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aubry

  • François Hollande prisonnier de l'axe Duflot Aubry,

    compromettant ses chances à la présidentielle.

    Support Wikipedia Il s'agit bien entendu du nucléaire sujet de discorde entre Hollande et l'axe Duflot Aubry qui tourne depuis plusieurs mois dans la parfaite entente sur l'abandon du nucléaire pour quelque chose que l'on ne connait pas, mais que nous devrions connaître, sans cela, ils sont fous ces socialos-écolos la nouvelle forme de démocratie de gauche qui mène avec le dossier nucléaire à une perte de sympathisants qui se fait déjà sentir. Le cafouillage de la semaine largement exploité par l'UMP entre Hollande Cécile + Martine, a fait qu'il perd 7 points dans un dernier sondage, restant malgré cela à 32 % d'intention de votes au premier tour pour 27 % à Sarkozy, mais étant largement supérieur à Sarkozy au second tour 58 % contre 42 %. Certes, profitant des primaires sa cote était surestimée, elle est donc devenue dans la norme, mais il faut que les socialistes soient prudents avec ce dossier de façon à ne pas contraindre François Hollande s'il est élu de faire marcher des TGV avec des éoliennes.

    Pendant les primaires ou les socialistes débattaient entre eux, Cécile et Martine se rencontraient dans un hôtel du 7ème et mettaient sur pieds la naissance de la sociale écologie, dans le dos de leurs adversaires ? Le refus d'Hollande sur une phrase de l'accord le laisse penser, voir ci-dessous. Six groupes de travail thématique sur l'emploi, les institutions, le nucléaire ont été installées et ont planché pendant des mois, ce qui a eu pour conséquence la prise de la chambre Haute, et c'est tant mieux sur ce point. Tout laisse supposer que, dans cette entente, les écolos, ne pouvaient, ne pas apporter leur soutien à Martine à la primaire, qu'elle espérait ainsi gagner, socialos+écolos ne pouvaient perdre, il en fut autrement. Ceci laisse supposer, une fois de plus, que les tractations entre partis ne sont pas toujours respectées, ou alors ceux qui votent écolo, ne sont pas si nombreux que les instances le prétendent. Dans ce cas bravo Cécile pour s'être imposée à Martine.

    Si elle avait gagné la primaire, pas de problème tout baignait, et ce cafouillage n'aurait pas eu lieu. Mais, c'est là que tout change, François Hollande plébiscité ne s'attendait pas à une telle contrainte sur l'abandon du MOX ne prévoyant qu'un programme d'abandon progressif du nucléaire, bien que l'on ne voit pas encore comment et combien cela coûte, mais c'est la mode Fukushima. Il ne veut pas abandonner le MOX et par voie de conséquence la centrale EPR en construction. François Hollande a donc donné un coup de pied dans cet accord secret ? Beaucoup de socialistes sont pour la maintien de cette énergie, d’où cette entourloupe. A l'Assemblée les socialistes partisans du nucléaire ne manquent jamais de défendre cette option. Cela fit, que le 15 novembre, Aréva appella le député PS maire de Cherbourg Bernard Cazeneuve pour lui demander quel était le contenu de l'accord de mandature signé entre les EELV et le PS sur un point précis se rapportant au MOX. Or, l'accord en page 16 porte la phrase, «la reconversion, à emploi constant, de la filière de retraitement et de fabrication du MOX». Il s'ensuivit le retrait par François Hollande de cette phrase, point révélé par Le Monde.fr.

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    Cette phrase disparue de la version finale de l'accord présenté à la presse provoqua un clash entre les Verts et le PS accusé de ne pas tenir parole. «Il suffit d'un coup de téléphone d'Aréva pour que le grand PS avec sa tradition et son histoire se mette au garde à vous», lâche Cohn-Bendit. Le fac-similé ci dessous parfaitement identique montre la phrase manquante.

