ne seront pas eux qui seront les instigateurs des augmentations tarifaires de ces banques et de l'austérité qui en sera la conséquence sous-jacente, une douleur lente et insidieuse, alors tout va bien.

    Remuer dans l'esprit des Français la misère de ses habitants serait faire rappeler les divers plans d'austérité successifs qu'ils subissent. Austérité, sacrifices, rigueur, règle d'or autant de mots qui sonnent comme misère. Mais en vertu de quoi ce peuple et ceux de la zone euro au Sud de l'Europe méritent-ils d'être autant martyrisés ? Est-ce que la grande majorité de leurs habitants auraient eu des conditions sociales impliquant de telles mesures. La plupart vivaient très modestement, et avaient des difficultés pour vivre. Ils n'y sont pour rien dans cette crise. Leurs dirigeants pouvaient-ils faire moins que ce qu'ils ont fait ? Non, ne fallait-il pas qu'ils vivent femmes et enfants. Ce ne sont pas eux les responsables, mais leurs dirigeants qui n'ont pas su gérer, et ceux qui ont fraudé. Comme ces malheureux représentent la masse des citoyens on fait porter sur eux et sur les autres, par des taxes et impôts, des réductions de pensions, des réductions d'effectifs, une politique austère tout simplement. Seulement ils ne peuvent la supporter tandis que les profiteurs oui, et encore. L'évasion fiscale ne s'est jamais aussi bien comportée. Il est bien évident que l'enrichissement des uns se fait toujours sur le dos des autres ce qui accroît les écarts de conditions de vie. Rien de bien nouveau, c'est toute l'histoire du capitaliste libéral.

    Le 27 janvier à Davos Nicolas Sarkozy qui faisait l'ouverture par un discours n'a pas convaincu patrons et financiers sur la volonté d'Obama de réguler le système bancaire. Le thème pour ce forum économique mondial, était de définir un nouveau capitalisme post-crise. Le capitalisme a besoin de morale. Présenté par l'organisateur Klaus Schwab comme un chef d’État qui a eu du courage «incarnant à lui seul le thème du forum de cette année la refondation du capitalisme». Septiques, on le serait à moins, n'est-ce pas lui qui s'est augmenté de 190 % quelque chose comme ça ! Il aime l'argent notre président.

    Beaucoup craignirent de ne pouvoir travailler. Jacob Frenkel, le président de la banque JPMorgan Chase International, avait expliqué qu’il existe un «danger de passer d’une dérégulation peut-être excessive à une régulation extrême». Pour Sarkozy, «La mondialisation a engendré un monde où tout était donné au capitalisme financier, presque rien au travail, où l’entrepreneur passait après le spéculateur», déclara-t-il, le doigt levé comme un maître. «Il y a des profits excessifs qui ne seront plus acceptés parce qu’ils sont sans commune mesure avec la capacité à créer des richesses et des emplois». A-t-il convaincu ? A la fin de son discours, une partie de la salle applaudit tandis que la grande majorité resta assise, ce qui fit qu'il bafouilla. Il n'était pas crédible.

    Que l'on soit de gauche ou de droite la rigueur est toujours nécessaire. Seulement la rigueur de gauche implique une dimension humaine, que celle de droite n'implique pas. Elle est donc plus difficile.

    Le 30 juillet 2011, Marianne fit état d'un article qui plaida pour la rigueur au sein du parti socialiste. L'hebdomadaire reprit à son compte le rapport très critique de Terra Nova à l'égard de la politique de Sarkozy. «Il faudra donc affecter toutes les recettes nouvelles à la réduction des déficits et accepter le calendrier Européen, quitte à financer les priorités de la gauche par des économies dans d’autres secteurs». Serge July dans Les Inrockuptibles, 16 novembre 2011, cela ne fait pas de doute, il faut une rigueur «de gauche». «La rigueur de gauche sera-t-elle plus rigoureuse et plus Européenne que la rigueur de droite ? Dans le contexte exceptionnel de cette campagne, c’est à la fois un risque et une chance». Même son de cloche dans Libération, 6 décembre 2011. «À l’heure où la récession se profile, il ne suffit pas de rassurer les marchés, il faut aussi rassurer les peuples, explique Vincent Giret. Ce pourrait être à la gauche d’inventer les conditions d’une relance crédible, tournée vers l’avenir. Une relance indispensable qui ne se ferait pas contre la rigueur mais avec elle». Une rigueur de gauche, en somme…

