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Éducation

  • Voilà qui fait plaisir, pourquoi je voterais Hollande,

    après deux années auprès du président Sarkozy.

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    C'est Dominique Antoine ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l'éducation de 2007 à 2009 qui, déçu par son mentor déclare au Monde.fr qu'il votera Hollande, document l'Express.fr , afp.com/Eric Feferberg.

    Support Wikipedia Il n'est jamais trop tard pour bien faire, et se rendre compte, après deux années auprès de notre président, que ce qu'il est, n'est pas une performance. Nombreux sont ceux, qui bien avant qu'il ne le devienne, avaient vu en lui, qu'il ne serait pas un bon président pour la France. Mais, il faut lui rendre hommage du courage qu'il manifeste en déclarant qu'il voterait pour François Hollande. Beaucoup de politiques ou sympathisants UMP ne l'exprimeront pas avant le vote du second tour le 02 mai, bien qu'ils le pensent. Ce qu'il lui reproche c'est de ne pas avoir fait de l'éducation une priorité nationale. En 2007 Nicolas Sarkozy affirmait «qu'il est possible de changer l'école», ce qu'il a fait, mais pas comme il l'entendait.

    Il a considéré un honneur de travailler deux années dans l'équipe du président, mais ce furent deux années de déception. Sarkozy écrivait en 2007 «20 % de nos jeunes quittent l'école sans qualification, je ne peux m'y résoudre», ce fut donc pour lui le motif de son engagement pour changer les choses. L'énergie de Sarkozy l'avait ébloui, ce qui montre qu'il ne raisonne pas. Sa volonté de rupture et ses qualités hors normes lui avaient donné confiance. En fait, il fut toujours écarté du premier cercle des conseillers présidentiels, des conservateurs, des libéraux, des budgétaires offraient un mur infranchissable. Il voulait que l'éducation nationale soit le lieu ou l'on apprenne, ou l'on enseigne un peu comme elle le fut il y a des décennies.

    Il se réjouissait dans son imaginaire ou les maîtres seraient heureux de recevoir du président une lettre qu'ils pourraient lire à leurs élèves. Et encore bien plus que ça, jumeler chaque enfant des écoles avec le fantôme d'un enfant Juif gazé dans les camps. Un rêveur d'imaginer que cela puisse être possible avec Sarkozy.

    Son ambition redonner aux professeurs l'autorité des savoirs. En fait ce fut, et il le déplore, la logique des marchés, l'éducation de l'argent donnant aux parents la possibilité du choix de leur établissement. Quand aux budgétaires réduire les effectifs dans un ministère dispendieux pour satisfaire à la finance internationale. On comprend là que l'éducation nationale n'est pas pour Sarkozy le ministère à choyer, il vote trop à gauche.

    Comme bien souvent les conseillers n'ont que peu d'expérience, comme celle de leur mentor, car s'il fallait de l'expérience pour diriger un pays ou conseiller son président peu pourraient revendiquer un tel savoir. Alors l'éducation des quartiers sensibles, les impasses sur les orientations des élèves peu doués ou défavorisés socialement étaient méconnues. Ils sont peu intéressant les pauvres.

    Ils méconnaissent l'éducation nationale, elle leur fait peur.

    Les objectifs prioritaires étaient ailleurs, l'économie, le social et l'on voit ce qu'ils sont devenus ! L'international, la défense, la sécurité intérieure des domaines porteurs électoralement, au sacrifice de l'éducation de nos enfants.

    Dans le domaine éducatif, il retiendra de ce quinquennat, «80 000 suppressions d'emplois, la fin de l'année initiale de formation des maîtres, la semaine de quatre jours à l'école primaire. Même si l'on place, dans l'autre plateau, les évaluations généralisées des compétences des élèves, le bilan est maigre». Il regrette de ne pas avoir su ce faire entendre du président, bien qu'il juge que ce fut impossible. Il ne le croit plus quand il annonce à Laurence Ferrari que s'il est réélu, il faudra changer l'éducation nationale.

