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sarkozy - Page 8

  • Merkel - Sarkozy, l'Europe pour eux seuls,

    sans les autres ?

     

     

    C'est fou ce qu'ils s'amusent ! Document Le monde.fr.
    Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, mardi 16 août à l’Élysée. AFP/PATRICK KOVARIK

    Support Wikipedia N'est-ce pas votre impression, le duo constructeur d'une Europe nouvelle, celle qui pourrait leur plaire, dont Sarkozy apparaît le guide et Angela Merkel la banquière, jusqu'à un certain niveau, c'est ce que l'on veut nous fait croire. Mais alors, pourquoi Jacques Delors que tout le monde connait pour avoir été président de la Commission européenne, et papa de Martine Aubry, déclare dans un entretien au journal Belge le Soir, «l'Europe est au bord du gouffre». Ce n'est pas reconnaissant pour ces deux leaders qui font tout ce qu'ils peuvent. Il nous explique que la rencontre Franco-allemande de mardi 16 août n'a pas apporté de vraies solutions à la crise actuelle. «Ouvrons les yeux, l'euro et l'Europe sont au bord du gouffre. Et pour ne pas tomber, le choix me paraît simple : soit les États membres acceptent la coopération économique renforcée, que j'ai toujours réclamée, soit ils transfèrent des pouvoirs supplémentaires à l'Union. La seconde option étant refusée par une majorité des Vingt-sept, reste la première… » Comment pourrait-on faire mieux quand les autres sont absents ?

    Ont-ils été consultés, sur les discussions et les décisions prises ? Sarkozy n'est pas du genre à prendre l'avis des autres, avec Angela il ne peut faire autrement, l'Allemagne est le poids lourd !

    La rencontre Merkel-Sarkozy est qualifiée par la presse de, rencontre spectacle pour Le Monde.fr, pour Sarkozy et Merkel l'Europe se gouverne deux jours pas an pour Marianne 2, la rencontre ne séduit pas les marchés pour Bnp Paris Bas , l'euro recule après la rencontre pour Le Point.fr, un sommet de façade pour des problèmes de fond pour La tribune de Genève, un mini sommet à minima pour Libération.fr, aveu d'impuissance pour Le Figaro.fr , qu'il est difficile de satisfaire tout le monde. Avait-on mis trop d'espoirs dans cette rencontre pour qu'elle soit si déclinée ? On savait que l'Allemagne était opposée à une intégration financière de la zone euro dans un gouvernement Européen et que, dans cette condition, la mise en place d'une politique commune sur les Euros-obligations serait pour elle une augmentation des ses taux d’emprunts puisqu'ils deviendraient les mêmes pour tous. Donc «niet» pour partager le fardeau des Européens trop endettés et à l'augmentation de la dotation du Fonds Européen de Stabilité Financière, FESF. Pas question pour elle de payer la dette Grecque qui a déjà bénéficié de larges soutiens, l'Espagne, l'Italie, le Portugal, l'Irlande et d'autres....., savent à quoi s'en tenir.

    Quels ont été les points de ce sommet, le truc à la mode la règle d'or et à la mise en place d'une taxe sur les transactions financières qui avait été déjà envisagée, mais rejeté car inefficace voir dangereuse, et c'est évident. Rappelons qu'elle avait été proposée par Keynes en 1936, condamnée en 1953 par le très conservateur Milton Freidman le Nobel de l'économie, puis reprise par James Tobin en 1972 prix Nobel d'économie, le retour vers Keynes d'ou, la taxe Tobin. Si l'Europe fait payer les transactions financières et bien, elles se feront ailleurs et cette taxe sera répercutée sur les taux, c'est toujours le dernier qui paie. Jean Claude Trichet le patron de la BCE et le patron de la Deutsche Bank Joseph Ackermann y voient même un risque pour la rentabilité des marchés européens. «La remise au goût du jour de cette idée est problématique, je pensais sincèrement qu’elle était définitivement enterrée». Complètement débile si la mesure n'est pas appliquée à l'ensemble des places financières mondiales, comme le suggérait Tobin. «Cela montre une fois de plus, pour nos duettistes, ainsi que pour les socialistes, les écolos, et d'autres, qu'ils sont incapables de proposer une politique qui donnerait du nerf pour l'Europe autrement que par cette taxe». En 2007, Bernard Kouchner, relança le principe de cette taxe soutenue jadis par François Mitterrand et votée en 2001. Pour Jacques Attali la solution serait un emprunt Européen de 1.000 milliards puisque l'Union Européenne n'a pas de dettes. Reste encore une dévaluation de l'Euro ou l'éclatement de la Zone entre bons et mauvais pays.

