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sarkozy - Page 7

  • Sarkozy les derniers voeux de son quinquennat,

    et peut être les derniers tout simplement ?

    Nicolas Sarkozy a présente ses vœux aux Français, samedi 31 décembre. AFP/DESK

    Support Wikipedia Le sourire n'y était pas, il paraissait fatigué. La gravité de la situation a laquelle il a contribuée lui imposait cette attitude dramatique pour marquer qu'il en avait conscience, cela fait tout de même 10 années qu'il occupe de hautes fonctions dont cinq en tant que président, ne pouvaient que lui donner le masque de son échec. Il n'a pas fait le bilan de son quinquennat, c'est aux Français de le faire, mais en homme responsable il en avait le devoir. En fait, il se déclare responsable de rien, c'est la crise tout simplement. Comment donc, 10 ans dont cinq à diriger le pays, 10 années d'une Union Européenne à droite et c'est la crise, mais la crise n'est-ce pas eux ? Si non qui donc ? Alors, dans un contexte morose, il veut s'occuper maintenant de l'emploi qu'il a détruit, affirmant qu'il y a des raisons d'espérer. De Gaulle disait les Français ont besoin de merveilleux son masque nous annonce tout le contraire.

    Les vœux du président au Français le samedi 31 décembre 2011

    «La crise sanctionne 30 années de désordre planétaires, dans l'économie, le commerce, la finance, la monnaie, cette crise inouïe, sans doute la plus grave depuis la deuxième guerre mondiale, cette crise n'est pas terminée». Mais ne le savait-il pas il y a cinq années, ce n'est qu'un échappatoire facile pour masquer son bilan. En fait, nous connaissons les effets de sa politique, ne serait-ce que le dernier train de hausse rituel au premier janvier, gaz, mutuelles, transports, .... qui nous la rappelle tristement. Pouvait-il clamer autre chose, cela aurait été avouer un échec cuisant de cette politique essentiellement orientée vers ceux qu'il protège. S'est-il occupé en cinq années une seule fois des malheureux qui trainent dans nos rues, le métro parisien le matin vers 7 heures est un bel indicateur de l'état des Français qui se lit sur leurs visages, et encore eux vont au travail, et que dire de ceux qui depuis des années n'en n'ont pas ! Mais ce sont des assistés, des fainéants, des pauvres c.... Avant le 31 décembre 2001 la crise ce n'était que depuis trois ans, mais maintenant c'est depuis 30 ans !

    Et que dire de notre dette qu'il a enflée de 90 milliards alors qu'au début de son quinquennat elle n'était pas un problème rappelez-vous. Comment peut-on enfler une dette de 90 milliards tout en expurgeant les Français comme il l'a fait ? Tout a été laminé, les Français ne se soignent plus, les hôpitaux crient misère les remboursements maladie sont au minima, et bientôt il n'y aura plus de médecins dans certaines banlieues. C'est aussi le vide dans nos écoles avec des classes surchargées, et la police n'est plus efficace........

    Si notre industrie souffre c'est la faute des charges salariales des entreprises et du manque de flexibilité, mais voyons, le refrain perpétuel du patronat qui n'a pris aucune mesure pour que nos usines restent en France. Jamais pendant ces cinq années les conditions syndicales et salariales ne se sont autant dégradées ! Les salariés acceptent tout pour du travail ce qui n'empêche pas que les usines se délocalisent et se ferment, il faudrait bien voir aussi de ce coté.

