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syrie - Page 2

  • Deux ans, la Syrie en lambeau, deux ans que les rebelles attendent des armes,

    deux ans d'hésitations pour finalement décider d'en livrer.

    N'est-il pas déjà trop tard ?

    David Cameron et François Hollande au sommet de Bruxelles du 15 mars, d'accord pour livrer des armes aux rebelles syriens, AP/Geert Vanden Wijngaert. Document Le monde.fr.

    Support Wikipedia Qui aurait pensé que François Hollande serait un président qui n'hésite pas à déclarer une guerre et de livrer des armes pour une rébellion contre un tyran que l'ancien président avait, un temps reçu en grandes pompes. Certes, pour le Mali, il fut sollicité par une demande écrite du chef de l’État en intérim, et par ce que les djahidines étaient sur le point d'envahir le sud jusqu'à Bamako ou sont nombreux nos compatriotes. D'ailleurs il avait déjà montré son écœurement lorsque ces djahidines détruisaient la mémoire de désert et les mausolées de Tombouctou. Mais de plus, récupérer nos otages aux mains des terroristes d'Aqmi pour lesquels Sarkozy aurait versé une rançon de 17 millions de dollars selon l'ex-ambassadrice Américaine au Mali, sans résultat. Pour un mou, et un capitaine pédalo dans la tempête, François Hollande chef des armées est plutôt un homme d'action, d'autant qu'il est responsable de la mort de soldats, cinq le sont déjà, voir «Otages François Hollande ne veut plus payer».

    Maintenant, il s'agirait de livraison d'armes aux rebelles syriens, et là c'est autre chose, si la France ne parvenait pas à convaincre ses partenaires européens d'en faire autant. «Nous avons comme objectif de convaincre nos partenaires à la fin de mai, et si possible avant. Nous allons employer notre sens de la diplomatie. Si d'aventure il devait y avoir un blocage d'un ou deux pays, alors la France, elle, prendrait ses responsabilités». Il ne veut pas le faire seul, c'est la raison pour laquelle il s'est entretenu avec David Cameron en marge du sommet. David Cameron affirma, devant une commission parlementaire de son pays, qu'il n'est pas exclu qu'il agisse à sa façon. Il est probable, compte tenu de l'inertie de nos partenaires, approuvées lors des interventions libyennes et maliennes, que nous serons amenés à s'engager avec les Britanniques.

    C'est une problématique de livrer des armes, par ce que les révoltes Tunisienne, Égyptienne, Libyenne nous apprirent que finalement elles ont instauré une autre dictature, celle des Frères musulmans qui est loin d'être celle des «révoltés de jasmin», de «Ben-Ali dégage», clamée par les jeunes révoltés et qui était celle que nous espérions. Mais de plus, les armes des djahidines du Mali, sont des récupérations de la guerre de Libye, qui servent à combattre nos soldats qui agissent pour libérer nos otages.

    Cette guerre fut engagée par vengeance de Sarkozy envers Kadhafi, avec le soutien médiatique de Bernard-Henri Lévy, elle eut de lourdes conséquences sur la région. Elle détruisit son équilibre et offert une vaste zone d'action aux djihadistes.

    Kadhafi était sur le point de dévoiler quelques secrets compromettant sur le financement de la campagne présidentielle de 2007 de Sarkozy, et sur des livraisons d'armes, voir «Kadhafi, la mort d’un tyran qui s’en est allé vers son destin», mais aussi, «La Libye de transition», mais aussi «Takiéddine». On oublie un peu vite ces affaires et pourtant, elles ont une continuité.

    Cette livraison d'armes dont chacun soupçonne les conséquences si elles parviennent entre les mains des fous d'Allah. D'autant que, parmi elles, il y aurait des systèmes sophistiqués de lance missiles, sol -air, contre l'aviation d'attaque de Bachard Al-Assad, qui font partie de notre force de riposte dans ce genre de conflit. La CIA recueille actuellement des informations sur ces islamistes radicaux afin de les liquider ultérieurement par des frappes de drones selon le Los Angelès Times.

