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Réflexions et témoignages - Page 13

  • Ukraine, Boko Haram, les européennes,

    les actualités du moment dans un climat de tension.

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    Document Sud-Ouest, image extraite de la vidéo, les lycéennes, ont été vêtues de hijab, © Photo AFP/HO.

    Support Wikipedia Les Français sont fatigués, ils viennent de subir les élections municipales, qui ont vu le triomphe de la droite avec le cash plus le sénat en prime, dans une gauche bouffée par le FN, que finalement l'Ukraine et les européennes ne sont pas leurs principal soucis. Le niveau d'abstention qui se prépare le montre. Ce qui compte pour eux c'est plus leurs conditions de vie que ces actualités européenne et mondiale pour lesquelles, ils n'ont, pensent-ils que peu d'influence, même s'ils elles en ont.

    Il y a , c'est sûr, un émoi international sur l'enlèvement de ces 200 lycéennes au Nigeria par cette secte djihadiste dont l'objectif est d'instaurer la charia dans tout le pays. Mais cela reste un émoi parce que l'on ne voit pas comment agir pour leur libération même si les États-Unis, l'Angleterre et la France même Israël après la Chine sont mobilisés. Au total 276 lycéennes furent enlevées le 14 avril dans l’État de Borno, une zone déserte dans le nord-est du Nigéria qui abritait une importante communauté chrétienne. Sur les 276 lycéennes, 53 d’entre-elles réussirent à s’enfuir. Les circonstances de l'enlèvement furent les suivantes, «il était 23 h 30 quand j'ai entendu les premiers tirs, déclare Dunoma Npur, un habitant de Chibok. Quelques minutes plus tard, il y a eu des coups de feu plus intenses autour de l'école, alors nous sommes tous partis nous cacher en brousse. Quand nous sommes revenus le lendemain matin, l'école, la maison du gouverneur local et quelques échoppes étaient brûlées», Le Monde.fr.

    Ce qui arrive, est l'irresponsabilité des gouvernements centraux des pays de cette région au sud du Sahel, ils laissent, au nord, leur population sans protection, à la proie des terroristes. Le Nigeria fait plus de 177 millions d'habitants et c'est un pays riche. Alors attendre sur la Communauté internationale, pour résoudre le problème de ces filles me paraît indécent.

    Le but de Boko Haram, nous le connaissons tous, c'est l'argent. Vendues pour 12 dollars avec une dote comme esclaves sexuelles, ou mariées de force.

    Abubakar Muhammad Shekau le chef de la secte, à l'origine de cet enlèvement, qui apparut dans une vidéo déclara «qu'elles étaient libres, ces filles dont vous vous préoccupez tant, nous les avons en fait libérées et vous savez comment on les a libérées ? Ces filles sont devenues musulmanes », dit-il « nous ne les libérerons qu’après que vous ayez libéré nos frères » emprisonnés par les autorités nigérianes, ajouta-t-il. un tel échange ne concernerait que celles qui ne se sont pas converties à l'Islam.

    La vidéo du leader de Boko Haram par lemondefr

    François Hollande a proposé un sommet sur la sécurité au Nigeria, qui devrait rassembler samedi à Paris, autour de lui, les dirigeants d’au moins cinq pays africains, le Nigeria et quatre de ses voisins, le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Bénin. Par ailleurs François Hollande a annoncé le 12 mai avoir «demandé aux Américains et aux Britanniques» de participer à ce sommet, pour «agir ensemble et de manière efficace.

    Mais, qui va acheter ces filles au risque d'être dénoncé par la communauté internationale. De plus l'acheteur s'exposera à des représailles, ce projet fou, n'a aucune chance de se réaliser. C'est la raison pour laquelle, ces filles font actuellement l'objet d'une proposition d'échange avec les autorités nigériennes contre leurs «frères» emprisonnés ?

    L'appel de Michelle Obama

    Le problème qui se pose, comment réduire à néants l'activité de ces groupes djihadistes au désert du Sahel aussi bien dans le massif des ifoghas au nord du Mali comme au sud aux frontières du Sahel, Niger, Nigéria, Chad, Cameroun, Centre-afrique ? Ces groupes, éparpillés, sur un vaste territoire se sont implantés à la suite de la guerre libyenne et la communauté internationale n'a pas réagit laissant la France les combattre au Mali. Les occidentaux sont responsables, pour ne pas être intervenus, comme les pays qui ne s'occupent pas de leur région désertique.