    «Il ne s'agit pas de nier les difficultés que nous traversons. Mais dans ces épreuves, la France a su préserver l'essentiel. Je tiens à rendre un hommage particulier à toutes celles et à tous ceux d'entre vous qui par leur travail ont contribué au développement de notre économie». En fait de développement de notre économie c'est plutôt l'inverse près de 900 entreprises ont fermées depuis trois ans, voir, Et voila que l’on reparle du chômage. Qu'il remercie ceux qui ont contribué au maintien de notre économie, c'est bien, quand au développement économique ou est-il ? On n'arrive même pas à vendre un rafale depuis sa commercialisation. Mais les autres qui en silence souffrent et qui attendent un mieux, non, il annonce «nous devons être courageux et lucides». «Différer les choix parce qu'ils sont difficiles est la pire des options. Quand on décide trop tard, le prix à payer est plus cher. Les souffrances plus grandes». «Avec le Premier ministre, nous réunirons le 18 janvier prochain, les représentants des forces économiques et sociales de notre pays», mais en réunissant les syndicats à la fin de son quinquennat pour s'occuper du chômage, n'est-ce pas prendre les Français pour des billes ? Ça y est dans les quatre mois qui restent le chômage sera vaincu, mais qui peut croire cela ? Un projet de loi devra être déposé avant fin janvier, pour modifier sa politique ?

    «En 2012, le destin de la France peut basculer», voila la phrase qui fait mal, elle sous entend que s'il n'est plus président la France peut basculer, il n'y aurait donc que la politique qu'il a menée, les autres ne seraient que des mauvais ?

    «Je ne sous-estime pas les conséquences que peuvent avoir sur notre économie les agences de notation et les emballements des marchés financiers, ni non plus nos erreurs passées mais je le dis pour que chacun l'entende, ce ne sont ni les marchés, ni les agences qui feront la politique de la France», mais qu'a-t-il fait jusqu'à présent sinon des plans d'austérité sans aucune perspective de croissance. N'est-ce pas une politique dictée par les agences de marché, puisque la dette n'était pas un problème ? N'est-ce pas ce qui est arrivé en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Italie ou des plans draconiens ont été appliqués ? S'il avait été économe de notre argent par une politique moins dogmatique, beaucoup de ses amis habitent en Suisse ou sur le Rocher, nous n'en serions pas là, et nous aurions des sous pour la croissance. La richesse des uns fait la pauvreté des autres. La richesse est utile, mais sans partage elle est nuisible.

    «Maintenant, il nous faut travailler en priorité pour la croissance, pour la compétitivité, pour la ré-industrialisation qui seules, nous permettront de créer des emplois et du pouvoir d'achat», a quatre mois de la fin de son quinquennat, il faut du courage pour le dire.

    «Trois sujets me paraissent dominer les autres»,

    «Nous ne nous en sortirons pas en laissant de côté ceux qui souffrent», c'est bien, mais c'est trop tard. «Nous devons changer notre regard sur le chômage, faire en sorte que la formation des chômeurs devienne la priorité absolue», il serait temps, mais qu'en disent les patrons qui n'acceptent pas des jeunes par ce qu'ils n'ont aucune expérience. La formation des chômeurs a toujours été une source de revenus pour les formateurs presque jamais pour les formés. «Le deuxième sujet est celui du financement de notre protection sociale qui ne peut plus reposer principalement sur le travail, si facilement délocalisable. Il faut alléger la pression sur le travail et faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main d'œuvre à bon marché. Ce sujet est au cœur de tous les débats depuis des années. J'écouterai les propositions des partenaires sociaux puis nous déciderons», mais alors ce n'est plus la politique de l'U.E, si nous taxons les importations. C'est la politique du FN dont on s'est efforcé de nous démontrer ses méfaits par les conséquences d'une taxation réciproque des autres pays sur nos exportations. Quand à alléger la pression sur le travail, c'est réduire les salaires, en ne les augmentant pas, je me suis déjà exprimé. Les États-Unis sont le meilleur exemple et la Grande Bretagne d'une politique ou les charges patronales sont quasi inexistantes et cela ne marche pas. Par contre l'Allemagne ne taxe pas moins que nous et ça marche. C'est bien avant tout la compétence patronale qui est en cause pas les charges.

