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année 2009

  • Les évènements de l'année 2009.

    Barack Obama, Plomb durci, l'Iran....

    Barack Obama.

    Pourquoi Barack Obama par ce qu'il s'est engagé dans un contexte difficile malgré les peaux de banane de son prédécesseur. Guerres d'Irak et d'Afghanistan, conflit Israélo-palestinien au plus mal, une économie défaillante avec la faillite de la banque Américaine Lehman Brothers prononcée le 15 septembre 2008 à la suite de la crise des subprimes et qui se place sous la protection du droit fédéral. Cette chute entraîne avec elle la bourse américaine, puis quelques semaines plus tard toutes les bourses mondiales. Pour pallier la crise, certains États nationalisent les pertes engendrées par les banques en difficultés, garantissent les épargnes et vont même racheter les actifs toxiques, voir le capitalisme financier et ses conséquences ici, et le capitalisme bancaire ici. Au bord du précipice, en début d'année, l'économie mondiale après avoir atteint son niveau le plus bas semble entrer en convalescence grâce aux interventions massives des pouvoirs publics ayant pour effet l'accroissement de la dette des pays industrialisés. Avec cette crise les Etats-Unis voient une dette publique atteignant 64,7 % du PIB soit 14.264 milliards en 2008, un taux de chômage de 9,5 % et un taux de croissance négatif -5,7% du PIB en 2009, et bien d'autres choses.

    Barack Obama a donc porté un immense espoir dans une Amérique en déclin martelant «Yes we can» et assurant restaurer la grandeur de son pays, mais aussi un espoir de voir enfin cesser les guerres hégémoniques de Georges Bush qui ne mènent nulle part. Son élection a été saluée dans le monde entier, par ce qu'il est d'abord de couleur dans un pays ou les noirs représentent la pauvreté et la classe de l'esclavage. D'énormes attentes font que ses difficultés, qui n'en auraient pas, ont mis en cause sa volonté de résoudre les conflits que le monde attendait de lui comme si un homme seul, qui n'est pas un Dieu, peut combattre ce que l'égoïsme et l'hégémonie de certains ont fait, dans ce monde en évolution ou les nationalismes, la pire des doctrines, prend le pas sur la raison. Il s'est attelé à un immense défit donner à son peuple une couverture sociale avec sa réforme sur la santé qui a mis sa crédibilité a rude épreuve critiqué à la fois par les républicains et mêmes par nombreux démocrates ne voulant payer pour les pauvres. Le Sénat a adopté le 20/12/09 cette réforme dont le texte devra être fusionné avec celui de la Chambre des représentants voté le 07 novembre et dont la version définitive devra être ensuite signée par le président Obama. Il consiste a fournir à 31 des 36 millions d'Américains qui n'en avaient pas une couverture sociale, c'est donc un immense progrès. Au total 94 % des Américains de moins de 65 ans seraient couverts, les plus âgés bénéficiant déjà d'une couverture fournie par l'État fédéral le «Médiacre». C'est un vote qui sera qualifié d'historique tant il était attendu depuis plus d'un siècle de batailles sur la réforme du système de santé. Ce n'est probablement pas notre sécurité sociale bien malade par sa politique actuelle mais qui devient de plus en plus injuste permettant à certains de gagner beaucoup d'argent sur le dos des autres par le coût et le nombre de nombreuses consultations et interventions médicales mêmes si elles ne sont que partiellement remboursées.

    Ses premières difficultés sont apparues sur le conflit Israélo-palestinien incapable d'empêcher la poursuite des colonisations dans les territoires de Cisjordanie, ou le retrait de Georges Bush ouvrait une nouvelle phase d'espoir pour les Palestiniens. Il n'en a rien été pour le moment un moratoire de 10 mois sur de nouvelles implantations a été accepté par Binyamin Netenyahou en Cisjordanie ou sont installés 300.000 Israéliens. Jérusalem Est étant exclue de ce moratoire et l'Etat Hebreux envisage la construction de quelques 692 logements. La politique Américaine bien que sioniste est donc impuissante à imposer ses vues pour un arrêt des implantations.

    Plomb durci.