    Alors, il regarde en face François Hollande et ses 60.000 emplois sur cinq ans, il les souhaite par ce qu'il a la conviction qu'ils sont utiles à l'école, et qu'ils ne seraient pas gaspillés. François Hollande a été son professeur d'économie à sciences Po, et il croit en lui quand il parle de l'avenir de la jeunesse. Un candidat qui dit que l'histoire de la république se confond avec celle de l'école. C'est dans la classe que ce fait l'éducation des élèves dans la relation maître-élèves que se joue d'après lui l'avenir de l'école.

    Il apprécie que Vincent Peillon connaisse bien l'éducation nationale et qu'il soit dans l'équipe de François Hollande. Vincent Peillon, ce socialiste, qui a fait un enfant dans le dos à Ségolène Royal qui voulait en faire son secrétaire si elle devenait première secrétaire du PS. Il aurait comprit l'inutilité des réformes imposées par la rue de Grenelle. Il fondrait son projet sur la recherche-action, la diffusion des bonnes pratiques, la formation des maîtres dont, il tirerait les orientations à mener. Pour lui l'éducation sera bien, si François Hollande est président, une priorité nationale.

    En 2002, Dominique Antoine avait été nommé directeur de cabinet de Xavier Darcos, ministre délégué à l'enseignement scolaire, et directeur adjoint de celui de Luc Ferry, ministre de l'éducation nationale. Ancien conseiller éducation, culture, jeunesse et sports du président de la République, 2007-2009, le Monde.fr.  

  • Les enseignants ce corps d'état qui ne sait pas ce qu'il veut,

    tantôt au centre droit, tantôt au centre gauche ou +.

    Support Wikipedia Nous avons assisté à une grève conjointe des enseignants du public et de ceux du privé ce qui de mémoire n'était jamais arrivé. L'enseignement public est celui de la masse des Français, c'est à dire celui qui les accepte tous quelques soient la couleur de leur peau. L'enseignement privé, c'est autre chose, c'est déjà un enseignement pour une classe de la société, celle qui peut le payer. L'enseignement public est confronté à la misère de la population, pas celui du privé, ce ne sont pas les mêmes gens bien qu'il soit devenu «banalisé» eu égard à la situation de notre société. Le privé est principalement d'obédience catholique, mais beaucoup moins prononcée aujourd'hui. Il y a des écoles laïques privées sous contrat dont beaucoup portent le nom Saint quelque chose, c'est à dire quelles font référence à un Saint comme Saint-Thomas-d'Aquin, il y en aurait 93 à Paris. Elles sont en général à droite politiquement. A Paris par exemple il y a 8 écoles privées laïques sous contrat, par exemple l'école privée Pascal.

    C'est la loi sur la laïcité de la séparation de l'église et de l’État du 09 décembre 1905 de la société civile de celle religieuse qui donna à la France ce qu'elle est, c'est à dire multiculturelle, c'est sa richesse, mais pour l'éducation c'est tout le contraire maintenant. Le brasage des populations, l'immigration sont des facteurs favorisant le multiculturalisme des familles qui, conservant leur langue d'origine et leurs mœurs pendant trop longtemps, font que leur intégration dans notre société interagit sur l'apprentissage de notre langue à leurs enfants. C'est un handicap considérable pour notre école publique qui se trouve confrontée à des impossibilités accentuées par le manque d'enseignants. Cette situation n'est pas égale dans tous les pays, et lorsque j'entends que notre enseignement est mal coté il faut comparer ce qui est comparable. Le rapport PISA de 2009 de l'OCDE, nous place 21ème sur l'écrit et mathématiques, mais nombre de pays devant nous n'ont pas tous ce flux migratoire et le même nombre de citoyens. Il faut noter page 19 du rapport que les élèves de l'enseignement privé affichent des performances analogues à ceux de l'enseignement public. Voir aussi qu'est-ce que le rapport PISA.