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    L'accord final de mandature comprenant plusieurs points approuvés à 74 %, 96 pour 31 contre et 3 blancs par le Conseil fédéral d'EELV du 19 novembre, et on y retrouve cette phrase sur la transition énergétique associée à une loi cadre avant l'été 2013. L'accord comprend en outre, un plan national de réduction d'électricité par une rénovation énergétique des bâtiments, la réduction du nucléaire à 50 % en 2025, la fermeture progressive de 24 réacteurs et l'arrêt immédiat de Fessenheim, aucun projet de réacteur initié, et «la reconversion à emplois constants de la filière du MOX». Il n'est pas précisé si François Hollande élu, appliquera cet accord dont les conséquences mettraient à mal notre économie.

    La puissance d'une nation se mesure au nombre de kilowatt-heure produits et consommés.

    Perdre les milliards investis pour financer autre chose d'indéfini et pas aussi performant, paraît une absurdité à accepter pour François Hollande s'il est élu. Et puis, comment réaliser un tel programme en cinq ans alors qu'il y a des sujets plus importants !  Mais pour des écolos qui de toutes façons m'auront jamais une si grande responsabilité, la démagogie tourne à plein régime.

    Martine n'a pas sauvé le PS de la fougue EELV du petit qui en impose au gros. Et encore, si cela était positif au premier tour de la présidentielle en votant pour François Hollande, et bien non, ce sera comme d'habitude le chacun pour soi ! Le but serait d'éviter des tractations d'entre les deux tours, mais à ce stade qu'importe c'est la conscience des Français qui s'exprime, les tractations n'ont plus de portées électorales !

    C'est accord est donc inutile sinon à discréditer le PS.

    Les socialistes tel Bertrand Delanoë maire de Paris à qui on impose le parachutage de Cécile Duflot, sans l'avoir même informé, pour les législatives de 2012 dans la 6ème circonscription sont furieux, rien de tel pour perdre cette circonscription. «Le parachutage est une pratique délétère pour la démocratie, dans la mesure où il rompt le lien de confiance et de proximité avec les électeurs. C'est une façon datée de faire de la politique, une conception distante, voire utilitariste, du rapport avec les citoyens", dénonce Bertrand Delanoë». Lire la lettre de Danielle Hoffman «pourquoi je me présente contre Cécile Duflot».

    Mais, il y a aussi la colère de Gérard Collomb qui clame ne pas plier devant les Khmers verts ! «Je me suis toujours battu contre les Khmers rouges, je ne plierai pas aujourd'hui devant les Khmers verts !». Dans l'accord PS-EELV qui prévoit de laisser une soixantaine de circonscriptions aux écologiques pour les législatives, en cas de victoire d'Hollande. L'une d'elles celle de l’allier de Gérard Collomb, le PRG Therry Braillard, serait laissée à Philippe Méirieu chef du groupe écologique au conseil régional de Rhône Alpes. «Philippe Meirieu vote systématiquement contre tous les grands projets de l'agglomération lyonnaise», affirme Gérard Collomb. «Avec ses amis, il a même été jusqu'à demander à lire les scénarios financés par Rhône-Alpes Cinéma, une de nos institutions culturelles pour vérifier s'ils sont politiquement corrects. Je ne peux pas accepter cette forme de terrorisme intellectuel».

    Dans ce virement écologique avec un parti ou Éva Joly candidate désignée pour la présidentielle est en désaccord avec la direction de son parti refusant tout compromis, le PS se ridiculise et perd ainsi une grande partie de ses soutiens, d'une part beaucoup n'apprécient pas les combines électorales et de plus soutiennent avec juste raison le nucléaire sans pourtant rejeter l'idée d'un désengagement progressif connaissant la dangerosité de cette énergie. Dans ce rocambolesque cafouillage ou Éva Joly c'est volontairement mise en retrait, refusant toute négociation. Et, son porte parole l'euro député Yannick Jado jette l'éponge en démissionnant, ce qui a eu la conséquence de la mise au pas d’Éva joly qui déclare, ensuite, qu'elle soutiendra Hollande au second tour. Plus farfelu tu meurs, mais le comble c'est que le PS dans ce feuilleton, qui l'a plongé dans la confusion, perd des points qui sont difficiles à récupérer.

