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  • L'irrespect de députés de UMP envers la Tunisie lors de la visite

    du président Moncef Marzouki élu démocratiquement les déshonore.

    Le vide partiel du coté droit de l'Assemblée lors du discours de Moncef Marzouki n'est pas honorifique pour les représentants de la droite nationale.

    Support Wikipedia On pouvait préférer un régime laïc conservateur ou socialiste pour cet ancien protectorat Français jusqu'en juillet 1957, mais c'est Moncef Marzouki, qui a été élu sous le slogan fédérateur «Ben Ali dégage» dans une coalition tripartite entre Ennahda, le CPR et Ettakatol, cela méritait qu'ils soient tous présents. Ce sont les Tunisiens qui l'ont élu le 12 décembre par les constituants de leur Assemblée avec 153 voix, trois contre, deux abstentions et 44 votes blancs, succédant ainsi à Fouad Mebazaa, qui assurait l'intérim. Le respect s'imposait après que la France fut le protecteur de ce pays par le traité du Prado signé le 12 mai 1881 qui confirmait notre pouvoir en la construction de la base de Bizerte à la suite du traité de Berlin le 13 juillet 1878 concluant le Congrès de Berlin. La France conserva cette base jusqu'au 15 octobre 1963 après une bataille sanglante entre le pouvoir Tunisien et la France faisant des milliers de morts.

    Moncef Marzouki est médecin, écrivain, et militant des Droits de l'homme tunisien. Le 12 décembre, il est élu président de la république Tunisienne par les membres de l'Assemblée constituante. Il mérite le respect de la représentation nationale. Voir aussi, Les révolutions musulmanes Tunisie, Égypte, Libye.

    Première manifestation anti-Ben Ali à l'annonce de son départ, retour sur cette journée où le pays a basculé. À 10 HEURES «Ben Ali, dégage !». Ils n'ont pas attendu longtemps pour qu'il parte. Document Le Parisien.fr, cliquez sur l'image.

    S'il est vrai que le parti Ennahda est un parti islamiste majoritaire à l'Assemblée constituante il n'en a été pas moins élu démocratiquement. Cette révolution de jasmin qui fut celle des femmes fut une victoire dans ce pays dominé par un président qui a gouverné 24 ans et qui n'était plus aimé de son peuple. Rien n'était démocratique dans cette Tunisie. Il faut voir que 49 femmes furent élues à cette Assemblée constituante en 2011 sur 216 députés soit 22,6 %, c'est un progrès énorme alors que dans notre Assemblée nationale il y a que 155 femmes sur 577 députés, soit 26,8 % ! La droite parlementaire Française aurait mieux fait de respecter ce président, c'est elle qui à le moins de députées féministes à notre Assemblée.

    Nous avons largement approuvé ce soulèvement du peuple Tunisien, même si une partie de l'UMP ne l'a fait que du bout des doigts, ne pouvant faire autrement. Il faut donc accepter le résultat des urnes même si nous aurions préféré l’émergence d'un parti laïc républicain.

    Quoi d'étonnant à ce qu'une partie cette droite parlementaire boycotte l'hémicycle, quand on se rappelle les propos de Madame Michèle Alloit-Marie ministre des Affaires étrangères le 12 février 2011 quand elle proposa à l'Assemblée nationale le savoir faire de la police Française pour régler les situations sécuritaires. Il faut savoir que la position de la majorité était plus que prudente sur ce qui se passait en Tunisie. Le silence de Sarkozy et de son gouvernement fut interprété comme une indifférence. La Tunisie était en colère contre cette majorité de l'époque clamant que ce qui se passait était un évènement sans précédent depuis plus d'un quart de siècle. S'il est probable que les propos de MAM, n'avaient d'autres buts que de faire régner l'ordre, ils n'en étaient pas moins une action pour favoriser le pouvoir en place qui, notre police intervenant, serait resté maître de la situation, avec les conséquences diplomatiques que l'on imagine, une ingérence dans un pays souverain. Invraisemblable une telle proposition. Ce fut donc un tollé tant en France qu'en Tunisie, une honte pour notre pays.

    Cette visite du président Moncef Marzouki fut à haute valeur symbolique afin d'apaiser nos relations. Que faire de mieux que de le recevoir dans notre Assemblée ou seulement 16 dirigeants étrangers furent reçus avant lui.

