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anne lauvergeon

  • Anne Lauvergeon la sherpa de Mitterrand, ingénieure du corps des Mines se livre,

    dans «Femme qui résiste» sur le système de clan autour d'Henri Proglio le PDG d'EDF.

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    Anne Lauvergeon en 2012 document Wikipédia.

    Support Wikipedia Il lui fallait sauver son honneur attaquée comme elle le fut par le clan Sarkozy-Proglio lorsqu'elle fut virée d'Aréva. Son honneur bien sûr mais aussi ses indemnités de licenciements furent l'objet d'un combat qu'elle gagna, voir Anne Lauvergeon les griefs de son licenciement ici. Une femme de pouvoirs qui dirigea Aréva pendant dix années qui en fit l'un des plus grands groupes du monde dans le nucléaire. Elle fut cataloguée par la presse Anglo-saxonne la femme la plus puissante au monde après que les Japonais l'appelèrent à l'aide suite à la catastrophe de Fukushima. Ce qui n'empêcha pas Nicolas Sarkozy de la remercier.

    Anne Lauvergeon entraina son groupe dans un développement international concurrentiel en s'appuyant sur un réseau influent constitué par ce puissant microcosme que forment les ingénieurs du corps des Mines, et des relations qu'elle fit lors de son passage à l’Élysée. Sa rémunération fut un sujet de polémique puisque jugé supérieur à celui des autres dirigeants d'entreprises publiques. Mais c'est surtout son parachute doré de deux années de salaire qui fit des rumeurs dans une tentative de déstabilisation. En 2009 sa rémunération est de 925.666 euros, soit le 79ème plus haut salaire des patrons Français, et une rémunération totale de 1,12 million d'euros. Suite à son départ d'Areva en juin 2011, elle recevra des indemnités de départ d'un montant de 1,5 million d'euros. Son indépendance, liée à sa valeur, n'est pas ingénieur du corps des Mines qui veut, passa difficilement auprès des autorités de tutelle ce qui lui causa de grandes difficultés.

    Mais c'est surtout en 2012 sur le dossier Uramin qu'elle fut soupçonnée d'escroquerie lors de son rachat en 2007. Uramin est une société Canadienne d'exploitation minière de gisements d'uranium Africain, et Anne Lauvergenon qui voulait préserver son groupe Areva contre une pénurie éventuelle d'uranium, ce qui aurait mis à mal la production d'électricité nucléaire Française, en fit le rachat. Il devint Areva Resources Southerne Africa. Le prix du spot, c'est le prix d'une marchandise payée au comptant sur un marché, s'envola en raison d'une pénurie éventuelle à 135 dollars la livre. A la suite de ce rachat, le prix chuta à 100 $ pour tomber à 50 $ après la catastrophe de Fukushisma. En 2011 le prix était de 52 $ la livre. Magouille ou complot politique ? Anne Lauvergeon ne fut pas assez prudente puisque le prix offert à Areva était dix fois supérieur au cours de l'action d'Uramin six mois plus tôt. Fin 2011, le rachat à 1,8 milliards d’euros auquel furent ajoutés 400 millions d'investissements par Anne Lauvergeon se transforma en boulet financier. Une nouvelle dépréciation de 80 % de la valeur de la société minière eu lieu. Le gisement s'avérera moins riche en uranium qu'annoncé, en raison d'une baisse des cours de l'uranium notamment à la suite de la catastrophe de Fukushima.Anne Lauvergeon voulant préserver son groupe lui fit perdre beaucoup d'argent.

    Anne Lauvergeon dans son interview à l'Express à la suite de la parution de «La Femme qui résiste» se livra à éclaircir le système de clan et les erreurs politiques qui ont renoncé à toutes stratégie industrielle.