    Mardi 13 mai eut lieu une manifestation de stars médiatiques et politiques à Paris place du Trocadéro, sous le slogan international «#BringBackOurGirls». On y voyait Carla Bruni-Sarkozy aux coté de Valérie Trierweiler, Line Renaud, Sonia Laurent, la réalisatrice Lisa Azuelos, l'actrice Karine Silla et la socialiste Yamina Benguigui, à l'origine de la mobilisation,..., c'est bien, mais cela fait sur enchérir l'exigence des terroristes.

    Sur l'Ukraine on entend n'importe quoi. On vente le coup de maître de Poutine qui montra sa puissance en envahissant le sud de l'Ukraine et annexant la Crimée. Pas un seul instant n'ai-je entendu et lu que c'était facile et que Poutine jouait sur du velours. D'une part les populations du sud, sont majoritairement pro-russes, le référendum qui vient d'être réalisé, le démontre sans ambiguïté, 89 % de oui ! D'autre part, les troupes russes massées à la frontière n'avaient aucune entrave pour investir l'Ukraine, je ne vois donc pas ou est la prouesse de Poutine, qui pouvait l'en empêcher ? Certainement pas le gouvernement de Kiev qui pour légitimer son pouvoir a besoin du référendum prévu le 25 mai. De plus, avec qu'elle armée devant les pro-russes armés jusqu'aux dents et soutenus par Moscou ? Fallait-il engager une guerre civile entre ukrainiens de Kiev et de Moscou ? Fallait-il que les occidentaux interviennent au risque d'une guerre mondiale ? Les choses sont-t-elles qu'il n'y a pas de solution satisfaisante et qu'il semble difficile qu'elles reviennent comme avant. Bien sûr la communauté internationale ne pouvait s'engager et Poutine, qui le savait, jouait comme un chat avec une souris. Que peut faire la communauté internationale d'autre que des sanctions économique et encore ? Les Allemands, les Polonais ont besoin du gaz russe ainsi que les ukrainiens. Quant à nous, la vente de deux navires Mistral à la Russie, est maintenue pour l'instant.

    Ce n'est pas une impuissance occidentale, c'est tout simplement une évolution due au fait qu'il n'y a plus à Kiev de dirigeants à la solde de Moscou.

    Gerhard Schröder, dans le journal Welt am Sonntag, ancien chancelier allemand estima que l'Union européenne fut la principale responsable de la crise ukrainienne.

    «L'erreur essentielle fut dans la politique d'association d'UE. L'UE a ignoré que l'Ukraine est un pays divisé profondément culturellement. Depuis toujours les personnes sont orientées au sud-est de l'Ukraine plutôt vers la Russie et vers l'ouest plutôt à l'UE. On aurait pu parler d'une association, simultanée avec la Russie, «ou» l'association avec l'UE ou l'union de douanière avec la Russie, ce fut l'erreur de début».

    Pour ce qui concerne le rattachement de la Crimée à la Russie, il considère que c'est une réalité, et qu'il n'y a pas à revenir dessus. Quant aux pro-russes ukrainiens, il relativise l'influence de Moscou, «l'idée que le président russe ou le chef du gouvernement ou qui que ce soit qui devrait dire seulement «Basta» et que tout viendrait en ordre», n'est pas réaliste. Quant aux sanctions, il considère «qu'il est toujours préférable de discuter avec le président russe que de faire des sanctions qui pour lui ne servent à rien».

    Reste à savoir, ce qui va se passer, maintenant que la ville de Donestk s'est prononcée comme faisant partie depuis toujours du monde russe, sachant que le séparatiste Denis Pouchiline demanda à la Russie d'envisager «son absorption au sein de la Fédération de Russie», et qu'il n'était pas question d'envisager le référendum du 25 mai autrement que comme un levier pour obtenir des concessions fédérales de Kiev. Comme Kiev dénonce ce référendum comme une farce et que Moscou parle de dialogue pour établir un nouveau statut, la situation risque d'être bloquée pour un temps, d'ailleurs les combats continuent.

    Comment forcer Kiev à accepter la fédération et comment Moscou va réagir à la demande de rattachement de la ville de Donetsk ?