    Tout devait être concocté par certains députés UMP puisque à 15 heures le député UMP Jean-Frédéric Poisson annonçait «je n’y assisterai pas, et ce sera le cas de pas mal de mes collègues». Effectivement, les députés UMP n'étaient que 55 sur 196 à écouter le discours du président Moncef Marzouki.

    Pierre Lelouche déclara, selon l’AFP, qu'il n'assistera pas à cette réception, jugeant que «le processus démocratique n'est pas encore stabilisé» dans ce pays. «Je ne veux pas faire de critiques intempestives, il faut continuer à aider la Tunisie mais fallait-il pour autant inviter le président actuel dans la phase que nous connaissons ?». C'était par ses propos s'initier dans la politique Tunisienne estimant qu'elle évoluerait. C'était ne pas reconnaître que cette évolution avait atteint sa maturité par l'élection de députés et d'un président.

    Sa collègue la députée Valérie Boyer, membre du groupe d'amitié France-Tunisie, boycotta aussi cette cérémonie, jugeant que le président Tunisien est un peu le «pantin des islamistes, qui préconisent le retour à la charia», rapporte le figaro.fr dans son édition de 17 h 45. Didier Julia s'est déclaré «consterné par l'attitude de certains représentants l'UMP à l'égard du Président Monzef Marzouki qui dans son pays et pour le monde entier incarne la laïcité, la tolérance et le besoin de justice». «J'appelle tous mes compagnons de route à s'informer sur le terrain et à rendre hommage à ce que l'on peut appeler le modèle Tunisien» a-t-il déclaré. Didier Julia fut député de Seine-et-Marne pendant 45 ans, Pour sa part, le président du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob, estima que la position de Pierre Lellouche n'engageait que lui. L'ancien premier ministre François Fillon fut également parmi ces députés UMP à boycotter cette visite.

    En d'autres termes, une partie de cette droite Française a défendu implicitement Ben Ali.

    Pour l’ancienne ministre socialiste Élisabeth Guigou, «il y a eu une sorte d’aveuglement. Nous nous doutions du caractère policier de ce régime, mais nous n’avions pas mesuré l’ampleur de la concussion et de la prison». Ce propos montre qu'il ne définit pas sa position. En plus il marque son ignorance de la situation sous le régime Ben Ali.

    Il est vrai que ces révolutions musulmanes ont virées à l'islamisme par suite de son implantation religieuse dans les lieux à forte pauvreté, l'exemple le plus récent est l’Égypte. Une révolution engagée par des jeunes avides de république et de démocratie qui vire au profit du parti de la liberté et de la justice vitrine des Frères musulmans grands vainqueurs des élections législatives de 2012.

    Cette rencontre fut «l’occasion de réaffirmer le soutien que la France apporta à la transition politique engagée en Tunisie. Elle manifesta ainsi la forte sa volonté d’accompagner les autorités et le peuple tunisiens dans ce processus, sur la base d’un partenariat d’égal à égal, dans le cadre des liens d’amitié très étroits qui unissent les deux pays et les deux peuples», déclara le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bernard Valéro.

    «C’est peu dire que la France sous Nicolas Sarkozy s’est déshonorée en niant l’ampleur de la fronde populaire Tunisienne. Son ingérence fut à l’aune de son indignation, à géométrie très variable, ne s’érigeant en devoir que pour servir certains intérêts géopolitiques, au profit d’une diplomatie à courte vue, là où le sens du discernement aurait dû guider ses pas et éclairer son action», Oumma.com.

  • De l'hypocrisie UMP aux accords locaux avec le FN,

    à la formation d'une droite intégrée, qui peut le croire ?

    Support Wikipedia La droitisation dans la campagne présidentielle opérée par Sarkozy, l'affirmation par Marine Le Pen de constituer un parti au même titre que l'UMP et le PS, la reprise des slogans proférés sur les immigrés par Sarkozy, bien qu'il eut déclaré qu'il envisageait qu'ils votent aux municipales sous condition, la remise en cause des frontières de Schengen, bouleverse la droite conventionnelle et la politique de l'UMP qui ne sait plus ou elle se trouve. La droite centriste n'a pas toujours apprécié cette hyper droitisation au point que Hervé Morin et Jean-Louis Borloo, des seconds couteaux, ont tentés de faire cavalier seuls à cette présidentielle, sans succès bien sûr. Quand au Modem de Bayrou son choix politique vers François Hollande met en cause son existence politique. Bien que l'UMP ait toujours gagné les élections sans pencher si ouvertement vers le FN, se pose pour ce parti une recomposition politique claire sur laquelle les républicains peuvent se retrouver. Les propos de Nadine Morano sur ses mêmes valeurs que celles du FN, pour être seulement élue, le soutien apporté par François Fillon à Tulle, accentue encore la déchirure de ce parti. Mais l'UMP qu'est-ce c'est ?