    «Le troisième sujet, c'est celui des dérèglements de la finance qui vous choquent d'autant plus profondément qu'ils sont largement à l'origine des difficultés actuelles. Il faut faire participer la finance à la réparation des dégâts qu'elle a provoqués. C'est une question d'efficacité. C'est une question de justice. C'est une question de morale. La taxe sur les transactions financières doit être mise en œuvre», n'est-ce pas ce qu'il avait déclaré lors de la faillite de la banque Lehman Brothers ?

    Finalement notre président est accolé à son bilan dont il ne peut se détacher. Il n'est plus crédible, même ses amis le ressentent. Il a trop laissé une mauvaise opinion par ses réparties, son comportement arrogant, le moi, mais pas les autres. Ce manque d'humilité le condamne, c'est lui bien plus que sa politique qui est le rejet actuel de l'opinion, bien qu'elle soit condamnable orientée que dans un seul sens. La mondialisation l'a condamné, il a espéré que ceux qu'il a favorisé lui retournerait sous forme de financement industriel les cadeaux qu'il leur a consentis. C'est un manque important de connaissance du patronat Français, qui ne donne bien souvent que sous la contrainte. En Allemagne la mentalité est différente, le dialogue syndical patronal est la clé de la réussite Allemande même si depuis quelque temps, il s'estompe. Une usine c'est un tout.

    Quant à François Hollande, il a adressé ses vœux par téléphone à quelques 250.000 participants à la primaire socialiste qui avaient laissé leur n° de téléphone.

    Préparons une belle année 2012.

    «Bonjour c'est François Hollande qui vous parle, démarre le candidat, qui commence par remercier ceux qui lui ont donné la légitimité de conduire cette campagne au nom, bien plus que des socialistes, au nom de la gauche. Je viens vous souhaiter une bonne année 2012, ce sera l'année du changement. Le changement c'est maintenant, poursuit-il. Nous sommes à quelques mois du choix essentiel. J'aurai besoin encore de vous pour cette campagne et aussi pour ce qui nous attendra après la victoire. Alors formons ce vœu ensemble, préparons-nous une belle année 2012 et faisons en sorte que notre pays retrouve fierté, considération et confiance, bref tout ce qui lui a manqué depuis cinq ans et tout ce qu'il doit retrouver avec nous tous ensemble pour le quinquennat qui vient, et bonne année», conclut-il.

    Les voeux anticipés du candidat président par PartiSocialiste

    Les réactions politiques aux vœux de Nicolas... par BFMTV

  • A Toulon Sarkozy, Français c'est de l'effort qu'il faut faire,

     encore soutenu par ses amis mais cru ?

    Support Wikipedia Oui, la France va mal, la faute à qui ? Pas au facteur du coin à moins que dans le nouveau langage Élyséen, celui de Toulon, ce soit les pauvres types qui en soient responsables de ne pas travailler assez quand il n'y a pas de travail. Mais oui, bien sûr, «sans travail on peut travailler faites un effort», vous ne la connaissiez pas encore cette nouvelle idée modifiée de «travailler plus pour gagner plus» de notre président, elle vient de sortir. Le chômage qui est à 9,7 % de la population active avec les DOM au troisième trimestre, 3,4 millions de personnes toutes fainéantes ?  Et ne sont pas comptabilisées celles qui ne font pas d'efforts, Areva contrôlé par l’État 2.700 à 2..900 emplois, le groupe PSA supprimera en 2012  6.800 postes en Europe dont 4.000 à 5.000 en France sans compter les intérimaires et tout ce qui va avec. Le but serait l'économie de 800 millions en France, mais c'est de la faute de ses salariés qui ne travaillent pas assez ? Pendant ce temps Volskwagen créé 50.000 postes, serait-ce donc de la faute des salariés Français qui sont moins bons que les Allemands, s'ils n'ont pas de travail ? Mais les salariés Allemands qui sont mieux payés peuvent acheter des voitures ! Mais chez nous, ni ni, c'est l'effort qu'il faut faire dans l'austérité, sur de l'austérité, et comment on fait quand il y a de la sur-austérité, notre président vous dira, sans travail on peut travailler faites un effort.