    «La C.I.A. a intensifié l'urgence de la mise sur pied, pour la première fois, des plans secrets, pour des attaques par drones mortels, pour protéger les États-Unis et ses alliés comme celui qui s'étend en Syrie, y compris sur l'intelligence de rassemblement des extrémistes Islamique, selon des officiels américains actuels et anciens».

    La présence, de djahidistes du Front Al-Norsa majoritairement syrien à 80 %, un groupe réputé pour sa bravoure, avec la rébellion syrienne, n'engage pas à l’optimisme, et c'est d'ailleurs une des raisons, avec les vétos de la Russie, et de la Chine, membres permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, contre toute intervention, que deux années se sont écoulées sans que nous puissions intervenir directement, par suite de l'embargo sur les armes. Cette guerre civile, a fait déjà plus de 70.000 morts selon l'ONU, et selon un haut responsable français c'est plus près de 100.000 morts, qui conduisirent à l'exode de plus d'un million de Syriens en Turquie, Jordanie, Liban.

    C'est, dans le cadre de la résolution 1747 du Conseil de sécurité de l'ONU, du 24 mars 2007, qu'un embargo sur les exportations d'armes iraniennes, en raison du programme nucléaire, qu'il s'applique également à la Syrie. En juin 2010, le Conseil de sécurité avait adopté dans sa résolution 1929 de nouvelles mesures, durcissant notamment l'embargo partiel sur les ventes d'armes à destination de l'Iran. Or, Téhéran et Moscou, en fonction d'un contrat signé avant l'engagement de cette guerre civile, et le Hezbollah avec l'Iran de majorités chiites fournissent des armes à Bachar Al-Assad, du parti baas mais alaouite, donc de confession chiite, contre la rébellion syrienne à majorité sunnite, voir, «Syrie, géopolitique, Alep».

    La prochaine réunion de l'UE sur l'examen de l'embargo sur les armes à destination de la Syrie est prévue fin mai. Laurent Fabius a toutefois indiqué jeudi 13 mars que Paris et Londres allaient réclamer que cet examen ait lieu plus tôt. L'UE a assuré qu'il était «possible de discuter sans délai» de l'opportunité de lever l'embargo sur les armes si l'un des 27 États membres le souhaitait. Pour l'opposition syrienne c'est un pas dans la bonne direction.

    Tant que les Européens et les Américains n'arment pas la rébellion, ils sont en train de dire à Bachar Al-Assad «continue de te battre», déclara à l'AFP Walid Bounni le porte parole de l'opposition syrienne. «Bachar Al-Assad n'acceptera de solution politique que lorsqu'il saura qu'il a face à lui une force armée qui va le renverser», ajouta le porte-parole.

    Pour les autorités syriennes, c'est une violation du droit international écrit l'agence officielle syrienne Sana. Pour les Russes, soutien indéfectible du régime syrien, la livraison d'armes aux rebelles est également «inadmissible». La livraison d'armes à l'opposition syrienne constituerait une «violation de la loi internationale», a mis en garde le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. «La loi internationale n'autorise pas, ne permet pas de fournir des armes à des acteurs non-gouvernementaux et, selon nous, il s'agit d'une violation de la loi internationale», déclara Sergueï Lavrov.

    Pour le général chef d'état major de l'armée syrienne libre, l’embargo sur les armes, «ne touche que les victimes» du conflit syrien alors que le régime Assad continue à «être équipé par la Russie et l’Iran». L’ex-général de l’armée a aussi assuré que l’ASL était en mesure de contrôler les armes afin qu’elles ne tombent pas aux mains d’organisations extrémistes.

    Deux millions d'enfants coincés dans leur pays, premières victimes du conflit selon Save the Children. L’ONU a exhorté hier la communauté internationale à débloquer massivement des fonds pour aider un million de réfugiés syriens ayant fui la guerre, au moment où les pays voisins de la Syrie sont débordés par l’afflux de réfugiés dépassant le million. Le nombre de réfugiés, qui vivent en majorité dans des conditions précaires, pourrait doubler voire tripler d’ici à fin 2013 si le conflit se poursuit, a averti le haut-commissaire de l’ONU aux Réfugiés, Antonio Guterres. «Les pays d’accueil et les agences humanitaires ne seront pas capables de répondre, à une telle situation, sauf s’ils bénéficient d’un soutien international plus important», L'Orient LE JOUR.com.