    Elle savait, connaissant les appétits à l’œuvre, quand Nicolas Sarkozy l'a reçut qu'elle ne ferait que deux mandats. C'est comme la présidence de la république deux mandats seulement. Bien quand 2007, il lui avait confié, s'il était élu qu'il ne ferrait qu'un seul mandat, et qu'il irait gagner de l'argent chez Bouygues. Ce n'était pas le seul motif, ses relations tendues avec Henri Proglio, malgré des responsabilités partagées, firent qu'il choisit le patron d'EDF. Henri Proglio avait l'oreille de Sarkozy durant tout son quinquennat. L'appel d'offre pour 10 milliards d'euros dans l'éolien offshore montra bien, selon elle, son influence puisque cela lui avait été refusé par l’État actionnaire, lors du rachat de fabricants d'éoliennes, le Danois Bonus, devenu filiale de Siemens, en 2004. Elle reprocha à Henri Proglio sa prétention de vouloir être capitaine alors qu'elle avait, avec ses collaborateurs, des visions communes dans une action collective. La France avait la chance de posséder quatre grands groupes dans le domaine énergétique, EDF, GDF-Suez, Areva, et Total. Henri Proglio se sentant investit probablement par le président, commença à critiquer la filière malgré son manque de compétence, prônant le démantèlement d'Areva. Demander à de grands ingénieurs de se suicider alors qu'ils avaient tout construit, ne peut se faire sans de grands appuis.

    Elle raconta qu'elle reprocha cinq erreurs à Sarkozy, la volonté de vouloir fusionner Alstom et Areva pour le compte de Bouygues, ce qui ne sait finalement pas fait, mais la discorde dura un an et demi. La seconde erreur fut la création de la commission Roussely, détestable internationalement pour la filière nucléaire. La troisième la nomination d'Henri Proglio et la quatrième d'avoir laissé s'organiser un système de clans, de bandes et de pré-bandes, faisant la promotion du nucléaire bas de gamme, et elle évoqua le problème Kadahfi.

    Elle s'opposa vigoureusement à la vente, contrairement à l’État qui en étant que responsable soutenait cette folie. On voit de suite les conséquences si cette vente avait eu lieu.

    La dernière erreur fut d'attribuer à EDF la vente des produits Areva, et sa réponse fut, «comme si l'on disait à Renault de vendre des pneus Michelin aux concurrents de Renault !».

    Une politique de l’État désordonnée.

    Il fallait à Areva une augmentation de capital de 3 milliards d'euros. En 2004 Nicolas Sarkozy, ministre des finances l'a décida, Hervé Gaymard l'a confirma mais le temps manqua pour la mettre en œuvre. Puis Thierry Breton et Dominique de Villepin suspendirent tout, et en 2007 plus aucune stratégie sauf de court terme.

    Elle aurait pu être ministre.

    Nicolas Sarkozy lui proposa d'être ministre juste avant son entrée en fonction au poste qu'elle voulait, elle refusa. Il ne composait pas pour un gouvernement mais pour un casting, et elle remplissait un certain nombre d'objectifs, mais Areva devenait libre. Sa conviction est qu'il fallait un État stratège aussi bien dans le domaine social, que dans ceux de la régulation financière et de l'industrie.

    A la question serez-vous ministre si François Hollande est élu ?

    «Je ne fais pas ce livre pour soutenir un candidat. Je pense avoir la responsabilité de raconter ce que j'ai vécu pour que notre pays reparte sur des bases saines et fortes. La politique industrielle n'est pas un hochet. Son existence conditionne la création ou le maintien de millions d'emplois».

  • Anne Lauvergeon,

    remerciée par Sarkozy.