    J'ai eu bien des difficultés pour définir ce parti. Sous le sigle UMP on trouve de tout, je dirais que c'est un ramasse tout à droite. Ses composantes vont du RPR, aux néo-gaullistes de Jacques Chirac, Dominique de Villepin, aux gaullistes légitimes de Jean-Louis Debré, Alain Juppé, Jean-François Copé, aux conservateurs libéraux de Sarkozy, Balladur, aux Gaullistes sociaux de Philippe Seguin, François Fillon, à l'ancienne UDF issue du MRP d'inspiration démocrate-chrétienne telle la branche libérale-giscardienne, Jean-Pierre Raffarin, Pierre Méhaignerie mais aussi barriste, au parti Chrétien démocrate de Christine Boutin, au Centre national des indépendants et paysans, au Centre droit de Hervé Morin, et aux Radicaux valoisiens de Jean-Louis Borloo, cette multi-droite ne suffit plus pour obtenir une majorité de gouvernement, ses électeurs modérés traditionnels ne s'y retrouvent plus. Alors pourquoi ne pas donner l'illusion d'une convergence de vues électoraliste avec le FN juste le temps de cette élection législative ? Et comme l'écrit Le Monde.fr «cela fait bientôt trente ans que la droite Française est confrontée aux poisons que le parti d'extrême droite distille dans la société Française !».

    Comme pour les socialistes, du centre gauche social démocrate au Front de gauche-communistes, elle s'étend du centre droit Borloo à l'extrême droite de Christian Estrozi, Nadine Morano, de même pour Gérard Longuet quand il clame, pour leurs suffrages, que les électeurs du FN ne sont pas des pestiférés, ce qui est exact. Les appels des personnalités de l'UMP en difficulté vers les voix du FN, malgré le verrou hypocrite du secrétaire général Jean-François Copé repris par François Fillon font penser qu'il pourrait sauter plus rapidement que l'on puisse l'espérer. Pure illusion !

    L'arrivée possible à l'Assemblée de représentants du FN tels Marine Le Pen, Gilbert Collard, Marion Maréchal-Le Pen ... le dédouanerait, le rendant normal, donc fréquentable par l'UMP, d'autant plus qu'ils siègeraient sur les mêmes bancs. La reprise des slogans FN pour masquer la faillite de la politique menée par Sarkozy en est l'essence. Quoi proclamer d'autre qui soit porteur, la dette qu'ils ont accrue de 90 milliards ? Non bien sûr ! C'est donc le vide absolu autre le fait de clamer que les socialistes ne feraient que ruiner la France alors qu'ils commencent tout juste à gouverner en appliquant, par décrets, le programme d'élection de François Hollande. La droitisation extrême de Sarkozy pendant la campagne à donnée le feu vert. L'insistance de Jean-François Copé à s'opposer ouvertement à l'alliance avec le FN sous le prétexte implicite de ménager la droite centriste n'a plus de raison d'être, elle n'existe plus.

    Nadine Morano n'a pas caché que ses valeurs rejoignaient celles du FN. Dans l'hebdomadaire d'extrême droite minute du 13 juin, elle plaide pour un rassemblement le plus large possible pour faire barrage à la gauche.

    «Les électeurs du Front national n'ont pas à être rejetés de la République», «Nos électeurs sont souvent étonnés qu'on tolère des alliances entre le PS, l'extrême gauche et Les Verts qui prônent la légalisation du cannabis». Nous ne parlons pas d'alliance, mais de respect des électeurs du Front national, «méprisés, rejetés par la gauche dans le camp des anti-républicains», continue telle. Elle se définit «gaulliste et patriote». Elle précise «il y a de nombreux désaccords avec le Front national, notamment sur les questions économiques, voire de société», mais elle précise qu'elle est «opposée au droit de vote des étrangers» et qu'il y a «encore une convergence de points de vue» concernant «le renforcement des accords de Schengen».

