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sarkozy - Page 9

  • Les cris de l'UMP,

    il faut sauver le soldat Woerth !

    Cette affaire est rêvée pour les avocats, ils vont pouvoir exercer leurs talents et arrondir leur porte monnaie, heureusement que les juges d'instruction ne sont pas encore supprimés, sans cela c'était bâclé y a rien à voir.

    Les limites sont franchies, le président est mis en cause, il aurait touché des enveloppes des Bettencourt ? Tout est possible, l'hôtel des Bettencourt est à Neuilly dont notre président en a été maire d'Avril 1983 à Mai 2002, mais aussi Conseiller municipal, puis Conseiller régional ainsi que vice président et président du Conseil général des Hauts-de-Seine. On connait notre président pour le luxe, l'argent, et quand on a la chance d'avoir dans sa commune les Bettencourt il est logique d'avoir des égards envers eux. Être reçu dans leur hôtel particulier fait parti des bonnes manières entre gens de même idéologie. De là à ce que les Bettencourt offrent à Sarkozy de l'argent pour les bonnes œuvres de Neuilly-sur-Seine, rien d'anormal, d'autres moins riches le font.

    L'hôtel particulier des Bettencourt recevait, outre Nicolas Sarkozy, «Pierre Messmer, Mme Pompidou, François Léotard, Gérard Longuet, le couple Chirac, Edouard Balladur, Bernard Kouchner, Danielle Mitterrand ou encore Renaud Donnedieu de Vabres, et plus récemment Éric Woerth», énumère Le Monde.fr, c'est écrire que recevoir n'est pas forcement recevoir des enveloppes.

    On sait, depuis les révélations de l'ex-comptable, Madame Claire T, des Bettencourt au site journalistique Médiapart à l'origine de cette affaire par suite de la révélation d'enregistrements pirates de conversations entre son chargé de fortune Patrice de Maistre, Liliane Bettencourt et Fabrice Goguel, son ancien avocat fiscaliste, voir ici, que les Bettencourt arrosaient en argent liquide les politiques, ceux de leur bord bien entendu, et c'est bien normal lorsque l'on est si riche, le contraire aurait été mal venant. Madame Claire T l'ex-comptable raconte,

    «Je disposais de ce qu'on appelle un «accréditif» à la BNP. D'abord à l'agence Saint-James de Neuilly-sur-Seine, puis à celle de l'avenue de la Grande-Armée, dans le XVIe. Cette autorisation me permettait de retirer en liquide 50.000 euros par semaine. Pendant longtemps, je remettais ces sommes directement à André Bettencourt. Puis à partir de début 2007, du fait de la dégradation de l'état de santé de «Dédé», c'est comme ça que nous le surnommions dans la maison, je les confiais à Patrice de Maistre».

    A qui étaient destinés ces fonds en liquide,

    «Une partie servait à payer des médecins, des coiffeurs, du petit personnel, etc. Et une autre, partie c'était pour les politiques », assène Claire T. Qui se fait plus précise, «Dédé, et il ne s'en cachait pas, a toujours financé la droite. C'était un vrai défilé d'hommes politiques dans la maison, ils venaient surtout au moment des élections. Dédé «arrosait» large. Chacun venait toucher son enveloppe. Certaines atteignaient même parfois 100.000, voire 200.000 euros», Médiapart .

    Concernant Eric Woerth, la comptable est très précise et mentionne un versement de 50 000 euros le 26 mars 2007, pour «financer la campagne de Nicolas Sarkozy», aurait précisé Philippe de Maistre, devenu le responsable des affaires politiques du couple Bettencourt. Ce dernier aurait complété la somme de 100 000 euros retirés en Suisse.

    Le site Médiapart reproduit l'intégralité des déclarations de l'ex-comptable Madame Claire Thibout.