    Cela n'a donc pas rassuré les bourses qui ont dégringolées en Europe et aux États-Unis le 18 août. Le CAC 40 a encore connu une journée très difficile, de même que toutes les principales places Européennes, qui terminent en forte baisse, Paris à- 5,48 %, Londres à - 5,82 %, Francfort à - 6,15 %, Milan à et Madrid à - 4,7 %. A Wall Street, le Dow Jones chutait de 3,68 % et le Nasdaq de 4,3 %. L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a fini sur un nouveau recul, de 1,25%, toujours à cause de craintes relatives au ralentissement de l'activité économique en Europe comme aux États-Unis et de la cherté du yen. L'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a encore perdu 113,50 points par rapport à son cours de clôture de mercredi, pour tomber sous la barre des 9.000 points, à 8.943,76 points.

    Les financières Européennes dans la tourmente, à Paris, Société Générale a perdu 12,34% et Dexia 13,96 % alors qu'à Londres Barclays a chuté de 11,47 % et à Francfort Deutsche Bank a dévissé de 7,02 %. L'indice DJ Stoxx Bank a fini sur 6,2 % de pertes. L'euro, lui, restait en hausse face au dollar mercredi, après être brièvement grimpé au-dessus de 1,45 dollar, mais freinait sa progression après un indicateur d'inflation Américain plus fort que prévu. Vers 18 heures à Paris, l'euro valait 1,4438 dollar contre 1,4406 dollar mardi à 23 heures. L'euro baissait face au yen, à 110,41 yens contre 110,61 yens mardi soir. L'effet de la croissance du troisième trimestre de la Zone euro à 0,2 % du PIB n'a pas inspiré confiance, les indicateurs sont mauvais, les pays trop endettés peinent à retrouver des marges et dans ces conditions les marchés font du yoyo. Il est évident que dans cette incertitude financière les paramètres de la croissance, c'est à dire la production loi de Say, et la consommation, sont en berne. Acheter aujourd'hui est un risque de ne pas pouvoir rembourser.

    Vendredi 19 août, la bourse de Paris à terminé baisse à 1.92 % pour 3016,99 points suivant la tendance générale des autres places financières Européennes. La croissance Américaine ne serait pas au rendez-vous. Les bourses Asiatiques ont aussi subies le coup de l'inquiétude mondiale. Sydney a clôturé en baisse de 3,51% et Séoul a plongé de 6,22%. Hong Kong perdait 2,62% et Shanghai 0,98% peu avant leur clôture.

    De plus, l'effet de la règle d'or ne constitue pas une sécurité contre les déficits d'autant qu'elle ne joue pas sur les déficits actuels. De plus elle n'est pas acquise pour tous les pays de la Zone euro. Bien qu'inscrite dans la Constitution, rien n'empêche d'évoquer des circonstances exceptionnelles, ne pouvant mettre un corset aux États. Un telle règle doit prévoir offrir des ouvertures contre les imprévus.

    «La Constitution allemande de 1949 interdisait ainsi tout déficit structurel, ce qui n'a pas empêché le budget d'être en déficit une quinzaine de fois depuis 1973 et la dette publique d'atteindre 80 % du PIB. Les investissements avaient bon dos. L'Allemagne a donc durci son dispositif en 2009 en plafonnant le déficit à 0,35 % du PIB à partir de 2016. Mais elle autorise un dépassement «en situation d'urgence». C'est d'ailleurs en invoquant «urgence» et «crise» que les pays Européens ayant instauré «règles d'or» ou mécanismes assimilés, qu'ils soient dans leur Constitution, les ont abandonnés, à l'instar des Pays-Bas dès les années 1960 ou, après la crise de 2008, de la Finlande, la Lituanie, l'Espagne, l'Estonie, la Hongrie», paragraphe tiré de l'article d'Yves Bourdillon Les Echos.fr.

