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  • Un État Palestinien sur ce qui reste,

    est-ce possible ?

     

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    AP/J. Scott Applewhite.

    Hillary Clinton, Benyamin Nétanyahou et Mahmoud Abbas, jeudi 2 septembre, Le Monde.fr .

    Les États-Unis ont jugé réaliste de voir aboutir d'ici un an le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. «Nous pensons que c'est réaliste», a déclaré l'envoyé spécial Américain au Proche-Orient, George Mitchell. «Nous pensons que cela peut être fait.» M. Mitchell a concédé que cet optimisme était loin d'être partagé par tous. «Nous reconnaissons qu'il y a beaucoup de gens, certains très savants, qui sont d'un avis contraire, et il y a aussi des gens qui disent très clairement que ce n'est pas possible et que ça ne devrait même pas être tenté, des deux côtés», a-t-il dit. Mais qui ne fait rien n'obtient rien.

    Israéliens et Palestiniens se rencontreront toutes les deux semaines, et Benyamin Netenyahou envisage de procéder à un référendum dès qu'un accord cadre fixant les grandes lignes d'un règlement final aura été réglé. Un référendum qui n'aurait d'ailleurs aucune chance d'approuver la création d'un État Palestinien. Rappelons que Benyamin Netenyahou a été élu pour défendre les implantations en Cisjordanie, il serait paradoxal que les Colons changent d'avis s'ils venaient à les évacuer, seule condition acceptable pour les Palestiniens !

    Le deux septembre 2010 s'est ouvert sur l'impulsion de Barack Obama la énième négociation Israélo-palestinienne sur la formation de deux États, la négociation de la dernière chance pour les Palestiniens tant ce qui reste de leur territoire est extraordinairement réduit par les colonisations Juives. Négociations entre un homme seul Mahmoud Abbas désavoué par son peuple et par le Hamas qui, comme à son habitude tentera tout pour qu'elle échoue, et un État Juif puissant représenté par Benyamin Nethenyahou disposant d'un avantage considérablement honteux.

    Le Hamas a promis jeudi 02/09/10 de poursuivre ses opérations anti-israéliennes en Cisjordanie malgré la vague d'arrestations de ses sympathisants lancée par les forces de l'Autorité Palestinienne en coopération avec Israël après deux attaques en 24 heures visant des Colons. «Le véritable représentant du peuple Palestinien, ce sont les forces de la résistance», a lancé Sami Abou Zouhri, porte-parole du mouvement islamiste, opposé aux négociations de paix engagées jeudi à Washington.

    Les premières négociations ont commencées à Oslo en 1993 elles promettaient de résoudre le conflit en cinq ans. La «feuille de route», publiée en 2003, fixait la création d'un État palestinien à 2005. Le processus d'Annapolis, lancé fin 2007, envisageait un accord sur la création d’un État palestinien indépendant et viable avant la fin 2008. Trois processus et trois fiascos. En lieu et place de l'indépendance, les Palestiniens ont eu droit à une consolidation du régime d'occupation, accélération de la colonisation, construction d'une barrière de séparation, multiplication des barrages routiers, et bien d'autres faits sur l'argumentation de sécurité pour l'État d'Israël.

    La situation géographique des territoires.

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    Document Le Monde.fr.
    On distingue bien l'emprise Israélienne sur la Palestine entre 1947 et 2010, il n'y a plus de liaison entre la Cisjordanie et le territoire de Gaza

    A la veille de son départ Benyamin Netenyahou a affirmé aux membres de son parti, le Likoud, qu'il resterait prudent lors des négociations et qu'il insisterait sur le volet sécuritaire afin que le retrait Israélien ne s'accompagne pas de tirs de roquettes, je ne suis pas naïf a-t-il précisé. Or comment empêcher des tirs de roquettes de la bande de Gaza perpétrés par les Brigades Ezzedine al-Qassam qui sont la branche armée du Hamas. Mahmoud Abbas ne peut que subir, c'est dire si ces négociations sont illusoires sans que le Hamas en soit aussi partie prenante. Il est évident que la mise hors circuit du Hamas est une grande erreur de l'administration Américaine et de l'État hébreu, ce qui permet de façon hypocrite, de masquer que l'on ne désire pas d'État palestinien qui de fait stopperait les colonisations, tout en clamant vouloir le construire, sans une partie de ce peuple, et de prétendre ainsi avoir tout fait pour.

    Va-t-il falloir que le Fatah combatte le Hamas pour le réduire si Mahmmoud Abbas veut aboutir à cette dernière chance. Or le 31 août une fusillade près d'Hébron en Judée-Samarie revendiquées par le Hamas a tué quatre Israéliens histoire de faire comprendre qu'il est toujours présent. Le lendemain premier septembre les forces de sécurité Palestiniennes ont arrêtés près de 200 membres du Hamas soupçonnés être liés à cet attentat meurtrier. Pour Omar Abdel-Raziq parlementaire du mouvement Islamique, ces arrestations ont un caractère politique, mais bien plus, il accuse Mahmmoud Abbas d'obtenir les faveurs de Benyamin Netenyahou. Sa réaction à Washington a été de déclarer qu'il ne laissera pas détruire les négociations. Il est évident que cet acte perpétré le long de la route 60 à Kiryat Arba était destiné à les rompre.