    Le démantèlement de centrales à l'horizon 2025 comme l'envisage François Hollande ne résout en aucune façon le problème, une seule centrale suffit pour conduire à une catastrophe humanitaire. Dans ce désengagement c'est tout ou rien, et comme tout est impossible, il vaut mieux en permanence surveiller nos centrales et les déchets entreposés, et qui sait, le progrès aidant, nous pourrons maîtriser encore plus leur radioactivité. Il faudra toujours un organisme spécialisé comme Aréva et des moyens de surveillance et de décontamination. Il est évident qu'actuellement en fonction des sources énergétiques de substitution il est préférable de développer la sécurité et l'entretien de ce que nous avons. Nous ne sommes pas dans les mêmes conditions telluriques et géographiques que celles de Fukshima. Cela ne signifie pas qu'il ne fasse pas développer des énergies propres alternatives afin de compléter l'apport nucléaire surtout au niveau des régions ou l'implantation d'éoliennes est possible. Il vaut mieux développer cette voie avec le peu de moyens dont nous disposons.

    En outre, comme nous le savons Aréva à de grandes difficultés à cause de la politique de désengagement nucléaire, des licenciements sont programmés et même si, on assure qu'il n'y aura pas de licenciements secs, des ventes de filiales sont programmées, quand aux sous traitants, ils sont oubliés. L'article du Monde.fr donne l'ampleur de la catastrophe parlant de 500.000 emplois et d'une hausse de 50% de l'électricité ! Les repreneurs de filiales ne sont pas tenus à des obligations de reclassement du personnel, c'est plutôt le contraire. De plus, le savoir faire disparaît, ne construisant plus de centrales depuis plus de 30 ans, la compétence est à la retraite, c'est grave !

    Outre ce point capital,  la responsabilité de Martine Aubry est engagée dans un échec de François Hollande à la présidentielle.

    Le prochain article sera Mario Monti le sauveur de l'Italie,

  • Martine Aubry remplaçante de DSK,

    un secret de polichinelle.

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    Martine Aubry en meeting à Nice, le 19 septembre. © Bruno Bebert / Sipa document Le Point.fr

    Support Wikipedia Il n'y a que ceux qui ne voulaient pas savoir que Martine Aubry était en réserve pour suppléer, soit à un refus de DSK de s'engager dans cette primaire socialiste souhaitant poursuivre sa fonction au FMI, soit dans le cas d'un refus personnel, soit d'une impossibilité matérielle. Son rôle en tant que secrétaire générale voulait, eu égard à la compétence de DSK sur la scène internationale, lui laisser la première place. Cela se comprend. On peut discuter du bien fondé de cette position et ne pas être de cet avis. Mais, il offrait l'avantage pour beaucoup de Français d'être le mieux placé pour battre Sarkozy, ce qui n'était pas mon avis. DSK était soutenu principalement par des sociaux démocrates de droite, tels Bayrou, Borloo, Morin, des Villepinistes, des UMP, la gauche centriste, mais pas par la gauche de la gauche socialiste et la gauche tout court. C'était donc principalement des faux soutiens s'il venait à se réclamer être de gauche avec le programme du PS. D'ailleurs, il n'en n'a jamais fait mention s'en tenant à un mutisme lui permettant d'engranger un maximum de soutiens, mais trompeur et suicidaire car il aurait été obligé à un moment donné de se déclarer. L'excuse de ne pas prendre part au débat politique national sous le prétexte de s'initier dans la politique intérieure en tant que responsable du FMI, fut une tromperie monumentale dès lors qu'il avait décidé de participer à la primaire. Cette position a été soutenue par Martine Aubry et d'autres socialistes, c'est évident. Pour lui, prendre part au débat des «primairistes» aurait été dégradant, vu la position internationale qu'il occupait. Le niveau des autres à ses yeux n'était pas à sa hauteur. Il avait d'ailleurs très mal digéré sa défaite contre Ségolène Royal en 2007. Ses supporters ne se sont pas gênés pour la descendre ensuite. Dans ce contexte, il fallait lui donner la primaire avec le minimum de risques, c'était une stratégie bien menée mais fausse. Elle aurait été lourde de conséquence par la suite pour le PS si les soutiens de droite centriste venaient à faire défaut. Car une fois désigné par les socialistes pour le premier tour, le ralliement de la gauche lui aurait fait défaut s'il aurait pris une position trop à droite, ou celui des centristes de droite dans une position trop à gauche. La candidature DSK telle qu'elle se présentait était un montage suicidaire pour le PS. Ce qui est arrivé dans la suite 2806 à sauvé le pays de DSK. Le soutien inconditionnel affiché par des dirigeants socialistes soutenant un complot, ou tout autre chose, alors qu'ils connaissaient son addiction sexuelle ne peut que leur être néfaste surtout chez les femmes puisque certains dirigeants n'ont eu, au début de l'affaire tout au moins, aucun regard pour Nafissatou Diallo. Voir la couverture de l'affaire DSK dans ce blog.