  • Le Mali a éclipsé de nos écrans la Syrie,

    ou une tragédie humanitaire s'abat sur les insurgés.

    Support Wikipedia Pendant que nous sommes absorbés par le Mali et la bataille à l'Assemblée nationale sur le mariage Gay et la Gestation Pour Autrui, GPA, en fait l'injection de sperme in-vitro pour la création d'enfants par des mères porteuses, la guerre de Syrie continue de plus belle au point que le président de la Coalition de l'opposition et de la révolution Syrienne, Ahmed Moaz Al-Khatib, s'est dit, sous condition, et en signe de bonne volonté, «prêt à des discussions directes avec des représentants du régime Syrien au Caire, en Tunisie ou à Istanbul», dans un texte posté sur sa page Facebook. S'il assure s'exprimer en son nom, ses déclarations ont suscité le rejet d'une partie de l'opposition, notamment du Conseil national syrien, CNS, principale composante de la Coalition. Le CNS a ainsi tenu à souligner dans un communiqué qu'elles ne reflètent en aucun cas la position de la Coalition et va à l'encontre de ses principes fondateurs qui excluent de discuter avec le régime meurtrier.

    C'est dire que l'Armée Syrienne de Libération, ASL, n'est pas au mieux sous les coups portés par le régime Syrien. Il fut un temps ou elle refusait toute négociation. Sur le terrain, le gouvernement Syrien serait en position de force, et la situation s'inverserait. Il faut dire que la présence de Salafistes peu fréquentables, n'arrange pas l'ASL qui risque de se faire voler cette révolution avec tout ce qu'elle comporte d'espoirs et de morts dans ce combat contre Bachard el-Assad depuis maintenant mars 2011. Les exemples de Tunisie et d’Égypte sont la pour nous rappeler le danger de ces intégristes religieux pour s'approprier le bénéfice des révolutions musulmanes.

    L'initiative de cette main tendue divise d'un coté les Frères musulmans et de l'autre le chef de la coalition Syrienne.

    Ali al-Bayanouni secrétaire général de la section Syrienne de la confrérie des Frères musulmans entre 1996 et 2010 réfugié à Londres et membre de la Coalition nationale syrienne, explique qu' «il y a consensus au sein de la Coalition. Nous avons toujours été d’accord pour ne pas négocier avec ces criminels qui ont détruit le pays et tué des dizaines de milliers de Syriens. Après la chute du régime, nous dialoguerons avec ceux qui n’ont pas de sang sur les mains. C’est la position globale du Conseil national et de la Coalition syrienne».

    Amed Mouaz al-Khatib, le président, exigerait la libération de 160.000 détenus, et pour Ali al-Bayanouni, c'est tout à fait impossible que cette demande aboutisse. Il considère que «le régime ne stoppera pas les violences et ne libèrera pas les prisonniers. Il y a eu des initiatives similaires mais ce régime n’a pas tenu ses promesses. Cette nouvelle tentative est une initiative personnelle de Amed Moaz al-Khatib».

    Rappelons que le Salafisme mouvement sunnite qui préconise le retour à l'Islam fondé sur le Coran et celui du prophète et de ses compagnons (Salaf "les ancêtres"), tandis que le mouvement des Frères musulmans à commencer par leur fondateur Hassan Al-Banna, se revendiquèrent pendant un certain temps du Salafisme. Qu'est-ce qui les différencient ? Pour les Frères, il faut construire un «État islamique» qui doit appliquer l'Islam dans son acceptation légale, c'est-à-dire la charia. Quand aux Salafistes, ils insistent sur la question religieuse au sens strict, on s'y perd, mais l'une comme l'autre des obédiences n'est pas pour un régime démocratique laïque, si tant est qu'ils se prévalent de vouloir la démocratie selon l'application de leur religion.

