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sarkozy - Page 4

  • Le gigantisme populaire de meetings

    confirme le populisme politique.

    Support Wikipedia Esquissés les problèmes économiques trop délicats, eu égard aux implications Européennes. Et en France le déficit extérieur de 75 milliards ainsi que notre dette freinent tout engagement électoral qui se retournerait contre les auteurs. Les derniers meetings des deux grands Concorde, Vincennes, nous ont appris néanmoins quelque chose, le programme de François Hollande ne change pas malgré la poussée de Mélenchon. Celui de Sarko s'enrichit des propositions de celui d'Hollande, il veut maintenant de la croissance en revoyant les missions de la BCE après l'avoir fortement critiqué. On fait marche arrière, la croissance devient prioritaire sur la réduction de la dette. Mais attention a-t-il déclaré, la croissance ne se décrète pas. Elle ne se décrète pas en effet, il faut la provoquer comme le propose François Hollande. On aura comprit, il ne faut pas que l'on croit que Sarkozy pique dans le programme d'Hollande, bien qu'il le fasse ne trompant que lui-même. Instable, par ce que sans ligne directrice, on ne peut lui faire confiance. Les Allemands accusent le coup et envisagent de plus en plus, sondages obligent, de composer avec Hollande beaucoup plus sérieux. Sarko, à chacun de ses meetings c'est un truc en plus, il ne sait ou donner de la tête.

    Du coté d'Hollande c'est à fond la critique de son bilan, c'est forcément une référence électorale qui le défini aux yeux des Français. Du coté de Sarkozy c'est a fond le désastre pour la France si Hollande serait victorieux, les mêmes thèmes qu'il y a 50 ans. La droite ne change pas, même si, on ne voit pas dans le métro des affichettes de François Hollande porter dans ses bras Jean-Luc Mélenchon comme celles de François Mitterrand portant dans ses siens Georges Marchais. C'était affligeant de voir la droite de cette époque considérer qu'elle seule était capable de gouverner. Jamais autant de choses n'ont été faites que sous Mitterrand. Par contre ce que qui compte pour Sarko c'est de pousser Mélenchon, son atout contre Hollande, afin que celui-ci soit contraint de composer avec lui. Les voix centristes sont en jeu. Pour le moment c'est râpé. Quand à Mélenchon c'est d'attirer, par un programme complètement utopique, la 6ème république pour laquelle il faut un consensus national. Les électeurs de gauche, communiste, marxistes, léninistes, trotskistes nostalgiques espèrent mettre en position délicate François Hollande au premier tour.

    La politique, la vraie, c'est fini, c'est la harangue contre l'opposant.

    Ces grands meetings un vrai spectacle, mais dangereux pour la sécurité des personnes. Les sympathisants se défoulent avec les autres qui sont venus voir et écouter la force du verbe, l'éloquence de la phrase qui fera mouche, celle que l'on pourra colporter pour appuyer son mentor. Depuis maintenant plusieurs semaines, ils ont tout dit, ils n'ont plus rien à dire seule la façade compte. C'est celui qui fera le plus gros rassemblement, comme si c'était une politique. On manœuvre pour passer le premier en changeant l'heure du grand discours, il faut passer à la télé avant l'autre, ou va se nicher la politique ! Pauvre France, Sarkozy veut gouverner encore cinq années. Tout est dit, il ne reste plus que les dogmes droite gauche et leurs connexes, pour motiver les foules. Ce clivage qui sépare la France en deux qui dure depuis trop longtemps.

    Il faut rassembler le plus grand nombre peu importe, on ne fait pas de distinction entre les sympathisants et les curieux, on estime en bloc. Alors on dépense en cars, en saucissonnages, il faut bien faire la fête, trains, mise en scène, orchestre, drapeaux, tee shorts, insignes, l'argent coule à flot. C'est la fête avant l'heure, on ne sait jamais, c'est toujours ça de pris. Le Français aime le coté champêtre, avec un coup dans le pif, il crie plus fort. L'élection se gagne avec le nombre de voix, même si elles ne sont pas toutes avec le même objectif. Peu importe, les savantes comme les simples, elles ont toutes le même poids. Alors il fut faire peuple, le spécialiste sait pour qui voter, le sympathisant aussi, mais le lambda, c'est le plus grand nombre, qui ne s'intéresse à la politique qu'au moment de voter, et encore.