    Les enseignants du public sont soumis à des contraintes d'éducation différentes de celles du privé, c'est la raison pour laquelle cette grève conjointe présente un aspect spécifique entre des deux types d'enseignants qui, malgré cela, montrent leur malaise. La répartition des enseignants publics privés est de 80 % pour le public et 20 % pour le privé. Ceci traduit d'une façon certaine la différence idéologique. Rappelez-vous la manifestation géante de l'école privée sur la loi Savary du 24 juin 1984 visant a introduire l'école privée dans un grand service public, dans les 110 propositions de François Mitterrand, qui le contraignit au retrait du projet le 14 juillet 1984. Il faut donc que notre école soit en mauvais état pour que se réunissent dans une manifestation à la fois ses deux branches d'éducation.

    La cause de ce malaise des enseignants, entre autre, est la suppression de 16.000 postes dans la loi de finance 2011, 600 administratifs et 15.400 enseignants, le nombre d'emplois reste malgré tout en augmentation de 4578 postes entre 2010 et 2011, passant de 963.616 à 968.194 personnels. Si l'on intègre les personnels techniques TOS, techniciens, ouvriers, et services transférés des départements aux régions loi du 13 août 2004, qui de 90.000 sont passées à 120.000 depuis 2005, auparavant payés par l’État. Les assistants d’éducation sont désormais payés directement par les établissements. Les personnels qui travaillent au service de l’éducation, soit 1,15 millions de personnes, seraient en réalité en 2011 aussi nombreux qu’en 2002 alors que l’État affiche une baisse sur la même période de 13,2% des effectifs. Les assistants d’éducation par exemple, qui étaient 22.655 en 2003 sont désormais 63.734, 20.000 emplois qui n'avaient pas été comptabilisés ont été retrouvés, voir, le document de la Fondation iFRAP.

    Si l'on en croit ces chiffres le nombre d'emplois resterait malgré tout en augmentation de 4578 postes entre 2010 et 2011, mais concernent-ils les enseignants ? Non. Pour les enseignants sur 16.000 postes 15.400 seront supprimés, après 50.000 entre 2007 et 2010. Le malaise de notre école est bien réel. 8.967 postes seront supprimés dans les écoles primaires, dont 5.600 en surnombre, 4.800 dans les collèges et lycées, et 1.633 dans l'enseignement privé sous contrat. Les 600 restants sur les 16.000 sont des personnels administratifs.

    La présentation que fait l'iFRAP est, 

    «les personnels au service de l'éducation seraient en réalité aussi nombreux en 2011 qu'en 2002, soit 1.15 millions de personnes» est tendancieuse si l'on n'y regarde pas de plus près.

    De plus l'iFRAP écrit que l’État reconnaît une baisse de 13,2 % des effectifs, mais que 20.000 emplois seraient retrouvés pour les assistants d'éducation, ce n'est donc pas clair. L' iFRAP parle en masse globale des personnels d'éducation alors que les enseignants ont fait grève par manque d'enseignants.

    Qu'il soit nécessaire de faire des économies, c'est certain, mais peut être faudrait-il regarder la répartition des enseignants en fonction des difficultés scolaires des enfants. Dans cette optique le ministre Luc Chatel  prendrait position pour que le choix des suppressions de postes soit fait dans les académies, «au plus près du terrain». Pour le ministère il y a de la marge, puisqu'il y avait l'an dernier 45.627 enseignants de plus pour 604.300 élèves en moins. Mais pour le secrétaire général du SNUipp-FSU Sébastien Sihr principal syndicat du primaire, «on passe d'une situation de sous-investissement de l'école primaire à une situation d'asphyxie, avec comme conséquences la hausse des effectifs des classes ou encore la baisse des départs en formation continue des professeurs», c'est évident.

    L'autre point est le statut des professeurs qui assurent entre 15 heures et 18 heures de cours par semaine, une bricole, mis à part les professeurs de écoles qui travaillent plus que la moyenne OCDE de 900 heures de cours par an, voir le document de la Fondation iFRAP.

