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syrie - Page 3

  • Syrie le langage d'un tyran,

    Bachar al-Assad je mène une vie normale c'est pourquoi je suis populaire.

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    Le Président syrien Assad Photo: AP, document The Telegph du 30/10/11.

    Support Wikipedia C'est une interview de Andrew Gilligan du 30 octobre 2011 qui, reçu dans le palais du président, nous informe qu'à la suite de la répression contre son autorité ou 3.000 manifestants trouvèrent la mort, Bachar al-Assad n'a pas l'intention de prendre le chemin de Kadhafi. Lorsque vous allez voir un dirigeant arabe, vous vous attendez à être reçu dans un grand palais, sécurisé par des bataillons de gardes, soumis à des contrôles à chaque porte, suivant un protocole établit. Vous vous attendez à faire anti chambre dans une salle de réception dorée pendant des heures, à signer des procès verbaux entourés de fonctionnaires officiels, de caméras, pour un monologue de quelques minutes, mais non à une conversation. Avec Bachar al-Assad c'est tout différent.

    Avec les tyrans, il faut surtout faire peuple, montrer sa compassion, aider le malheureux qui dira du bien de vous, être comme tout le monde, mais avec un char prêt à intervenir, si on s'oppose. Pourquoi montrer son vrai visage à un journaliste, il ne vous veut pas de mal, d'autant qu'il transmettra au monde ses impressions, autant qu'elles soient bonnes. Les tyrans sont maîtres dans le culte de leur personnalité.

    2Mao Zedong référence Wikipédia.

    Que ce soit Hitler, Mussolini, Mao Zedong, Saddam Hussein, Kadhafi, et autres dictateurs, ils cultivent leur image. Des portraits géants, des statues montrant leur nationalisme, ou des symboles comme la place Tian'anmen de triste mémoire lors des manifestations étudiantes et ouvrières. Il faut montrer au peuple que l'on est près de lui. Bachar al-Assad n'échappe pas à la règle.

    La jeune femme qui a organisée la rencontre est venue me chercher dans sa propre voiture. Après 10 minutes de route, nous avons tourné le long de ce qui ressemble à une route secondaire peu fréquentée à travers des buissons. Il n'y avait pas de sécurité visible, à une porte juste un homme debout habillé en portier près d'une guérite. Nous avons ensuite roulé tout droit vers un bâtiment à un étage de la taille d'un bungalow de banlieue. Là, le président nous attendait. Dans le petit bureau d'Assad, nous nous sommes assis tous les trois dans des fauteuils en cuir. C'était le vendredi 28 octobre 2011 la journée principale de protestation en Syrie, depuis la mort de Kadhafi. Mais l'homme au centre, que l’insurrection voulait éliminer, avait l'air assez détendu.

    Il pensait que les protestations étaient en baisse, après qu'elles aient commencées en mars. «Nous n'avons pas appliqué la politique d'un gouvernement têtu. 6 jours après que les protestations ont éclatées, j'ai commencé les réformes. Les gens étaient septiques sur les réformes pensant qu'elles étaient un opium pour le peuple, mais quand elles ont démarrées les problèmes ont diminués. C'est quand les gens ont soutenu le gouvernement que les manifestations ont changé de sens. Étant au centre de cette polarisation, la situation fut très difficile».

    En réalité tout comme Saddam Hussein, Bachar al-Assad a été pris de cours par cette insurrection. C'est le même problème politique que nous avons en France, bien entendu sans être de même gravité. Le cercle proche des tyrans fait écran aux bruits du peuple en imposant sa politique. Le premier cercle de conseillers de Sarkozy agit de la même façon en enfermant le président dans des objectifs qui ne sont pas forcément les siens. C'est d'ailleurs le cas pour tous les responsables des pays quels qu'ils soient. C'est pour cela que la chute des tyrans entraine l'ensemble de son staff.