    Et puis comment admettre que les peuples ne puissent plus agir sur leur pays, ne seraient-ils plus souverains. Non, tout cela n'est qu'élucubrations de dirigeants qui ne veulent admettre que l'Europe est au bord du gouffre comme le dit Jacques Delors.

    Mais alors que faire ? Reconnaître que l'Europe telle qu'elle est n'est pas viable, et continuer avec c'est s'enfoncer un peu plus. La solution et bien est une partition des pays autour des pays générateurs qui constitueraient le noyau dur, c'est à dire le centre de la fédération Européenne dotée de vrais institutions politiques et financières élues par les citoyens Européens. A partir de là, cette fédération pourrait commercer avec sa périphérie. Dans ce cadre, l'Allemagne ne devrait plus s'opposer ayant été avec la France et l'Italie à l'origine de cette déjà longue histoire Européenne.

    Le prochain article sera peut-on croire en l'innocence de DSK ?

  • La règle d'or,

    des comptes publics.

     

     

    Support Wikipedia Ce n'est pas le fameux nombre d'or du moine franciscain Italien Luca Pacioli utilisé de nombreuses fois par Le Corbusier dans ce qu'il a construit associant dans son architecture l'harmonie des formes, c'est la règle qui vaudrait de l'or si elle avait appliquée pour nos finances.

    Mais c'est sûrement une entourloupe Sakozienne contre la gauche vu qu'il ne l'a jamais appliquée. Que signifie cette règle d'or des comptes publics ? Proposition qui avait en son temps été souhaitée par François Bayrou, c'est à dire avant que notre président multiplie par plus de deux la dette publique. Et là, elle revêtait de l'importance. Sarkozy aimerait bien, si les socialistes venaient au pouvoir, les empêcher de gouverner comme ils l'entendent. Et ce Bayrou qui applaudit des deux mains y voit surtout un intérêt contre les socialistes qu'il veut combattre mais pas la contrainte qu'elle implique dans la gestion des finances. Peu lui importe, il n'a aucune chance de gouverner. Que dit le projet de loi présenté au nom de Nicolas Sarkozy par François Fillon et Michel Mercier garde des Sceaux, ministre de la justice.

    «Au-delà de l’impact de la récession mondiale de 2008-2009, c’est l’insuffisante maîtrise de nos comptes publics au cours des trente dernières années, notamment en période de croissance, qui a conduit aux déséquilibres budgétaires actuels. Les dispositions de la présente loi constitutionnelle permettront de conforter la démarche ambitieuse de réduction des déficits engagée par le Gouvernement avec la loi de programmation des finances publiques pour les années 2011-2014, dont les lois financières pour 2011. Le Gouvernement s’est ainsi fermement engagé à respecter la trajectoire de déficits publics inscrite dans la loi de programmation des finances publiques, 6 % en 2011, 4,6 % en 2012 et 3 % en 2013, quelles que soient les conditions économiques. Il s’agit de créer un instrument juridique nouveau, les «lois-cadres d’équilibre des finances publiques» dont les dispositions auront pour objectif, à un horizon pluriannuel défini, d’assurer l’équilibre des comptes des administrations publiques. Ces lois-cadres pluriannuelles s’imposeront, dans certaines de leurs dispositions, aux textes financiers ordinaires annuels (lois de finances et lois de financement de la sécurité sociale), lire la proposition de loi Constitutionnelle ici».