    Pour Sarkozy ils seraient une profession de privilégiés dominée par leur confort et ce qu'ils gagnent. On peut en penser ce que l'on veut, mais il est indéniable que par rapport aux salariés du privé à même niveau de diplôme les enseignants sont des privilégiés. C'est une masse qui pèse lourdement électoralement et qui se balance du centre droit au centre gauche au point qu'elle avait déserté son obédience socialiste d’antan pour le centrisme du Modem.

    18 heures par semaine, c'est malgré tout bien peu, ces professeurs pourraient en faire un peu plus, sans qu'ils en souffrent, dans la situation de notre pays. Aujourd'hui, comme les socialistes ont un programme dans lequel ils mettent la priorité sur l'éducation, mais pas dans le bon sens, c'est plus d'heures qu'il faudrait. Les enseignants revoient donc leur position. De là un sentiment de malaise s'en dégage qui serait dominé par leur seul intérêt.

    C'est un article du Monde.fr qui nous dit, je vais voter à gauche c'est une question de survie. Comment peut-on parler ainsi ? Quelle confiance peut-on leur accorder ? La gauche ne serait qu'un moyen d'obtenir ce qu'ils souhaitent ? On ne peut rien construire avec cette mentalité. La gauche est mal partie avec les enseignants qui, n'obtenant pas ce qu'ils souhaitent, se porteraient vers d'autres orientations politiques. Elle devrait se méfier de ce corps enseignant caméléon.

    Selon le rapport de l'OCDE les professeurs du second degré ne seraient pas plus mal payés à l'heure que la moyenne de l'OCDE si l'on intègre les primes et les heures supplémentaires. Leur taux horaire serait de 59,29 € contre 59,6 € pour 17,9 heures de cours par semaine sur 36 semaines, soit 644 heures en moyenne toujours selon le rapport iFRAP. L'étude nous apprend, en outre, que le nombre d'heures statutaire en moyenne hors heures supplémentaires serait de 612 heures annuelles pour un taux de 56 €.

    Il faut savoir que sur l’ensemble de la fonction publique, la rémunération globale des fonctionnaires se décompose pour 80 % en traitement indiciaire et pour 20 % en rémunération accessoire. La part des rémunérations accessoires est de plus de 30 % pour les cadres non enseignants de l’État, encadrement supérieur compris. Elle est de 10 à 15 % pour les enseignants du second degré et de l’ordre de 5 % pour ceux du premier degré. 

    L'intégration des heures supplémentaires, qui ne sont exclusivement permises qu'aux enseignants du second degré, et attribuées par le chef d'établissement en fonction des besoins, donnent selon cette étude pour les professeurs une rémunération de 59,29 € de l'heure pour 59,6 en moyenne OCDE. Pour 644 heures en moyenne au collège cela donne un coût annuel de 38.188 €. Ces heures supplémentaires représentent un montant de 800 millions soit 3,6 % de la masse salariale, voir pour le détail le livre sur le métier d'enseignant, page 49. C'est important quand il faut payer cette somme sur nos impôts. De plus, les écarts de revenus familiaux entre les enseignants et les cadres du privé sont nettement moins importants que les écarts de salaire individuel.

    Il ne faut donc pas dire que les enseignants sont mal payés, et que fait-on de toutes les heures de cours privés qu'ils font sans que ce soit déclaré ? En outre, s'ils travailleraient plus, ils gagneraient plus, ce qui conduirait à compenser le manque de professeurs.

    «Il faut noter que le groupe des enseignants est l'un des groupes sociaux qui a le mieux résisté aux cours des 25 dernières années», ce qui n'est pas le cas des retraités, les oubliés de la politique Sarkozyenne.

    A noter que dans l'enseignement primaire le nombre d'heures d'enseignement est de 23,8 heures effectives en France pour une obligation règlementaire de service de 26 heures, là aussi ils ne font pas assez d'heures. Nous serions situés en quatrième position derrière l'Irlande 25,9 heures, l'Italie 25,1 heures et Malte 25 heures, selon le livre sur le métier d'enseignant.