    La différence entre les déclarations faites à Médiapart et celles faites lors de son audition portent principalement sur celles relatives à Nicolas Sarkozy qui ont été nuancées, par contre, elle a réitéré ses déclarations concernant l'épisode Patrice de Maistre-Eric Woerth, à savoir la remise par le premier au second d'une somme de 150.000 euros destinée au financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007. Mais, elle a précisé qu'elle n'avait jamais assisté à une remise d'enveloppes, précision importante qui figurait dans sa déclaration au site Médiapart le 06 juillet. Finalement ce sont les fameux carnets comptables sur lesquels sont notés tous ses prélèvements bancaires qui pourraient faire objet de preuves.

    Pour Nicolas Sarkozy c'est bâclé, il respire la vérité est établie, «je suis sorti de cette histoire» a-t-il déclaré le jeudi 08 juillet à son entourage, et la majorité de ses ministres aussi, est-ce que pour autant le soupçon n'est plus, loin s'en faut, même si les déclarations contre le ministre Eric Woerth perdurent ! Quand la politique du gouvernement est orientée vers la réduction des impôts aux classes les plus aisées, rien d'étonnant qu'elles ne récompensent pas le principal instigateur de cette politique, et ce serait de l'ingratitude de ne pas le faire, je ne vois dans ce retour d'ascenseur rien de choquant, au contraire. Ce qui compte en fait c'est qu'il déclare cet argent s'il lui a bien été donné, et là, on peut aisément le vérifier. S'il n'a rien déclaré, c'est qu'il n'a rien touché notre président, cela va de soi.

    Pour notre ministre Eric Woerth le problème est tout autre, il exerce deux fonctions incompatibles et sujettes à suspicion trésorier de l'UMP et ministre du travail après avoir été ministre du budget lors de cette période d'enveloppes, il avait en tant que ministre du budget à être attentif à la fiscalité de la famille Bettencourt qui est l'une des plus gros contribuables de notre république. Quand le fisc rembourse 30 millions il paraît curieux que l'on ne s'intéresse pas au contribuable qui perçoit en retour de ses impôts une telle somme, même s'il n'y a pas d'obligation légale. Or, il s'agit de la famille Bettencourt grosse distributrice d'enveloppes à la droite, et dans ce cas, on ferme les yeux sachant que rien n'oblige à faire une enquête fiscale sur cette famille, et cela n'a pas été fait depuis des décennies même sous la gauche, à ne rien y comprendre à moins qu'elle aussi bénéficiait des largesses des Bettencourt. Pour Claude Guéant secrétaire général de l'Elysée, qui a réuni un carré de ministres et responsables de l'UMP, le mot d'ordre est d'affirmer qu'il n'y a plus d'affaire, mettre au pilori Edwy Plenel, le patron de Mediapart, transformer en manipulation les accusations dont font l'objet Eric Woerth et Nicolas Sarhozy, soupçonnés d'avoir bénéficié de l'argent de l'héritière de L'Oréal. Raisonnement simpliste qui ne convainc personne, invraisemblable de la par de personnes qui dirigent notre pays. N'eut-il pas été plus intelligent de déclarer attendre le résultat des enquêtes un cours, ce qui coupait toute suspicion, alors que là les sites journalistiques mis en cause vont redoubler leurs investigations.

    Le matin 09 juillet Marianne.fr déclare avoir les carnets sur lesquels sont notés scrupuleusement chaque retrait d'argent liquide, environ 50.000 par semaine, en précisant à qui cet argent était destiné. Notés avec une incroyable minutie depuis la date de l'embauche de l'ex-comptable. Celui de l'année 2007 est révélateur, c'est l'année de l'élection présidentielle ou notre président en est sorti victorieux. 45.000 euros le 9 janvier 2007, 50.000 euros le 14 janvier, 50.000 euros le 25 janvier, 50.000 euros le 2 février, 50.000 euros le 12 février, 45.000 euros le 20 février, 50.000 euros le 26 mars, 48.000 euros le 2 avril… Au total sur quatre mois, de janvier à avril 2007, pas moins de 388.000 euros sortis en liquide ! Il ne fait aucun doute que cet argent a servi au parti majoritaire, c'est à dire l'UMP, dont le trésorier ne pouvait ne pas être au courant, c'est à dire Eric Woerth.