    Des mots qui ne résolvent rien, cette règle ne supprimera pas notre dette, et puis il y a des affirmations inexactes. Dans le principe nul ne peut être contre, dépenser plus que ce que l'on gagne est s'engager dans de la dette et les Français sont les champions de l'achat à crédit. Seulement c'est une grave décision qui peut dans des cas majeurs être contre productrice si l'on ne peut emprunter pour faire face à un besoin pressant. C'est une décision qui à toutes les chances de ne s'appliquer que sur la réduction des dépenses publiques jouant ainsi sur l'effet de masse de la population sans qu'il soit envisageable d'augmenter les impôts. L'économie forme un tout, recettes et dépenses, et pour un gouvernement droitier, c'est toujours sur les dépenses qu'il agit ! Ce qui se passe en Angleterre cause d'une misère résultant d'une politique droitière de coupures drastiques budgétaires en est la preuve. De même aux États-Unis sous l'ère Bush laissant un pays au bord du gouffre. Et nous, qui n'avons rien à envier à ces pays dans cette politique, fait que notre croissance est nulle au second trimestre. Lamentable politique aussi lamentable que François Baroin qui rit jaune et que plus personne n'écoute et qui prétend une prévision de 2 % en 2011 !

    Mais quel est l'autre but de cette loi Sarkozienne, n'est-il pas de dire aux agences de notation voyez-vous nous avons fait une loi qui nous oblige à respecter l'équilibre de nos finances, vous pouvez maintenant avoir confiance en nous, ne dégradez pas notre AAA !

    Il faut voir aussi la finesse de ce piège aux socialistes. S'ils s'y opposent trop fortement ils vont être accusés d'intention de vouloir creuser le déficit, ce qu'ils ne cessent de clamer que non ! La crise Européenne pour laquelle Sarkozy a énormément participé lui sert d'argumentation, voyez-vous moi si je suis réélu j'appliquerais ma propre loi, vous pouvez avoir confiance en moi, pas dans les socialistes qui s'opposent à cette loi !

    Mais faut-il encore qu'elle soit votée ce qui n'est pas gagné à quelques 200 jours de l'élection présidentielle !

    Pour Manuel Valls invité d'Europe 1 et de Marianne 2, c'est une manœuvre politicienne, fustigeant par la même occasion le parti socialiste sur le refus de voter cette loi. «Cette règle ne peut pas être adoptée de manière politicienne» à six mois de la présidentielle. C’est un piège finalement assez grossier, «soit les socialistes votent pour et nous apparaissons à la remorque de Sarkozy, soit nous votons contre et nous apparaissons comme de dangereux irresponsables». Il appelle à un dialogue gouvernement opposition. «Après tout, si le Président de la République considère que la règle d’or n’est pas une opération simplement politique alors il doit prendre des initiatives pour qu’opposition et majorité trouvent un terrain d’entente et envoient un signal aux marchés». Il faut que le président de la République reçoive les dirigeants de l’opposition, «reçoive les responsables du Parti socialiste». «On ne peut pas réformer la Constitution, on ne peut pas engager le pays dans le rétablissement de son équilibre budgétaire, en imposant à l’opposition un calendrier et des mesures. Si demain on souhaite une réforme de la Constitution, pour établir cette règle d’or, ça veut dire qu’il faut un accord entre la majorité et l’opposition. Je plaide pour cette discussion».

    Ségolène Royal qualifie de «gadget» cette règle d'or, argumentant qu'elle ne va pas régler le problème actuel. Ce n'est pas non plus son but, mais de s'affirmer comme celui qui a comprit au bout de cinq années de gouvernance qu'il fallait changer de politique.

    Est-ce que pour autant les Français vont avoir une meilleure opinion de leur président ? Ils comprennent bien la manœuvre, et tout est dans leur désir de changer de président ou pas !