    La candidature de Martine Aubry a l'avantage, même si elle est de substitution d'être de gauche, mais elle va payer ses errements avec l'affaire DSK. Elle ne jouit pas d'une bonne cote d'une part sur les 35 heures, ce qui est injuste, le partage du travail est nécessaire pour résorber autant que faire se peut le chômage, et d'autre part sur le fait que son poste de première secrétaire est soupçonné de fraude électorale. Tout cela est bien dommage, Martine Aubry qui a une vraie compétence ministérielle ayant occupé d'importants postes. Mais aussi une volonté de changer la France qui souffre avec Sarkozy.

    Les médias de presse titrent que François Hollande profite du vrai faux soutien de DSK à Aubry. L'argument serait la déclaration de DSK lors de sa prestation sur TF1 au journal de 20 heures, confirmant l'existence de ce pacte de Marrakech. Peut être, que ce pacte de non agression entre eux est mal vu même parmi les socialistes, mais je n'en vois pas les raisons. Martine Aubry avait bien le droit de préférer DSK  pour son parti, c'est son ami. Mais le fait qu'il ait déclaré que Martine était à ses cotés lors que sa dure épreuve n'est pas vraiment un cadeau, ce qui fait dire à un député Strauss-Kahnien que c'est «le baiser de la mort». Pour Pierre Moscovici «j'ai noté qu'il a mentionné un pacte, pacte que Martine Aubry elle-même niait-il y a encore peu de temps», a-t-il expliqué sur LCI. «J'ai noté qu'il avait dit lui-même qu'il allait être candidat alors qu'elle nous disait il y a quelque temps qu'il n'y avait rien de fait». Le député André Vallini a achevé le travail. «François Hollande qui, lui, n'a jamais été dans aucun pacte ni aucun arrangement, n'est pas un candidat par défaut ou de substitution». Martine Aubry de répondre dans un déplacement à Nice, «est-ce que j'ai l'air d'une candidate de substitution ?» Et d'ajouter, «je suis la candidate qu'il faut, voilà le bon slogan !»

    Même Ségolène Royal qui, bien plus que les autres eu égard à ce qu'elle à encaissé des socialistes, a le droit de s'engouffrer aussi dans la brèche. Elle dénonce ce pacte comme «un certain arrangement avec la vérité». «Quand DSK dit qu'il y avait un pacte et que Martine a juré ses grands dieux qu'il n'y avait jamais eu ce pacte, en effet il y a un certain arrangement avec la vérité qui ne correspond pas, je crois, à ce qu'attendent les Français de leurs responsables politiques», a-t-elle déclaré mardi 20 septembre à France 3 Limousin. «Moi je crois que la politique, c'est de la vérité, c'est de la transparence, c'est ne pas mentir et ne pas tricher», a-t-elle ajouté, affirmant vouloir pour sa part «être la garante de la morale publique». «Avec moi, les Français doivent savoir qu'ils auront toujours la vérité, la transparence», a assuré Ségolène Royal. En outre n'ayant pas pu s'exprimer lors du premier débat de la primaire sur le cannabis, «je ne suis absolument pas favorable à cela, je pense que c'est irresponsable», a-t-elle lancé. «Avec moi, il n'y aura pas d'autorisation, c'est-à-dire de dépénalisation de la consommation du cannabis, parce que moi je veux donner aux jeunes de l'éducation, du travail et pas de la drogue !»