    Les 22 et 25 mai auront lieu les élections européennes dans un climat de rejet qui se fait de plus en plus sentir, les partis populistes des différents pays sont donnés majoritaires au delà de 22 % des voix, et l'abstention au delà de 40 %, alors que ces élections ont une importance capitale, dans la mesure ou la France reste dans l'Union européenne. Tous les partis politiques français se plaignent de la politique européenne, même l'UMP principale responsable avec l'Allemagne de la situation actuelle. Cette politique n'est que le fruit des décisions des chefs d’États et de gouvernement depuis des années, ainsi que du président de la Commission européenne Jean-Manuel Barroso, un libéral sans envergure. La Commission d'obédience droitière peut évoluer plus près des peuples, nous avons pour la première fois l'occasion que le président soit désigné par le vote des députés européens. Deux personnes s'affrontent le libéral Jean-Claude Juncker pour les conservateurs et le social démocrate l'Allemand Martin Schulz pour les socialistes. Si c'est Jean-Claude Junker qui passe, que les Français qui votent à droite ne se plaignent plus.

    Le parlement que nous allons élire, qui fut trop souvent ignoré, aura outre, un droit de proposition sur le futur président de la Commission, la possibilité de voter les lois européennes. Il sera le contrepoids de la Commission à Bruxelles, s'il est social démocrate, alors que le conservateur ne changera rien à la situation actuelle.

    On ne peut pas ne pas voter et en même temps critiquer ce que l'Union fait. L'orientation politique du parlement est donc majeure. Bouder les élections européennes ne mène nulle part dans la mesure où cette institution subsiste et que l'on ne peut s'y soustraire. Mais, de plus, ce qui se trame sous nos yeux est inquiétant. Le traité transatlantique s'invite dans la campagne.

    Des conversations sous le secret ont lieu entre les États-Unis et la Commission européenne, ce qui ne laisse rien présager de bon. Les écologistes et la gauche de la gauche tirent la sonnette d'alarme, avec juste raison. Notre spécificité nationale risque d'être mise en cause. L'eurodéputé Yannick Jadot, tête de liste dans l'Ouest, va jusqu'à déclarer, « soit on va vers une dilution complète dans le grand marché transatlantique avec une capacité très clairement réduite de choix spécifiquement européens, soit on se donne les moyens d'avoir un projet pour une économie durable en Europe». Voir mon article, «Le blog de Jean-Luc Mélenchon un moment de plaisir».

    Il y a plusieurs sujets importants dont le parlement est concerné. Par exemple la frontière passoire de l'espace Schengen, la culture des OGM, la taxe sur les transactions financières, le sixpack, voir, «Du Pacte de stabilité et de croissance au pacte renforcé par le « six Pack », et puis l'uniformisation des conditions sociales par la mise en œuvre d'un SMIC Européen. De plus je ne veux pas manger un poulet nourrit au maïs transgénique de Monsanto.

    c4nlogo

  • Je n'ai rien à perdre, vous n'avez plus rien à perdre ?

    Ce qui compte c'est que le pays ait tout à y gagner.

    Si j'ai gagné ce n'est pas parce que j'avais un programme éblouissant, c'est sans doute parce que mon prédécesseur avait échoué !

    La reconquête dans le courage.

    Support Wikipedia Seul contre tous ou presque, une majorité d'une voix à l'Assemblée nationale, avec 41 députés socialistes qui s'abstinrent de voter, 12 écologistes, 3 chevènementistes et 12 Front de gauche qui votèrent contre, le pacte de responsabilité et de confiance et François Hollande ne désarme pas. Les majorités vont être plus difficiles, il faudra négocier à chaque projet. Les députés devraient en être satisfaits, ils vont servir à quelques choses. Iront-ils jusqu'à se faire hara-kiri et provoquer une dissolution ?

    Une droite extrême qui fait des ravages dans les classes populaires, qui, on le sait, sont les plus conservatrices et qui ont la haine des immigrés. C'est leur faute si tout va mal ! J'en sais quelque chose pour avoir subi avec mes parents pendant l'occupation allemande, la morale de bas niveau de ces gens là qui nous invectivaient en nous traitant de sale rital, alors que nous étions plus Français qu'eux ! Les années n'ont pas changé leur mentalité très populiste et très enracinée qui est passée du communiste au Front national, pour ne pas dire au national socialisme. Et cette droite qui ne fit rien pendant 10 années et qui se met à donner des leçons, qui crie au tripatouillage électoral, à l'entourloupe, à la République bananière sur la réforme territoriale avec des entreprises ayant perdu toute compétitivité. Mais aussi cette gauche de la gauche qui bientôt ne sera plus qu'un souvenir tant son comportement est déplorable. Son abstention qui ne mène nulle part, si non à faire élire les gens de droite tout en leur donnant du cash avec le sénat en guise de crise sur le gâteau.