    Le propos de Nadine Morano est d'une fausseté absolue, le PS n'a fait aucune alliance avec l'extrême gauche qui est représentée par le NPA et Lutte ouvrière ! Comme elle ne peut clamer, sous le vocable d'extrême gauche, le Front de gauche, elle veut donner le change. Mélenchon ancien socialiste représente la gauche d'un parti républicain, quant aux communistes ils ont déjà été au gouvernement, même sous Charles de Gaulle ! Un grossier amalgame dont la droite est coutumier. Mais ça marche dans le rural !

    Il est bien évident que l'UMP ne veut surtout pas être amené à composer avec le FN, il ne veut simplement que le vote de ses sympathisants. On voit mal Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé composer avec Marine Le Pen ! Le FN sera-t-il dupe de ces appels du pied ? Son anti socialisme suffira-t-il pour donner ses voix à l'UMP. Honnêtement les socialistes sont bien plus respectables que l'UMP. Au moins, ils acceptent de discuter avec les verts, même si cela leur coûte. De plus, ils préconisent l'introduction d'une part de proportionnelle, permettant aux petits partis de s'exprimer à l'Assemblée nationale, ce que réfute l'UMP, la démocratie parlementaire n'est pas son idéologie qui est de ne faire aucun partage du pouvoir.

    La dessus vient pour aiguiser le tout, le canular de Gérald Dahan l'humoriste qui s'est fait passer au téléphone pour Louis Aliot le numéro deux du FN. Au cours de cet échange téléphonique elle aurait déclaré que Marine Le Pen avait beaucoup de talent, ce qui est exact, mais aucun qui puisse redresser la France.

    Ecoutez Dahan Morano sur francetvinfo

    Mais le comble est que François Fillon se voit obliger de recadrer son ancienne ministre sur twiter, «Nadine Morano aurait dû raccrocher tout de suite car on ne parle pas aux dirigeants du FN». Alors Nadine Morano porte plainte contre Gérald Dahan c'est tout ce qu'elle a trouvé de mieux à faire. Cela montre bien le personnage par comparaison avec tous ceux qui ont été piégés par lui, Hollande, Royal, et Mélenchon qui ont ri et n'ont pas porté plainte.

    Donc deux langages et deux attitudes aux voix du FN pour ces législatives. Cela montre bien le désarroi de la droite qui devra lever son ambiguïté politique.

  • Le campus unitaire de l'UMP dans la discorde,

    bientôt des frères ennemis ?

     

     

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    Document l'Express.fr. Ils ont tout fait pour montrer leur unité, se méfiant l'un de l'autre pour l'après Sarkozy !

    Support Wikipedia Comme tous les partis l'UMP, n'échappe pas à la règle du leadership du parti. Il est toujours la convoitise des ténors et l'après Sarkozy nous révèlera les ambitions des uns et des autres. Si, actuellement Sarkozy s'impose il n'en est pas moins vrai que beaucoup de ses soutiens trouvent mauvaise sa politique dans laquelle ils vont y laisser des avantages. Plus les sondages sont mauvais plus le moral des politiques s'assombrit quelle que soit la tendance. De plus les années de pouvoir pèsent surtout devant un bilan aussi mauvais. Les critiques principales se font sur l'injustice fiscale et sociale qu'ils admettent de moins en moins avec l'augmentation de l'impopularité, et le dernier plan d'austérité de François Fillon qui passe mal n'ayant aucune potentialité de croissance, voir Fillon et le plan d’austérité dogmatique pour les agences de notation. Sans oublier les coupes sombres dans les services de santé dans l'éducation et la police.

    Le choix de Marseille n'est pas anodin. L'affaire Jean-Noël Guérini président du Conseil général des Bouches-du-Rhône et sénateur qui embarrasse les socialistes prêts à l'exclure s'il est mis en examen était une aubaine. Elle offrait une cible contre les socialistes et les ténors du parti ne se sont pas gênés de dire ce qu'ils en pensaient à l'ouverture du campus. Du maire Jean-Claude Gaudin à Renaud Muselier, premier adjoint, le nom Guérini était sur toutes les lèvres  pour qu'il soit entendu comme responsable de la «pègre socialiste Marseillaise». Muselier ne se gênant pas pour dénoncer un «système mafieux», mais aussi pour clamer que François Hollande et Martine Aubry ne pouvaient pas ne pas savoir.