    A la Concorde, 100.000 personnes selon Copé, 50.000 selon d'autres sources, qu'importe, beaucoup de drapeaux, tricolores bien sûr. Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de l’UMP, clame «vous êtes impressionnants». Ce ne sont pas les mêmes qu'à Vincennes plus colorés, là c'est différent. Noirs, métissées, blancs tous dans un même élan acclament leur mentor. Leurs votes comptent autant que ceux de la Concorde. Chez Sarko c'est bien organisé, des allées pour qu'il puisse se déplacer, des emplacements programmés, on ne mélange pas tout le monde, les personnalités sont devant la scène, les autres n'ont pas cet honneur. A Vincennes c'est n'importe comment. On côtoie aussi bien Martine Aubruy que Montebourg, pas d'étiquette, du simple, et du vent glacial. Le nombre de participant 100.000 personnes aussi, il faisait trop froid pour espérer plus. Sur l'estrade François Hollande dans les bourrasques, parle pour dire qu'il sera la suite de la gauche sans prononcer le mot utile. «Ne pas se réfugier dans des votes sans lendemains». Et puis «plus que la dispersion le risque de l'abstention».

    A la Concorde le symbole de la république pour la France profonde conservatrice celle, qui en a plein la bouche, soucieuse de ses privilèges. «On dit que M. Sarkozy veut lancer des idées nouvelles pour donner un nouveau souffle à sa campagne. Ce n'est pas mon objectif, mon idée, c'est de bien faire comprendre la signification du vote du premier tour, qui doit créer l'élan irrépressible de la victoire». Et puis «parler de vote utile, cela donne l'impression que l'on vote par discipline. Ce que je veux, c'est que le vote de premier tour sur mon nom est un vote d'adhésion, d'envie, de confiance». A Vincennes des ouvriers ceux de la Courneuve et d'autres banlieues du 9.3 qui espèrent un autre 1981. C'est une autre France.

    A la Concorde.

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    A Vincennes.

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    Combien sont-ils impossible, surement pas 100.00, mais à Vincennes c'est plus dense, il faisait froid.

  • Le costard de Sarkozy taillé par les News Américains,

    du Time, du Walls Street Journal et du New york Times.

    2"Support De Sarkozy xénophobe, à Sarkozy Le Pen, et à Sarkozy un peu désespéré surfant des terres nauséabondes s'en prenant aux immigrés aux importations étrangères, et même sur les diététiques lois musulmanes de la viande halal, ce n'est plus l'amour fou du début de son quinquennat ou, avec Georges Bush, ils se passaient la main dans le dos à Wolfeboro. De même ce n'est plus ce que c'était il y a seulement plus d'une dizaine de jours avec sa grande amie Angela qui commence à se persuader qu'elle devra mettre un peu d'eau dans son vin, c'est à dire faire les yeux doux à François Hollande. Il faut dire que les derniers propos de Sarkozy sur la révision de l'espace Schengen et sur son comportement changeant, ont refroidi les Allemands. Ils n'aiment pas les têtes volages au gré des circonstances, d'autant que ce serait Sarkozy qui lui aurait suggéré de ne pas recevoir Hollande, sous le prétexte que les autres responsables des pays de la zone euro seraient tous de cet avis ? Un complot anti Hollande en quelque sorte ? En fait Sarkozy a trompé son monde comme il a trompé les Français, pouvait-il en être autrement ?

    Le Time du 8 mars titre Sarkozy Xénophobia: French Président Panders to the Extreme-Right. Il écrit,

    «yet despite those burning concerns topping the list worried French voters are contemplating as they near general elections, France’s campaigning President Nicolas Sarkozy this week declared «the biggest concern of French people is halal meat» Who knew ?»

