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aiea.

  • Le nucléaire israélien,

    une menace permanente !

    On connait peu de chose sur la capacité nucléaire Israélienne, on n'en parle peu comme si c'était un crime anti sioniste alors que par contre l'on n'arrête pas d'évoquer le nucléaire Iranien qui n'a pas encore de bombes et qui conduit les États-Unis et l'Union Européenne, par le Conseil de sécurité, à opposer à l'Iran des sanctions de plus en plus sévères, deux poids deux mesures, voir, mon article Le nucléaire Iranien .

    Encore, le 26/07/10 l'Union Européenne et le Canada envisageraient de nouvelles sanctions afin d'obliger l'Iran à une position plus souple dans les négociations sur son programme nucléaire. Les sanctions seraient d'une ampleur sans précédent sur son secteur énergétique pétrole et gaz. Outre l'énergie , le secteur Iranien du transport de fret, par mer ou par air, serait durement frappé, les contrôles dans les ports Européens ou en haute mer seraient renforcés. Les échanges commerciaux devraient être rendus plus difficiles, l'activité de huit nouvelles banques Iraniennes serait interdite, les transactions financières supérieures à 40.000 euros avec l'Iran sans autorisation spéciale seraient prohibées et la liste de personnes privées de visa ou victimes de gels d'avoirs serait nettement étendue. Bien entendu tous n'apprécient pas ces sanctions, et l'Iran les rejette et les condamne. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a assuré que ces sanctions «n'affectent pas la détermination de l'Iran à défendre son droit légitime à poursuivre son programme nucléaire pacifique». La Russie juge inacceptable ces nouvelles sanctions hors ONU, a déclaré le ministre Russe des affaires étrangères. «Nous devons constater avec regret que toutes les dernières mesures de l'Union Européenne et des États-Unis pour accroître la pression sur l'Iran montrent leur mépris des principes du travail commun», a ajouté la diplomatie Russe. A-t-on vu un tel acharnement sur un pays dans lequel il n'a pas été trouvé d'enrichissement pour applications militaires ?

    Mais cela s'explique, le Nouvel Ordre Mondial étant gouverné par le réseau sionisme mondial, aucun équilibre juste ne peut être entrevu sans le déclenchement d'un nouveau conflit redistribuant les cartes.

    Selon l'Agence Associated press , 18 pays arabes, soutenus par des pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie sont parvenus à faire inscrire sur l’Agenda de l’AIEA (Agence Internationale pour l’Energie Atomique), la question du nucléaire Israélien sous l’intitulé «Les capacités nucléaires Israéliennes». On remarquera que le terme employé est «capacités», alors que pour l'Iran c'est nucléaire, dans le premier cas il s'agit d'un fait tandis que pour le second ce n'est rien de précis.

    C'est la première fois dans une lettre du 05/05/10 à Monsieur Yukiya Amano, chef du département nucléaire de l’Organisation des Nations Unies que la question demande à Israël de signer le Traité de Non Prolifération. Les Alliés d'Israël ont un mois pour bloquer cette initiative qui, conformément aux statuts de l'AIEA, pourrait être renvoyée au Conseil de Sécurité, ce qui sera probablement fait. Ce serait une épreuve de vérité pour le clan des cinq mais qui n'engagerait pas Israël si une résolution serait émise puisqu'il ne les a jamais appliquées surtout dans le domaine nucléaire. On mesure bien l'importance morale de cette initiative dans le contexte ou l'on fait peser sur l'Iran de graves sanctions.

    On sait très bien qu'Israël possède la «bombe atomique» depuis un lapsus du premier ministre Israélien Ehud Olmert interrogé par la chaîne Allemande N24 à l'occasion de sa visite à Berlin. Ehud Olmert a indiqué qu'il y avait une «grande différence» entre la volonté de l'Iran d'accéder à la bombe et la situation d'autres puissances, «Pourriez-vous dire que c'est la même chose que pour l'Amérique, la France, Israël et la Russie ?» Le mot «Israël» était lâché. Il l'avait déjà été, le 6 décembre 2006, par le nouveau secrétaire Américain à la Défense, Robert Gates, lors de son audition au Sénat. Pour la première fois, un haut responsable de Washington déclarait publiquement que «l'Iran est entouré de pays dotés de l'arme nucléaire, le Pakistan à l'est, Israël à l'ouest...» Le secret de polichinelle de la bombe atomique d'Israël était tombé.