    Ségolène Royal poursuit, «On ne peut pas réformer la Constitution, on ne peut pas engager le pays dans le rétablissement de son équilibre budgétaire, en imposant à l’opposition un calendrier et des mesures». Si demain on souhaite une réforme de la Constitution, pour établir cette règle d’or, ça veut dire qu’il faut un accord entre la majorité et l’opposition. Je plaide pour cette discussion. Elle s'est dite prête à discuter sous certaines conditions. «Si Nicolas Sarkozy accepte les propositions qui consistent à écrire également dans la «règle d'or» la lutte contre les inégalités fiscales, la contribution à égalité des revenus du capital et des revenus du travail aux dépenses, la justice fiscale, alors oui, on est prêt», a-t-elle détaillé. «Pour une bonne gestion, il faut des actes, premièrement supprimer l'allègement de l'impôt sur la fortune, deuxièmement supprimer un certain nombre de niches fiscales, troisièmement lutter contre la fraude fiscale et quatrièmement relancer l'activité». N'a-t-elle pas raison ?

    Arnaud Montebourg y voit bien plus qu'une arnaque politicienne. Pour lui «c'est la fin du politique et la victoire des marchés». Les peuples perdent la liberté de ce qu'ils auraient décidé. Et il retourne l'action en disant que «ce sont les financiers qu'il faut mettre sous tutelle», ce qui passerait par une contre attaque pour soumettre les marchés à la volonté des Européens. Cette loi consisterait en trois mesures, «le démantèlement des agences de notation en prohibant leur activité lucrative», «l'interdiction juridique de la spéculation avec l'argent d'autrui», et enfin la «mutualisation de la dette européenne et le financement de cette dette par les marchés eux-mêmes». S'il se dit favorable à «un pacte de désendettement» de la France, c'est pour «mettre notre pays à l'abri des pressions extérieures et non pas pour suivre les marchés».

    Pour François Hollande, la règle d'or est factice par ce qu'applicable qu'en 2013 ! «C'est une manœuvre  de Sarkozy pour faire oublier sa responsabilité dans la dérive de nos comptes publics depuis 2007». Il ne peut s'en absoudre par une modification de la constitution. Ce serait trop commode. Il propose que soit ajouté au projet de loi des finances de 2012 «un amendement à respecter sa trajectoire de retour sous la barre des 3% en 2013». «Le débat politique en 2012 porterait alors sur les moyens d'y parvenir et sur les conditions d'un retour à la croissance». Et là, le clivage est profond !

    Quand à Martine Aubry, sa position est la même que celle d'Hollande, l'engagement de ramener le déficit public à 3 % du PIB  en 2013. «Nous nous sommes engagés, dans le projet socialiste, à respecter les engagements de la France, 3% en 2013 puisque que c'est la règle aujourd'hui». Elle a défendu la position des parlementaires socialistes en affirmant qu'elle préférait «une vraie règle du jeu qu'une fausse règle d'or». Cette règle du jeu consisterait à faire en sorte que toutes les ressources tirées, pendant le prochain quinquennat, de la croissance et des marges de manœuvre dégagées par ailleurs, iront en moyenne à 50% à la réduction des déficits et de la dette, a-t-elle expliqué. «Ça veut peut-être dire que la première année ça sera deux tiers vers la réduction de la dette et du déficit», a-t-elle précisé. «C'est une règle sur laquelle, moi, je m'engage et que je mettrai en place». Lire contre la dette, pour l'emploi, «ma règle d'or».

    Du coté de l'UMP les avis sont partagés. Sarkozy sait bien qu'il n'aura pas la majorité requise des 3/5 pour faire approuver cette réforme à Versailles par les deux chambres, d’où cette fameuse lettre envoyée aux parlementaires afin de les sensibiliser à ses vues. Lettre dont on sait qu'elle est contraire aux prérogatives Constitutionnelles du président, mais qu'importe. Alors le député UMP Étienne Pinte a appelé mardi 09/08/11 Nicolas Sarkozy à faire approuver par référendum l'inscription d'une «règle d'or» budgétaire dans la Constitution s'il n'y parvient pas par voie parlementaire. Si on n'arrive pas à trouver une majorité parlementaire, «je suggère au président de la République de faire approuver l'intégration de la règle d'or dans la Constitution par référendum, c'est-à-dire d'en appeler aux Français».