    Nos pays, ceux du Sud principalement auraient donc péchés par manque de rigueur, par manque de volonté politique de faire des réformes ? Le problème est quelles réformes aurait-il fallu faire ? Celles de l'austérité ou celles conjuguées réduction des déficits avec relance de la croissance ? Alain Minc, sur RTL, dont on connait la réussite de ses conseils sur plusieurs affaires désastreuses, disait le 16 août 2011, comment faire, «je crois qu’on est désormais dans un nouveau paradigme qui est le suivant, la vertu budgétaire crée la confiance, la confiance crée la consommation et l’investissement. La consommation et l’investissement créent la croissance. Aujourd’hui, le paradigme c’est, vertu budgétaire, confiance, croissance. Et donc, de ce point de vue, les gestes faits pour établir la confiance vis-à-vis des marchés sont le meilleur encouragement à la croissance, bien plus que ne l’était autrefois quelques milliards dépensés». En d'autres termes, étranglons les peuples pour réduire les dettes à fin de vertu budgétaire ce qui crée la confiance qui crée la consommation et qui crée la croissance et qui crée l'investissement ? Une réaction en chaine tout simplement. Et cela serait bien plus profitable que ne l'était autrefois les milliards dépensés ! Il faut être Alain Minc pour raconter une telle sottise. Si les peuples sont étranglés on ne voit pas comment cette chaine peut s'instaurer, ne faut-il pas l'amorcer, en premier, par une relance de la consommation génératrice de croissance ?

    Franz-Oliver Giesbert, dans Le Point, 23 novembre 2011, trouva une raison à la politique des agences de notation, «il y a quelque chose de pathétique, pour ne pas dire plus, à entendre nos politiciens dénoncer les agences de notation, comme si c’étaient elles, et non leur propre incurie et leur propre laxisme, qui nous avaient conduits dans le mur, après trente ans de bêtises, de folies et d’imprévoyance, où l’on a vécu au-dessus de nos moyens, au nom d’un keynésianisme pour cours élémentaire». Mais il ne voit pas que cette politique a quelque chose de néfaste puisqu'elle conduit à aggraver la dette des États par des taux d’emprunts qui les ruinent au lieu de les aider. Bien sûr ils n'avaient qu'à mieux gérer, c'était avant qu'il fallait convaincre.

    Le déficit sur la législature de 2007 à 2011 s'établit selon l'iFRAP, qui est un organisme classé à droite, à - 510 milliards dont - 298 milliards au déficit sans crise et à - 212 milliards à la crise. La gestion Sarkozy nous coûte seule 298 milliards d'euros, alors que cette droite s'en aille, elle fut une catastrophe pour notre pays. Franz-Oliver Giesbert, centriste de droite, aurait dû agir sur ce gouvernement, maintenant c'est trop tard. Cette politique a trouvé ses limites la misère. Il faut une politique adaptée à la situation actuelle qui consiste à être rigoureux mais en favorisant la croissance, n'en déplaise à Alain Minc s'il faut dépenser quelques milliards.

  • Sarkozy et l'austérité,

    voyons, il n'y a pas d'austérité !

     

    Austérité, mais il n'y a pas d'austérité a clamé le président dans son entretien télévisé sur mesure et sur France 2 par David Pujadas pour son numéro de charme dans lequel il excelle en débitant sa litanie, une vraie manipulation pour ceux qui gobent ses paroles.

    «L'austérité mais voyons quand on n'augmente pas les impôts et que l'on ne réduit pas les allocations retraite il n'y a pas d'austérité», et voila c'est enlevé y a plus rien à voir.