    Situation politique plus ubuesque je ne connais pas. Avec cela, le taux de chômage «ne devrait baisser que faiblement vers la fin 2015», selon l'OCDE. Un organisme international formé d'économistes qui n'a même pas senti venir la crise de fin 2008, c'est dire s'il est crédible. De plus, on peut s'interroger de la validité de ses calculs et s'il a pris en compte l'influence du Cice sur les charges des entreprises qui doit se faire sentir à partir du 15 mai. Avec cela, la Commission européenne qui prédit à 3, 4 % le déficit public par rapport au PIB au lieu des 3 % annoncés par le gouvernement. Là aussi ce sont des économistes qui auraient souhaités une réforme structurelle, mettant à mal notre système social.

    Décidément François Hollande ne leur fait pas plaisir. Qu'à cela ne tienne 3,4 % au lieu de 3 % on ne va chipoter, quand on part de 4,7 % en 2012 avec une dette de 2.000 milliards d'euros, 600 milliards sous la droite et un chômage qui s'est envolé à cause d'entreprises sans vergogne liquidant les plus de 50 ans en masse. Un ensemble de situations et de prévisions qui devraient en décourager plus d'un avec une cote de popularité de 18 à 20 %. Pas le président, il encaisse et continue sa politique, il fait ça pour la France parce qu'avant lui rien ne fut fait. On se demande bien pourquoi puisqu'il ne peut plus être réélu, ce sera pour son successeur.

    La France est sans contestation possible à droite. De plus, les voix de la gauche de la gauche lui manqueront. Se battre dans ces conditions pourquoi sinon avoir son nom dans les livres d'histoire comme le président le plus impopulaire mais le plus courageux.

    Il espérait l'inversion de la courbe du chômage et l'espère encore pour justifier éventuellement de se représenter, mais, il n'a pas comprit que cela ne servait à rien parce que l'on dira qu'il n'y est pour rien. Le chômage ne peut que s'arrêter de lui même de progresser. En fait, il a échoué non pas par sa politique mais parce qu'il a reprit une situation catastrophique sur tous les plans économiques et cela avec un gouvernement sans expérience. Dix ans dans l'opposition, c'est trop dans un tel contexte international, avec des médias qui vont jusqu'à vous filmer pisser, cela ne pardonne pas.

    Mais le courage aurait été aussi de dissoudre l'Assemblée nationale, comme je l'ai écrit, et laisser la droite se battre avec son plan de réformes structurelles de 130 milliards, mais aussi avec ses contradictions, vous voyez les dégâts. Les 41 frondeurs socialistes, les écolos, les communistes, les mélenchonistes et autres au tapis. D'un coup l’hémicycle de l'Assemblée aurait été vidé de cette gauche qui marche à coté de ses souliers. Front national et l'UMP s'affronteraient et François Hollande se marrerait. En 2017 François Hollande reposé, en forme, recevrait dans ses bras son second mandat.

    Non, il est courageux, pas pour lui, mais pour la France, c'est bien aussi. Ce qui signifie aussi que ceux qui sont contre lui n’œuvrent pas pour la France, ce qui confirme ce que j'ai toujours pensé. On fait de la politique son métier avant tout, le bien des Français éventuellement, mais c'est toujours après.

    Alors il répond, le 6 mai, à une invitation de Jean-Jacques Bourdin au terme des deux années de gouvernance ou il eut à éviter que la France ne tombe en faillite. Mais la veille le 5 mai, il fait une annonce au JDD dans laquelle il déclare que le retournement économique arrive. «On est entré dans la deuxième phase du quinquennat, le redressement n'est pas terminé, mais le retournement économique arrive». Le problème est qu'il est le seul à le croire même si ce n'est pas dénué de réalité. Il défend ce qu'il fit, «on a évité l'austérité dans la première phase, on ne sera pas dans la facilité au cours de la deuxième phase. Il y aura une pause fiscale avec une baisse des prélèvements pour les travailleurs. On fera des économies, mais il y aura de la redistribution. On a évité des économies sur la moitié des retraités et sur les fonctionnaires de catégorie C».