    La bataille judiciaire,

    Mis en cause par Claire Thibout, Eric Woerth a annoncé mercredi soir qu'il allait déposer plainte contre X pour dénonciation calomnieuse après les accusations de financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Le ministre «dénonce les accusations mensongères dont il a fait l'objet, en particulier concernant la réception de fond en espèces au fin de financement illégal d'activité politique». Dans le même temps, Florence Woerth, l'épouse du ministre a demandé au parquet de Nanterre à être entendue dans les meilleurs délais. Selon son avocat Maître Antoine Beauquier, elle a écrit au procureur de Nanterre, Philippe Courroye, «afin de lui décrire les conditions de son embauche et les fonctions qu'elle a exercées». Florence Woerth souhaite être entendue pour «pouvoir contester, point par point, les allégations dont elle a été victime», est-il expliqué dans un communiqué publié ce jeudi. Florence Woerth a démissionné fin juin de la société Clymène, gérant de fortune de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, en raison des pressions de l'opposition dénonçant un conflit d'intérêt entre ses fonctions et celle de son époux. C'est donc une riposte non seulement verbale et injurieuse mais aussi judiciaire.

    De son coté Médiapart poursuit Xavier Bertrand en diffamation. Médiapart a pris la décision de saisir le Doyen des Juges d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris d'une plainte en diffamation à la suite des propos tenus par Monsieur Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, lequel a cru pouvoir qualifier de «méthodes fascistes» le travail de la direction et de l'ensemble des journalistes professionnels de Médiapart

    Il rappelle que par ordonnances en date du 1er juillet 2010, le Tribunal de Grande Instance de Paris a rejeté les demandes faites par Madame Liliane Betttencourt et Monsieur Patrice de Maistre de censurer les enregistrements reproduits par Médiapart et commentés par sa rédaction aux motifs que leur sélection, qui excluait toute atteinte à l'intimité de la vie privée des personnes, ne répondait qu'au but légitime d'informer.

    Pris au piège,

    Les communiqués au vitriol contre les journalistes d'investigation ont afflué dans les rédactions, stigmatisant ses méthodes, son parcours, et ses erreurs. «Presse de caniveau», «méthodes fascistes» «stratégie abjecte» «imprécateur», le journaliste Edwy Plenel est présenté en «opposant politique». Nadine Morano, la secrétaire d'État à la famille, l'une des plus fidèles sarkozystes, qui participait à la réunion autour de M. Guéant, y a mis tout son doigté, «La vérité éclate. Il n'y a pas d'affaire. Mediapart est dans une stratégie de gagner de l'argent. Le site s'est servi du président pour gagner de l'argent. Il suffit de regarder le parcours de Plenel pour voir à quel point il n'hésite jamais à calomnier». On voit qu'elle ne connait rien du parcours journalistique d'Edwy Plenel.

    «Quand on est à la guerre et que les gens essaient de vous abattre avec des armes chimiques condamnables, je ne vois pas pourquoi nous n'utiliserions pas les mêmes armes pour ne pas nous faire tuer», justifie un ténor de l'UMP, Le Monde.fr .

    Le problème est simplement que d'une part Médiapart a toujours été, correct faisant un travail de journaliste d'investigation utile à l'information des Français. En fait pour l'UMP tout est bon à l'image de Sarkozy quand il a déclaré «casse toi pauv'con au salon de l'automobile !»

    Qui donnait des informations pour lyncher Jacques Chirac, c'est Sarkozy par Jean-François Kahn.


    Le schéma des liaisons entre les différents protagonistes de l'affaire Bettencourt, source Le Monde.fr.