    A Toulon, ils étaient près de 5.000 à l'écouter sur invitation bien sûr, on choisi son auditoire. Ils étaient inquiets de la situation, vous pensez notre spread avec l'Allemagne augmente, c'est à presque à 4 % que nous empruntons maintenant, cela commence à faire cher d'autant que notre «triple A» est presque déjà passé en pertes. Alors, il a exposé sa vision de l'Europe, celle de la France, plus exactement celle de ceux qui, quoi qu'il dise, seront de son avis, mais cru ? L'ambiance était austère, le discours sérieux, ponctué de poses pour bien montrer l'importance des mots, un maître. Un pupitre sur fond bleu flanqué du drapeau national avec de chaque coté nos trois couleurs bleu, blanc et rouge histoire de faire France et bien sûr les deux pouces levés.

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    Nicolas Sarkozy pendant son discours sur la crise, à Toulon, le 1er décembre 2011.AP/CLAUDE PARIS, document Le Monde.fr.

    L'endroit était choisi, Toulon le 1er décembre sur la scène du Zénith un des bastions du FN qu'il faut caresser dans le sens du poil. Alors, il parle de l'avenir de la France qui a peur. «La peur est revenue», celle «de la France de perdre la maîtrise de son destin» dans la crise de la zone euro a-t-il déclaré. Il reconnait donc que Grèce, Espagne, Italie.... ont perdu leur destin ? En d'autres termes, notre destin, comme celui de ces pays, serait gouverné par les taux d'emprunts c'est à dire les banques, rappelez-vous quand il promettait en 2008, après la faillite de Lehman Brothers, de moraliser le capitalisme, maintenant c'est le capitalisme qui nous moralise. «Cette peur qui détruit la confiance» et « qui paralyse les consommateurs, qui empêche l'investisseur d'investir, l'entrepreneur d'entreprendre, le patron d'embaucher, le banquier de prêter», a-t-il déclaré. Pour répondre à cela, il faut faire un tour dans les hyper marchés.

    Il assure que «la seule façon de conjurer cette peur, c'est de dire la vérité». «Un nouveau cycle économique s'annonce», a-t-il souligné. «Ce nouveau cycle sera bien différent du précédent», a-t-il assuré car «le cycle qui s'annonce sera un cycle de désendettement, «endettement qu'il a provoqué, rappelez-vous la dette n'avait que peu d'importance au début de son mandat», qui ramènera le balancier de l'économie vers le travail et la production que les pays développés avaient eu tendance à trop sacrifier». «Depuis des décennies, nous dépensons trop et souvent mal. Cela ne peut plus durer», a-t-il dit. Nicolas Sarkozy, explique qu'il faut «continuer à réduire les effectifs de la fonction publique en maintenant la règle du non renouvellement d'un départ sur deux à la retraite». «Travailler plus et mieux, se former plus et mieux, investir massivement et mieux, ce sont les principaux leviers par lesquels la France mettra en phase le nouveau cycle économique», a-t-il poursuivi. C'est vrai que l'on travaille mal quand on n'a pas de travail, et que l'on est mal formé quand les effectifs de l'éducation sont réduits.

    C'est vrai qu'il est obstiné, et qu'il ne lâche pas facilement le morceau, rappelez-vous son action d'éclat lorsqu'il contribua, en 1993, par sa vie, celle des enfants et de la maîtresse, à la prise de l'Human Bombe de la maternelle de Neuilly lorsqu'il était encore le maire, ministre du budget et porte parole du gouvernement Balladur sous Mitterrand. C'était l'animal politique qui fit peur, et que ses amis traitèrent d'irresponsable. Il fut décoré de la médaille du Raid.