    Cela fait maintenant une année que la guerre de Gaza a commencée le 27 décembre 2008 à 11 heures 30 par des bombardements suivis d'une offensive terrestre le 03 janvier 2009 qui se termina le 19 janvier 2009 deux jours après l'investiture d'Obama. La situation n'a guerre évoluée et la spirale du désespoir s'installe dans ce territoire martyre rejeté par tous ou vivent 1,5 millions d'hommes de femmes et d'enfants, un crime contre l'humanité sous nos yeux et rien n'y fait ! Une guerre assassine par ce que hors de proportion ou femmes et enfants innocents ont été sauvagement tués par cette armée utilisant des armes dont l'usage est condamné par le droit international humanitaire fruit d'un régime fasciste. En dépit des organisations non gouvernementales le monde occidental n'est pas innocent non plus par ses réactions timorées bien loin de la sauvagerie qui s'est abattue sur ce pauvre peuple condamné à vivre dans cette prison. Combien sont ceux qui justifient ce massacre pour des roquettes qui n'ont fait que 16 morts Israéliens et 8 ressortissants étrangers entre octobre 2001 et fin 2008 et détruits des maisons ce qui est certes regrettable voire condamnable, mais ne justifie en rien un tel déferlement de bombes. Ces Palestiniens que l'on traite de terroristes se défendent encerclés dans cette bande de terre, ou tout manque. Au soir du 19 janvier le bilan provisoire rapporté par le chef des services d'urgence de Gaza annonce 1315 tués Palestiniens dont plus de 410 enfants et 100 femmes ainsi que 5285 autres blessés. Coté Israélien 3 civils et 13 soldats ainsi que 113 soldats blessés et 84 civils selon B'Tselem. Comment ne pas être indigné quand on voit le peu d'efforts mis pour qu'ils aient un pays avec des frontières sures. La communauté internationale qui a donné aux Juifs massacrés par les Nazis un territoire en Palestine pour se laver de ses fautes, n'a rien fait pour ces pauvres Palestiniens qui ne sont coupables de rien et qui, depuis plus de 60 ans, payent pour l'occident ses fautes en se défendant comme ils peuvent face à cette agression Israélienne provocatrice et permanente. Pourquoi ne pas avoir reconnu, en 1948, pour eux aussi un droit à l'existence sur leur terres dans ce territoire ou leurs ancêtres sont nés.

    Le rapport Goldstone, compte-rendu lucide d’une mission d’enquête du Conseil des droits humains de l’ONU sur le massacre de Gaza témoigne dans les moindres détails des crimes commis par Israël, attaques délibérées contre des civils et des institutions civiles, y compris des hôpitaux, des écoles, des mosquées, des ambulances, des installations d’eau potable et des systèmes d’égouts, utilisation d’armes au phosphore blanc, utilisation de boucliers humains et traitement abusif des détenus. Ce rapport conclut qu’Israël a violé le droit international humanitaire, porté atteinte à la quatrième Convention de Genève, causé de profondes souffrances à une population sous occupation. Il considère aussi les massacres de la population de Gaza comme des crimes de guerre, voire même des crimes contre l’humanité.

    Un an après la guerre, la vie est comme gelée sur place à Gaza. Des quartiers entiers sont toujours en ruines, le processus de paix est bloqué, et dans un territoire bouclé par le blocus, les habitants traumatisés n’arrivent pas à reconstruire leur existence.

    Faute d’avoir renversé les dirigeants Hamas du territoire, au pouvoir depuis 2007, l’offensive les a renforcés, le fossé s’est encore creusé entre Gaza tenue par le Mouvement de la résistance Islamique et la Cisjordanie aux mains d’un Fatah de plus en plus considéré comme subordonné à Israël. Sans un pouvoir Palestinien unifié, condition préalable à des pourparlers de paix, la perspective d’un accord semble s’éloigner. Israël par son hégémonie, tant à Jérusalem Est qu'en Cisjordanie, d'implantations de colonies n'a aucun intérêt à ce qu'une paix négociée avec les Palestiniens puisse se faire, et de provocations en provocations, l'état de guerre permanent, non seulement renforce le Hamas, mais en outre, permet à Israël de s'étendre sous le prétexte fallacieux de sa sécurité.

    Le blocus de Gaza imposé par le fait que des proches du Hamas retiennent prisonnier le soldat Franco-israélien Gilad Schalit, n'est qu'un prétexte pour poursuivre ce conflit. Pourquoi humilier ce peuple qui a droit à aussi à un pays. Actuellement une recrudescence des violences Israéliennes envers des militants du Fatah à fait six morts Palestiniens dont trois militants du Fatah dont le but évident est d'engager une riposte des Palestiniens afin de les tuer et d'argumenter contre un gel des colonisations. Voir mes onze articles sur Gaza, le conflit israélo-palestinien ici

    L'Égypte aussi, pour des raisons de souveraineté, envisage la construction d'une barrière souterraine à Rafat ville frontière avec Gaza. Cette barrière de 10 km de long sur 30 mètres de profondeur serait destinée contre le trafic d'armes et de marchandises à sa frontière, en d'autres termes couper le cordon ombilical des Gazaouis vers l'extérieur. De plus, cette Égypte s'oppose à une marche pour Gaza de 1.300 délégués originaires de quarante pays attendus au Caire à l'initiative d'associations la Coalition Internationale pour la levée du siège illégal de Gaza.

    Iran.