    Pendant ces désaccords, des avions de combat Israéliens ont violé à l'aube l'espace Syrien le 30/01/13 pour bombarder un centre de recherches sur l'amélioration de la résistance et l'auto-défense dans la région de Jomrayah dans la province de Damas à une quinzaine de kilomètres au Nord-Ouest de la capitale, a affirmé l'armée dans un communiqué publié par l'agence officielle Sana. Les avions Israéliens auraient volés sous la couverture radar. L'armée Syrienne fait état de deux employés tués et de cinq blessés dans ce centre, qui a subi «d'importants dégâts et dont le bâtiment a été partiellement détruit».

    Le gouvernement Israélien ne donnera pas de détail sur le but poursuivit d'autant que les avions Israéliens auraient visés également un convoi de camions transportant des armements dans la zone frontalière entre la Syrie et le Liban. La Russie a vivement réagi à ces frappes Israéliennes «sans aucun prétexte, sur des sites en Syrie, et s'est déclarée très préoccupée par une attaque contre le territoire d'un État souverain». On ne peut que rapprocher cette opération des avertissements des responsables Israéliens, qui se sont multipliés ces derniers jours, s'agissant du risque que des armements conventionnels et chimiques Syriens soient transférés au Hezbollah libanais, et de la détermination de l’État israélien à empêcher un tel scénario. Le chef d'état-major de l'armée de l'air Israélienne, le général Amir Eshel, avait souligné qu'Israël «ne peut pas se permettre d'attendre le déclenchement d'une guerre pour se préoccuper de l'arsenal conventionnel et non conventionnel de la Syrie».

    Alep, le 30 /01/13, c'est une nouvelle horreur qui vient grossir celles qui se sont déjà perpétrées. Plus de 100 cadavres de jeunes hommes, tous âgés de 12 à 35 ans, exécutés d'une balle dans la tête ou dans la nuque et les mains bandées.

    Les corps gisent dans la rivière Oouweiq à Alep, document Le Monde.fr/Abdullah Al-Yassing/AP.

    Comme par le passé chacun rejette la responsabilité de ce massacre sur l'autre, mais le sens de circulation de la rivière plaiderait plutôt pour une exécution de masse de civils arrêtés par le régime.

    Depuis le veto de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité, inhibant toute possibilité d'intervention Occidentale, le drame Syrien ne fait plus recette, il se joue à huis clos, le monde ayant les yeux fixés sur le Mali.

    Outre les quelques 60 000 morts enregistrés depuis mars 2011, auxquels il faut ajouter chaque jour de 100 à 150 victimes, il faut y ajouter les 400.000 blessés depuis 21 mois. «Ce nombre comprend aussi bien des amputés et des paralysés de guerre que des populations totalement démunies face à des maladies chroniques», expliqua le médecin Franco-syrien Oubaida al-Moufti, porte-parole de l’Union des Organisations Syriennes de Secours Médicaux, UOSSM. «Hépatite, tuberculose, choléra, problème de dialyse ou de pression artérielle, des milliers de Syriens meurent aujourd’hui par manque de soins et de médicaments», assure le médecin. Si l’ONG contribue à aider les 650. 000 réfugiés dispersés dans des camps aux frontières de la Syrie (Liban, Turquie, Jordanie), l’UOSSM, elle est l’une des seules organisations médicales travaillant à l’intérieur du pays. Regroupant des centaines de médecins Syriens à travers le monde entier, l’UOSSM a pu établir plus de 65 hôpitaux de campagne sur le territoire Syrien. Le principal est l’hôpital de Bab al-Hawa, ouvert le 4 janvier dernier dans le nord du pays, qui comprend un service chirurgical spécialisé avec 46 lits ainsi que 4 salles d’opération et une unité de soins intensifs, tiré de la référence Assawra.

    Quelque soit, la suite de cette guerre civile, ces hommes et femmes porteront leur vie durant, si elles survivent, la souffrance et les traces de ce drame. Comment est-ce encore possible qu'à notre époque on ne puisse rien faire pour arrêter cette souffrance ? Bachard El-Assad portera le fardeau de son peuple qu'il aura détruit.

    Stratégiquement Bachard El-Assad aurait gagné, les rebelles ne peuvent lutter contre les chars et les avions, voir contre les gaz. Des armes Russes sont encore livrées en accord aux contras signés avant le conflit.