    Le programme Israélien date de 1954, il a débuté en étroite collaboration avec la France qui cherchait aussi à se doter de l'arme nucléaire. Une centrale nucléaire de 24 mégawatts a été construite à Dimona, dans le désert du Néguev au sud du pays. Au sein du pouvoir Israélien, Shimon Pérès directeur général du ministère de la défense se voit confier la conduite de ce programme très secret et s'implique particulièrement dans l'achat d'armes. «La coopération avec la France a cessé entre 1961 et 1963, avec le retour du général de Gaulle au pouvoir, raconte Pierre Razoux, auteur de Tsahal, Nouvelle histoire de l'armée Israélienne, éditeur Perrin».

    Les Américains ont alors pris le relais, en demandant à Israël de maintenir l'ambiguïté sur cette question. A la veille de la guerre des Six Jours, en juin 1967, les premières armes nucléaires deviennent opérationnelles au sein de Tsahal. L'État hébreu va ensuite coopérer avec l'Afrique du Sud, en réalisant vraisemblablement un essai commun dans l'océan Indien en 1979. Puis, «après le traité de paix avec l'Égypte, en 1977, les États-Unis ont aidé Israël à se doter de la bombe H», affirme Pierre Razoux qui est un historien de l'Institut Français des Relations Internationales IFRI, il a écrit plusieurs ouvrages sur les conflits contemporains.

    En 1986, un physicien pacifiste de la centrale de Dimona, Mordechai Vanunu, avait fait des révélations sur le programme de son pays. Enlevé à Rome par les services secrets Israéliens, il a été condamné à dix-huit ans de prison et libéré en 2004 dans la seule démocratie du Moyen-Orient. Israël peut tout se permettre.

    L'axe Franco-israélien a été sacralisé dès 1956 avec la crise de Suez, durant laquelle Israël appuya son allié européen contre l'Égypte. En récompense de ces liens étroits, la France fournit très discrètement à Israël la technologie pour construire un réacteur dans la région de Dimona, qui entrera en fonction entre 1962 et 1964. Celui-ci était considéré, par une grande partie des experts, comme un site de fabrication d'armes nucléaires. Le gouvernement Israélien s'est toujours refusé à tout commentaire sur le sujet, s'en tenant à une politique d'ambigüité délibérée. Parallèlement à la construction du site de Dimona, à laquelle des ingénieurs Français ont participé, des scientifiques Israéliens sont soupçonnés d'avoir participés aux essais nucléaires Français dans le désert Algérien.

    En 1954, Shimon Pérès se rend en France et fait la rencontre d'Abel Thomas, directeur général du ministère de l'Intérieur, qui lui présente son ministre Maurice Bourgès-Maunoury. Ensemble, ils mettent en place une coopération entre les services de renseignements dans la lutte contre l'ennemi commun Égyptien accusé par la France de soutenir les indépendantistes Algériens. En 1956, Bourgès-Maunoury devient ministre de la Défense dans le gouvernement de Guy Mollet. Une étroite coopération Franco-israélienne s'amorce. Les efforts de Shimon Pérès étant efficaces, il réussit à acquérir, auprès de la France, outre le premier réacteur nucléaire de Dimona, le Mirage III, un avion de combat à réaction auprès de Marcel Dassault.

    En 1958, des avions de reconnaissance Américains de type U-2 survolent le site de Dimona et confirment les soupçons de l'existence d'un programme de recherche nucléaire. Cette nouvelle ne va pas alarmer les dirigeants Israéliens qui prétendront tour à tour qu'il s'agit d'une usine textile ou encore d'une exploitation agricole, quant aux Français, ils adopteront un profil bas face aux autres superpuissances. Les États-Unis demandent alors qu'Israël accepte des inspections de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA).

    Israël donne son accord aux conditions suivantes, des inspecteurs Américains plutôt que ceux de l'AIEA et d'être informé à l'avance de toutes les dates d'inspections. Alors, entre 1962 et 1969, vont arriver à Dimona des inspecteurs envoyés par Washington.

    «Ignorants ou malhonnêtes, ces experts ne s’aperçoivent pas que les locaux qu’ils visitent sont une mise en scène avec de faux instruments qui miment des processus inexistants du nucléaire civil et que sous le pavé sur lequel ils marchent, il y a un énorme bunker de huit étages où l’on construit les armes nucléaires…de l'Association antisioniste France Palestine ».

    La France s'inquiète progressivement des intentions Israéliennes et de la révélation potentielle du secret qui risquerait d'affaiblir sa position déjà difficile au sein du concert des nations. Le général de Gaulle demanda aux dirigeants Israéliens de confirmer publiquement l'existence du site nucléaire en échange de la fourniture de matériaux et technologies complémentaires. Le premier ministre David Ben Gourion en 1960 s'exécuta en précisant que le réacteur serait utilisé à des fins exclusivement civiles. En réalité, c'était loin d'être le cas eu égard aux objectifs du programme. Cette annonce conditionnât la fin de la coopération Franco-israélienne dans ce domaine, paragraphes tirés de Wikipédia .