    En dépit des premières préoccupations brulantes à l'approche des élections générales Françaises Nicolas Sarkozy a déclaré cette semaine que le principal problème qui intéresse les Français est la viande halal. Qui le connaissait ?

    La viande halal un problème Français ? Plutôt un argument d'une Marine Le Pen xénophobe qui à été reprit par l'UMP, ce dont les Français s'en tapent comme de leurs premières chaussettes, d'ailleurs il est sorti des médias. Que penser de ces politiques qui prétendent avec de tels arguments diriger la France ?

    Le Time pour argumenter son étonnement écrit,

    French economic growth is slowing, unemployment is rising, Greece is still a risk to default, and the crisis-rocked euro—while somewhat stabilized of late—is still not out of the existential woods.

    La croissance économique Français est ralentie, un sous emploi en augmentation, et la Grèce encore soumise au risque de défaut dans la crise qui a secoué la zone euro ces quelques derniers temps, pas stabilisée, donc pas encore sortie du bois.

    Et puis,

    and not to be contradicted by polls indicating public opinion regards economic and employment issues as by far the most critical considerations in selecting its next leader, Sarkozy on Tuesday night suggested France’s real problem is “we have too many foreigners”. Sarkozy’s Hungarian immigrant father has been warned.

    Afin de ne pas être contredit par les sondages au regard de l'économie et du sous emploi qui sont de loin les plus importantes pour le choix du prochain président, mardi soir (6 mars), Sarkozy a suggéré que le vrai problème de la France est que nous avons trop d'étrangers. Nicolas Sarkozy dont le père Hongrois est prévenu.

    Et puis,

    many of those commentators interpret the president’s renewed embrace of positions dear to the extreme-right as a cynical yet desperate effort to recruit new backers to his uphill re-election bid. But while that strategy may have been vital to Sarkozy’s 2007 win, there are signs his 2012 re-do is failing to turn the rather grim re-election outlook around.

    Beaucoup de commentateurs interprètent le nouvel embrasement des positions du président proches de l'extrême droite comme un cynique effort désespéré de recruter de nouveaux partisans pour booster sa réélection. Mais cette stratégie qui a été vitale en 2007 montre des signes pour 2012 de ne pas suffire à retourner une perspective compromise par sa réélection.

    The Walls Street Journal 23 mars 2012, titre, Nicolas Le Pen.

    French President Nicolas Sarkozy has ramped up the anti-immigrant rhetoric in recent days, telling a TV audience last week that France has "too many foreigners" and offering to cut the number of immigrants admitted to France by half should he be re-elected to a second term. Then on Sunday, before a monster rally in a stadium near Paris, he threatened to suspend France's participation in Schengen, Europe's internal borderless-travel zone, unless it is reformed to better keep out the great unwashed.

    Le président Français Nicolas Sarkozy a rampé en haut la rhétorique d'anti-immigrant dans des derniers jours, dans une audience TV la dernière semaine que la France a trop d'étrangers et a proposé de couper le nombre d'immigrants admis en France de la moitié pour être réélu à un second mandat. Alors dimanche devant un monstre ralliement dans un stade près de Paris, Villepinte, il a menacé de suspendre la participation de la France à l'espace de Schengen, zone de voyage sans frontière interne à l'Europe, à moins qu'il ne soit réformé au mieux pour ne pas laisser entrer le grand (flot d'immigrés) non lavé (non européen).

    Even in France, it rarely gets more cynical than this. The attacks on immigration are an attempt to woo supporters of Marine Le Pen's xenophobic National Front ahead of the first-round poll on April 22.

    Même en France on se montre rarement plus cynique. Les attaques contre l'immigration sont une tentative de courtiser le FN xénophobe de Marine Le Pen pour être en tête au premier vote du 22 avril.

    Et comme conclusion,

    Mr. Sarkozy no doubt understands that. But we wonder if Mr. Sarkozy also understands that transparent displays of cynicism like this one have brought him to his current political predicament.