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    Cette affaire symbolise le pouvoir et l'argent le leitmotive de la droite incarné par Sarkozy. On est loin de ses belles promesses lors de la campagne présidentielle. Quelle que soient les suites juridiques, ou d'autres révélations, cette affaire laissera des traces sur la valeur morale de nos dirigeants incapables de se maîtriser traitant de méthode fasciste le travail de journalistes, dans quel autre pays voit-on cela ? Ces hommes n'ont pas de valeur seul compte pour eux le pouvoir et pour l'avoir, ils sont prêt à toute sortes d'invectives ce qui ne peut que les discréditer un peu plus. Eric Woerth a déclaré n'avoir rien à se reprocher ne trouvez-vous pas que cette phrase ne veut rien signifier, si l'on ne définit pas ce qu'elle sous entend. Pour la majorité défendre le soldat Woerth est primordial sur lui repose le dossier des retraites mais aussi ses actions en tant que trésorier de l'UMP, la mise à jour de fraudes seraient du plus mauvais effet. Sur internet un groupe facebook de soutien au ministre compte plus d'un millier de sympathisants. La majorité est satisfaite Nicolas Sarkozy est tiré d'affaire mais est-ce suffisant ? Cette affaire va causer de sérieux dégâts et les tous pourris vont fleurir de plus en plus pour le bien du Front national qui se frotte déjà les mains en déclarant que «la gauche et la droite se tiennent par la barbichette». «Les scandales n'iront jamais très loin sauf s'ils sont alimentés par des gens qui ne font pas parti de la classe politique», Jean-Marie Le Pen. Accusée par l'UMP de faire le jeu de l'extrême droite, les socialistes par la voix de Martine Aubry demandent la vérité.


  • Les gadgets de Sarkozy,

    les ministres au régime sec.

     

    Économies debout de chandelles en bout de chandelles font une chandelle, mais cela ne reste qu'une chandelle, et même s'il y en a plusieurs cela ne fait rien d'autre qu'une somme de chandelles, alors qu'il faudrait une cathédrale pour équilibrer nos finances ! Notre président est sublime dans sa logique, il ne nous avait pas dit que la baisse des impôts qu'il à faite finalement, c'était pour réduire les dépenses personnelles de ses ministres, c'est un cas de jurisprudence gouvernementale. Ce qui est ahurissant est que le chef de l'État soit amené à rappeler à l'ordre, par lettre, que les dépenses de ses ministres doivent être payées par leurs deniers personnels, et non par l'État. Mais n'est-ce pas un abus de biens sociaux ? Dans une entreprise si vous profitez de ses fabrications ou si vous utilisez une voiture pour vos propres besoins, sans autorisation, vous êtes viré, voire même passible d'une action judiciaire.

    Notre président souhaite réduire en trois ans de 10 % les dépenses de fonctionnement et d'intervention de l'État, on ne peut qu'être de son avis, seulement en 2009 les dépenses de personnel avaient augmentées de 21 % ! De plus Nicolas Sarkozy s'est fait fabriquer un Airbus A 320-200 présidentiel à 176 millions d'euros spécialement aménagé, pour lui et ses collaborateurs, faut ce qu'il faut, une grande salle de réunion, une chambre à coucher et une vraie douche pour le président, téléphones, ordinateurs, internet à plus de 10.000 mètres de quoi faire rêver, protection antimissiles par des leurres, le Parisien.fr. La France est riche d'autant qu'elle possède une flotte d'appareils pour ses ministres et le président et qui se nomme, je crois Le Gael sous son nom de tradition implantée à la base militaire aérienne 107 de Villacoublay. Un autre bout de chandelle la suppression de la Garden Party Élyséenne du 14 juillet, un peu plus de 700.000 euros, mais rien pour les autres dépenses de l'Élysée. C'est mieux que le jet privé de Christian Estrosi, Washington-Paris 138.000 € ainsi que Alain Joyandet Paris-Martinique pour 116.500 € et la bricole de 12.000 € des cigares de Christian Blanc. Il y a aussi, le permis de construire irrégulier de la maison de vacances à côté de Saint-Tropez, Var, d'Alain Joyandet, les appartements de fonction de Christian Estrosi et la chambre à 667 € de Rama Yade en Afrique du Sud.