    Avec Jean-Jacques Bourdin, il déclare avoir des regrets, «ne pas avoir expliqué la situation au début du quinquennat, ne pas être intervenu dans le débat sur le mariage pour tous pour le faire voter plus vite».

    Aux questions, avez-vous sous-estimé les difficultés économiques ? Avez-vous caché la vérité sur les comptes publics ? Avez-vous égaré les Français qui ont le cœur à gauche en affirmant vouloir combattre la finance ? Pourquoi ne pas avoir dit aux Français tout de suite que vous alliez augmenter les impôts, question idiote tous les Français savaient qu'il augmenterait les impôts. Il répond,

    «on reprend dans l’ordre vos questions. D’abord est-ce que j’ai dissimulé la gravité de la crise ? Non, je l’avais évoquée pendant la campagne présidentielle. Est-ce que je n’ai pas suffisamment dit au lendemain de l’élection que la situation que j’avais trouvée était grave ? Oui, je ne l’ai pas suffisamment dit. Parce que je n’ai pas voulu simplement me défausser», et de conclure qu'il avait un rapport de la Cour des comptes, «qui était déjà suffisamment grave dans ce qu’il signifiait de notre dette, celle de nos prédécesseurs, et du déficit qui m’était laissé. Mais il y a un point que je n’ai pas suffisamment souligné, c’est la dégradation de la compétitivité de l’industrie française, nos pertes de marchés».

    Le clou de cette interview fut sur la réforme territoriale ou François Hollande veut accélérer le processus. Manuel Valls avait évoqué lors de son discours de politique générale, la réduction du nombre de régions de 22 à 12 qui serait effective pour 2018. Et François Hollande enfonce le clou en évoquant un report des élections régionales de 2015 à 2016, ce qui permettrait « d'avoir le temps » de redécouper la carte des régions. « Une réforme majeure doit être portée. Il n'y a plus de temps à perdre. On verra alors qui sont les conservateurs et qui sont les réformateurs », a-t-il déclaré.

    À ce sujet au «C dans l'air» du 06 mai, on a pu constater l'hypocrisie des intervenants qui tous étaient pour la réforme mais tellement peu et qu'il fallut qu'Yves Calvi demande plusieurs fois s'ils approuvaient cette réforme. Ils y trouvaient tant de difficultés et de problèmes qu'ils montraient implicitement leur refus. Et de demander, pour le représentant de la Bretagne un référendum. Il faut dire qu'ils étaient de droite, ce qui aurait été la même chose s'ils étaient à gauche de la gauche. Cela montre que François Hollande est dans le vrai et laisse entrevoir d'importantes difficultés pour le gouvernement à faire passer cette réforme au parlement.

    Pour François Fillon, il n'y a que des pays totalitaires pour faire ça !

    c4nlogo

  • Le pacte de responsabilité et de confiance avec Alstom,

    les deux sujets qui mobilisent la classe politique, pas les français qui souffrent.