    Nous nous demandons si Monsieur Sarkozy comprend que faire un étalage aussi transparent de son cynisme ne l'a pas amené à la fâcheuse position politique actuelle.

    The New York Times 14 mars 2012, titre Mr. Sarkozy on the Low Road.

    President Nicolas Sarkozy’s re-election campaign in France is getting a little desperate, and more than a little ugly. Although new polls show him the likely top vote-getter in next month’s first-round voting, they also show him running well behind François Hollande of the Socialist Party in the decisive May runoff. To try and close that gap, Mr. Sarkozy has been fishing for far-right voters by assailing foreign immigrants, foreign imports and even the dietary laws of French Muslims.Mr. Sarkozy may think it is smart politics to pander to racism and xenophobia. He has done it before. And, sadly, his harsh new tone has given him a quick boost in the polls.

    La campagne de réélection du Président Nicolas Sarkozy en France devient un peu désespérée et plus qu'un peu laide. Bien que de nouveaux sondages le montrent acquéreur d'un vote probablement supérieur au premier tour, ils le montrent aussi bien derrière François Hollande du Parti socialiste dans la finale décisive de mai. Pour essayer et réduire cet écart, M. Sarkozy pêche les électeurs d'extrême droite en assaillant des immigrants étrangers, les importations étrangères et même les lois diététiques de Musulmans Français. M. Sarkozy peut penser que c'est la politique intelligente pour se plier au racisme et la xénophobie. Il l'a fait auparavant. Et, tristement, son nouveau ton dur lui a donné une augmentation rapide dans les sondages.

    En d'autres termes, la politique xénophobe de Sarkozy avec son rapprochement au Front National n'est, non seulement pas appréciée par Angela Merkel, mais aussi outre Atlantique.

    Cela n'empêcha pas Jean-Louis Borloo de le recevoir en grandes pompes dans sa ville de Valenciennes, plus hypocrite tu meurs. On oublie tout pour les voix Valenciennoises. Oubliée le clash de 2010 lorsque Sarko avait refusé de nommer son ministre de l’Écologie à Matignon, Borloo à Matignon fallait pas pousser, il n'avait pas la dimension. Oubliée la tentative de Borloo de se présenter à la présidentielle, il savait très bien que c'était du pipeau. Oublié le lapin de Borloo au meeting de Villepinte où il était attendu. Borloo l'attendait à Valenciennes, c'était moins déshonorant que d'aller à Villepinte, c'est Sarko qui vient chez lui. Pauvre Borloo, il n'a pas encore comprit qu'il ne fait pas le poids devant les cadors de l'UMP.

    C'est curieux quand même de voir un homme politique qui a un contact humain se blottir dans les bras d'un autre qui n'a aucun scrupule. Que c'est dur de gagner sa vie dans la politique.

  • La neutralité syndicale n'y est plus face à la politique Sarkozienne,

    contre les syndicats qui font de la politique.

    Nicolas Sarkozy en meeting à Nancy lundi 02 avril, AFP/JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN, document France soir.

    Support Wikipedia Il fut un temps ou les syndicats des salariés étaient neutres aux élections nationales, bien que ce ne fût qu'un aspect de façade, mais ils prétendaient se tenir en dehors de toutes prises de position politique. Ce temps est révolu, Sarkozy à lancé l'offensive dans un but électoraliste aux voies de droite. Monumentale erreur car s'il est élu il aura besoin des syndicats s'il venait à être réélu. Cette guerre ouverte ne peut une fois de plus que diviser les Français. Il joue son va tout en sacrifiant la paix sociale, pour sa réélection, oubliant la France dans cet affrontement.