    Syrie, les armes Russes livrées selon des contrats conclus avant le conflit, @ RIA Novosti, Andrei Stenin.

    De Moscou 29 janvier, RIA ,Novosti.

    Les armes Russes sont livrées au gouvernement Syrien a déclaré, au soir du 28 janvier, le vice-premier ministre syrien Qadri Jamil aux journalistes, «nous avons d'anciens accords signés avant la crise, et la Russie ne fait que respecter ses engagements. Nous avons besoin de différents armements destinés à protéger notre souveraineté, notamment contre une éventuelle agression Israélienne». Il est évident qu'elles serviront contre les rebelles, les Russes porteront une lourde responsabilité dans le massacre du peuple Syrien.

    Or, l'EU réfléchie à la levée de l'embargo de livraison d'armes vers la Syrie. Celles qui sont livrées résultent d'accord, avant la crise, mais si l'embargo n'est pas renouvelé, elles seront à nouveau autorisées pour le régime et pour l'opposition. On voit le déséquilibre entre les deux parties. Les rebelles se plaignent donc, avec juste raison, même si les pays Arabes livrent des moyens militaires, qui n'ont bien sur pas la puissance des livraisons Russes. Les ministres des Affaires étrangères de l'EU sont divisés au point qu'au cours de leur prochaine réunion du 18 février, ils ne pourront trancher. Il ne restera plus que la prochaine réunion des chefs d’États et de gouvernements sur les questions budgétaires les 7 et 8 février pour trancher. Le problème pourrait être levé par la distinction entre armes létales et non létales qui permettrait la levée partielle de l'embargo. Resterait le problème de l'acheminement au bon destinataire. On voit que les rebelles ne sont pas prêts de l'emporter.

    La tentative de Lakhdar Brahimi secrétaire adjoint des Nations Unies vers le Conseil de sécurité pour agir d'urgence.

    «La Syrie est en train de se désintégrer sous nos yeux». Ce message alarmiste lancé aux quinze pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU, le mardi 29 janvier, en tant que médiateur international pour la Syrie. Le massacre d'Alep, l'a conduit à proposer l'ouverture d'une enquête internationale. Les Nations unies n'ont d'autre choix que de rester engagées «sur le dossier Syrien. Ils sont plus de 5 millions à compter sur cet engagement». Comment peut-il faire bouger les choses, des tentatives ont déjà eu lieu sans résultat. Humanitairement, un quart de la population Syrienne a des besoins de première nécessité. 700.000 réfugiés dans les pays frontaliers, Turquie, Jordanie, Irak, Liban, 2 millions de personnes à la dérive et dans le froid. Les besoins sont donc immenses, et l'appel à la conférence aux donateurs du 30 janvier revêt toute son importance, ils espèrent recueillir 1,5 milliards de $, lire la suite ici.

    Selon les informations du 1er février, Lakhdar Brahami, proposerait une transition pour vers régime parlementaire. Compte tenu de ce qu'il a entendu à Damas et ailleurs, il ne sera pas très difficile de se mettre d'accord pour remplacer le régime présidentiel actuel par un système parlementaire, a-t-il indiqué dans un communiqué dressant le bilan d'une réunion du Conseil de sécurité tenue à huis clos, lire la suite ici.

    Quand aux États-Unis, ils auraient décidé de tourner la page laissant tomber l'ASL., l'administration Obama 2 se méfie des Salafistes et affilés à Al-Qaïda au sein de l’insurrection qui ont pris le pas sur l’hostilité au régime baasiste allié de l’Iran. Les nouvelles têtes d’Obama devraient promouvoir une nouvelle ligne sur la Syrie, moins offensive. Et si les Américains se retirent de la partie, le Qatar et la Turquie vont se retrouver bien isolés, lire La donne a bien changée.

  • Syrie, géopolitique, Alep,

    après le départ des militaires celui du premier ministre.