    Support Wikipedia La classe politique est en émoi, elle a voté le 29 avril la confiance au gouvernement sur la purge de 50 milliards du pacte de responsabilité en trois ans, sujet de division d'un parti socialiste tiraillé entre sa gauche qui clame qu'elle n'a pas voté Hollande pour ça et une partie plus à sa droite qui voit dans ce plan que le président s'attaque au problème qui ronge notre économie, sa dette et le chômage. Il faut bien voir que les deux opinions se comprennent. Les députés socialistes a gauche furent élus dans des circonscriptions de gauche et comme la gauche socialiste et au delà, n'existent plus, comme le clame Jean Christophe Cambadélis, «c'est un échec total de la gauche face au FN», donc rester à gauche est une erreur. Ne pas prendre le virage social démocrate du président est une plus grande erreur. L'autre opinion consiste à prendre ce virage vers le centre social démocrate sachant qu'il faut faire face à nos engagements et qu'il faut réduire notre déficit. Seule condition pour ne pas s'enfoncer plus dans l'abime de nos dépenses. Autre argument à gauche et à gauche de la gauche pourquoi devrait-on aider les entreprises alors qu'elles font des bénéfices et qu'elles licencient à tout va ! Le chômage des séniors n'arrête pas de plomber la courbe du chômage ! Et même pourquoi tenir nos engagements européens pour ramener notre déficit sous la barre de 3 % du PIB ! Dans la première partie du raisonnement, l'aveuglement de la situation politique à gauche est total, les socialistes dans le Sud-est courent à la catastrophe aux européennes. De plus, concernant l'emploi hypocrisie est aussi totale, ne pas faire la distinction entre les grandes entreprises qui, c'est vrai ont faits et font d'importants bénéfices et les entreprises qui sont exsangues avec des marges ridicules qui les plaçant au bord du dépôt de bilan, est une erreur. De plus, François Hollande est accusé de mensonges, parce qu'il fait une politique contraire à celle qu'il avait annoncée pendant la campagne présidentielle. Ce qui est inexact et Martine Aubry le sait bien, n'a-t-il pas toujours soutenu qu'il redresserait les comptes de la France ? De plus, il ne fait pas une politique d'austérité, ceux qui clament cela n'ont qu'à passer du coté espagnol ou les salaires et pensions furent réduits de 20 %, mais aussi en Grèce, au Portugal, en Irlande pour voir ce qu'est une politique d'austérité. D'autre part, certains économistes n'arrêtent pas de clamer qu'il faut réformer pour réduire notre déficit, ils ont d'ailleurs été reçus à l’Élysée à déjeuner avec le président et d'autres qu'il faut relancer la consommation par l'augmentation des salaires des plus exposés, dont l'un d'entre eux fit un livre, nouveau best-seller économique, prônant l'augmentation des salaires. Seulement, il oublie qu'il faut d'abord relancer l'économie afin que l'on achète Français. La gauche socialiste et la gauche de la gauche sont dans l'erreur la plus absolue, prises dans un étau par les conditions économique et par le FN !

    La dessus, le président déclara lier son destin à la réduction de chômage alors que son prédécesseur socialiste, François Mitterrand, déclara que sur le chômage on tout essayé, avouant un constat d'échec. Le tout dans un contexte électoral catastrophique pour le parti au pouvoir ayant reçu une sacrée baffe aux élections municipales qui se renouvellera aux élections européennes. Pire scénario pour les socialistes on ne voit pas. On peut donc se poser la question, pourquoi s'acharner à vouloir redresser la situation économique française pour ne recevoir que des baffes et faire ainsi le bonheur de la droite qui, pendant ses dix années de gouvernance ne fit rien d'autre que d'accroître notre déficit et notre dette. Les socialistes hollandais sont des fous, ils font le boulot d'une droite qui en récoltera le fruit. Plus suicidaire comme politique on ne voit pas, car, il ne faut pas qu'ils se leurrent cette politique ne rapportera rien à François Hollande quelques soient les résultats de sa politique, il ne sera pas réélu. Toutes les voix de gauche lui manqueront.

    Quant à la droite qui sans rien faire d'autre que de clamer que ce n'est pas 50 milliards d'économie qu'il faut faire mais 130 milliards, bonjour les dégâts, elle se marre en attendant de récolter des sous par suite des fauteuils politiques qu'elle va engranger à cause de la défection de la gauche française qui préfère s'abstenir de voter. Situation ubuesque à gauche et situation non moins préoccupante à droite sauf à l'extrême droite qui attend bien au chaud que la France lui tombe dans ses mains, sans jamais avoir fait une politique responsable sinon critiquer celle des autres. Alors pourquoi les socialistes hollandais graissent-ils la corde pour se pendre ?

    J'avais écrit dès le lendemain des résultats catastrophiques du PS aux municipales qu'il fallait dissoudre l'Assemblée nationale et laisser faire à la droite sa politique avec ses divisions, seul moyen de creuser son tombeau par ce qu'avec une purge de 130 milliards, elle en aurait prit plein la figure.

    Alors vous dire maintenant que l'on ne m'a pas écouté ce qu'il faut faire dans un tel fatras politique et bien, rien d'autre que de continuer cette politique, qui sans résoudre parfaitement la situation de la France, lui apportera du souffle. Mais bien plus, parce qu'il faut aider les entreprises à sortir du marasme ou elles se sont mises, nombreuses sont celles qui n'ont rien fait pour faire face à la mondialisation, contrairement aux entreprises italiennes, qui avec une situation économique bien plus dégradée que celle que nous avons, ont réussi à ce que le commerce extérieur de leur pays soit positif. Il serait donc souhaitable que nos entreprises cessent de pleurer sur les charges trop lourdes, alors que d'autres avec des charges aussi lourdes, travaillent pour leur pays. Les entreprises françaises sont plus habituées à être subventionnées par l’État que les salariés par la politique sociale, ce qui fait que, même qu'étant privées, elles n'ont aucune vergogne à faire ce qu'elles veulent avec l'argent des Français.