    Le rapport va plus loin, il donne sur les 451.706 personnes du second degré public les dépenses de rémunération, selon ces informations budgétaires comme suit,
    - 14,9 milliards d’euros de traitements indiciaires soit statutaires,
    - 1,24 milliard de primes,
    - 1,07 milliard d’heures supplémentaires.
    Soit 17,25 milliards !

    Les primes représentent de l'ordre de 10 % du traitement indiciaire.

    Le statut des enseignants qui date du Décret n°2007-1295 du 31 août 2007 - art. 2 (V) JORF 1er septembre 2007, nous informe que, les personnels enseignants du second degré sont tenus de fournir sans rémunération supplémentaire, dans l’ensemble de l’année scolaire, les maxima (qu'est-ce que c'est ?) de services hebdomadaires suivants,
    Enseignements littéraires, scientifiques, technologiques et artistiques,
    Agrégés : quinze heures,
    Non agrégés : dix-huit heures.
    Article 5 (Créé par Décret n°2007-1295 du 31 août 2007 - art. 2 (V) JORF 1er septembre 2007)
    Les maxima de services prévus à l’article 1er sont diminués d’une heure pour les professeurs de première chaire.

    Ils pourraient faire plus d'heures.

    Tous les ans, il y a des heures perdues qui grèvent l'éducation de nos enfants. En 2005 un rapport de la Cour des comptes montrait que 97.000 personnes physiques sur un total de 803.000 enseignants du primaire et du secondaire n’enseignaient pas. Et c’était sans compter ceux qui, pour des motifs divers, se voient déchargés de certaines heures de cours qui leur sont pourtant payées. Il serait bon que cela change.

    En mai 2010, la Cour des comptes montre que de nombreuses heures sont encore payées aux enseignants sans qu’ils soient occupés à enseigner devant leurs élèves ou à préparer leurs cours. Ainsi, à la rentrée 2009, ces «décharges de service» représentaient «369.633 heures hebdomadaires, soit l’équivalent d’environ 20.535 emplois !» Sans compter que les contrôles ne seraient pas rigoureux. Il y a besoin de faire un grand nettoyage dans notre éducation nationale.

    Le livre vert sur le métier d'enseignant nous apprend,

    «Sur une année scolaire, les heures d’enseignement sont amputées du temps des stages des élèves, ainsi que du temps des examens. Cela peut représenter un nombre de semaines non négligeable au cours d’une année, et donc, pour un certain nombre d’enseignants, un volume important d’heures d’enseignement non dispensées. Les examens représentent deux, voire trois semaines de cours perdues chaque année du fait de la fermeture des établissements, soit une perte de potentiel d’enseignement équivalente au travail de 20.000 à 30.000 professeurs».

    Or, pour l'iFRAP, les données qui seraient basées sur le livre vert du métier d'enseignant montreraient une annualisation du travail des enseignants, ce que je ne puis confirmer n'ayant pas trouvé cette information.

    Cette annualisation de «709 heures», correspondrait à 2 heures de plus par semaine pour être dans la moyenne de l'OCDE. Cela conduirait pour les 483.979 professeurs du second degré public et privé à 33,4 millions d'heures en plus, et d'en déduire que l'on pourrait par cette simple mesure faire l'économie 44.783 postes temps plein. Raisonnement complètement utopique si l'on ne tient pas compte des conséquences d'une telle suppression de postes. Par contre, ces deux heures auraient une meilleure utilisation si elles étaient appliquées aux classes en difficulté dans les zones prioritaires.

    Il me paraît important que le parti socialiste prenne en compte cet esprit des enseignants qui finalement se proposent de voter pour lui par ce qu'ils y voient un coté salutaire, et non pas par ce qu'ils seraient de gauche. Cela risque d'en décevoir plus d'un si le programme éducatif socialiste, venant en charge de la Nation, ne permet pas de les satisfaire.