    Cela fait vraiment désordre et montre finalement comme notre équipe de France un laissé aller intolérable chacun fait ce qu'il veut et amen.

    Mais beaucoup reste à faire, ne serait-ce que l'augmentation du salaire de Sarkozy associé à une réduction de celui des ministres, mais Luc Chatel ne le voit pas du tout. Il ne voyait «pas pourquoi» réduire les salaires des ministres, puisque depuis 2007 le train de vie de l'État aurait été réduit de 7 milliards ? Mais de quoi parle-t-il ? Bien sûr si on mélange tout, les réductions d'effectifs et «toutti quanti», cela peut faire beaucoup mais il ne s'agit pas de cela, il s'agit de ce qu'ils touchent ces ministres et autres personnels associés. Autre gadget les chasses présidentielles seront supprimées, 12.000 €, une paille, bien, on n'est plus sous la royauté, mais à y regarder de plus près le système est le même, mais avec d'autres. Elles avaient été supprimées par Jacques Chirac en 1995 pour ne plus autoriser que des battues. C'étaient des rencontres entre grands politiques et grands industriels qui allaient tuer le sanglier à Chambord ce splendide château à la gloire de François 1er qui se déplaçait à 4.000 chiens compris.

    Fastueuses parties de chasse suivies de réunions auxquelles étaient conviées des socialistes tels Michel Charasse, mais aussi des membres du Conseil Constitutionnel, Pierre Joxe, et même Roselyne Bachelot, François Baroin, le gratin quoi, en fait, elles vont être remplacées par de simples battues comme avant.

    On prendra le train maintenant pour des voyages de trois heures, c'est moins cher que l'avion et puis cela va aussi vite en France. Le mieux dans tout cela est qu'il faudra privilégier les nuits en préfecture ou en Ambassade plutôt qu'à l'hôtel, c'est le régime sec.

    Ce n'est pas tout, c'est 10.000 voitures et 7.000 logements de fonction qui seront supprimés d'ici 2013 dans la lettre au premier ministre publiée le 28/06/10 !

    Tout ceci nous prépare à une crise d'austérité encore plus grande, ce sont les petits pas de sa politique, dévoiler tout d'un coup est mauvais, mais doucement ça passe, l'habitude de mettre un cran de plus à sa ceinture. Il est évident que ce sont des gadgets quand l'on parle en milliards. C'est 100 milliards qu'il faut économiser, d'ailleurs cela change souvent de sorte que l'on ne sait plus combien, c'est selon les annonces. Actuellement c'est 40 milliards qu'il faut trouver d'ici 2011, bonjour les dégâts. Sachant que la réduction des dépenses de fonctionnement de l'État représenterait 1 milliard d'euro, il faut en trouver 39 autres. La réduction des dépenses d'intervention de l'État représenterait 3,5 milliards d'euros, la réforme des retraites induirait 2 milliards d'euros en 2008, le plan de relance et les mesures de soutien représenteraient une économie de 15 milliards d'euros, les niches fiscales au moins 5 milliards sur 2011, 2012, les recettes liées à la croissance 10 milliards d'euros et la réforme des retraites apporterait 4 milliards d'euros de recettes supplémentaires dès 2011 selon les chiffres de ministère de l'économie et de le Cour des comptes. Le compte donne 39,5 milliards d'euros le compte est bon, blog du Monde.fr .