    Il est fort notre président par ce que c'est tout le contraire, c'est bien par ce que les impôts ont été plafonnés qu'il y a austérité, et notre journaliste d'une platitude à faire pâlir de honte les écoles de journalistes n'a rien relevé. On ne réduit pas les allocations retraite mais franchement, il faut être nul pour ne rien répondre à cette ineptie. L'allongement de l'âge de départ à 62 ans augmente de façon notable la possibilité de retraites incomplètes c'est à dire de retraites affectées d'un coefficient réducteur pour ceux qui seraient poussés de partir avant, maladie ou autre. En outre, les salariés sont virés bien avant 55-58 ans sans possibilité de retrouver un emploi puisqu'il n'y a pas de travail, de sorte que les versements retraite pendant la période de chômage sont moins rémunérateurs que si l'on travaillait.

    De plus, une simple question aurait pu être posée, puisque l'âge à 62 ans permet le financement de la retraite par répartition c'est donc que l'argent économisé par le passage à 62 ans réduit le montant des allocations versées !

    Un vrai manipulateur notre président si on le laisse parler.

    Sur l'affaire Woerth-Bettencourt circulez y a plus rien à voir, comment peut-il en être autrement ? En fait, n'avons-nous rien appris que l'on ne sache déjà ? Oui, ceux qui ont dénoncé le conflit d'intérêt dans l'affaire Woerth-Bettencourt ont eu raison, déclarant qu'ils souhaitaient que Woerth abandonne sa double casquette de trésorier de l'UMP et de ministre, et tous ceux dans sa majorité qui ont clamé qu'il n'y avait pas de conflit d'intérêt mangent leur chapeau, alors qu'ils déclaraient que cela ne posait aucun problème. Pour envelopper le tout, Sarkozy propose une commission mixte pour éviter qu'une telle abbération ne se reproduise. Pauvres collaborateurs les Frédéric Lefebvre, et Dominique Paillé, et les autres. En outre c'est le site Médiapart qui doit se marrer ayant été traité de fasciste par Xavier Bertrand, son procès en diffamation est en bonne voie.

    Une belle manipulation tout de même, reconnaître le travail de la presse, il ne pouvait faire autrement, il vaut mieux la flatter que l'affronter, et finalement la suspicion des déclarations de cette affaire s'effondre comme une pirouette en renouvelant toute sa confiance à Eric Woerth qui est un homme honnête, c'est un beau travail d'équilibriste, mais pouvait-il faire autrement ? Bien sûr en désignant un juge indépendant alors que Philippe Courroye procureur de Nanterre, Hauts de Seine, ne l'est pas.

    Sur la retraite, nous avons fait un grand pas sur les modalités de la pénibilité, cela n'existait pas avant, et il en rend hommage aux syndicats seulement, pour lui, pénibilité est infirmité, enveloppé SVP. En d'autres termes il faut que l'on trouve 20 % d'invalidité à un salarié pour que cette invalidité due à la pénibilité soit reconnue, difficile à démontrer que cette pénibilité porte atteinte à la durée de vie dès l'âge de 60 ans alors qu'il est bien reconnu qu'un maçon par exemple a une potentialité de vie inférieure à un comptable. Et puis, pour ceux qui ont commencés très tôt à travailler à 17-19 ans, et bien, ils pourront partir à 60 ans.

    La réponse de Martine aux propos de Nicolas Sarkozy.


    Appliquant l'annonce exprimée par Nicolas Sarkozy, Eric Woerth à la sortie du conseil des ministres à annoncé abandonner son poste de trésorier de l'UMP le 30 juillet, c'est donc qu'il y avait confusion d'intérêt.

    La réponse de François Chérèque à Sarkozy.


    L'enquête sur la fortune de Liliane Bettencourt va suivre une seconde procédure avec une magistrate indépendante Isabelle Prévost-Desprès la présidente du tribunal qui s'est confiée l'enquête à elle même. La cour d'appel de Versailles a rejeté, mardi 13/07/10 le supplément d'information ordonné le 1er juillet par le tribunal correctionnel dans le procès visant les dons de la milliardaire au photographe François-Marie Banier, l'appel en urgence de Philippe Courroye dont les qualités avaient été saluées par Nicolas Sarkozy, «il est renommé par son travail au pôle anticorruption. Il a envoyé devant la justice des personnalités de droite», a-t-il dit.