    Il est fortement regrettable que de tels propos s'échangent entre socialistes.

    Le tord que l'on peut lui reprocher c'est de ne pas avoir dit clairement ce qu'elle ferait si DSK venait à faire défaut. C'est une brèche dans laquelle s'engouffrent ses adversaires, d'autant plus que pour beaucoup elle aurait hésité à se lancer dans cette primaire, elle y serait allée avec retenue. Ce que l'on peut dire aussi c'est que DSK ne lui a pas rendu la monnaie de sa pièce. L'avance de François Hollande sur Martine Aubry est aussi   principalement le fait qu'il est reconnu plus proche de DSK que les autres primairistes, sauf Manuel Valls le Blairiste.

    A Nantes le mardi 20 septembre elle parle justice, c'est une de ses priorités avec l'emploi le pouvoir d'achat et l'éducation. Le choix de la ville ne doit rien au hasard. «C'est à Nantes que Sarkozy a mis en cause l'indépendance de la justice», rappelle Aubry, évoquant l'affaire Laëtitia.

    En tant que femme de gauche Martine Aubry place dans ses objectifs l'égalité homme femme estimant que rien n'est acquis et qu'il faut sans cesse être sur le sujet car le machisme est encore ancré dans la société. A travail égal salaire égal, c'est encore loin d'être le cas, c'est dans son programme, et c'est plus industriel que politique. «Nous avons conscience qu’il reste un important chemin à parcourir mais nous sommes déterminés. Les femmes comme les hommes de ce pays en ont assez du sexisme comme des inégalités, nous aussi».

    Invité de Libération, Martine Aubry clame que le projet socialiste est possible. 

    http://www.liberation.fr/politiques/06014093-martine-aubry-invitee-de-liberation

    Pour elle, «l’idée de progrès n’est pas morte, de nouveaux droits restent à conquérir et la gauche doit s’atteler à penser «la société des individus» ou des «personnes». Et l’État qui va avec, offrant le maximum de protections à ceux qui en ont besoin et le maximum de liberté à ceux qui la recherchent. Bref, au-delà des graves contingences économiques du moment, l’esquisse d’un modèle de société dont on espère qu’il sera complété ou contesté dans le cadre de la primaire».

    Le progrès au cœur de l'action
    «Cela a l’air cucul de le dire, mais réenchanter la politique, dire que la notion de progrès veut dire quelque chose aujourd’hui, dire que les Français me parlent aussi de leur angoisse de voir un pays rétréci, qui n’est plus envié, qui est regardé souvent avec mépris, ça compte».

    Les banques,
    séparer les activités de dépôt et les activités financières. «Depuis 2008, rien n’a changé», note Martine Aubry, qui prône une «séparation des activités de dépôt et des activités financières».

    Les eurobonds,
    Les eurobons,«Oui, je suis très favorable aux eurobonds et je regrette que Nicolas Sarkozy ait changé d’avis pour faire plaisir à Mme Merkel, qui sentait que les Allemands n’en voulaient pas. En contrepartie, elle lui a fait plaisir en lui faisant croire qu’elle croyait à sa règle d’or».

    Retraites:
    A partir à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt ou pour les métiers pénibles. Martine Aubry a expliqué que pour «la retraite à taux plein concerne ceux qui ont commencé à travailler tôt ou ceux à qui nous dirons, après négociation avec les syndicats, que, par exemple, leur année à la chaîne chez Moulinex compte pour 1,2 année et non pas une année, car ce sont des travaux pénibles». Elle ajoute que «trois millions de Français ont commencé à travailler tôt, trois millions pourront partir à 60 ans à taux plein alors qu’on leur demande aujourd’hui d’attendre l’âge de 62 ans». «Oui, il faut augmenter la durée des cotisations parce que l’espérance de vie s’accroît, a expliqué Martine Aubry, qui a souligné dans le projet avoir «pris les hypothèses les plus dures, et nous avons dit, il faut passer aujourd’hui à 41 ans, puis à 41 ans et demi en 2025». Elle rappelle également «qu'on ne réglera pas le problème des retraites sans des ressources nouvelles», qui seront «les compléments de salaire qui, aujourd’hui, ne paient pas les cotisations retraites, les stock-options et les bonus, qui représenteront 2 milliards par an sur la participation et l’intéressement (les syndicats nous ont donné leur accord), qui représenteront 3 milliards par an. D’autre part, il faut faire financer les retraites par les revenus du capital et par les banques, nous avons prévu une taxation spéciale sur les banques, que l’on ne vienne pas nous raconter que cela ne va pas».