    Pour Jacques Attali dans une interview au Monde.fr, une inflexion budgétaire est nécessaire, ainsi qu'une «vraie règle d'or». Pas celle qu'on nous propose, une règle stricte mais assez flexible, qui force chaque Parlement à ne pas augmenter la dette à la fin d'un quinquennat et oblige la dette publique à ne pas dépasser cinq à six années de recettes fiscales, contre sept aujourd'hui. Dans cet interview il faut signaler deux autres points importants. Le premier concerne S&P qui aurait glissé dans son rapport sur les États-Unis une phrase non dévoilée, «un seul pays noté AAA aura en 2015 une dette égale à celle des États-Unis en ratio, c'est la France. Contrairement à ce que tout le monde dit, nous sommes explicitement désignés ! Il faut donc à tout prix faire redescendre la dette sous 85 % du PIB fin 2013, puis revenir à 70 % dans la décennie». Ce n'est pas gagné. Nous le savons tous. L'autre point est un emprunt Européen. «L'Europe en tant qu'Union n'a pas de dettes. Un grand emprunt mutualisera l'endettement et permettra d'investir», mais il faudra aussi le rembourser ! On fait une dette pour rembourser la dette bravo Attali !

    Tout d'abord il y a les élections sénatoriales qui auront lieu le 25 septembre qui risquent de bouleverser la majorité. Ensuite la mise en route d'un référendum demande au moins trois mois ce qui viendrait bouleverser la campagne présidentielle. Ce référendum ne paraît pas opportun dans ce calendrier. Le risque est grand dans le contexte actuel que Sarkozy prenne une claque mémorable, et puis a-t-on assez de sous pour ce gadget comme le clame Ségolène Royal ?

    Le prochain article sera les émeutes de Londres et d'ailleurs.

  • Sarkozy et l'austérité,

    voyons, il n'y a pas d'austérité !

     

    Austérité, mais il n'y a pas d'austérité a clamé le président dans son entretien télévisé sur mesure et sur France 2 par David Pujadas pour son numéro de charme dans lequel il excelle en débitant sa litanie, une vraie manipulation pour ceux qui gobent ses paroles.

    «L'austérité mais voyons quand on n'augmente pas les impôts et que l'on ne réduit pas les allocations retraite il n'y a pas d'austérité», et voila c'est enlevé y a plus rien à voir.

    Il est fort notre président par ce que c'est tout le contraire, c'est bien par ce que les impôts ont été plafonnés qu'il y a austérité, et notre journaliste d'une platitude à faire pâlir de honte les écoles de journalistes n'a rien relevé. On ne réduit pas les allocations retraite mais franchement, il faut être nul pour ne rien répondre à cette ineptie. L'allongement de l'âge de départ à 62 ans augmente de façon notable la possibilité de retraites incomplètes c'est à dire de retraites affectées d'un coefficient réducteur pour ceux qui seraient poussés de partir avant, maladie ou autre. En outre, les salariés sont virés bien avant 55-58 ans sans possibilité de retrouver un emploi puisqu'il n'y a pas de travail, de sorte que les versements retraite pendant la période de chômage sont moins rémunérateurs que si l'on travaillait.

    De plus, une simple question aurait pu être posée, puisque l'âge à 62 ans permet le financement de la retraite par répartition c'est donc que l'argent économisé par le passage à 62 ans réduit le montant des allocations versées !

    Un vrai manipulateur notre président si on le laisse parler.

    Sur l'affaire Woerth-Bettencourt circulez y a plus rien à voir, comment peut-il en être autrement ? En fait, n'avons-nous rien appris que l'on ne sache déjà ? Oui, ceux qui ont dénoncé le conflit d'intérêt dans l'affaire Woerth-Bettencourt ont eu raison, déclarant qu'ils souhaitaient que Woerth abandonne sa double casquette de trésorier de l'UMP et de ministre, et tous ceux dans sa majorité qui ont clamé qu'il n'y avait pas de conflit d'intérêt mangent leur chapeau, alors qu'ils déclaraient que cela ne posait aucun problème. Pour envelopper le tout, Sarkozy propose une commission mixte pour éviter qu'une telle abbération ne se reproduise. Pauvres collaborateurs les Frédéric Lefebvre, et Dominique Paillé, et les autres. En outre c'est le site Médiapart qui doit se marrer ayant été traité de fasciste par Xavier Bertrand, son procès en diffamation est en bonne voie.