    Support Wikipedia Malgré que les armées de Bachar el Assad reprennent la main dans les villes de Damas et d'Alep dans un déluge de feu sur les révoltés Syrien, les militaires fuient ce régime baassiste d'un président alaouite, mais aussi dernièrement le premier ministre Riad Farid Hijab d'une famille sunnite nommé le 06 juin 2012 dans un rééquilibrage politique. La population est à majorité sunnite à 56% et alaouite à 20 %. Dans ce contexte les principaux postes sont tenus par les membres du parti baas qui comprenait deux branches au congrès du 7 avril 1947 à Damas, la branche alaouite de Zaki al Arzouzi nationaliste socialiste, et sunnite de Salah al-Din al-Bitar socialiste dans une idéologie panarabe. Le parti baas devint le seul parti légal en Syrie en 1963. A la suite du coup d’État militaire de la junte mené par Salah Jedid chef du gouvernement Syrien de 1966 à 1970 d'obédience pro-soviétique, qui l'emporta sur l'aile plus modérée, le parti baas Syrien se sépara en deux factions, la faction «progressiste», menée par Nureddin Atassi président de la Syrie de 1966 à 1970, qui accordait la priorité à la réforme économique néo-marxiste, et le groupe «nationaliste», mené par le Général Hafez-el-Assad qui prit le pouvoir et devint président. Il arrêta d'ailleurs Salad Jedid. Son régime fut autoritaire par un contrôle de la vie politique Syrienne, et devint un acteur majeur dans le Moyen-Orient. Il décéda en 2000, laissant à son fils Bachar el-Assad le poste de président.

    Le parti baas actuel incarné par Bachard el-Assad abandonna l'idéologie originelle, mais maintint une conception autoritaire et socialiste de l’État. Ce qui pourrait justifier le soutien inconditionnel de la Russie et de la Chine.

    Début juillet 2012 le Général Manaf Tlass, confident de Bachard el-Assad, ils ont fréquenté ensemble l'école militaire, membre du comité central du parti baas, contrarié par la répression violente sur les manifestants tomba en disgrâce, bien qu'il fut l'ami de Bassel el-Assad l'autre fils de Hafez Al-Assad et héritier du pouvoir jusqu'à sa mort en voiture, fit défection et se présenta à la troisième réunion des Amis du peuple Syrien qui se tint à Paris. Le 11 juillet 2012, l'ambassadeur de Syrie en Irak Naouaf Fares fit également défection ainsi que 18 généraux et de nombreux officiers et soldats de l'armée Syrienne qui abandonnèrent le régime se réfugiant en Turquie avec leurs familles.

    Il est évident que se prépare dans l'ombre la prise en main d'un nouveau pouvoir politique en Syrie. La bataille d'Alep en est le fer de lance. D'ailleurs le premier ministre Riad Farid Hijab qui rejoignit le 6 août la Jordanie sous escorte des révoltés syriens montre bien la nécessité de préparer l'après Bachar el-Assad. Il déclara dans un communiqué lu à la télévision Al-Jazira du Qatar par son porte-parole, qu'il se ralliait à la «révolution», «j'annonce aujourd'hui que j'abandonne ce régime terroriste et criminel et que je rejoins les rangs de la révolution pour la liberté et la dignité. J'annonce aujourd'hui que je suis un soldat de la sainte révolution».

    Le conflit apparaît donc religieux entre communautés chiite de sunnite, les alaouis sont de confession chiite. Cette sanglante répression en Syrie a une conséquence sur ses voisins dont la Turquie. L'avion de reconnaissance Turc abattu le 22 juin par la défense anti-aérienne Syrienne n'a pas arrangé les choses. Ce fait fit ressortir de vives critiques d'une partie de l'opposition Turque dans un conflit de religion entre majorité sunnite et minorité alevie seconde obédience Turque dont la sympathie va vers les alaouites Syriens. Le soutien des Turcs au Conseil national syrien principale organisation de l'opposition Syrienne à l'étranger dans laquelle les Frères musulmans sont prédominants fait craindre que le critère religieux ne soit un élément de politique étrangère du gouvernement Erdoğan, d'après Bayam Balci du CERI sciences-po. Pour Bayam Balci la question qui se pose est-ce que Recep Tayyip Erdoğan ne serait-il pas le promoteur d’un nouveau pouvoir politique, sunnite, à Damas ? Cette réflexion rejoint bien mon propos exprimé ci-dessus.