    Le syndicat patronal n'avait cette position de neutralité aux partis politiques que de façade mais il le clamait. On nageait ainsi en pleine hypocrisie. Contrairement aux syndicats de salariés, on sentait bien, puisque ses adhérents sont tous mû par le même objectif, qu'il ne pouvait être que de droite. Pour les salariés l'obédience politique syndicale a toujours été délicate. Ils représentaient et représentent encore différentes sensibilités, créant ainsi leur division politique. Cela a conduit à la création de quatre syndicats principaux dans lesquels chaque salarié pouvait et peut encore y trouver son expression syndicale mais rendant, pour le syndicat, délicat l'affichage d'une ligne politique, ce n'est plus le cas. La conjoncture économique et la politique Sarkozienne aidant, ont mis à mal les avantages syndicaux que les salariés avaient obtenus par leurs luttes, au point que quelque soit leur obédience politique, tous sont amenés aux mêmes revendications syndicales ce qui fait éclater cette neutralité politique de façade.

    Voila la vraie raison.

    Sans entrer dans l'histoire du syndicalisme Français qui depuis la seconde guerre mondiale s'est divisé en syndicats dogmatiques et non dogmatiques, l'influence du PCF avec son syndicat la CGT, syndicat historique des ouvriers, n'était pas acceptée par tous les salariés. Le second syndicat à s'opposer à la CGT fut la CFTC d'obédience catholique. Après plusieurs difficultés liée à son action résistante pendant l'occupation Allemande, elle fut dissoute par Pétain puis retrouva à la libération une représentation officielle malgré l'hostilité de la CGT qui avait, aussi, été déclarée hors la loi sous l'occupation. Les militants CGT furent pourchassées par les nazis et la milice Pétainiste. En 1947 s’opéra la scission de la CGT par la création du syndicat FO, Confédération Générale du Travail-Force Ouvrière, CGT-FO, qui refusait toute action dogmatique, revendiquant une indépendance politique, mais de tendance originelle socialiste, acceptant, malgré cela, des anarchistes et des trotskystes. Sa grande figure fut André Bergeron qui marqua une grande défiance à l'égard de la CGT, tout en étant de gauche, et membre du parti socialiste. L'action actuelle de ce syndicat sous la direction de Jean-Claude Mailly s'exerce principalement dans la fonction publique de l’État, hors enseignement. En 1964, c'est la naissance de la CFDT représentant la seconde gauche, qui fut une seconde branche de la CFTC pour un mouvement ouvrier non confessionnel et refusant la lutte des classes. Sa grande figure fut Edmond Maire de tendance socialiste avec des rapprochements vers Pierre-Mendès-France et Michel Rocard, mais aussi Jacques Delors.

    Ces quatre syndicats forment actuellement l'ossature syndicale des salariés Français. La CGT sous la direction de son secrétaire général Bernard Thibault qui s'est un peu détachée du PCF, appelle à changer de politique pour conquérir la justice sociale dans un courrier. La CFDT sous la direction de son secrétaire général François Chérèque second syndicat par son nombre d'adhérents, est plus ouverte au dialogue que la CGT mais reste dans une ligne d'obédience socialiste, tandis que FO indépendantiste n'en n'est pas moins de gauche. La CFTC, sous la direction conjointe de son président Philippe Louis et de sa secrétaire générale Pascale Coton, a perdu de son influence. Elle préconise une politique plus ouverte au dialogue que les trois autres syndicats, indépendante de tous partis, elle prône la construction sociale du salarié et ne recours à la grève qu'après épuisement de toutes les négociations. Elle a adressée un courrier aux candidats à l'élection présidentielle.

    La politique menée depuis cinq années par Sarkozy a détruit ces neutralités syndicales au point que les trois syndicats majoritaires se sont prononcés contre sa politique dans un refus de tout dialogue.

    Rien ne va plus entre Sarkozy et les syndicats. Des bonnes relations en 2007, elles tournent maintenant à l'affrontement. La campagne présidentielle oblige les critiques de Nicolas Sarkozy ont été les plus vives envers les syndicats.

    A ces «corps intermédiaires», il veut les inhiber par le recours au référendum par ce qu'ils sont, d'après lui, hermétiques aux réformes. La CGT est sa cible par ce qu'elle est coupable, selon lui, de sortir de sa neutralité pour participer a l'affrontement politique des candidats.