    Dans une interview à la télévision Américaine par Barbara Walter d'ABC News, Bachar al-Assad à la question, qu'elle est la plus grande erreur de jugement que vous avez faite à propos de la situation dans votre pays, il répond, «nous ne tuons pas notre peuple ! Aucun pays dans le monde ne tue son peuple à moins qu’il ne soit dirigé par un fou. Je suis devenu président parce que j’avais le soutien du peuple. Il est impossible que quiconque dans ce pays donne des ordres pour tirer sur les gens !»

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    Barbara Walters d’ABC News, parle des conditions de son interview avec Bachar, Par Louis Denghien, le 7 décembre 2011, document info Syrie, le 07 décembre 2011

    Les problèmes ne sont pas essentiellement politiques pensait-il, «il s'agit de l'ensemble de la société, de son développement. Les différents problèmes ont générés une crise. Nous avons adopté l'économie libérale. Ouvrir l'économie sans y avoir été préparé, vous accroissez les écarts entre les couches sociales. Si vous n'obtenez pas de suite le bon modèle économique, vous ne maîtrisez plus le problème».

    Pour les opposants d'Assad qui n'ont cessé durant les sept derniers mois d'inclure non seulement les manifestants mais aussi l'appui Occidental, États-Unis, Grande-Bretagne, France, Nations-Unies, et la Ligue arabe, ces déclarations sont tout à fait délirantes. «Il a parlé de réformes depuis qu'il est arrivé au pouvoir en 2000, mais rien de grave n'arrive jamais seul» a déclaré l'un des leaders de la contestation de la ville de Homs pivot de la révolte. «Tuer, des gens n'est pas un acte de réforme, nous ne demandons pas la réforme économique ou même politique d'Assad, mais son départ avec ses électrons libres tâchés ce sang».

    La disparition de Kadhafi a été un élément motivant pour l'insurrection, elle perdait son souffle. Le nombre de morts de 40 ans ce vendredi fut le plus élevé depuis avril. Aux 3.000 manifestants tués depuis mars il faut inclure, selon l'ONU, 187 enfants. Et hier, il a été rapporté que l'armée Syrienne était en train de bombarder les zones civiles de Homs.

    Bachar al-Assad, je ne vais pas perdre mon temps avec l'opposition Syrienne.

    Du même journaliste Andrew Gilligan, dans une même interview exclusive, Bachar al-Assad a rejeté le Conseil national formé d'un large front des principaux opposants.

    Syrian and Arab students, supporting President Bashar Assad, shout slogans during a demonstration in front of the Syrian embassy in Beirut Photo: EPA, The Telegraph.

    «Je ne perdrais pas mon temps à parler entre eux, a-t-il dit. «Je ne les connais pas. Il est préférable de vérifier s'ils représentent vraiment les Syriens». Ce qui est tout à fait exact puisque le noyau de l'insurrection reste pour le moment concentré à la ville de Homs, bien que, dans d'autres villes comme Damas, elle soit active, voir «une journée ordinaire de répression dans toute la Syrie, 60 morts».

    Syrian forces shoot at funeral crowd.

    Des forces Syriennes qui tirent sur la foule pendant des obsèques. L'animatrice prétend montrer la protestation de la foule contre le président Bachar al-Assad, vidéo.

    http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/syria/9091108/Syrian-forces-shoot-at-funeral-crowd.html

    Syria: crimes against humanity 'ordered from top.

    Syrie, des crimes contre l'humanité ordonnés du sommet des forces Syriennes ont tués par balles des femmes non armées et des enfants. Ont bombardé des zones résidentielles et ont torturés des manifestants blessés à l'hôpital sur ordre au plus haut niveau de l'armée et des fonctionnaires, selon l'ONU. La ville de Homs sous les flammes.

    Flames rise from a house from Syrian government shelling, at Baba Amr neighborhood in Homs province, Syria Photo: AP, le 23 février 2012. Document The Telegraph.

    Dans ce même quartier deux journalistes ont été tués. L'Américaine Marie Colvin du Sunday Times et le jeune photographe de guerre Français Rémi Ochlik âgé de 28 ans, considéré comme un prodige.