    Donc pas de problème. Reste à faire ces économies, ce n'est pas le plus aisé d'autant que les prévisions ne sont jamais tenues. Faut-il y croire, il y a toujours des effets d'annonce pas toujours suivies d'effet. La réduction de nombre de collaborateurs, la suppression de postes ministériels, on n'en est à 20 ministres alors qu'il s'était engagé à 16 avec plein de secrétaires d'État qui servent à peu de choses, tout cela conditionne une grogne d'autant qu'à l'Élysée et à Matignon le nombre de collaborateurs serait de 106.

  • Sarkozy malmené par les sondages,

    retrouve des couleurs pour 2012.

    On commence à connaître le personnage il n'abandonne pas facilement la partie et pour lui ne pas faire un second mandat de cinq années serait un échec cuisant à son orgueil, surtout que ne sont possibles deux mandats successifs. Après l'annonce par Libération.fr que Dominique Strauss-Kahn réfléchirait à 2012, il lui monte avec le printemps la sève d'un nouvel élan pour 2012, cela pourrait signifier tout simplement son envie de corriger la politique injuste qu'il a menée et que nous subissons avec notre dette et cette chute de l'euro qui, l'ayant atteint, et sans l'avouer, il souhaiterait prendre la partie pour 2012 avec de meilleurs intentions ?

    La crise de l'euro avec ce qu'elle laisse comme désastre, en terme de rigueur, lui à permit de montrer encore une fois son obstination à faire basculer l'opposition de l'Allemagne à secourir la Grèce. Vendredi dernier 07 mai d'après le quotidien El Pais du 14 mai Nicolas Sarkozy aurait menacé de sortir la France de la zone euro lors d'une réunion des dirigeants européens qui discutaient de la mise en place d'un mécanisme d'aide à la Grèce.

    Information catégoriquement démentie par une porte-parole du gouvernement allemand. «Tout cela est sans fondement», a déclaré à Reuters Sabine Heimbach. Christine Lagarde jugeant que les propos tenus sont insultants.

    «Le journal Espagnol cite des propos tenus mercredi 14 mai par le président du gouvernement Espagnol José Luis Rodrigez Zapatero à des membres de sa formation politique. Un porte-parole de Zapatero a dit que le chef du gouvernement Espagnol a bien rencontré des membres du Parti socialiste, PSOE sans pouvoir confirmer les propos prêtés à Jose Luis Rodriguez Zapatero. Nicolas Sarkozy aurait demandé un «engagement de chacun de soutenir la Grèce (...) faute de quoi la France reconsidérerait sa position dans l'euro», a déclaré une des sources à El Pais. Une autre source, également présente à cette réunion entre le Premier ministre Espagnol et des membres du PSOE a dit, «Sarkozy a fini par taper son poing sur la table et menacé de quitter l'euro (...) cela a contraint Angela Merkel à renoncer et à trouver un accord»», Les échos.fr .

    Suite, Zapatero n'a pas dit que Sarkozy voulait quitter l'euro. Le gouvernement Espagnol a démenti vendredi que José Luis Rodriguez Zapatero ait confié à des proches que le président Français Nicolas Sarkozy avait menacé de sortir la France de l'euro pour forcer l'Allemagne à accepter le plan de sauvetage de la Grèce, Les échos.fr .

    D'annonces en démentis il ne peut y avoir qu'une part de vérité, et de la part de Sarkozy comme nous connaissons son impulsivité cela ne serait pas étonnant ! Or, pas de chance la confiance des marchés n'y est plus et les bourses Européennes s'effondrent à nouveau, le CAC40 cède 4,59 % et l'euro atteint son plus bas niveau à 1,24 dollars depuis deux ans. Il ne suffit pas de taper sur la table pour convaincre les marchés, la situation économique n'a pas évoluée en quelques jours, et l'on se rend bien compte que cette austérité spontanée mettant les peuples exsangues ne peut tenir. Comment faire admettre que ce sont les classes populaires qui sont responsables de la crise alors que l'on a fait que de préserver les riches se privant de recettes fiscales et que c'est sur elles que portera l'effort alors que les riches en sont préservés une telle politique n'est pas crédible. Les marchés financiers ne sont pas des imbéciles et voient bien que la croissance ne peut être au rendez-vous.