    Une belle manipulation tout de même, reconnaître le travail de la presse, il ne pouvait faire autrement, il vaut mieux la flatter que l'affronter, et finalement la suspicion des déclarations de cette affaire s'effondre comme une pirouette en renouvelant toute sa confiance à Eric Woerth qui est un homme honnête, c'est un beau travail d'équilibriste, mais pouvait-il faire autrement ? Bien sûr en désignant un juge indépendant alors que Philippe Courroye procureur de Nanterre, Hauts de Seine, ne l'est pas.

    Sur la retraite, nous avons fait un grand pas sur les modalités de la pénibilité, cela n'existait pas avant, et il en rend hommage aux syndicats seulement, pour lui, pénibilité est infirmité, enveloppé SVP. En d'autres termes il faut que l'on trouve 20 % d'invalidité à un salarié pour que cette invalidité due à la pénibilité soit reconnue, difficile à démontrer que cette pénibilité porte atteinte à la durée de vie dès l'âge de 60 ans alors qu'il est bien reconnu qu'un maçon par exemple a une potentialité de vie inférieure à un comptable. Et puis, pour ceux qui ont commencés très tôt à travailler à 17-19 ans, et bien, ils pourront partir à 60 ans.

    La réponse de Martine aux propos de Nicolas Sarkozy.


    Appliquant l'annonce exprimée par Nicolas Sarkozy, Eric Woerth à la sortie du conseil des ministres à annoncé abandonner son poste de trésorier de l'UMP le 30 juillet, c'est donc qu'il y avait confusion d'intérêt.

    La réponse de François Chérèque à Sarkozy.


    L'enquête sur la fortune de Liliane Bettencourt va suivre une seconde procédure avec une magistrate indépendante Isabelle Prévost-Desprès la présidente du tribunal qui s'est confiée l'enquête à elle même. La cour d'appel de Versailles a rejeté, mardi 13/07/10 le supplément d'information ordonné le 1er juillet par le tribunal correctionnel dans le procès visant les dons de la milliardaire au photographe François-Marie Banier, l'appel en urgence de Philippe Courroye dont les qualités avaient été saluées par Nicolas Sarkozy, «il est renommé par son travail au pôle anticorruption. Il a envoyé devant la justice des personnalités de droite», a-t-il dit.

    Cette affaire n'est pas encore terminée malgré l'assaut UMP, Le Nouvel Observateur publie dans son éditions de jeudi 15/07/10 un nouveau document confirmant les dons faits par le couple Bettencourt à l'UMP. Ce «mémo strictement personnel et confidentiel» a été adressé à André Bettencourt par Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de la milliardaire, le 29 septembre 2006. Son «objet» ? «Financement UMP, NS» Les dernières initiales désignant, de toute évidence, Nicolas Sarkozy. «Nous avons convenu, avec Monsieur Woerth, écrit Patrice de Maistre dans ce courrier, que vous pourriez faire déposer ces quatre chèques à son attention, à l’UMP 55 rue de la Boétie Paris 8ème».

    Quatre chèques ? «Pour la campagne présidentielle, explique Maistre, chaque personne peut donner jusqu’à 4.500 euros, en réalité 4.600 euros, plafond prévu par la loi pour un candidat. Nicolas Sarkozy n’étant pas encore candidat déclaré, cette contribution n’est pas à l’ordre du jour. Votre épouse et vous-même pouvez donc faire chacun un chèque de 7.500 euros, plafond prévu pour un parti], à (…) l’Association Nationale de financement de l’UMP (ANFUMP) et à l’association de soutien à l’action de Nicolas Sarkozy». Voila qui recadre le financement de l'UMP pour Nicolas Sarkozy.