    C'est donc l'austérité comme horizon, mais là, il ne sera pas décoré par ce qu'il enfonce encore plus le pays dans la faillite, et ce n'est pas ce qui fera que l'on achètera des voitures PSA.

    Que peut-il proposer d'autre n'est-il pas limité ? L'Europe est balayée par la crise, mais l'Europe n'est-ce pas lui avec sa compagne Angela Merkel, le couple qui sait et qui fait tout ? Le second traité de Lisbonne n'est-ce pas lui qui le fit adopter par voie parlementaire, après quelques modifs, alors que la première mouture fut refusée par référendum. Voila qu'il veut maintenant refonder l'Europe décidément, il n'arrête pas de recommencer ce qu'il fait comme une personne qui se trompe souvent. Le problème est quand se sentira-t-il responsable de ses actes ?

    «Sur l'emploi, on n'a pas tout essayé». Quand on voit monter le chômage, «on n'a pas le droit de dire qu'on n'y peut rien», quel constat d'échec ! Même «si tout ne dépend pas de nous», a-t-il affirmé. Il a annoncé qu'il inviterait «tous les partenaires sociaux à participer à un sommet sur l'emploi» en janvier, pour que «chacun puisse apporter des solutions, faire des propositions». Ça c'est du pipeau dans la mesure où il ne veut rien modifier à sa politique sur les heures supplémentaires.

    Face à la dégradation des comptes sociaux, il a estimé que «nous ne pouvons pas garder la même organisation de notre protection sociale que celle de l'après-guerre alors que ceux qui changent plusieurs fois d'entreprise, de secteur, de métier, tout au long de leur vie active sont de plus en plus nombreux». Ça c'est pour préparer les Français, s'il était réélu à encore plus de reculs sociaux qui sont déjà, importants. «La vie d'un grand nombre de Français est plus difficile après trois ans de crise», reconnaissant, par là, qu'il n'a pas su entrevoir et maîtriser la crise. «Entre gagner moins et travailler davantage je suis convaincu que travailler davantage est la meilleure solution». En fait ce propos signifie si l'on gagne moins on pourra travailler. «Depuis 30 ans les Français ne consomment pas plus que ce qu'ils gagnent», mais il ne dit pas combien se sont endettés, et il ne parle de ceux qui sont dans le trou et devenus irrécupérables, plus de 8 millions sous le seuil de pauvreté.

    Il est reparti sur les 35 heures et sur la retraite à 60 ans déclarant que «la réforme du financement de la protection sociale est devenue urgente» sans préciser ce qu'il ferait s'il est réélu.

    Il mit en garde contre une «tentation d'isolement», et il a estimé que ce serait plus mortel pour notre économie et nos emplois. Mais n'a rien proposé contre les délocalisations qui minent nos mêmes emplois, des mots pour ne rien dire. «Les sociétés fermées n'ont qu'un destin possible, le déclin. Déclin économique, intellectuel, moral». Mais, il propose en même temps une révision de l'espace Schengen.

    Appelant à une Europe plus démocratique et «intergouvernementale» où «ce sont les responsables politiques qui décident». En fait il confirme qu'il serait pour une perte de notre souveraineté. Mais il refuse «la marche vers plus de supranationalité», sans définir jusqu’où elle pourrait être, car dès lors que l'on fait une brèche dans notre souveraineté, on ne sait plus ce qu'elle est. Au sein de la zone euro, «il nous faut décider maintenant aller sans crainte vers davantage de décisions prises à la majorité qualifiée», et là, il confirme bien son intention de manipuler ses partenaires Européens. «C'est par l'intergouvernemental que passera l'intégration européenne parce que l'Europe va devoir faire des choix stratégiques, des choix politiques», a-t-il expliqué. Il faut donc s'attendre s'il est réélu à une perte de souveraineté.