    référence au féminin.com

    Support Wikipedia Sarkozy a attendu la fin de son mandat pour se séparer de cette femme mise en place par François Mitterrand, sa dernière trace ainsi disparait. La stratégie Sarkozienne de posséder tous les leviers importants qui s'étend encore avec l'arrivée de ce Directeur général Luc Oursel en 2007 n°2 du groupe n'avait d'autre but que d'intégrer Areva dans le giron d'EDF sous la coupe d'Henri Proglio nommé fin 2009 PDG, et qui avait affirmé sa volonté d'être le chef de file de la filière nucléaire à l'exportation, la fin du mandat fin juin d'Anne Lauvergeon en fut l'occasion. Anne Lauvergeon et Henri Proglio s'étaient notamment opposés sur le traitement des déchets nucléaires, mais aussi lors de la vente des centrales nucléaires à Abou Dhabi. Son grand tord était son indépendance n'acceptant ni la gouvernance d'Henri Proglio et les exigences de Sarkozy. Autre critique, la perte d'un contrat de 20 milliards de dollars en décembre 2009 avec les Émirats Arabes Unis. Le consortium EDF et EDF Suez s'était fait battre par celui de la Compagnie Sud-coréenne publique Kepco qui a construit une vingtaine de centrales en Corée du Sud, maître d’œuvre de la centrale de Fukushima au Japon dont on connait maintenant la valeur industrielle de ce groupe. La fermeté d'Anne Laubergeon n'avait pas permis l'alignement du prix sur celui de Kepco moins cher dès lors que l'on voulait sacrifier à la sécurité. Mais ce que l'on oublie vite, c'est que maintenant les Japonais se tournent vers Areva pour résoudre leurs difficultés. Anne Lauvergeon retourne donc à son profit ce soit disant échec, donc au profit d'Areva sur le nucléaire civil. On voit ainsi que sur ce dossier elle avait entièrement raison, c'est donc une erreur stratégique que de l'évincer. L'espoir d'un «nucléaire low cost» s'est envolé le 11 mars au Japon, merci Anne Lauvergeon.

    Le départ d'Anne Lauvergeon ouvre donc un boulevard à Henri Proglio d'autant que Luc Oursel n'a pas le poids d'Anne présidente du directoire du n°1 mondial du nucléaire depuis sa création en 2009, il devra faire ses preuves dans un climat qui ne lui est pas favorable. Il n'aurait pas vraiment convaincu dans la branche réacteurs, il se serait enlisé dans le chantier Finlandais.

    Sarkozy qui préside le Conseil de politique nucléaire obtient ainsi la main par Henri Proglio sur le nucléaire civil, pour l’Élysée. Il n'était ni possible ni souhaitable de maintenir une bicéphalité à la tête de l'énergie Française. Les oppositions d'Anne Lauvergeon depuis des mois à Sarkozy et qui savait dire non, n'avait-elle pas  refusé un maroquin ministériel, les finances, en 2007, lui ont couté son poste en 2011, finalement elle aura tenu quatre ans . Son refus de l'époque était motivé pour sauver le démantèlement annoncé. En 2007-2008 le gouvernement envisageait de rapprocher Areva de Alstom dont le premier actionnaire était Bouygues à 30 %, c'était vendre le nucléaire au privé, invraisemblable si l'on se rapproche du référendum Italien. La marotte de Sarkozy démanteler ce qui existe pour façonner ensuite à sa main même si cela est contre productif, l'exemple de la police n'est plus à démontrer sur la sécurité. Areva aurait été partagée en deux d'un coté les réacteurs et de l'autre le combustible, solution qui en général  n'a pas la propriété de réduire les coûts, mais d'accroître les difficultés.

    En fait ce n'était pas Luc Ourson mais Philippe Knoche en charge des réacteurs qui était le favori sous Lauvergeon. Il n'était pas question d'Oursel, il ne figurait même pas sur la liste présentée à l’Élysée en février par le comité de sélection. Comité qui était composé de Jean-Cyril Spinetta président du Conseil de surveillance d'Areva, de René Ricol commissaire général à l'investissement l'homme du grand emprunt qui avait impressionné Sarkozy, ainsi que de François David président de la Coface, Compagnie Française d'Assurance pour le Commerce Extérieur. Les préférences de ce Comité allaient à Jean Pierre Camadieu PDG  du groupe Rodhia du corps des Mines, à Fabrice Bregier DG d'Airbus et du corps des Mines, à Marwan Lahoud DG délégué à la stratégie et au markéting d'EADS, du corps de l'aéronautique, à Isabelle Kocher  ancienne du cabinet Jospin une tête, les Mines, Normale sup, DEA d'optique quantique, agrégée de physique PDG de la Lyonnaise des Eaux, mais Oursel n'y était pas.