    Les alévis et alaouites dont le président Bachar el-Assad ont en commun d'avoir été toujours persécutés à travers le temps par les sunnites. Cela expliquerait leur attachement et leur fidélité à tout ce qui s'oppose au pouvoir sunnite. Les sunnites majoritaires en Syrie en auraient assez d'être sous la coupe d'un président alaouite. Dans ce contexte c'est toute la région turquo-syrienne qui se trouverait en état de conflit.

    Beaucoup s'interrogent sur les répercussions que pourrait avoir le conflit Syrien en Turquie en cas d’intervention étrangère impliquant la Turquie, alévis et alaouites seront-ils solidaires du régime alaouite de Bachar El-Assad par crainte de l’oppression d’un pouvoir sunnite ?

    La bataille d'Alep poumon économique du pays se présente être un enjeu crucial pour Bachar el-Assad. C'est dans une stratégie géopolitique que cette ville est convoitée par les rebelles. Cette ville compte 2,5 millions d'habitants dans laquelle Bachar el-Assad compte de nombreux alliés parmi les hommes d'affaire pour financer une partie de son effort de guerre. Pour les rebelles cette ville du nord de la Syrie ouvre la possibilité de créer une zone sécurisée proche de la Turquie. En la prenant ils pourront s'organiser à en faire un bastion pour l’approvisionnement en armes au travers de la Turquie avec l'appui des Turcs tout en soignant leurs blessés, mais aussi priver Bachar el-Assad d'un soutien financier important.

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    Document AFP

    C'est la raison pour laquelle l'armée Syrienne vient de lancer le 08 août une offensive terrestre qui a pénétré avec des chars et des véhicules blindés dans le quartier rebelle de Salaheddine, théâtre des plus féroces combats depuis le 20 juillet. Sur cette vidéo on peut voir la ville d'Alep bombardée

    Cette offensive intervient au lendemain de la promesse du président Bachar al-Assad de «purger» les pays des «terroristes». Selon l’AFP une source de sécurité à Damas, «l’armée avance pour couper Salaheddine en deux. La reprise du quartier va prendre peu de temps, même s’il restera quelques poches de résistance», a-t-elle prédit. «Les forces du régime ont avancé du côté de la rue al-Malaab avec des chars et des blindés et des combats féroces se déroulent actuellement dans cette zone». «Il s’agit des combats les plus féroces autour du quartier et dans certaines rues de Salaheddine», depuis le début des affrontements entre rebelles et forces gouvernementales à Alep le 20 juillet, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, OSDH. L’armée a acheminé 20.000 hommes pour mener une bataille cruciale pour le régime confronté à une révolte depuis seize mois et qui s’est militarisée au fil du temps face à la répression brutale. Ce n'est plus une révolte mais une guerre civile.

    Dans ce contexte très incertain, Sarkozy est sorti de son silence pour réclamer une action internationale. Il appelle à une action rapide de la communauté internationale pour éviter des massacres, assimilant le problème Syrien à celui de la Libye. Manifestement c'est une attaque contre Français Hollande quand il déclare, «on m'a critiqué sur la Libye, mais moi, au moins, j'ai agi. Il faut être plus ferme contre le régime de Damas, beaucoup plus ferme». Son coté va en guerre reprend le dessus en oubliant au passage que la Syrie n'est pas la Libye.

    En fait Hollande n'a pas de remords envers Kadhafi et Bachar, il ne les a jamais reçus avec le tapis rouge à Paris.

    La réponse est venue de Laurent Fabius, «on attendait autre choses de la part d'un ancien président». Sur le fond, la situation de la Syrie est très différente de celle de la Libye. «D'un point de vue géostratégique puisque la Syrie est entourée, comme chacun devrait le savoir, de l'Irak, du Liban, avec les conséquences sur Israël, de la Turquie et de la Jordanie», explique t-il. D'autre part, «les situations militaires ne sont pas du tout les mêmes, la Syrie dispose de stocks d'armes importants, notamment chimiques».

    En fait Sarkozy a besoin d'exister et pour cela, il n'hésiterait pas à entrer en guerre contre la Syrie oubliant ce que nous coûte l'aventure inutile de l'Afghanistan.

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