    Revenons sur la confrontation entre Martine Aubry et François Hollande sur les 60.000 postes qu'il envisage de créer. Pour Martine c'est un transfert puisque qu'Hollande supprimerait les postes de redoublement qui coûtent 2,5 milliards en cinq ans pour 60.000 postes qui coûteraient autant. En fait d'après elle, il n'embaucherait pas d'enseignants ! La réponse d'Hollande,

    «oui, je mettrai 2,5 milliards pour financer ces 60 000 postes sur le budget de l'éducation à la fin du quinquennat. Oui, le redoublement, c'est bien 2,5 milliards à la fin du quinquennat. Je ne dis pas qu'il faut supprimer tous les redoublements, il y a des fois où c'est nécessaire, mais on voit bien qu'il y a une marge. Je préfère qu'il y ait plus d'enseignants pour suivre des élèves qui seront amenés à ne pas redoubler plutôt que d'avoir des redoublements avec des effectifs constants». Pauvres redoublants. Il augmentera bien le budget de l'éducation nationale.

    Alors l'argument complètement utopique est donné par Stéphane Le Foll de son équipe de campagne, qui dit, «en augmentant le nombre d'enseignants de 12 000 par an, 60 000 en 5 ans, on améliore ainsi la formation des élèves, ce qui, à terme, pourrait aider à réduire le nombre de redoublements, qui coûtent de l'argent. On pourrait donc s'y retrouver financièrement, c'est le principe de l'investissement», encore des politiques qui n'ont rien comprit. L'enseignement de redoublement n'est pas le même que celui qui est fait pour tous les élèves.

     

  • Qu'est-ce que le rapport PISA,

    c'est un ensemble d'études de l'OCDE.

    Support WikipediaIl vise à mesurer les performances des systèmes éducatifs des pays membres. Vaste sujet qui nous concerne tous. L'éducation de nos enfants, c'est ce qui permet, vous en conviendrez, qu'ils deviennent des êtres capables de vivre dans notre société, si difficile et inégalitaire, c'est à dire d'avoir un métier valorisant et rémunéré pour ne pas se trouver à la charge de leur famille ou de la société. PISA, d'acronyme «Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves», donne une comparaison des connaissances majeures, lecture, orthographe, calcul, en fin de collège c'est à dire à 15 ans pour ceux qui y sont admis en fin de premier cycle et dont les connaissances sont confirmées par le diplôme national du brevet des collèges avant l'entrée au lycée d'enseignement général ou professionnel. Ne sont donc pas concernés les enfants qui continuent leur scolarité jusqu'à 16 ans et quittent l'école primaire. PISA a pour objectifs :

    • Comparer les performances de différents systèmes éducatifs en évaluant les compétences acquises par les élèves en fin d'obligation scolaire, quinze ans. Ces compétences sont définies comme celles dont tout citoyen Européen moyen peut avoir besoin pour réussir dans sa vie quotidienne, ce que l'anglais appelle literacy, par exemple reading literacy, mathematical literacy et scientific literacy, difficilement traduisibles en Français, qui parle plus vaguement de culture mathématique ou de savoir lire par exemple. Il s'agit plus d'évaluer la façon dont les jeunes sont capables d'exploiter leurs connaissances dans leur pratique quotidienne que leur niveau théorique dans tel ou tel domaine des sciences ou des lettres.
    • Identifier les facteurs de succès, facteurs exogènes, notamment le milieu social économique et culturel des familles, le cadre scolaire offert par l'établissement, et le système éducatif national, mais aussi subjectifs, comme la motivation des élèves, l'estime qu’ils ont d’eux-mêmes, les stratégies d’apprentissage qu’ils mettent en œuvre.
    • Suivre l'évolution de l'enseignement dans les pays membres de l'OCDE et les pays partenaires, près d'une soixantaine de pays, en conduisant des évaluations périodiques, Wikipédia .