    Marie Colvin et Rémi Ochlik ont été tués dans le bombardement d'un centre de presse à Homs. Document Le F1garo.fr Crédits photo : COMBO/AP

    Depuis l'insurrection plus de 7.600 morts !

  • La révolution Syrienne,

    qui montre notre impuissance.

    Support Wikipedia Combien faudra-t-il de morts et d'exilés pour que cesse ce carnage. Chaque jour, les informations nous montrent des Syriens massacrés fuyant leur pays pour la Turquie voisine. Des chars, des hélicoptères tirent sur ces révoltés de ce nouveau monde arabe qui en a assez de ce parti Baas issu d'un mouvement arabe socialiste fondé sur la dynastie Alaouite représentée par le président Bachar el-Assad depuis février 2000 successeur de son père Hafez el-Assad au pouvoir depuis trop longtemps. La majorité des Syriens sont sunnites, mais pour gouverner les Alaouites s'appuient sur les minorités chrétiennes et druzes. Nous n'avons jamais vu une telle horreur écrivait récemment  l'OMG Human Rights Watch. «Des tueries systématiques et des actes de torture par les forces de sécurité syriennes à Deraa depuis que les manifestations y ont commencé le 18 mars, indiquent fortement que ceux-ci peuvent être qualifiés de crimes contre l'Humanité».

    Mais rien n'empêche les Syriens de descendre dans la rue. Finalement la répression nourrit leur révolte, les stimules

    Les charniers Syriens

    Les charniers découverts dans la ville de Daraa.

    Les déserteurs de l'armée Syrienne.

    L'armée Syrienne aurait prit le contrôle de la ville de Jisr al-Choughour où elle a menée une vaste opération qui a entraîné la fuite en Turquie de milliers d'habitants. De violents heurts dans cette ville de 50.000 habitants au Nord-Ouest du pays dans laquelle les troupes de Bachar el-Assad sont entrées dimanche 12 juin et auraient pris son contrôle. Les soldats pourchasseraient les révoltés armés dans les fûtaient et dans les montagnes environnantes. Depuis plus d'une semaine le mouvement de contestation se focalise dans cette région du gouvernera d'Idleb à 330 kms au Nord de Damas.

    Document l'Internaute.

    «Ils ont brûlé les récoltes avec des munitions incendiaires, ils ont tué les chèvres, les vaches. Dans la ville, les épiceries, les supermarchés ont été pillés, il ne reste plus rien. Les portes sont défoncées», raconte un habitant de Jisr al-Choughour réfugié en Turquie. C'était une vraie opération de guerre comme on en a vu lors des deux guerres mondiales. Dès le 10 juin, les chars sont aux portes de la ville et la pilonne de l'extérieur en l'arrosant à la mitrailleuse lourde. Selon les habitants, les forces sont commandées par Maher el-Assad, frère du président qui dirige notamment la quatrième division mécanisée. «Ils utilisent jusqu’à 150 chars et véhicules
    blindés. Jisr al-Choughour est petite et il n’y a pas assez de place
    pour garer tous ces blindés. Le bombardement est désormais continu».

    Cette répression provoque au sein de l'armée des défections allant jusqu'à ce que des soldats se retournent contre leur armée. Quatre chars ont commencé à se tirer les uns sur les autres explique Abdullah un Syrien qui se trouvait présent et qui est entré clandestinement en Turquie. «Quand ils ont commencé à se tirer les uns sur les autres, je me suis enfui. Je ne sais pas s'ils ont détruit des ponts ou pas. Avant ça, personne n'avait tiré sur les ponts, c'est par là que les chars sont passés». La ville serait enfermée par des postes sur les routes de contrôle de Lattaquié et d'Alep. Les entrées et sorties sont interdites.