    La position du Hamas si elle peut s'expliquer étant enfermé dans cette bande de terre et soumis à un blocus ne mène nulle part, il est évident qu'Israël ne négociera pas avec lui, ce n'est pas Israël qui souffre mais les gazaouis. Le Hamas sacrifie donc une population de plus d'un million de Palestiniens pour son idéologie, sa seule solution responsable est de former avec le Fatha un ensemble capable de négocier avec Israël.

    C'est évidemment la forte pression de Barack Obama a fait que ces deux parties se rencontrent et la question est sur ce que chacune d'elle peut apporter pour aboutir à un accord. Pour les Israéliens leur désir le plus cher est leur sécurité et la reconnaissance par les Palestiniens de l'État Juif sur les terres anciennes de la Palestine. Le problème est comment Mahmmoud Abbas peut-il s'engager ne représentant pas tous les Palestiniens ? Pour lui donner le poids nécessaire à cette reconnaissance, il faudrait un large geste des Israéliens par l'arrêt avant tout des colonisations, qui, actuellement gelées depuis 10 mois, pourraient reprendre après le 26 septembre, aucune garantie n'a été donnée par Benyamin Netenyahou d'autant que la radio militaire Israélienne a par ailleurs indiqué que «plusieurs milliers» de logements pourraient commencer à être construits dans 57 colonies en Cisjordanie. C'est donc sous cette incertitude que s'ouvrent ces négociations et dans le cas ou les colonisations reprendraient le chef de l'Autorité Palestinienne a déclaré qu'il les romprait. Cette condition est donc un préalable pour les Palestiniens, mais pour la reconnaissance pleine et entière de l'État d'Israël il faut bien autre chose que seul les Israéliens peuvent offrir,

    en définissant les territoires occupés qu'ils peuvent évacuer ainsi que le statut de Jérusalem ou aussi bien Juifs que musulmans ont droit à l'expression de leur culte, ce pourrait être une base de négociation.

    Si Israël veut la paix c'est de lui seul qu'elle dépend, Abbas n'a rien à offrir sinon le désir de constituer un État viable dans des frontières reconnues. Les exigences Palestiniennes ont toujours été basées pour un État sur les frontières de 1967, c'est à dire un État qui comprendrait la toute la Cisjordanie et Jérusalem-Est, ce qui revient à faire évacuer les Colons des territoires qu'ils occupent de puis cette date. Cette exigence est inacceptable pour Israël, elle reviendrait à faire évacuer plus de 300.000 Colons Juifs.

    Le statut de Jérusalem est crucial pour les Palestiniens qui veulent en faire leur capitale de même que pour les Israéliens. Actuellement vivent à Jérusalem 260.000 Palestiniens et 200.000 Israéliens.

    Le 01/08/10 le travailliste Ehoud Barak actuellement ministre de la défense a proposé dans une interview parue dans le journal Israélien Haaretz un régime spécial pour Jérusalem afin de régir les lieux saints. Sa solution pour Jérusalem-Ouest serait,

    «12 quartiers Juifs où vivent 200.000 habitants seront les nôtres. Les quartiers arabes où près d'un quart de million de Palestiniens vivent seront les leurs. Il y aura un régime spécial mis en place avec les arrangements convenus dans la vieille ville, le mont des Oliviers et la ville de David».

    Sa solution pour la Palestine serait pour Ehoud Barak une frontière à l'intérieur de l'État d'Israël pour un État Palestinien démilitarisé mais viable politiquement. En d'autres termes un État sous contrôle Israélien. Qui peut accepter un tel arrangement ? Décidément ces Israéliens ne veulent pas la paix mais des esclaves et se moquent du monde.

    L'ouverture de la prochaine négociation est le mercredi 15 septembre à Charm-el-Cheihh en Égypte et cette négociation est subordonnée à la poursuite du moratoire qui expire le 26 septembre sur l'arrêt des implantations en Cisjordanie pour les Palestiniens, et pour les Israéliens la reconnaissance d'Israël comme État-nation du peuple juif, comme base d'accord de paix. Or, l'Autorité Palestinienne refuse de reconnaître la nature juive d'Israël, vu le problème des millions de réfugiés Palestiniens aspirant à revenir dans les limites de l'État hébreu contemporain. Il va falloir à Hillary Clinton qui sera présente beaucoup de diplomatie pour éviter un clash eu égard aux positions incompatibles entre les deux parties.

    Netenyahou serait-il en perte de crédibilité se positionnant pour le gel des implantations, c'est ce que titre Jérusalem Post. Dimanche 12/09/10, le Premier ministre sous-entendait l'éventualité d'un gel partiel des constructions après la fin du moratoire, le 26 septembre prochain. Position qui n'a pas manqué de soulever la colère des habitants de Judée-Samarie, pour qui Netanyahou avait précisément été élu pour les défendre. Plus encore, les mitnahalim (habitants des implantations) ont averti le chef du gouvernement, si le gel des constructions se poursuit, le mandat du Premier ministre, lui, prendra fin. C'est dire l'impossibilité d'un accord impliquant un abandon des implantations.

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