    Quand à Eric Woerth, juste avant qu'il ne quitte Bercy pour le ministère du travail, il se serait assuré de la cession d'une parcelle sur laquelle est installé l'hippodrome de Compiègne dans son département de l'Oise. Contre un chèque de 2,5 millions d’euros, un prix très inférieur au marché, France Domaine a reçu l’ordre de céder la soixantaine d’hectares à la Société des courses de Compiègne (SCC), l’association qui en était jusqu’à présent simple concessionnaire. Beaucoup s'étonnent qu'un ministre intervienne dans une cession juridiquement hasardeuse dont l'épouse possède une écurie de course,

    «qu’un ministre intervienne personnellement dans une cession, je ne l’avais jamais vu, s’étonne un fonctionnaire de l’ONF. Il fallait que les choses soient tordues pour justifier une telle implication !».

    Voici le document publié par Marianne 2.fr en date du 13/07/10.

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    Dans le précédent article le rabotage des niches fiscales et sociales pourrait atteindre 8,5 à 10 milliards d'après François Baroin d'ici 2011 à 2012, or Le Monde.fr évoque le 11/07/10, 12 à 14 milliards, on marche sur la tête, ou en sommes-nous ? Sans vouloir faire du catastrophisme c'est grave, on dirait que l'on cherche à nous rendre ductile par ces annonces successives sur ce qu'il faut économiser en si peu de temps maintenant ce serait 13 milliards pour ce placer dans la fourchette alors qu'au début de l'année c'était 6 milliards voir Le rabot pour dégraisser les niches fiscales et sociales. De février à juillet le montant à économiser a doublé ! Il est probable sans se tromper beaucoup que la facture à payer sera supportée par les classes moyennes celles qui ont des revenus encore compressibles et les plus démunies, les classes supérieures étant plafonnées par le bouclier fiscal. Pour mémoire, le gouvernement va supprimer 31.000 postes de fonctionnaires et le gel des salaires en fait il intervient tout azimut. Tout n'est pas encore dévoilé, il ne faut pas affoler, pas vite en tout cas, il faut laisser mûrir, c'est les vacances, ne gâchons les vacances des Français avec ces milliards ! On évitera de toucher à ceux qui n'ont rien RSA, RMI, mais pour les autres la facture sera lourde.

    Le problème est que l'État Français est avant tout un État social dans une structure capitaliste de sorte que toute économie porte sur le facteur social des Français, d'autant plus que l'on a appliqué depuis maintenant 8 années une politique dogmatique de droite par le plafonnement des impôts. Mais on n'a pas fait que cela, la loi Tepa, le blocage des salaires au profit de la part des actionnaires. Il est évident dans ces conditions que les Français ont été et sont soumis à une attaque qui leur fait mal, d'autant plus que leur nombre en dessous du seuil de pauvreté n'a cessé d'augmenter sans que pour autant les finances du pays soient satisfaisantes, notre dette atteindra fin 2011 83,2 % du PIB et notre déficit 8,2 %.

    Or, nous l'avons entendu, il n'y a pas de rigueur mais des «comptes rigoureux» pour reprendre une expression hypocrite de François Fillon, le risque est de se voir comme la Grèce, ou de ne pouvoir respecter nos engagements Européens, alors qu'il y a encore quelques temps Sarkozy s'assoyait sur le déficit, pour lui ce n'était pas un problème. Le problème qui change tout est que les marchés financiers considèrent que la France est suspecte et qu'ils ne sont pas loin de la classer dans le groupe des PIGS, Portugal, Irlande, Grèce, Espagne. L'Écart des taux d'intérêt entre les emprunts Français et Allemand s'est creusé, nous sommes mis sous surveillance. Elle est loin la promesse de la hausse du pouvoir d'achat de sa campagne électorale, promesse qu'il n'a d'ailleurs jamais tenue. Je n'ai simplement qu'à faire le calcul de mes revalorisations de retraite depuis que la droite est aux commandes, alors que nos déficits se sont envolés.

    Voila ce qu'il aurait été souhaitable de poser comme question à Sarkozy, la misère des Français, mais c'est de la faute à la retraite à 60 ans et aux 35 heures.  

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