    Dans ce cadre, il a annoncé qu'il recevrait lundi 05/12/12 à Paris la chancelière Angela Merkel et qu'ensemble, ils feraient «des propositions Franco-allemandes pour garantir l'avenir de l'Europe». «La France et l'Allemagne, après tant de tragédies, ont décidé d'unir leur destin, de regarder ensemble vers l'avenir. Revenir sur cette stratégie serait impardonnable», a-t-il ajouté. «L'histoire et la géographie ont fait l'Allemagne et la France rivales ou partenaires. En faisant le choix de l'amitié, le chancelier Adenauer et le Général de Gaulle ont fait un choix historique», a-t-il également déclaré. Or Angela et lui, ne sont toujours pas parvenus à s'entendre sur les traités Européens, sa réponse est Ja aber, (oui mais !) Ce ne sont que des mots assure un de ses proches.  Ce discours ne sert qu'à faire passer les conséquences du sauvetage de l'euro. Le président va accepter lundi des abandons de souveraineté majeurs avec Angela Merkel.

    Le message est donc clair, plus d'austérité, moins de protection sociale, moins de salaire pour des emplois, plus d'intégration Européenne par une perte de souveraineté, c'est le président qui veut sauver sa France, pas nôtre France. Ah ! Si de Gaulle serait là !


  • Libye, BHL, "la guerre sans l'aimer" mais pas sans profits,

    le livre de BHL, serait-il la fin du contrat ?

    Support Wikipedia Il s'agit bien sur du contrat sur la guerre Libyenne entre Nicolas Sarkozy et Bernard Henri Levy le philosophe tête de file des nouveaux philosophes, à multiples composantes. En 2007, il soutient Ségolène Royal, et en 2009 il verrait bien la gauche se rassembler derrière elle. À la Primaire socialiste, c'est déjà différent, il est parmi les personnalités qui soutenaient Marine Aubry faute de ne plus pouvoir soutenir DSK, bien que personne ne lui ait demandé son soutien, voir L'encombrant soutien de BHL à Martine Aubry. Maintenant, il ne tarit pas d'éloges à Sarkozy.

    Document BHL l'art de la philosophie, ne vaut que s'il est un art de la guerre.

    Cet homme au demeurant fort sympathique et cultivé avait déjà, à la sortie de Normal sup, un penchant pour les grands hommes tout au moins ceux qui avaient une influence. N'écrit-il pas à André Malraux, ancien ministre d’État, en septembre 1971, à 23 ans et déjà agrégé de philosophie, une lettre, ci-contre, cliquez sur l'image, pour son appel sur le Bangladesh lui demandant une entrevue. Passionné par les évènements du monde, donc rien d'étonnant qu'il saisisse l'occasion qu'il lui est offerte par cette action militaire Française en Libye sous l'égide de l'OTAN. Elle présente pour lui de multiples intérêts, d'abord occuper l'espace médiatique comme s'il en avait besoin. Se diriger vers Sarkozy dans un but probablement politique, n'ayant pas reçu des socialistes ce qu'il en espérait, bien que se disant de gauche. L'autre point, un plus pour sa notoriété, il a aidé à abattre Kadhafi. Quant à libérer les Libyens de la dictature pour un régime islamiste démocratique, bien qu'il faille relativiser sur le terme démocratique, eu égard à l'influence de la religion musulmane dans ces pays, il y a de la marge. Mais ce qui paraît possible, c'est que les Libyens s'expriment comme les Tunisiens, voir les révolutions musulmanes, ce qui serait déjà une avancée, à condition qu'elle soit reconductible. Nous n'en sommes pas encore là. Et puis faire un livre journal qui sera peut-être un document d'histoire entre «Le président et le philosophe» . Mais aussi si l'on en croit Edwy Plenel patron de Mediapart, «on fait ça uniquement pour faire plaisir à BHL ?» Lors de son interview du 25/03 à l'émission la semaine critique de Franck-Olivier Giesbert pour son livre «Un président de trop», voir ici.