    Seulement François Hollande veut réduire le chômage et qu'elles seules en ont la possibilité. Il va leur donner de l'argent avec ce pacte de responsabilité, pour qu'elles embauchent, alors qu'elles déclarent qu'elles ne pourront le faire que si leur carnet de commande le permet, ce qui revient à se foutre des Français, mais aussi du gouvernement qui fait tout ce qu'il peut pour les aider. Scénario politique plus idiot je ne vois pas, il fallait dissoudre l'Assemblée nationale.

    Hier 29 avril, les députés ont voté le plan d'économies de 50 milliards d'euros défendu par le premier ministre Manuel Valls, à 265 voix, contre 232. Les trois chevènementistes, apparentés au groupe PS, ont voté contre, tandis que 41 députés socialistes se sont abstenus. La majorité socialiste se rétrécie, elle devient rebelle, ce qui présage rien de bon pour la suite. Le manque de courage de François Hollande va le condamner, s'il est obligé de dissoudre l'Assemblée nationale, ce sera trop tard pour lui.

    Pour corser le tout, voila que notre fleuron national dans le domaine de l'énergie des turbines pour centrales électro-thermiques et nucléaires avec les éoliennes, Alstom presque privatisé par Sarkozy alors ministre des finances en 2004 au profit de Bouygues, est en difficultés. L’État avait alors acquis 21, % du capital d'Alstom qu'il revendra à Bouygues en 2006. Alstom prêt du dépôt de bilan fut sauvé et les salariés ne perdirent pas leur travail. A cette époque, notre Sarkozy national avait à faire avec Mario Monti le grand de la banque Goldman Sachs qui était commissaire européen à la concurrence. On ne peut, en effet, renflouer des entreprises avec l'argent des citoyens sans l'accord de Bruxelles, qui doit veiller à la concurrence. Or, Mario Monti se mit à écrire que cette affaire, qu'il eut à gérer avec Sarkozy, voir l'article du Figaro, Ma vérité sur l'affaire Alstom, pour montrer qu'il fut bluffé sur l'état économique d'Alstom en 2006. Le grand Sarkozy comme à son habitude marche un peu dans la fantaisie. Sarkozy a-t-il sauvé Alstom ? Non, mais il a sauvé les emplois de l'usine de Belfort. Pouvait-il faire plus, oui, parce qu'il laissa faire Bouygues qui n'a rien fait pour aider Alstom à faire face à la mondialisation.

    On sait que le mariage du béton avec l'industrie lourde ne fut jamais bon, mais Sarkozy intrépide s'en est moqué auprès de Bruxelles, sauf que l'on en voit les effets quelques années plus tard, ou il faut vendre Alstom, si l'on veut ne pas perdre ce qui reste, c'est à dire du travail pour les salariés. Cet exemple montre bien qu'il ne faut pas chercher, comme le fit souvent la gauche, pour sauver des emplois, aider les entreprises qui n'ont d'envergure, parce qu'elles se trouvent quelques années plus tard dans la même situation.

    La situation d'Alstom est due à l'incompétence de Bouygues qui chercha plus à gagner de l'argent qu'à développer Alstom. Son cas n'est malgré tout pas dramatique puisqu'il n'est pas en dépôt de bilan et qu'il peut être sauvé par un grand groupe international.

    L'affaire n'en est pas terminée pour autant, le gouvernement veut laisser le temps faire son œuvre, ce qui contrarie les actionnaires d'Alstom qui ont votés à l'unanimité pour Général électrique, alors que le gouvernement pencherait plus pour Siemens.

    Général électrique fait une offre de 12,4 milliards d'euro, alors que Siemens propose d'apporter l'essentiel de sa branche transport et de prendre 19 % du nouvel ensemble. Avec Siemens, Alstom resterait peut être français ? Mais pour les Allemands Siemens fait figure de marionnette face à l'ingérence du gouvernement français. Or l’État ne peut pas tout, il n'a plus les moyens de faire face aux problèmes posés par les entreprises en difficulté, la mondialisation impose sa loi.

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