    Cette situation provoque l'exode massif de Syriens vers la Turquie ou plus de 9.000 s'y sont réfugiés de la région de Jisr Al-Choghour. Mais de l'autre côté de la frontière, environ 15 000 autres campent dans les oliveraies, en attendant la fin des violences ou un éventuel passage. «Cela fait environ une semaine que nous avons fui notre village, après l'arrivée de l'armée. Avec ma famille et mes deux enfants, nous manquons de tout. Je suis venu chercher des médicaments pour mes enfants qui sont tombés malades à cause des fortes pluies», raconte Ahmed Azar, un Syrien d'une trentaine d'années qui est parvenu à franchir la frontière illégalement pour aller au ravitaillement.

    L'armée Syrienne a pris Jirs Al- Choughour


    Le premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan a promis que les frontières resteraient ouvertes aux réfugiés Syriens qui ont été plus de 400 à arriver dans la seule nuit de samedi à dimanche. Mais c'est avec parcimonie que les Turcs laissent passer les Syriens, ils redoutent un problème Humanitaire qu'ils ne pourraient maîtriser.

    Du vendredi 03 juin des dizaines de milliers de manifestants à Hama à 200 kms de Damas ou 34 civils ont été tués lors de cette plus grande manifestation depuis le début de l’insurrection, selon l'Observatoire des droits de l'homme. Les forces de sécurité ont ouvert le feu directement sur les manifestants près du siège du parti Baas. Cette ville fut le théâtre de violents affrontements lors de la révolte de 1952 entre les Frères musulmans et l'armée Syrienne. Entre 10.000 et 25.000 civils avaient été tués pendant les 27 jours de siège.

    D'Amman, le principal groupe d'opposition Syriens a annoncé que depuis la mi mars la répression a entrainé plus de 1.300 morts civils et 10.000 arrestations.

    Pendant ce temps la communauté internationale reste inactive bien que condamnant la répression. Les États-Unis ont pris des sanctions ainsi que l'Union Européenne. Mais il n'y a pas unanimité au Conseil de sécurité de l'ONU pour condamner la répression puisqu'il se heurte au veto de la Russie et de la Chine. Les déclarations de la Maison Blanche accusant Damas d'avoir provoqué une crise humanitaire grave, et celle de Paris sur une menace concernant la stabilité régionale, avec l'arrêt de cette brutale répression, n'y font rien. Ce qui était prévisible, ces régimes autoritaires ne connaissent que la force puisque c'est à partir d'elle qu'ils se maintiennent au pouvoir.

    La chute du parti Baas mènerait au pouvoir les sunnites ce qui changerait la géopolitique au Moyen-Orient. La Syrie est le seul pays arabe a avoir conclu une alliance avec l'Iran, Damas est de ce fait l'ouverture de l'influence de l'Iran dans le monde arabe. Il est donc important que Bachar el-Assad reste au pouvoir pour l'Iran qui est soutenue par la Russie et la Chine, cela peut expliquer les vétos Russe et Chinois au Conseil de sécurité. En outre, c'est la porte ouverte à une guerre civile qui pourrait être entre les diverses factions qui composent cette région, sunnite, druze chiite, et les Frères musulmans. Il ne faut pas oublier le Liban sous tutelle de la Syrie, le Hezbollah chiite soutenu par l'Iran, ce serait donc une vraie aventure si le parti Baas venait à perdre le pouvoir. Cela peut expliquer les interventions verbales des États-Unis et de l'Union Européenne qui n'engagent à rien de concret.


     

  • La révolte Syrienne financée par les Américains,

    Bush et Obama ?

     

    Support Wikipedia Il Manifesto du 19/04/11 quotidien de gauche Italienne titre «SIRIA/SECONDO I CABLO DI WIKILEAKS E IL WASHINGTON POST, «Soldi all'opposizione: da Bush ma anche Obama». Syrie/selon l'information de Wikileaks et le Washington Post, de Bush à Obama des sous à l'opposition. Si l'on ne peut agir ouvertement, il Manifesto nous apprend qu'on peut le faire par un soutien direct à l'opposition. Il écrit,