    Il apparait, par sa compétence d'ingénieur de Mines, ingénieur en chef du corps des Mimes, fils de militaire, membre du Directoire d'Areva, l'homme de la continuité, connaissant le nucléaire mais vraisemblablement comme un homme de paille à la main du patron d'EDF, n'ayant pas le talent politique d'Anne Lauvergeon ni le soutien de poids de Spinetta qui avait menacé de démissionner si Anne Lauvergeon n'était pas reconduite. Il devra procéder à l'ouverture du capital des Mines d'Areva et développer l'activité à l'export si chère à Henri Proglio. Il est évident que pour un tel poste les ingénieurs du corps des Mines sont tout indiqués l'école en est le réservoir après avoir fait l'X.

    Déjà en 2010 Sarkozy qui ne cachait pas son désir de l'évincer, avait sauvé sa tête grâce à Spinetta.

    Les réactions ont été importantes surtout à gauche, mais aussi par des UMP, et des centristes, qui ont signé une tribune de soutien à lire ici. Il était évident que Sarkozy n'en tiendrait pas compte, les divergences de politique nucléaire étaient trop fortes pour lui, cherchant la réduction des coûts, qui dans ce domaine n'est pas permise. Qu'importe, il ne sera plus aux commandes si malheureusement un grave problème survient par suite d'une politique de réduction des coûts si elle porte sur la sécurité.

    Le Comité exécutif d'Areva était monté au créneau. Dix-sept de ses dix-neuf membres, sauf Oursel, ont adressé une lettre à Jean-Cyril Spinetta, en faveur de leur patronne. «Anne Lauvergeon est la seule personnalité de l'entreprise disposant des compétences et qualités requises pour conduire Areva dans les années à venir», écrivent-ils. François Hollande, affirme à son tour qu'un remplacement d'Anne Lauvergeon «serait un symbole fâcheux». Et puis c'est une double faute de sens et de méthode vendredi 17/06 à Strasbourg. L'erreur de méthode c'est d'improviser alors qu'il y avait une procédure de sélection, et de sens après Fukushima l'industrie nucléaire va connaître une mutation qui demande de la maîtrise. Pour les syndicats du comité de groupe Européen, «seule une personne connue et reconnue au niveau mondial, comme l'est la présidente d'Areva, pourra mener à bien ce nouveau défi que les événements imposent au groupe».

    Pour Christian Bataille député socialiste du Nord, «c’est le fait du Prince, une nouvelle fois c’est le président de la république qui décide parce qu’une tête ne lui convient pas qu’il faut la changer». Réaction également le député socialiste Jean-Yves le Déaut. «Anne Lauvergeon a refusé à Nicolas Sarkozy d’être ministre et a voulu garder son indépendance, ça n’a pas plu à Nicolas Sarkozy, car il fonctionne en monarque absolu», ajoute ce spécialiste des questions scientifiques et technologiques au PS. Jean-Marie le Guen député PS de Paris, a tenu à souligner le «charisme» et le «prestige» de cette femme qui a refusé en son temps la main mise d'un groupe privé sur le nucléaire Français à savoir Bouygues. Christian Jacob président du grouper UMP à l'Assemblée, ce n'est pas un limogeage puisqu'elle est arrivée à la fin de son mandat. L’État actionnaire  privilégié la continuité puisque c'est le n°2 qui va prendre le relais. Pour lui, il est normal que sur le nucléaire l’État ait son mot à dire.

    Ségolène Royal regrette le remplacement d'une femme «exceptionnelle», espérant que ce limogeage n'est pas dû à son indépendance. Les deux femmes se connaissent bien, elles ont travaillé ensemble à la présidence de la république.

    Pour Nicolas Sarkozy, lors d'une conférence de presse à Berlin,  estime que le choix de Luc Oursel est celui de la continuité, «Madame Anne Lauvergeon à fait deux mandats, dix ans à la tête d'une entreprise c'était la fin de son mandat, le gouvernement a pris la décision de nommer à la tête de l'entreprise le numéro deux de l'entreprise, il y a donc de la continuité», le gouvernement qui est-ce ?

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