    «Vous croyez que François Hollande et Martine Aubry vont s'en sortir facilement avec l'affaire Guérini à Marseille ? Voilà qui a un peu plus d'importance que madame Bettencourt qui aurait donné son argent personnel à monsieur Sarkozy, surtout qu'apparemment ce n'est pas le cas. En tant que Marseillais, je ne les lâcherais pas, cela fait deux ans qu'on suit cette affaire de très près, j'ai été menacé personnellement, ils ont détourné l'argent des impôts des Marseillais pour leur enrichissement familial, et les socialistes ne disent rien ? Quelle honte !»

    Jean-Noël Guérini qui a comparu le 08 septembre vient d'être mis en examen pour conflits d'intérêts dans une affaire de marchés publics frauduleux. Il ne démissionnera pas, il se met en marge de son parti en déléguant provisoirement ses prérogatives de président du Conseil général des Bouches-du-Rhône à son adjoint. En fait, il n'est que mis en examen et encore non coupable. Son frère Alexandre Guérini patron de quatre sociétés de gestion des déchets avait été mis en examen pour «abus de biens sociaux, détournement de fonds et de biens publics, recel, blanchiment, trafic d'influence, corruption active et détention de munitions». En contrepartie, comme tout n'est jamais blanc dans le microcosme politique, l'espionnage des journalistes du Monde sur l'origine de leurs sources dans l'affaire Woerth-Bettencourt, remise au devant de l'actualité dans le livre «Sarko m'a tuer» qui embarrasse l'UMP, remet pour les pendules au même niveau.

    Jean-François Copé avait mis son parti, qu'il a pris à la hussarde rappelez-vous en écartant Xavier Bertrand, sous le signe de l'unité. Il devait être «l'anti la Rochelle», et bien, les critiques de Jean-Pierre Raffarin et de Patrick Devedjian en n'ont gâché l'ouverture, ce qui fut dénoncé par Lionel Luca, droite populaire, député favorable à la peine de mort, sous le vocable «le club des aigris». A la différence des socialistes toujours au grand jour pour montrer leurs discordes, ce qui est malgré tout mauvais, les Français n'aiment pas, il ne faut jamais tout dire en politique, l'UMP le sait, n'est-ce pas aussi sa règle d'or ? Regardez DSK, qui sans jamais dire un mot aux Français se trouvait par l'opération du Saint-Esprit, les médias en quelque sorte, presque président, avant ce que l'on sait de ses déboires Étasuniens.

    Pour L'UMP les accrochages entre Copé- Bertrand-Estrosi sont relégués à plus tard. Copé voulait revenir sur les 35 heures  en assouplissant la loi, «c'est le débat central pour les années qui viennent, et la transparence financière», position soutenue par Valérie Pécresse mais combattue par un front antilibéral du parti. Xavier Bertrand ministre du travail avait dit «niet» à toute réforme qui conduirait les salariés à «travailler davantage, en étant payés autant ou moins», estimant que revenir sur les 35 heures «est impensable en termes de pouvoir d'achat». Christian Estrosi Sarkozyste convaincu mais gaulliste social, ce qui forme un étrange patchwork, c'était inquiété de certains débats de clans qui pourraient être mal vus en période électorale. Pour Jean-Pierre Raffarin qui, sur les 35 heures juge le débat dépassé, n'a pas digéré la TVA sur les parcs à thèmes, le Futuroscope se rappelait à lui.

    «Raboter le système social ce n’est pas le gérer. La bonne nouvelle du temps présent c’est la prise de conscience des impasses budgétaires, la mauvaise c’est le goût ambiant pour cet outil primitif qu’est la hache. Tous les postes de notre politique sociale ne sont pas à mettre sur le même plan. L’honneur de la politique, c’est de faire des choix, de fixer des priorités. La recherche d’économies budgétaires est nécessaire, le débat sur les choix aussi. Il ne peut y avoir cohésion politique sans cohésion sociale. Le social n’est pas une variable d’ajustement économique. C’est un choix politique à impact économique. Nuance. Les milliards accordés aux grandes entreprises en compensation des 35 h sont-ils toujours légitimes, à ce niveau ? Les marges de la grande distribution ne devraient-elles pas contribuer à l’effort national ? Peut-on considérer le seuil de 500.000 €/an comme le seuil pertinent pour une taxation des hauts revenus ou faut-il le baisser ? Quel est le rapport coût/efficacité de notre système éducatif ?» Tiré du Carnet de Jean-Pierre Raffarin. Serait-il devenu intelligent ?