    Il dipartimento di Stato americano ha segretamente finanziato gruppi dell'opposizione siriana e loro progetti per rovesciare Assad, tra cui la tv satellitare Barada con base a Londra, secondo documenti diffusi da Wikileak e pubblicati ieri dal Washington Post. La Tv Barada, che prende il nome dal fiume che attraversa la capitale Damasco, è legata alla rete di esiliati siriani con base a Londra, il «Movimento per la giustizia e lo sviluppo» cui, secondo i file dei diplomatici americani a Damasco e l'articolo del quotidiano della capitale federale degli Stati uniti, il dipartimento di stato Usa dal 2006 ha versato fino a 6 milioni di dollari proprio per operare la tv satellitare ma anche per finanziare altre attività in Siria. Il flusso di denaro è cominciato sotto la presidenza di George W. Bush, dopo che durante la sua amministrazione gli Usa congelarono i rapporti con la Siria nel 2005 e inserirono il paese nella lista nera per il suo sostegno agli Hezbollah del Libano.

    Fin qui nulla di strano: logico che Bush e la sua banda neo-con, insieme ad Afghanistan e Iraq, fossero tentati anche dal «regime change» a Damasco. Ciò che può risultare sorprendente è che, stando ai cablo e al Washington Post, il sostegno finanziario ai gruppi d'opposizione siriani sia proseguito anche dopo l'insediamento di Obama alla Casa bianca (gennaio 2009), nonostante la nuova amministrazione stesse tentando di ristabilire i rapporti con Damasco, tanto che lo scorso gennaio gli Usa hanno deciso di rimandare un ambasciatore in Siria, il primo in sei anni. Secondo i documenti diffusi dal sito di Julian Assange, i funzionari dell'ambasciata Usa a Damasco cominciarono ad allarmarsi nel 2009 dopo aver appreso che agenti dell'intelligence siriana avevano subdorato e stavano sollevando domande sui programmi Usa, e alcuni dei funzionari stessi si spinsero fino a suggerire al dipartimento di stato di riconsiderare il suo coinvolgimento sostenendo che avrebbe potuto mettere a rischio i tentativi di riavvicinamento lanciati da Obama....

    Le département d'État Américain à secrètement financé des groupes de l'opposition Syrienne dans leur projet de renverser Assad, au travers de la télévision satellitaire Barada située à Londres, selon des documents diffusés par Wikileaks et publiés hier, 18/04/11, du Washington Post. La TV Barada qui prend le nom du fleuve qui traverse la capitale Damas est liée au réseau des exilés Syriens qui sont à Londres, le mouvement pour la justice et son développement selon les informations des diplomates Américains à Damas et l'article du quotidien de la capitale fédérale des États-Unis. Le département d'État US en 2006 aurait versé jusqu'à 6 millions de dollars pour justement mettre en œuvre la TV satellitaire mais également pour financer d'autres activités en Syrie. Le flux d'argent aurait commencé sous la présidence de Georges Bush, durant et après que son administration gèlera les rapports envers la Syrie en 2005 et inscriront le pays sur la liste noire pour son soutien au Hezbollah du Liban.

    Rien d'étrange, logique que Bush et sa bande de néo-cons fussent tentés ensembles, en Afghanistan et en Irak aussi, de changer le régime à Damas. Ce qui peut se révéler le plus surprenant est que se référant à l'information et au Washington Post, le soutien financier aux groupes d'opposition Syriens se soit poursuivi après l'investiture d'Obama à la Maison Blanche en janvier 2009. Malgré que la nouvelle administration tenta de rétablir des rapports avec Damas, d'autant que le dernier janvier les USA avaient décidé de renvoyer un ambassadeur en Syrie, le premier depuis six ans. Selon, les documents diffusés du site de Julian Assange fondateur de Wikileaks, les fonctionnaires de l'Ambassade US à Damas commencèrent à s'alarmer en 2009 après avoir apprit que les agents de l'intelligence Syrienne avaient subodoré des questions sur le programme restant des USA, et même aucuns des fonctionnaires appuya jusqu'à suggérer au département d'État de reconsidérer son implication soutenant qu'on aurait pu risquer de faire des tentatives de rapprochement lancées d'Obama.