    Éducation:
    «un plan de refondation de l'école. Avec l’ensemble des organisations syndicales, nous avons convenu de démarrer le travail au lendemain de la primaire, afin qu’une des premières lois, à l’automne 2012, soit un plan de refondation de l’école sur cinq ans avec des moyens et des priorités» Martine Aubry s'engage à «recentrer la mission des enseignants qui est de donner une culture commune, de donner envie d’apprendre aux élèves, d’en faire des citoyens à même de se forger des opinions», et à «remettre les enseignants là où l’on en a le plus besoin, éventuellement prévoir 12 à 15 élèves par classe dans certains endroits, pour en mettre 30 dans d’autres.» Elle a également précisé qu'elle remettrait en place la carte scolaire. Lire la suite ici.

    La suite sera L'affaire Karachi (...............), et son ombre Takieddine,

  • Martine Aubry le 28 juin 2001 à 11h30,

    la France a rendez-vous avec la démocratie.


    Rassembler la gauche puis la France entière dans la justice.

    Support Wikipedia C'est sous un tonner d'applaudissement que Martine Aubry a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle pour une France solidaire et juste. Je suis candidate à l'élection présidentielle dit-elle esquivant les primaires comme si, pour elle, elles n'existaient pas. Bien entendu, c'est voulu, les primaires c'est elle, c'est sa volonté, alors ne pas les prononcer n'est-ce pas se voir gagnante ou bien tout simplement négliger ses adversaires socialistes ? En fait, elle exprime sa légitimité de secrétaire nationale, être au dessus des autres, et se pose ainsi seule au PS à pouvoir combattre contre Sarkozy. Est-ce de la méprise pour ses adversaires, on pourrait le penser, et la question qui vient à l'esprit qu'elle sera sa position si elle venait malgré tout à ne pas être la gagnante de la primaire ne voulant y figurer ? Ira-t-elle à l'élection malgré cela, ou bien espère-t-elle le désistement des autres candidats ? On se refuse à penser qu'il puisse y avoir deux candidats socialistes à l'élection de 2012 !

    Je veux rendre à la France sa force, sa dignité, sa sérénité, son unité. Je veux rendre à chacun le gout de l'avenir et l'envie d'un destin commun.

    Comme on pouvait s'y attendre ses thèmes sont la fraternité, et la justice dans la république, et puis l'Europe ou elle reste dans la ligne de son père Jacques Delors.

    La Dame des 35 heures qui ont mis à mal sa fraternité et lui ont valu l'égoïsme de nombreux salariés, le partage n'était pas leur motivation puisqu'il était générateur de sacrifice salariaux. Comme nous savons qu'elles furent rejetées et donnèrent à la droite un argumentaire qui lui permis de revenir au pouvoir pendant deux mandatures législatives et trois mandatures présidentielles. Cette longue traversée qu'elle subira meurtrie dans son amour de fraternité, ne l'a découragea pas et elle obtint, à la suite de son succès à la mairie de Lille lors des municipales en 2008, au Congrès de Reims une majorité contre Ségolène Royal bien que sa motion fut arrivée en tête, et qui fit, lors du vote des militants supposer une arnaque sur les 102 bulletins de vote sur 67.451 pour Martine Aubry. Le tout contre Ségolène par la gauche du parti avait fait son œuvre.