    Cette affaire n'est pas encore terminée malgré l'assaut UMP, Le Nouvel Observateur publie dans son éditions de jeudi 15/07/10 un nouveau document confirmant les dons faits par le couple Bettencourt à l'UMP. Ce «mémo strictement personnel et confidentiel» a été adressé à André Bettencourt par Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de la milliardaire, le 29 septembre 2006. Son «objet» ? «Financement UMP, NS» Les dernières initiales désignant, de toute évidence, Nicolas Sarkozy. «Nous avons convenu, avec Monsieur Woerth, écrit Patrice de Maistre dans ce courrier, que vous pourriez faire déposer ces quatre chèques à son attention, à l’UMP 55 rue de la Boétie Paris 8ème».

    Quatre chèques ? «Pour la campagne présidentielle, explique Maistre, chaque personne peut donner jusqu’à 4.500 euros, en réalité 4.600 euros, plafond prévu par la loi pour un candidat. Nicolas Sarkozy n’étant pas encore candidat déclaré, cette contribution n’est pas à l’ordre du jour. Votre épouse et vous-même pouvez donc faire chacun un chèque de 7.500 euros, plafond prévu pour un parti], à (…) l’Association Nationale de financement de l’UMP (ANFUMP) et à l’association de soutien à l’action de Nicolas Sarkozy». Voila qui recadre le financement de l'UMP pour Nicolas Sarkozy.

    Quand à Eric Woerth, juste avant qu'il ne quitte Bercy pour le ministère du travail, il se serait assuré de la cession d'une parcelle sur laquelle est installé l'hippodrome de Compiègne dans son département de l'Oise. Contre un chèque de 2,5 millions d’euros, un prix très inférieur au marché, France Domaine a reçu l’ordre de céder la soixantaine d’hectares à la Société des courses de Compiègne (SCC), l’association qui en était jusqu’à présent simple concessionnaire. Beaucoup s'étonnent qu'un ministre intervienne dans une cession juridiquement hasardeuse dont l'épouse possède une écurie de course,

    «qu’un ministre intervienne personnellement dans une cession, je ne l’avais jamais vu, s’étonne un fonctionnaire de l’ONF. Il fallait que les choses soient tordues pour justifier une telle implication !».

    Voici le document publié par Marianne 2.fr en date du 13/07/10.

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    Dans le précédent article le rabotage des niches fiscales et sociales pourrait atteindre 8,5 à 10 milliards d'après François Baroin d'ici 2011 à 2012, or Le Monde.fr évoque le 11/07/10, 12 à 14 milliards, on marche sur la tête, ou en sommes-nous ? Sans vouloir faire du catastrophisme c'est grave, on dirait que l'on cherche à nous rendre ductile par ces annonces successives sur ce qu'il faut économiser en si peu de temps maintenant ce serait 13 milliards pour ce placer dans la fourchette alors qu'au début de l'année c'était 6 milliards voir Le rabot pour dégraisser les niches fiscales et sociales. De février à juillet le montant à économiser a doublé ! Il est probable sans se tromper beaucoup que la facture à payer sera supportée par les classes moyennes celles qui ont des revenus encore compressibles et les plus démunies, les classes supérieures étant plafonnées par le bouclier fiscal. Pour mémoire, le gouvernement va supprimer 31.000 postes de fonctionnaires et le gel des salaires en fait il intervient tout azimut. Tout n'est pas encore dévoilé, il ne faut pas affoler, pas vite en tout cas, il faut laisser mûrir, c'est les vacances, ne gâchons les vacances des Français avec ces milliards ! On évitera de toucher à ceux qui n'ont rien RSA, RMI, mais pour les autres la facture sera lourde.