    Grâce au soutien des États-Unis, de l’Union Européenne et surtout de la complicité active des réseaux sionistes dans le complexe militaro-industriel mondial, Israël est aujourd’hui une puissance nucléaire arrivée à maturité disposant de vecteurs de frappe qui repose à la fois sur des bombardiers, avec 200 à (400 ?) têtes selon les experts, et des missiles balistiques à longue portée Shavit, un engin qui a permit de mettre en orbite les satellites Ofek, et Jéricho II sur des rampes mobiles de lancement qui ont une portée de 1.500 km emportant une charge nucléaire d'une tonne, et le Jéricho II B capable d'atteindre probablement 2.800 km qui en font une puissance stratégique autonome, ainsi que des sous marins récemment acquis en Allemagne. Les missiles balistiques d'une portée comprise entre 5.000 et 7.000 km sont capables d'atteindre n'importe quel objectif au Moyen-Orient et même en Europe.

    Selon la revue la revue Anglaise spécialisée Jane’s Intelligence Review, leur arsenal comprend environ 400 % d'une puissance d’ensemble de 50 mégatonnes équivalant à 3 850 bombes d’Hiroshima. Il s’agit d’abord d’armes tactiques de faible puissance, parmi lesquelles des bombes à neutrons faites pour frapper des objectifs rapprochés sans provoquer une excessive retombée radioactive sur-le-champ de bataille. Mais on trouve aussi des armes thermonucléaires de forte puissance prêtes à être utilisées. Comme vecteurs nucléaires les forces Israéliennes disposent d’environ 300 chasseurs F16 fournis par les États-Unis et 25 F15 d’origine Américaine également. Ces derniers ont été «renforcés» avec l’augmentation du rayon d’action à 4450 km et en les dotant de systèmes de guidage plus sophistiqués. Ces avions sont armés de missiles air-sol Popeye à tête nucléaire capables de pénétrer à une certaine profondeur sur le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement. Ce système d’armes acquis de l’aéronautique Américaine a été utilisé en 1999 avec des têtes conventionnelles dans la guerre contre la Yougoslavie, et a été produit, testé et amélioré à travers un programme conjoint Israélo-américain. Une autre version de ce même missile nucléaire, le Popeye Turbo, a été installée sur trois sous-marins Dolphin, fournis par l’Allemagne en 1999-2000. La marine Israélienne peut ainsi maintenir en navigation vingt-quatre heures sur vingt-quatre, soit dans la Méditerranée soit en mer Rouge ou dans le Golfe persique, au moins deux sous-marins armés de missiles nucléaires, publié par l'Association France Palestine .

    Les capacités nucléaires Israéliennes étant maintenues secrètes et les dirigeants de l'AIEA, ne pouvant les visiter, il est bien évident que ce qui est publié ne peut être considéré exact, même si elles sont entachées d'erreur elles existent. Israël est paradoxalement le seul des huit États à maintenir le flou sur ses capacités nucléaires. A partir du moment ou Israël a eu recours au mensonge pour défendre ses secrets nucléaires vis à vis de l'étranger, il en a fait autant vis à vis de ses citoyens, les membres de la Knesset, et même avec le gouvernement, Le Monde diplomatique.

    Ce qui est frappant c'est leur importance pour un si petit pays comment fait-il pour masquer cet énorme arsenal alors qu'il est si facile avec les moyens dont on dispose de détecter ce qui se passe sur une surface de 1 mettre carré au sol par une surveillance satellitaire continue ? Il y a donc une double connivence entre les États-Unis et l'AEIA, qui sans être sur le terrain pourrait apprécier exactement l'arsenal nucléaire Israélien. On voit à la lecture de ce qui est écrit, obtenu par des recherches sur Google, que les dirigeants Israéliens ont non seulement menti mais ont pratiqué la supercherie sur une grande échelle ce qui ne peut se faire qu'avec l'assentiment des États-Unis et de l'Union Européenne. La France de Guy Mollet n'est pas en reste puisque c'est elle qui lors de l'affaire de Suez à permit aux Israéliens le démarrage de leur centrale de Dimona.