    Nul ne met en doute la morale républicaine de Martine Aubry n'y ses compétences, elle fut plusieurs fois ministre et la dernière fois dans le gouvernement Jospin. Femme de gauche, autoritaire paraît-il, obstinée comme sa mère, qui n'hésite pas au paradoxe de combattre l'alliance avec les centristes pour ses compagnons et de l'accepter pour elle même à Lille avec le Modem et les Verts lors des municipales en 2008. Réélection dont on sait maintenant qu'elle lui permet, après le poste de secrétaire nationale, d'être candidate à l'élection présidentielle de 2012, bien qu'elle avait accepté dans le tout contre Ségolène Royal en 2008 de ne pas y être.

    Je me suis donc trompé croyant qu'elle ne se présenterait pas, préférant le secrétariat national ou elle su maintenir les appétits des ténors socialistes et gagner haut la main les élections régionales de 2010. Un président socialiste se doit d'avoir un parti fort et uni ce qui impliquait qu'elle ne se présenterait pas. Elle hésita longtemps, le pacte DSK étant rompu, la voie était libre, et l'on est en droit de penser qu'elle ne s'est décidée qu'à la suite d'un lobbying des cadres de son parti.  Jacques Delors son père refusa d'être candidat en son temps à la présidentielle, mais il à toujours pensé qu'en politique, elle était meilleure que lui disait-il en 2008 après son élection au Lille.

    Pour la droite, c'est la caricature d'un parti qui n'évolue pas

    L'allocution de Martine Aubry

    Redresser la France, rassembler les Français dans la justice

    Mes chers compatriotes,

    J’ai souhaité aujourd’hui m’adresser à vous.

    Dans moins d’un an a lieu l’élection présidentielle. La France a rendez-vous avec la démocratie, c’est-à-dire avec elle-même.

    Notre pays subit de grands désordres, désordre économique, désordre budgétaire, désordre social, qui entraînent d’autres désordres dans les vies comme dans les lieux de vie. Un pouvoir enfermé dans ses certitudes, a touché à tout sans rien régler.

    Je le dis : on ne peut pas innover, créer, soigner, éduquer, et soumettre ces nécessités vitales aux seules lois du marché. On ne peut pas critiquer le pouvoir financier, tout en le laissant continuer ses pratiques détestables. On ne peut pas protéger les Français en imposant les recettes libérales qui les fragilisent.

    On ne gouverne pas en opposant les jeunes aux plus âgés, les travailleurs aux chômeurs, les Français aux étrangers. On ne préside pas la France sans porter haut ses valeurs et son identité, qui ont fait l’admiration du monde. Derrière l’apparence de l’énergie, trop souvent confondue avec l’agitation, ce pouvoir a surtout une réalité : une politique injuste exclusivement menée au profit des privilégiés.

    Il est temps, il est grand temps que cela change vraiment.

    Je veux rendre à la France sa force, sa sérénité, son unité.

    Je veux redonner à chacun le goût de l'avenir et l'envie d'un destin en commun.

    Aussi, j’ai décidé de proposer ma candidature à l’élection présidentielle.

    Oui, la France connait des heures difficiles. Mais je suis résolue à me battre de toutes mes forces pour lui redonner avec vous un avenir. Il n’est pas de plus beau combat, il n’est pas de mission plus noble.

    J’ai la conviction que face aux multiples défis de notre monde, une vision claire, une action cohérente et un langage de vérité permettront de récréer de la confiance, de redresser notre pays et de le rassembler dans la justice. La peur, le repli sur soi et le défaitisme : ce n'est pas la France!

    Je vous le dis ici dans ma ville de Lille, capitale d’une grande région industrielle où rien n’a jamais été donné, où tout a été conquis par le courage des femmes et des hommes. Lille, terre d’hospitalité pour ceux venus d’ailleurs, qui contribuent aujourd’hui à notre prospérité. Lille, que j’aime tant, qui m’a tant donné et qui m’a tant appris.

    Je vous le dis en m’appuyant sur ce que j’ai de plus cher, les valeurs transmises par ma famille : la morale, le sens de la justice et le goût des autres. Je puise ma force dans mes convictions de toujours, celles de la République et celles de la gauche. Pour moi, la liberté rime avec l’égalité, pour donner à chacune et chacun les moyens de construire sa vie. Pour moi, seule la fraternité permet une société apaisée où chacun donne le meilleur de lui-même aux autres. Pour moi, la laïcité est une valeur inestimable que nous devons protéger précieusement.