    Le problème est que l'État Français est avant tout un État social dans une structure capitaliste de sorte que toute économie porte sur le facteur social des Français, d'autant plus que l'on a appliqué depuis maintenant 8 années une politique dogmatique de droite par le plafonnement des impôts. Mais on n'a pas fait que cela, la loi Tepa, le blocage des salaires au profit de la part des actionnaires. Il est évident dans ces conditions que les Français ont été et sont soumis à une attaque qui leur fait mal, d'autant plus que leur nombre en dessous du seuil de pauvreté n'a cessé d'augmenter sans que pour autant les finances du pays soient satisfaisantes, notre dette atteindra fin 2011 83,2 % du PIB et notre déficit 8,2 %.

    Or, nous l'avons entendu, il n'y a pas de rigueur mais des «comptes rigoureux» pour reprendre une expression hypocrite de François Fillon, le risque est de se voir comme la Grèce, ou de ne pouvoir respecter nos engagements Européens, alors qu'il y a encore quelques temps Sarkozy s'assoyait sur le déficit, pour lui ce n'était pas un problème. Le problème qui change tout est que les marchés financiers considèrent que la France est suspecte et qu'ils ne sont pas loin de la classer dans le groupe des PIGS, Portugal, Irlande, Grèce, Espagne. L'Écart des taux d'intérêt entre les emprunts Français et Allemand s'est creusé, nous sommes mis sous surveillance. Elle est loin la promesse de la hausse du pouvoir d'achat de sa campagne électorale, promesse qu'il n'a d'ailleurs jamais tenue. Je n'ai simplement qu'à faire le calcul de mes revalorisations de retraite depuis que la droite est aux commandes, alors que nos déficits se sont envolés.

    Voila ce qu'il aurait été souhaitable de poser comme question à Sarkozy, la misère des Français, mais c'est de la faute à la retraite à 60 ans et aux 35 heures.  

  • D'austérités en austérités,

    l'effet domino ?

     

    Après la l'Irlande, la Grèce, le Portugal, l'Espagne, l'Angleterre, la France qui ne veut l'avouer mais qui le fait aussi et maintenant l'Italie, le virus contamine les pays de la zone euro. Tous comme un seul conduisent face à leur dette,

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    la même médicamentation la réduction des services publics, la réduction des salaires des fonctionnaires, pour certains pays comme l'Espagne c'est aussi l'augmentation de impôts. Pour l'Italie cela va jusqu'à réduction des salaires des ministres ainsi que la réduction des hauts salaires entre 90.000 et 130.000 euros par an et les subventions aux partis politiques divisées par deux, mais en plus elle met en œuvre un plan pour lutter contre l'évasion fiscale associant même les communes. Le but est d'économiser 24 milliards d'euros. Enfin tous mettent l'austérité comme solution à la dette qu'ils ont faite pour regagner la confiance des marchés. Aux dernières informations le Danemark tant vanté pour la solidité de son modèle social, est à son tour touché par la vague de rigueur qui parcourt l'Europe. Alors devant un tel désastre on serait tenté de dire que les gouvernements de ces pays sont mauvais puisqu'ils ne savent que rendre leur pays plus misérable encore, car il faut bien l'avouer ces plans ne vont pas faire revenir la croissance, une économie plate n'est pas porteuse de croissance, est-ce que finalement cette austérité générale n'est pas la pire des choses d'autant que l'euro ne cesse de poursuivre sa chute.

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    Le journal des finances

    Et le CAC 40 chute de 3,24 % comme toutes les valeurs boursières. En fait ce que font les spéculateurs sur l'euro est bénéfique puisqu'ils le font chuter pour l'ajuster à sa vraie valeur, ce qui pour nous est bon dans la mesure où nos valeurs exportatrices seront moins élevées. Certes nos importations seront plus chères, mais comme nous consommons moins le bilan devrait être positif.

    La zone euro vit-elle ses derniers jours, comme le prédisent depuis longtemps les économistes eurosceptiques ? La nouveauté, depuis quelques jours, tient au fait que les engrenages qui pourraient aboutir à l’éclatement de l’euro se mettent en place sous nos yeux, c’est ce que dit, avec d’autres, le Nobel d’économie en 2001 Joseph Stiglitz .