    Le samedi 03 septembre Jean-Pierre Raffarin se félicitait de son coup politique, Sarkozy lui avait annoncé l'abandon de la TVA sur les parcs à thèmes ! Alors qu'il avait le jeudi premier septembre lors d'une réunion à l’Élysée des responsables de la majorité fustigé Jean-Pierre Raffarin déclarant que ses propos étaient irresponsables. Les choses étaient mal engagées, Jean-Pierre Raffarin refusait de prendre Sarkozy au téléphone. Ce qui lui fit dire sur son blog, que «les déclarations brutales à mon endroit, en mon absence, de Nicolas Sarkozy au cours du petit-déjeuner de la majorité sont surprenantes et méritent clarification». D’ici là, je me place en congé de cette instance dite de concertation. Pour Jean-François Copé, Jean-Claude Gaudin et Benjamin Lancar, et pour les militants, je présiderai néanmoins samedi le Conseil national de l’UMP. C'est au second appel de Sarkozy lui faisant savoir qu'il renonçait à la TVA sur les parcs à thèmes que l'unité de l'UMP fut sauvée en apparence.

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    Jean-Pierre Raffarin et Jean-François Copé, ce samedi matin à Marseille. Document Le Figaro.fr (crédit : François BOUCHON/LE FIGARO)

    3Document Le Nouvel Observateur.

    Jean-François Copé dans son rôle de secrétaire général a minimisé les dissensions au sein de son parti sur le plan de l'austérité présenté par François Fillon tout comme les critiques de Patrick Devedjian qui avait lancé dans un entretien au Monde du 03 septembre que «la situation exige un grand projet, je ne le vois nulle part».

    «Pour lui la réélection de Sarkozy va être difficile. La crise nuit à tous les gouvernements en place et la société Française est dans l’attente d’un changement. En 2007, la présidentielle s’est cristallisée sur l’homme et le style. En 2012, il faudra proposer un projet profondément novateur qui réponde aux angoisses d’une société bouleversée par la mondialisation. C’est indispensable, car on ne gagne pas uniquement sur un bilan ni sur la politique internationale. La gauche ne propose qu’un changement de personne, c’est une chance pour nous....», lire la suite sur le blog de Patrick Devedjian.

    Pour Lionel Lucas «Devedjian a des aigreurs, et Raffarin demande des comptes au président de la République ! Qu'est ce que c'est que ces has been qui viennent torpiller le mouvement au moment où il se lance ? Raffarin et Devedjian ont été, aujourd'hui ils ne représentent pas grand-chose».

    Le clou de la journée du samedi portait sur le programme du parti pour la présidentielle concocté par Bruno Le Maire ministre de l'agriculture de l'alimentation et de la pêche, un CV impressionnant, trilingue, une tête quoi, mais sans grandes considérations sociales. Dans un entretien à l'Express il propose, concernant les allocations familiales, de verser une allocation dès le premier enfant et d'étudier en contrepartie une fiscalisation totale ou partielle de ces allocations !  Et puis concernant les finances publiques, cela suppose des décisions courageuses, comme celles prises par François Fillon. «Pouvons-nous garder un dispositif d'indemnisation du chômage parmi les plus généreux au monde, en particulier pour les cadres à hauts salaires ?» «Les collectivités locales ne peuvent-elles pas faire les mêmes efforts d'économies que l'État ?» «Est-il logique d'engager le RSA, un dispositif utile, sans toucher à la prime pour l'emploi ?»

    La phrase sur le chômage a étouffé les syndicats, le patronat et la gauche. Quand aux allocations familiales Roselyne Bachelot ministre des solidarités, chargée de la politique familiale, a émis une «très grande réserve». Vingt-six députés de la Droite populaire ont signé une protestation indignée. «Bruno Le Maire nous a fait un jus de crâne de techno. Il sort deux propositions qui prennent complètement à rebours notre électorat», se lamente un ministre.

    Dans tout ça Jean-François Copé se voulait philosophe. «Évidemment, Raffarin, ça arrive au moment de notre université d'été, mais je ne peux pas gagner au Loto à chaque fois». Les critiques sur le programme ? «Tout ça n'a pas vocation à être validé dès demain, loin s'en faut», assurait-il. Et de constater, «je suis lucide sur les sondages. Il y a une demande de gauche, c'est notre défi !»

    Discours de François Fillon au campus UMP de Marseille



    Le prochain article sera le 11 septembre la déclaration de guerre,


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