    Et nous que faisons nous, regarder les chars quand ils tirent sur la foule des manifestants ? Deux poids deux mesurent dans ce monde d'hypocrisie. Contre Kadhafi des avions et des missiles contre la Syrie des paroles ou est la justice du monde ? Quel machin disait le général de Gaulle au sujet de la Société des Nations, on pourrait dire la même chose tant l'impuissance des Nations Unies et de son Conseil de sécurité sont grandes. Que ce soit pour Israël pour lui faire respecter les résolutions que pour l'Iran et maintenant la Syrie. En fait à quoi sert cette organisation qui n'a de pouvoirs que pour faire plier les Nations les plus faibles ?

    Bien entendu, on ne peut se proclamer les justiciers de la démocratie du monde arabe, et dans ce cas, il faut comprendre que sans l'appui de ceux qui refusent le soutien nécessaire pour qu'une résolution du Conseil de sécurité autorise une intervention style Libye, il nous est impossible d'intervenir. Le Conseil des droits de l'homme a voté le vendredi 29 avril à Genève une résolution Américaine condamnant les sanglantes répressions des manifestations. A l'ouverture de la séance extraordinaire organisée à la demande de Washington les délégations Américaines et Européennes s'étaient efforcées de rallier les suffrages latino-américains et Africains nécessaires à la résolution.

    De plus, la déstabilisation de la Syrie conduirait nécessairement à celle du Liban et du Hezbollah au profit d'Israël ce que souhaite les Américains voyant d'un bon œil un régime pro-américain en Syrie. Mais rien n'est sûr, la révolte Égyptienne qui a été soutenue par l'Occident va à l'encontre du soutien à Israël du temps d'Hosni Moubarack puisque la frontière de Rafat avec le Hamas va être ré-ouverte de façon permanente d'après le chef de cabinet le général Sami Anan avertissant Israël qu'il ne devait pas intervenir, GUYSEN NEWS international. Israël faisant part de son inquiétude alors que Paris salue l'initiative l'Orient le Jour.com.

    «Deux jours après avoir parrainé un accord de réconciliation entre les frères ennemis Palestiniens le Hamas et le Fatah, l'Égypte ouvre de manière permanente la frontière avec Gaza. L'Égypte «va prendre des mesures importantes pour aider à alléger le blocus Israélien dans les jours à venir», a annoncé hier le ministre Égyptien des Affaires étrangères, Nabil al-Arabi, sur la chaîne de télévision Al-Jazira....».

    En outre, la Syrie est lointaine par rapport à la Libye entretenant de bonnes relations avec l'Iran et l'Arabie Saoudite soutenant le régime d'Assad, proche de la Turquie, toute intervention dans cette région est source d'aventure.

    C'est donc une nouvelle géopolitique proche Orientale subordonnée à un changement de régime démocratique en Syrie telle qu'elle puisse être finalement plus engagée en soutien aux Palestiniens qu'actuellement par le régime de Bachar-el-Assad. Ce serait tout bénéfice pour forcer Israël à des négociations réalistes avec eux par des concessions substantielles, 50 % d'Israéliens seraient pour à condition de conserver des blocs de colonies d'après Le Monde.fr.

    Ces soulèvements ont pris Israël au dépourvu, le déstabilisant dans sa géopolitique approuvant cette vague de démocratie, mais n'y croyant pas. En fait, ils ont peur qu'un régime religieux plus fondamentaliste s'instaure. Devant l'inconnu ils se posent la question que feront les Américains qui ont lâché Hosni Moubarak, continueront-ils à nous soutenir d'autant que plusieurs pays s'apprêtent à reconnaître un État Palestinien ? Israël serait bien seul payant ainsi son intransigeance et son hégémonie colonialiste d'asservissement d'un peuple à sa gloire, il est temps que cela change.

    Dans cette éventualité, et si rien n'est fait pour faire tomber Assad, que nous avons reçu en grandes pompes lors de notre fête nationale les 13 et 14 juillet 2008 dans le cadre de l'Union de la Méditerranée, il sera plus que difficile qu'il tombe sans un soulèvement plus général générateur de nombreux morts.