    Le Figaro.fr, comme le journal du Dimanche, Europe 1 ou France Soir reprennent les confidences de quelques parlementaires reçus mardi 12 mai à l'Élysée ou ils ressortent sans la consigne de taire l'information. Leur message serait le suivant «ne croyez pas que je ne réfléchis pas à l'étape suivante», si j'étais candidat, «mais ensuite, dans le feu de la démonstration, il aurait oublié le «si»». Il faut donc traduire «si j'étais candidat ne croyez pas que je ne réfléchis pas à l'étape suivante».

    Il se rend bien compte que les Français en n'ont assez de ses réformes et qu'ils ont besoin d'une grande pose et d'un peu plus de considération de la part de celui qu'ils ont porté à la tête du pays, et il sent bien que si ce n'est pas lui qui réparera, si cela peut l'être, cette image de mépris envers la plus grande partie d'entre eux, ce sera un autre qui le fera. Il ne veut pas que dans les livres d'histoire on écrive que Nicolas Sarkozy a été le président de la bourgeoisie et des riches et qu'il a trompé les Français par le bouclier fiscal en leur faisant croire que les évadés fiscaux reviendraient. Il veut réparer ce qu'il a fait en étant un nouveau président qui rassemblerait les Français après les avoirs si injustement séparés puisqu'il reconnait avoir réalisé en cinq ans les réformes nécessaires. C'est donc un aveu d'injustice et l'on voit apparaître le thème de sa future campagne présidentielle ou il va devoir une fois de plus les berner.

    D'après France soir du 13/05, Nicolas Sarkozy sait ou il va, il a une stratégie. Vantant son bilan, «La France se sort mieux de la crise que les autres pays, et elle est un moteur de l’action internationale», il ne manque pas de souffle.

    L'économie Française est au bord de la récession avec 0,1 % de croissance au premier trimestre, une balance commerciale toujours dans le rouge, avec une situation qui ne peut qu'empirer par la rigueur imposée.

    «Il faudra aussi faire un effort sur des secteurs particuliers où s’exprime une angoisse forte, l’agriculture, la médecine libérale et la sécurité» que des secteurs porteurs de voix électoralistes pour lui. En somme deux langages l'un protecteur quand il se veut un président protecteur, «Il faudra un projet plus rassembleur, plus sécurisant, parce qu’on aura réalisé, en cinq ans, les réformes nécessaires» prenant ainsi l'exact contre pied du thème de la rupture en 2007. La rupture selon lui étant réalisée, il lui faut maintenant recoller les morceaux. On sent que la campagne est pour lui déjà lancée puisqu'il multiplie avec la presse depuis trois semaines des rencontres informelles ainsi que de recevoir des parlementaires à l'Élysée une fois par mois.

    Tout le problème sera donc de convaincre une majorité suffisante de Français pour l'emporter à nouveau et pour cela, il ne manque pas d'arguments. Tout dépendra aussi de la situation économique du pays si elle continue sur cette lancée il serait étonnant qu'elle retrouve une croissance permettant d'espérer un mieux être pour les Français dont il pourrait se prévaloir. Mais Nicolas Sarkozy à encore à son arc des flèches dont il saura se servir. Il va être le président du G8 et du G20 qui rassemble les principales puissances de la planète, son voyage en Chine ou il avait à se faire pardonner le différent sur le Tibet à propos du Dalaï Lama est était le démarrage. On sait que Sarkozy est à l'aise dans ce genre de manifestation on peut donc s'attendre à une sur médiatisation autant de facteurs qui ne manqueront pas de faire remonter sa cote de confiance, et comme les Français ont la mémoire courte pour lui rien n'est perdu.

     

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