    Les évaluations s'effectuent part des tests et enquêtes, le tableau représenté dans la référence attachée à l'adresse http://www.lesechos.fr/medias/2010/1207//020985938451_print.pdf, nous montre pour 2009 une France pas si mal classée que l'on pourrait le prétendre, tout au moins comme le clame le secrétaire national du PS à l'éducation Jacques Juliard.

    «Ces résultats médiocres, voire mauvais» sont «le résultat d'une politique dangereuse et irresponsable», a-t-il estimé, dénonçant notamment des «suppressions de postes par dizaines de milliers chaque année», un «creusement des inégalités par la disparition de la carte scolaire», une «conception archaïque de la pédagogie», des «enseignants maltraités aujourd'hui privés de formation». Et voilà, n'en jetez plus tout est dit.

    Si je suis de son avis concernant le creusement des inégalités de toutes sortes, en particulier sur la suppression de milliers de postes dans l'enseignement solaire plus que dans les lycées, quand à la conception archaïque de la pédagogie, les enseignants eux mêmes y ont une part de responsabilité.

    Au débat organisé par Médiaparte le 06/12/10, les lundis de Médiaparte, sur le thème «peut-on dire que l'École Française est l'une des écoles les plus inégalitaires ? En quoi, pourquoi ?» j'ai souhaité développer une argumentation qui m'a été coupée par la journaliste qui dirigeait ce débat. Elle avait probablement jugé qu'elle n'était pas dans le cadre du message qui se développait à cette soirée, mais elle révélait des vérités. C'était probablement son avis ? Pas le mien, j'avais quelques remarques sur les enseignants, probablement majoritaires à ce débat, et sur les familles des enfants, mon intervention était démocratique, non partisane, simplement vraie, et c'était l'occasion de clamer quelques vérités.

    J'ai suivi la scolarité des mes deux enfants, et j'allais aux conseils de classe chaque trimestre, il y a environ 35 ans pour le plus âgé. A chaque fois je constatais pendant le premier cycle un désintéressement permanent des parents, et j'entendais constamment des maîtres que les élèves étaient médiocres, et mauvais. Au terme de la dernière année du premier cycle, ayant assez d'entendre la même chose je leur ai demandé s'ils ne se sentaient pas responsables de la médiocrité de leurs élèves. Cela a été très mal reçu, toute vérité n'est pas toujours bonne à dire ! Mon fils qui était très mal noté est devenu médecin praticien hospitalier.

    Pour moi, le problème de l'éducation est avant tout celui des parents qui ne remplissent pas leur responsabilité, c'est dans la famille que l'éducation commence, et aussi celui des enseignants, sans que j'en dégage la responsabilité de la politique menée.

    Autre exemple mon second fils 10 années plus jeune entre au collège, et se trouve intégrer une classe ou était une majorité d'enfants immigrés. A la première évaluation, le maître se trouve confronté avec des dictées de 40 fautes en quelques lignes. Laisser un enfant dans cette ambiance était le tuer. J'ai réussi avec de grandes difficultés à le déplacer dans un autre collège du même département, la Seine Saint-Denis. Conclusion, si difficultés il y a en France dans l'éducation de nos enfants par rapport aux autres pays, cela tient aussi au facteur d'immigration trop important dans certains départements qui sont ainsi sacrifiés. Mon second fils a eu une maîtrise de robotique et est devenu ingénieur d'une école d'ingénieur. On ne peut dans notre éducation que de conduire des actions personnelles, et vouloir prétendre pour tous une réussite est un leurre.

    Notre système scolaire est pyramidal comment faire autrement ? Ceux qui prétendent que tous doivent avoir accès aux meilleurs profs, meilleures écoles c'est beau, mais irréel. Il faut bien une sélection, les profs qui prétendent le contraire ont bien été sélectionnés alors de tels propos de leur part sont démagogiques.