    Le 30/04/11 plusieurs milliers de personnes ont manifesté à travers le pays contre le régime Syrien, l'Orient le Jour.com. Deux appels avaient été lancés à manifester en ce «vendredi de la colère» du 29/04/11. Celui, devenu traditionnel, des «jeunes de la révolution Syrienne» sur Facebook. Le second, et il s'agissait là d'une première, des Frères musulmans dont la lutte contre l'État d'Israël est au cœur depuis sa fondation, mouvement interdit dont la direction vit en exil. C'est la principale opposition au régime baathiste, elle est surtout présente dans les grandes villes comme Damas, Hama, Homs, les classes populaires forment le gros de ses effectifs.

    «Ne laissez pas le régime harceler vos compatriotes. Lancez d'une seule voix un appel à la liberté et à la dignité. Ne laissez pas le tyran vous asservir. Dieu est grand», ont-ils dit dans une déclaration transmise à Reuters. Au moins 35 tués à Deraa selon les militants des droits de l'homme. A Banias assiégée par les forces de sécurité près de 10.000 personnes ont manifesté selon les militants des droits de l'homme. Les forces Syriennes auraient bombardé le premier mai la ville de Deraa et pris d'assaut la mosquée épicentre de la contestation contre le régime de Bachar-el-Assad, Al-Oufock .

    Selon l'Observatoire Syrien des droits de l'homme, OSDH, le bilan de la répression des manifestations du 29/04/11 s'élève à au moins 62 morts parmi les civils. Selon le mouvement Syrien de défense des droits de l'homme Souassiah, la répression a fait au moins 500 morts depuis le 18 mars en Syrie. Par ailleurs, des centaines de Syriens ont tenté de fuir vers la Turquie, la Jordanie et le Liban. Le Point.fr du 30/04/11 annonce que les États-Unis et l'Europe envisagent des sanctions économiques contre la Syrie en raison des violations des droits de l'homme déplorant la mort de 62 manifestants. L'Europe quant à elle, a décidé d'un embargo sur les armes et de préparer d'autres sanctions contre le régime en réponse à la sanglante répression.

    Pour l'opposition Syrienne l'armée pourrait assurer la transition.

    «Aujourd'hui, la Syrie fait face à deux options, soit le régime en place fait lui-même une transition pacifique vers la démocratie, mais nous doutons de sa bonne volonté à le faire, soit la transition se fera par un processus de protestations populaires qui évoluera en une révolution massive qui mettra fin au régime. Mais cela se fera après une vague de violence et d'instabilité. Lire la suite sur l'Orient le Jour.com.

    Aujourd'hui vendredi 6 mai, les opposants appellent à un «vendredi du défit», contre la poursuite des arrestations, Al-Oufock. Pour le peuple Syrien la liberté approche, le peuple veut faire tomber le régime titre «The Syrian Révolution 2011» créé par de jeunes militants. Ils ont appelé à de nouvelles manifestations pour ce vendredi du défit, alors que 360 manifestants se seraient livés à la pôlice le 5 mai selon le RIANOVOSTI . Ayant pris part aux désordres, ils se seraient livrés volontairement à la police en réponse à l'appel du ministère de l'intérieur lancé il y aurait trois jours selon le communiqué du ministère public ce jeudi 5 mai,

    «tous ceux qui ont promis de ne pas commettre des crimes menaçant la sécurité du pays» seront immédiatement libérés.

    Les politiques occidentales que ce soit les États-Unis et l'Italie, appellent Damas à cesser la violence et à reprendre la voie du dialogue, ce qui n'apporte rien de positif sachant que la voie du dialogue ne résout en rien une solution vers un régime démocratique. La France de son coté par la voix d'Alain Juppé voudrait voir le président Assad sanctionné par l'Union européenne. Quand au Congrès Américain, il juge que l'administration d'Obama serait trop tendre avec le régime Syrien.

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