    Les élections Iraniennes du 12 juin ont reconduit Mahmoud Ahmadinejad, le président de la République pour quatre années. Les résultats officiels ont accrédités Mahmoud Ahmadinejad de 62,6 % des suffrages exprimés contre 33,7 % pour son principal opposant Mir Hossein Moussavi, la participation s'élevant à 85 %. Ces élections furent le théâtre de violentes manifestations de l'opposition à partir du 13 juin pendant plusieurs jours rassemblant des millions d'Iraniens opposés au régime des Ayatollahs. Une répression sanglante avec morts par balles au moins 10 morts avec plus de 100 blessés et 457 arrestations ont mis fin a ces émeutes que le monde entier suivait sur internet, l'Iran n'étant plus masqué. La censure avait perdu la guerre par l'émancipation de ce peuple qui voulait sa liberté d'expression et d'action. Le régime des Ayatollahs était ébranlé par ce moyen de communication mondial. Une page contre la dictature des peuples venait d'être tournée, le monde pouvait savoir. Voir, la république islamique d'Iran ici.

    Mir Hossein Moussavi le candidat malheureux a accusé ces élections de fraudes massives et s'est déclaré vainqueur. Pour Libération, la manipulation des votes a pu être aussi massive grâce à la prise de contrôle du ministère de l'Intérieur par des bassidji, miliciens, qui ont investi, le jour même du scrutin, dès 17 heures, des terminaux de totalisation des votes, chassant les fonctionnaires affectés à ces postes. Pour la première fois, la télévision d'État Iranienne, citant les représentants des trois candidats battus, a reconnu «646 irrégularités graves».

    Le vendredi 19 juin 2009, le Guide, l'Ayatollah Khamenei prévient que le résultat officiel du scrutin est «définitif». Le 22 juin 2009, après expertise, le Conseil des gardiens de la Constitution conclut, «Nous n'avons constaté aucune fraude ou infraction majeure aucune des plaintes des candidats n'a été acceptée par le Conseil. Le 23 juin Mir Hossein Moussavi publie son rapport sur les fraudes électorales. Il dénonce «l'utilisation à une large échelle des moyens du gouvernement en faveur de son candidat». Il affirme que «des bulletins de vote ont été imprimés le soir de l'élection sans avoir de numéro de série», et réclame de nouvelles élections. Le 30 juin, Mir Hossein Moussavi maintient sa demande d'une nouvelle élection présidentielle. Malgré les demandes du grand Ayatollah Montazieri appelant à la destitution d'Ali Khamenei le guide suprême, de quatre grands Ayatollahs, de l'Europe, et du monde occidental, rien n'y fît. Les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et Israël sont accusés d'ingérence ainsi que les médias occidentaux, des procès sont organisés dont celui de notre étudiante Clotilde Reiss emprisonnée à la prison d'Evin du premier au 16 juillet 2009, actuellement au Consulat de France à Téhéran, voir Clotilde Reiss et Nazak Asfhar ici. Elle a fait dernièrement, en marge du sommet de Copenhagen, une offre d'échange avec le gouvernement Français contre Ali Vakili Rad, un Iranien emprisonné sur le territoire Français pour l’assassinat en France de l’ancien premier ministre Iranien Chapour Bakhtiar, offre fermement rejetée par la France. Une nouvelle audience à une date encore non définie est prévue prochainement, précise le Quai d’Orsay. Cette audience doit concerner les chefs d’accusation, dernière partie de la plaidoirie que l’avocat de la jeune Française de 24 ans n’a pu achever.

    A la mort le 19 décembre du grand Ayatollah Hossein Ali Montazieri âgé de 87 ans haut dignitaire Chiite Iranien l'opposition perd son père spirituel artisan de la république Islamique d'Iran, et reconnu comme le seul successeur à l'Ayatollah Komeini, ses obsèques furent l'occasion de manifestations et d'affrontements à la mosquée de Jamaran de manifestants venus écouter le discours de Mohammad Khatami. Au septième jour du décès de Hossein Ali Montazieri et à l'occasion de la célébration religieuse d'Achoura le 27 décembre 2009 des heurts entre policiers et manifestants conduisent à la mort d'au moins huit personnes dont le neveu Mir Hossein Moussavi le principal opposant à la dictature de l'Ayatollah Khamenei et une vingtaine de blessés et plus de 300 arrestations. Selon des témoins et des sites Internet de l'opposition, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants lors des affrontements les plus violents en Iran depuis plusieurs mois. De source autorisée «le Wall Street Journal» l'ampleur de la mobilisation rappelle les événements de 1979, qui ont précipité la chute du chah, d'autant plus que, comme le note l'auteur, des sources rapportent que «des représentants de l'ordre refusent d'appliquer l'ordre de tirer sur la foule».

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    Iranian opposition protesters clashed with security forces in Tehran. AFP/Getty Images.

    Les faits marquants de l'année écoulée ne se résument pas à ces trois évocations majeures certes mais d'autres concernant notre politique sont à rappeler. La remise en ligne du parti socialiste par Martine Aubry, le cavalier seul de Ségolène Royal, Christine Lagarde désignée par le Financial Times comme star de la finance, et Rachi Dati qui devancerait Lagarde au sein de l'électorat de droite. Et chez les hommes le passé révélé de Frédéric Mitterrand, une culture d'homosexuel , l'affaire Jean Sarkozy avec la présidence de l'Epad, Jean Sarkozy a-t-il un grand avenir ?

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