    2«La guerre sans l'aimer», expression empruntée à André Malraux dans son combat contre le fascisme Espagnol ou il tenta de s'engager sans succès en tant qu'aviateur bien que ne l'étant pas en 1937, dans ses anti mémoires «Le Miroir des limbes 1967». C'est 648 pages édité par Grasset, ci-contre. 

    Je ne l'ai pas lu, trop lourd, mais quel intérêt y trouver. Le détail des choses, les propos, et les réflexions des uns et des autres pour conduire finalement à la mort de Kadhafi ? C'était programmé dès lors qu'il avait contre lui l'Occident, avec ses moyens en armes et en reconnaissances aérienne et terrestre, ce n'était qu'une question de temps. La partie était perdue d'avance, voir Kadhafi la mort d'un tyran qui s'en est allé vers son destin.

    La présentation de l'éditeur, élogieuse pourquoi pas, c'est son rôle, mais trop en faire n'est pas toujours bon. Et puis BHL est vendeur ainsi que Sarkozy, ce n'est pas souvent que des échanges entre un président et son citoyen, même philosophe et d'autres impliqués dans ce conflit sont publiés. 

    «Pendant 200 jours, de Benghazi à l’Élysée, de New-York à Tripoli, des fronts de la Libye libre aux quartiers généraux de la diplomatie occidentale, un écrivain a été le témoin privilégié et, en plusieurs occasions, l'acteur d'une guerre sans précédent.

    Il a tout noté.

    Jour après jour, parfois heure par heure, il a tenu l'exacte chronique de cette séquence, décisive, du «printemps arabe». C'est ce Journal qu'il publie aujourd'hui.

    C'est l'envers et l'endroit, la coulisse et les grandes scènes, de cette histoire contemporaine qu'il donne à voir dans un récit riche en portraits, anecdotes, moments d'horreur et d'effroi, considérations philosophiques, fragments d'autobiographie, rebondissements saisissants et même, contre toute attente, intermèdes cocasses. Passent à travers les pages de jeunes Libyens héroïques qui rappellent à l'auteur les grandes heures d'une Résistance dont il vénère le souvenir.

    Un Général dépressif rallié à la révolution et amené à Paris à la veille de son assassinat.

    Des combattants anonymes dont il s'efforce de fixer le visage.

    Kadhafi et son fils préféré.

    Juppé. Hilary Clinton. Un Président de la République, Nicolas Sarkozy, dont il salue l'audace et reconnaît la ténacité. Et puis, chemin faisant, quelques-unes des ombres tutélaires qui l'accompagnent depuis toujours mais qui prennent, ici, leur vraie ampleur : Malraux, Gary, Lawrence d'Arabie, Le Byron de Missolonghi et le Orwell d'Hommage à la Catalogne, sans oublier un père magnifique. A ceux qui posent la question de savoir «à quoi servent les intellectuels ?», ce livre, écrit et vécu par un disciple de Levinas embrassant la cause d'une insurrection dans le monde arabe, apporte une réponse à la fois concrète et passionnée».

    L'action Française dans le cadre de l'OTAN, se résumait à la destruction des armes lourdes Libyennes et de son aviation qui auraient écrasées le mouvement de libération du pays. Elle se résumait aussi à l'origine par la surveillance des troupes Libyennes et en des bombardements ciblés, depuis notre porte avion, Le Charles de Gaulle au large en Méditerranée, mais aussi depuis nos bases terrestres en Méditerranée, des dépôts d'armes, ainsi que tout ce qui pouvait voler. C'était un flot incessant sous gouvernance de l'OTAN avec les appuis de la Grande Bretagne et des États-Unis. La part prise par chaque belligérant n'est pas possible à définir.  Voyant, malgré cela, que la difficulté d'action de ce mouvement de libération naissant et sans expérience militaire, l'OTAN, et probablement la France qui semblait plus engagée que ses partenaires, (propagande ?) , peut-être pour laver l'affront reçu de Kadhafi lorsqu'il vint en visite officielle en France, décida l'envoi d'armes et de conseillés militaires parachutés sur le sol Libyen. Le 16 avril Sarkozy reçu, sous l'action de BHL, en secret le chef militaire de la rébellion Libyenne, le général Younes, qui sera assassiné quelques semaines plus tard. Le général lui demanda des armes. Mais «nous vous aidons déjà, lui répondit Sarkozy». Nous avons livré, nous vous livrons, beaucoup de choses. Nous livrons à travers le Qatar, bien sûr. Mais cela ne trompe personne. «Tout le monde sait que les armes livrées par le Qatar sont des armes livrées par la France». Est-ce que quelqu’un, parmi vous, imagine une seule seconde que, quand on dit «des armes livrées par le Qatar», c’est le Qatar qui envoie les armes ?»