    Je le dis aussi après trois années de travail à la tête du Parti Socialiste, confiante dans le grand projet du changement que nous avons préparé tous ensemble pour répondre à vos attentes et aux besoins du pays. J’ai vu, j’ai entendu, j’ai écouté, j’ai échangé avec beaucoup d’entre vous.

    Les difficultés et même la colère sont là, mais le désir d’agir pour que notre pays retrouve un sens est puissant. Nul n’ignore la situation réelle de la France et la dureté de la crise. Nous aurons des efforts à réaliser, mais je m’y engage, ils seront justement répartis. On ne peut pas demander toujours plus à ceux qui ont peu et donner à ceux qui ont déjà tout. Tout ne sera évidemment pas possible tout de suite, mais nous reprendrons ensemble le chemin du progrès.

    Je m’adresse à vous aujourd’hui pour vous dire que je veux relever le défi d’une France innovante, compétitive et écologique.

    Nous avons des ressources puissantes pour être dans le peloton de tête des nations. Nos ouvriers, nos employés, nos cadres, nos agriculteurs, nos entreprises, nos chercheurs, nos artistes, nos créateurs débordent de compétences, d’imagination et d’initiatives. Nos jeunes sont énergiques et créatifs. Il faut leur faire confiance et leur donner les moyens de leur autonomie.

    Nous avons tous les atouts pour réussir dans la compétition mondiale en bâtissant, dans une France conquérante, un nouveau modèle économique, social et écologique, qui donnera à la France une génération d'avance.

    Je veux aussi restaurer la justice associée à la promesse républicaine.

    Les Français doivent pouvoir vivre de leur travail, avec des emplois qui valorisent et permettent de progresser. Les jeunes doivent pouvoir faire des projets de vie et de travail. Les parents doivent pouvoir éduquer et protéger leurs enfants.

    Chacun doit avoir accès aux soins et à un logement digne. Nos anciens ont droit à une retraite décente et à une prise en charge de la perte d’autonomie par la solidarité nationale. La sécurité qui est un droit essentiel, doit être assurée : le gouvernement utilise l’insécurité pour faire peur, moi je veux la combattre. Nous nous appuierons sur des services publics rénovés, attentifs à chacun, et sur une fiscalité juste.

    Je vous promets de nouvelles conquêtes. L’égalité des droits pour tous, et d’abord entre les femmes et les hommes, doit enfin devenir une réalité. La culture doit être mise en avant pour nous inspirer, nous faire grandir et nous réunir.

    Je veux enfin que notre pays retrouve toute sa voix dans le monde.

    La France ! Notre France, avec une diplomatie et une défense respectées, doit œuvrer pour la paix, la démocratie et la prospérité du monde!

    Et aussi pour l’Europe ! Vous le savez bien, l’Europe est pour moi un combat de toujours. Mais je veux une nouvelle Europe, une Europe qui produit et qui protège, une Europe qui fait respecter de nouvelles règles dans le commerce international, une Europe forte et en même temps solidaire.

    Redonner à la France son poids et sa voix, rassembler dans la justice, tout cela sera possible grâce à un vrai souffle démocratique : une présidente qui préside, un gouvernement qui gouverne, un parlement renforcé et respecté, l’indépendance de la justice et des médias assurée, des syndicats et des associations au cœur du changement, une nouvelle décentralisation réelle et démocratique. Il faut oser la démocratie jusqu’au bout, comme nous le faisons avec nos primaires citoyennes !

    Mes chers compatriotes de la métropole et des Outremers,

    Nous rêvons d’un véritable changement au profit de tous, un changement où les mots se transforment en actes.

    Je suis enthousiaste à l’idée d’aller à votre rencontre.

    Je veux plus que tout rassembler, rassembler aujourd’hui les femmes et les hommes de gauche, les écologistes et les humanistes, pour que demain en 2012 nous puissions rassembler les Français et la nation toute entière.

    Avec votre soutien, avec votre confiance, je prends aujourd’hui devant vous l’engagement de la victoire en 2012.

    Vive la République !

    Vive la France !

    Martine Aubry


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