    Autre exemple, en France nous avons ce que l'on appelle la formation continue, de mon temps c'était les cours du soir après le travail, pas facile et sans aucune aide. C'était une très bonne formation, j'en suis un de ses très anciens produits ayant commencé à 29 ans c'est à dire il y a 52 ans ! Je suis devenu ingénieur diplômé du CNAM dans les moteurs à combustion interne, et Dieu sait que ce n'est pas une spécialité facile. Mais, il n'y a pas que moi, vous avez Max Gallo historien et académicien, je connais aussi un médecin ophtalmologiste, donc en France celui qui veut travailler peut réussir. Je ne sais si cela existe aussi bien dans les autres pays analysés ? L'évaluation à 15 ans n'est pas un critère, les enfants ne sont pas les mêmes, certains sont lents d'autres rapides pour apprendre, le cerveau ne se développe pas à la même vitesse pour tous, vous pouvez être mauvais à 15 ans et bon ensuite.

    Pour en revenir au tableau présenté, il montre que la France est aussi bien classée que l'Allemagne, 496 pour 497, un peu moins bien que les États-Unis 500, pays plus peuplé que la France. Si l'on regarde les pays qui sont mieux classés que nous, nous trouvons, le Japon, les États-Unis et l'Allemagne, nous serions quatrième ! La comparaison faite par ce rapport ne me paraît pas objective en ce sens qu'elle ne semble pas prendre en compte le nombre d'habitants qui constitue une difficulté plus importante a enseigner que celle des pays moins peuplés. La note de présentation de PISA pour la France se rapporte aux 66 pays de l'OCDE source 2009.

    Quand au budget de l'éducation nationale qui est en 2010 de 60,8 milliards d'euros, on constate que par rapport à 2007 il était de 77 milliards d'euros. La part scolaire dans ce budget était de 58,28 milliards d'euros. Elle est donc en augmentation de 4,32 %, voir ici.

    En conclusion,

    L'éducation de nos enfants commence par celle de leurs parents qui n'exercent pas pleinement leurs responsabilités. De plus les inégalités sont déjà présentes à la naissance, une famille aisée peu payer des maîtres pour ses enfants, leur faire apprendre plusieurs langues, les envoyer pendant leurs vacances dans des pays ou ils pourront parfaire leur savoir, faire des connaissances, autant d'avantages inégalitaires par rapport à des familles ouvrières, et pauvres. Les enfants de «riches» naissent «riches» et rien ne pourra y changer. Ce n'est pas seulement une question d'argent, c'est aussi une question de savoirs pour le bien de ses enfants. Les familles enseignantes peuvent compléter l'éducation de leurs enfants s'ils ont un retard scolaire. A celles là il faut ajouter les familles de hauts dirigeants, cadres, d'avocats, de juristes, de médecins..... Ce qui représente autant d'inégalités par rapport aux familles pauvres. De plus, nous avons des immigrés qui pèsent sur les enseignants quand, dans leur classe, ils y sont avec un fort pourcentage. La dessus la politique menée de réduction des effectifs est néfaste pour nos enfants, surtout pour ceux dans les cités ouvrières à forte concentration étrangère.

    La réduction des inégalités commence par la réduction de celles des familles et par une meilleure répartition nationale des immigrés par l'application de la loi SRU. Vouloir réduire ces inégalités est un beau challenge, mais c'est un leurre, elles ont toujours existées. Je peux même déclarer qu'elles sont moins importantes que celles d'il y a 35 ans et plus, sans que pour autant je les accepte. En d'autres termes, la France n'est pas si mal que d'aucuns le prétendent, elle permet à celui qui veut travailler de réussir sa vie, c'est le but final. Le problème est qu'il n'y a pas assez de travail pour tous, et que certains se disent pourquoi apprendre, cela ne mène nulle part quand ils voient que des jeunes à bac + 5 sont aux caisses d'hypermarchés ! PISA s'arrête à la fin du collège, et à cet âge les enfants voient la détresse de leurs parents pour trouver du travail, alors à quoi bon apprendre. L'éducation est le reflet de notre société, c'est cela que je voulais dire à ce débat si l'on ne m'en n'avait pas empêché en me demandant ma question, alors que je voulais compléter le sujet. Ma note des blogs par Wikio Wikio - Top des blogs

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