    Petit à petit, voyant que le conflit s'enlisait, il fut une période ou la rébellion n'avançait plus, on sentait qu'elle perdait pieds, les villes prises étaient reprises par l'armée Libyenne, l'apport militaire aérien était insuffisant et il fallait faire plus afin d'organiser ce mouvement de libération désordonné. Il était évident que l'envoi d'instructeurs ne pouvait qu'être tenu secret, ainsi que nos militaires qui, pointaient sur le sol Libyen les dépôts d'armes afin que les missiles puissent se guider sur le spot émis par ses soldats de l'ombre. Mais cette information ne fut plus ou moins connue que vers la fin du conflit, ou Kadhafi ne pouvait plus rien y faire.

    Le 16 avril, Sarkozy demanda à son conseillé diplomatique, «nous en avons combien, au juste, des instructeurs Français au sol ?» Après la réponse, Sarkozy enchaîna vers le général Younes, «peu importe le nombre exact. Des Français parlant arabe, on vous en a mis un certain nombre. On va, dans les jours ou les semaines qui viennent, en mettre encore».

    Bien sûr nous n'avons jamais reconnu l'envoi de forces spéciales sur le sol Libyen, nous ne pouvions le faire. En recevant le président du CNT, Mustafa Abdeljalil, Nicolas Sarkozy aurait accepté, selon BHL, l’envoi «de commandos d’élite». Combien ? Le philosophe écrit qu’il a suggéré au Libyen de «demander trois cents forces spéciales, à partager avec la Grande-Bretagne, pour guider les frappes, entraîner les commandos d’élites Libyens et, le moment venu, prendre Koufra». BHL écrit que le président de la République a donné «satisfaction partielle» de cette requête.

    Selon BHL, la piste d'envol et l'avion personnel de Kadhafi auraient été épargnés afin qu'il puisse quitter son pays.

    Alors que penser de notre engagement, qui n'entend qu'une cloche n'entend qu'un son, pour BHL les soldats Français ont joué un rôle considérable dans la chute de Tripoli. Non seulement, l’aviation Française, sous contrôle de l’Otan, a bombardé une vingtaine de cibles identifiées en commun avec le CNT, mais les forces spéciales Françaises ont participé à l’opération sur le terrain. Le 17 août, Nicolas Sarkozy téléphona à BHL. «Il m’annonce que des armes sont arrivées, la nuit dernière, par la mer, de Misrata à Tripoli et que le Jour Zéro approche». Quatre jours plus tard, c’est le soulèvement de la capitale Libyenne. BHL écrit, «éléments des Forces spéciales Françaises, Émirates et, dans une moindre mesure, Anglaises à la manœuvre». C’est à dire à la direction des opérations. Comment ? Il n’en dit pas plus.

    C'est éléments sont tirés de la presse consultée. Voir aussi, La Libye de transition, Les forces Kadhafistes résistent à Syrte et Bani Walid, Que faut-il faire pour la Libye, Le renseignement n'est-il pas la base de la guerre.

    Le prochain article sera? Démocratie ou agences de notation ?


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