    Pour revenir aux sources du programme atomique, il convient de citer le contexte de la coopération diplomatique et militaire très soutenu qui existait entre la France et l'État hébreu au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci entrant dans le cadre des Protocoles de Sèvres. En sus des amitiés personnelles qui liaient les socialistes Guy Mollet et le général Kœnig aux travaillistes Israéliens, Paris avait rapidement considéré l'État hébreu comme un allié au Proche-Orient. En effet, vu l'influence Française déclinante avec la fin de la tutelle sur le Levant, Liban et Syrie, les ambitions panarabistes de l'Égypte de Nasser et la concurrence avec les États-Unis et le Royaume-Uni sur le contrôle des hydrocarbures, il lui fallait s'appuyer sur un État qui lui permettait de garder un pied dans la région. Mais les Israéliens n'ont cessé de mentir sur ce qu'ils faisaient avec cette centrale de sorte que la France s'est trouvée piégée, et ne pouvait plus faire autrement que de fermer les yeux.

    C'est de Gaulle qui a arrêté cette dérive en stoppant la coopération militaire et nucléaire avec les Israéliens.

    Le 08/03/10 dans un communiqué de l'AFP, Israël annonce faire appel à la France pour la construction d'une centrale nucléaire civile, Conférence internationale sur le nucléaire civil Paris le 09/03/10. Il s’agirait d’un «projet commun avec la Jordanie voisine, sous la supervision de la France qui fournirait la technologie». La même dépêche s’empresse de rappeler que «Israël n’est pas signataire du Traité de non-prolifération nucléaire et qu’il n’adhère pas non plus au projet d’un Moyen-Orient dénucléarisé que défend le Président Américain Barack Obama». Sans doute pour relativiser la portée du nucléaire civil israélien, il est précisé également que «l’État hébreu s’est doté de 200 ogives nucléaires ainsi que de missiles à longue portée», de Égalité et réconciliation.

    Le 29/07/10 un accord de coopération nucléaire entre le États-Unis et Israël vient d'être signé, il prévoit notamment le transfert de technologie en matière de construction de réacteur pour produire de l'électricité contournant ainsi le TNP dont Israël n'est pas signataire. De plus, ils ont également mené le mois dernier des exercices militaires conjoints dont certains sur des scénarios extrêmes, à lire sur Planètenonviolente. Le réacteur de Domina construit il y a des décennies avec la coopération de la France est considéré relativement vieux. Des inquiétudes touchant à la sécurité se font jour puisque n'étant pas sous surveillance internationale à cause du caractère secret de ses activités. Or, la Commission de l'Énergie Atomique d'Israël IAEC, a noté que les vieux réacteurs US ont été rénovés de la même façon et qu'ils ont reçu des autorisations pour continuer leurs activités pendant des décennies, pourquoi donc ne pas faire appel aux Américains ? L'IAEC, est responsable de fonctionnement du réacteur de Dimona et également pour superviser sa sécurité.

    Cette dernière information laisse à penser que le projet commun avec la Jordanie de construction d'une centrale nucléaire civile sous la supervision de la France n'a pas eu de suite.

    Tant qu'Israël n'aura pas signé le TNP et qu'il ne permettra pas l'inspection de ses installations par l'AEIA, Israël sera un danger pour l'équilibre du monde. Sur l'échiquier mondial Israël est un pays comme un autre, il n'y a aucune raison qu'il bénéficie d'avantages que les autres n'ont pas.  Ses intentions d'attaquer l'Iran font planer une vraie inquiétude car ce n'est pas en écrasant l'Iran avec l'appui des États-Unis qu'un équilibre stable peut être instauré. On se rend bien compte que sous le prétexte d'assurer sa sécurité, Israël se permet tout sans la moindre sanction internationale, cette situation est intenable à terme. Les guerres d'Irak et d'Afghanistan ne résolvent rien, bien au contraire elles font planer un climat d'insécurité qui nous oblige à être en permanence en état d'alerte, ce qui, par le fait qu'il devient permanent, ne sert plus à rien.

    Cela ne peut être détaché du conflit Israélo-palestinien qui condamne Israël pour son intransigeance à ne pas vouloir arrêter les colonisations et n'imposer aux Palestiniens que ses conditions pour des négociations directes. Le vice-Premier ministre Israélien Sylvan Shalom a déclaré impossible les conditions posées par le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas pour relancer des négociations, «les Palestiniens posent trois conditions impossibles: que les négociations reprennent au point où elles avaient abouti à la fin de 2008 alors qu'Ehud Olmert était Premier ministre, qu'elles soient basées sur un retrait total Israélien de Cisjordanie et Jérusalem-Est, et que le gel de la construction dans les colonies se poursuive», a affirmé M. Shalom à la radio publique, sur Le Point

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