    Mardi 20 mars, la CGT a empêché par la grève la parution du quotidien Ouest-France en Loire-Atlantique, le jour où celui-ci consacrait une interview au chef de l’État. Il a accusé les permanents CGT du journal d'avoir scandaleusement commis un crime, «prendre une interview que j'avais donnée». Le lendemain Sarkozy en remet une couche à Élancourt, Yvelines, «honte sur les gens qui se comportent de cette nature», a-t-il fustigé. Même tonalité jeudi 22 mars en meeting à Nïmes, «ce ne sont pas quelques permanents de la CGT qui m'empêcheront de défendre la liberté de la presse dans notre pays». Le syndicat avait officiellement appelé le 13 mars à voter contre Nicolas Sarkozy, dont le maintien au pouvoir, estime-t-il, «ouvrirait à coup sûr une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux», ce que l'on ne peut nier. Les raisons de la colère ? La manifestation des salariés d'Arcelor-Mittal devant son QG de campagne le 15 mars dernier à Paris et la diffusion par la CGT d'un million de tracts de campagne appelant à voter contre lui 22 avril.

    De son coté François Chérèque a accusé le 30 mars le candidat Nicolas Sarkozy de «manipulation de l'opinion et de démagogie populiste» en tapant à «bras raccourcis sur les syndicats» et en refusant d'assumer «son obligation régulière de dialogue» avec la CGT durant son mandat. «Quand j'entends le président de la République qui tape sur les syndicats à bras raccourcis pour faire de la démagogie populiste, pour donner le sentiment que (ce sont) les syndicats qui l'ont mis en difficulté, inévitablement, on voit bien que c'est un danger pour la démocratie sociale», a-t-il déclaré sur BFM Business.

    «Le président de la République, candidat de l'UMP, a choisi de faire passer les syndicats dans le camp de l'opposition» pour dire, «regardez, ils nous critiquent, c'est qu'ils sont d'accord avec les autres, qu'ils ne sont pas objectifs». «C'est une manipulation de l'opinion, c'est une démarche voulue, c'est dangereux pour la démocratie» parce que «demain on a besoin de syndicats forts pour faire évoluer notre pays», a-t-il ajouté.

    Les deux forces syndicales devant la puissance UMP

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    Nicolas Sarkozy entouré de GàD de Christine Lagarde, François Fillon Raymond Soubie et Claude Guéant face à François Chérèque et Bernard Thibault , le 10 mai 2010 au palais de l’Élysée. Document Libération, (Photo Christophe Ena. AFP)

    Il ne fait aucun doute que Sarkozy à conçu cette offensive, contre les syndicats qui feraient leur travail de défense les salariés, les accusant, à postériori, d'empêcher les réformes qu'il voudrait continuer à entreprendre. C'est par une action biaisée par le référendum qu'il voudrait organiser pour supprimer leur action syndicale.

    Ces deux centrales syndicales ne sont pas les seules, la FSU, Fédération Syndicale Unitaire, a appelé à son tour à voter contre Nicolas Sarkozy. «Pour la FSU, une réelle rupture avec la politique actuelle est une nécessité. La poursuite de cette politique ouvrirait la voie à de nouvelles régressions pour les salariés et tous les citoyens. La réélection de Nicolas Sarkozy renforcerait les attaques subies au long de son mandat», affirme la résolution du syndicat enseignant, qui précise néanmoins qu'elle restera «à sa place d'organisation syndicale, et en toute indépendance des organisations politiques».

    On n'en ait plus aux politesses mais à la guerre voulue, diviser les Français, mettre à bas les institutions pour son seul objectif être réélu et détruire les avantages sociaux, et faire de la France une copie sociale des États-Unis. C'est tout à fait dans la politique d'extrême droite du pays dont il est originaire, la Hongrie.

    La réélection de Sarkozy est une vraie menace pour l'unité de notre pays.

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