    Une sommité ex-conseiller économique du président Bill Clinton, 1995-1997, et ex-chef économiste de la Banque mondiale, 1997-2000, connu pour ses positions critiques sur les grandes institutions financières internationales, la pensée unique sur la mondialisation et le monétarisme. Pour lui l'austérité mène au désastre. En adoptant la monnaie unique l'Europe s'est privée de deux instruments économiques qui sont le taux de change et les taux d'intérêts, c'est évident on le voit maintenant. Que sont en train de faire les spéculateurs sinon d'adapter le taux de change de l'euro au dollar. Quand aux taux d'intérêt ils sont fonction de notre crédibilité à réduire notre dette, donc à la croissance. Or ces plans de rigueur ne nous rendent pas crédible, il suffirait d'un soulèvement populaire pour que tout s'écroule. Il faut bien comprendre que les gouvernements sont sur la corde raide, les marchés financiers le savent bien.

    Pour Joseph Stiglitz, l'Europe veut un plan coordonné d'austérité, et si elle continue dans cette voie, elle va au désastre. L'Europe aurait besoin de solidarité, d'empathie. Pas d'une austérité qui va faire bondir le chômage et amener la dépression. Aux États-Unis, quand un État est en difficulté, tous les autres se sentent concernés. Nous sommes tous dans le même bateau. C'est d'abord et avant tout le manque de solidarité qui menace la viabilité du projet Européen. Il a le même langage que DSK en prônant le fédéralisme. Les États membres de l'UE n'ont pas tous les mêmes croyances en termes de théorie économique. Nicolas Sarkozy a eu raison de faire pression sur Angela Merkel pour la forcer à payer pour la Grèce. Nombreux sont ceux qui, en Allemagne, s'en remettent totalement aux marchés. Dans leur logique, les pays qui vont mal sont responsables et doivent donc se débrouiller. Pour lui, l'Europe devrait créer un fond de solidarité, ce fond serait alimenté dans des périodes économiques plus clémentes, il permettrait d'aider les pays en difficulté lors des problèmes quand ils surgissent. C'est ce que le plan des 750 milliards propose par l'intervention de la BCE comme banque de l'euro, mais est-il financé, nous devrions lui apporter 90 millions ?

    Pour Joseph Stiglitz la chute de l'euro est une bonne chose, c'est ce qui peut arriver de mieux à l'Europe. C'est à la France, et plus encore à l'Allemagne qu'elle profitera le plus. Mais la Grèce et l'Espagne, pour qui le tourisme est une source de revenus importante, en seront également bénéficiaires.

    Mais enfin, il faut bien comprendre que nos dirigeants ont fait de graves erreurs par l'élargissement ils n'ont pas tenu compte des problèmes que cela pouvait poser sur l'euro. Une Europe fédéraliste à 27 n'a aucune réalité économique tant sont différentes les économies. Nos dirigeants sont les grands responsables de cette crise de l'euro, car si nous étions «entre nous», c'est à dire des pays aux économies voisines les spéculateurs sur l'euro y regarderaient à deux fois sachant qu'une communion d'intérêt est possible. L'Allemagne s'est fait tirer les oreilles par ce qu'elle ne voulait pas aider la Grèce, mais il faut se rappeler qu'elle ne voulait pas son intégration dans l'Union.

    La zone euro a déjà éclaté en une zone forte, Les échos.fr , et une zone faible. L'Allemagne et dans une moindre mesure la France empruntant à des taux plus bas qu'avant la crise. Les taux Allemands à dix ans sont au plus bas de l’histoire ! Symétriquement, la zone faible est asséchée soit totalement, c’est le cas de la Grèce coupée des marchés de capitaux, soit à petit feu, Portugal, Espagne, etc.... En créant une ligne de partage des eaux entre ces deux zones euro, les marchés entérinent non pas la mort de l’euro, mais de l’idée qui était derrière, à savoir la convergence économique entre les pays de la zone, d’où devait naître un jour une union politique, mais est-ce possible sans l'Italie à l'origine de la C.E.E ? Il faut donc attendre que cette crise de l'euro se stabilise pour voir clair, mais je reste à penser qu'un groupe, le noyau dur, se formera, c'est indéniable. Ce serait finalement une bonne chose ne pouvant faire une fédération à 27.

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