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sarkozy - Page 3

  • Le débat Nicolas Sarkozy à la peine.

    devant un François Hollande Flamboyant.

    il voulait l'exploser, il se désarticulait.

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    A la fin du débat les deux candidats ont eu le même temps de parole. Document Le Monde.fr édition abonnés.

    Support Wikipedia Incapable de défendre son bilan, Sarkozy n'a eu d'autres alternatives que de jouer sur François Mitterrand mort en 1996, Martine Aubry, Manuel Valls et le comble de tout la bombe nauséabonde DSK. Hollande ne s'attendait surement pas à une telle attaque qui, un instant ébranlé, lui répondit qu'il ne connaissait pas la vie privée de DSK , et qu'il ne l'avait pas poussé à la présidence du FMI. Une attaque qui s'est retourne contre lui. Sarkozy n'a jamais été maître du débat sauf sur l'immigration d'après les tweets émis sur twiter. Il a toujours été en rattrapage, se laissant dominé lorsque François Hollande sort une tirade anthologie, surement finement préparée, sur ce qu'il serait s'il devenait président de la république. «Moi président de la république, je serai un président qui respecte les Français, moi président de la république je serai un président qui ne veut pas être le président d'un tout, moi président de la république je ne serai pas le chef de la majorité, moi président de la république je ne traiterai pas mon premier ministre de collaborateur,.....».

    Un anaphore qui doit raisonner aux oreilles des Français. Jouant la falsification à outrance sur les chiffres Nicolas Sarkozy, pratiquant le mensonge dans une sorte d'amalgame sur le nucléaire, peine à regarder François Hollande dans les yeux, avec bien souvent un rictus aux lèvres montrant son vrai visage. Par deux fois, il fut incapable de répondre a une question précise franchement posée, montrant sa surprise voire son incompétence lorsqu'il ne peut plus invectiver. François Hollande coupe la parole à Sarkozy plus souvent que lui, afin de montrer la fausseté de son propos. Il tourne souvent le président en ridicule quand il lui dit, «ne confondez pas votre personne avec la France». Plus d'une fois Sarkozy semble perdre pieds.

    Il a déroulé les thèmes habituels de la droite, qui n'apportent rien de nouveau. Il ne peut se renouveler enfermé dans un dogmatisme qui n'a plus de raison d'exister dans la situation de la France d'aujourd'hui. Il crache ainsi sa haine de la gauche qui représente la moitié des Français. On voit bien que si la France, ne change pas de président, elle ira encore plus mal, ou alors, il ne pourra faire ce qu'il annonce sur les frontières et l'immigration car cela est lié aux accords Européens. Il changera donc de politique au gré des circonstances comme il le fait toujours. En fait il n'a pas de programme, en avez-vous entendu un prémices ?

    D'un autre coté on a vu un François Hollande prudent, mais conscient des problèmes de l'éducation nationale pour laquelle il veut recréer 60.000 emplois de toutes sortes en montrant les désastres Sarkozistes sur les razeds et sur la formation des enseignants. François Hollande montre ainsi sa préoccupation républicaine que nos enfants soient mieux formés. «Moi je protège les enfants de la république». Chez Sarkozy c'est le libéralisme. Qu'importe si des enfants sont laissées sur le coté de la connaissance. Réduire leur nombre mais augmenter les salaires des enseignants pour ceux qui accepteraient de faire plus d'heures, mais pas toutes payées au même niveau. Pendant ce temps les cours normaux ne pourraient qu'en pâtir, les enseignants, pas forcément tous, préférant l’appât du gain. Une manière de diviser encore plus. Cette politique rejoint celle appliquée sur les forces de sécurité de la police et de la gendarmerie, qui nous montre son inefficacité tout en coûtant plus chère. C'est donc un choix d'une société plus juste plus humaine que propose aux Français François Hollande.

    Sur le nucléaire, Sarkozy l'accuse de démanteler cette énergie en oubliant au passage que la réduction de 50 % serait à 2025. Alors que la proposition d'Hollande ne porte, qu'au cours du mandat de cinq ans, que sur les centrales de Fessenhein. On voit la falsification Sarkoziste. Les centrales de Fessenheim ont été construites en 1977, soit plus de 35 ans. A la fin du mandat de François Hollande, s'il est élu, elles auront 40 ans. Ne vaut-il pas mieux développer avec les coûts d'entretien les énergies renouvelables ? Nous savons bien l'impérative nécessité de se dégager progressivement du nucléaire afin de diversifier notre potentiel énergétique. Non, Sarkozy a appuyé sur ce pacte conclu entre Martine Aubry et Eva Joly accusant François Hollande de l'avoir signé pour le déstabiliser. Peine perdue, c'était faux, il s'est montré menteur.

    Sur l'austérité, on voit bien que sa poursuite sans croissance serait catastrophique. La Grèce, le Portugal, l'Espagne, l'Italie n'en peuvent plus. quand à nous, nous ne faisons que de rembourser notre dette. 900 milliards de plus qu'il y a 10 ans de droite. Ne vouloir faire de la croissance que sur les réformes structurelles comme le proposent la droite Européenne ne tient pas. François Hollande s'est appliqué a démontrer que la croissance est possible sans détruire les équilibres financiers, par une banque détachée de celles des affaires. Le recours à la BEI pour un programme d'investissement au niveau Européen ne détruit pas les équilibres financiers. Ce qui les détruits c'est l'inimaginable situation qui consiste à prêter de l'argent aux banques privées à un taux ridicule pour qu'elles le prêtent à 5 % ou 6 %. La remise en cause de ce pacte de stabilité est impératif pour la croissance.

    Sur la justice, on voit bien que François Hollande veut une justice indépendante du pouvoir politique. Il veut que tous les Français soient soumis aux mêmes lois, même le président de la république puisqu'il envisage de réformer son immunité présidentielle, et faire de lui un justiciable comme tous pour des actes commis hors mandat présidentiel. C'est la première des conditions quand l'on entend les affaires mises à jour par la presse et pour lesquelles des procès sont faits pourrissant ainsi la vie politique. Le non cumul des mandats une mesure qui serait une bouffée d'oxygène permettant le renouvellement de la classe politique usurpant depuis trop longtemps les postes. Les nominations partisanes à des postes clés de la vie politique ne font qu'aggraver cette hégémonie Sarkozienne. Mais plus que tout c'est l'injustice des charges et impôts sociaux qui grèvent le pouvoir d'achat des plus faibles, alors que la classe supérieure à été protégée par les réductions d'impôts, bouclier fiscal, ISF, et remboursement par le trésor du trop perçu en application du plafond de la loi rétroactive entre les taux d'imposition de 50 % ramené à 45 %. Cette injustice pèse sur la santé des Français. Socialiste, il veut que la jeunesse ne soit pas abandonnée. On sent en lui cette humanité qui fit de grands hommes. Homme de rassemblement, il montre que les corps intermédiaires ont été présents pour contenir la révolte des salariés sur l'injustice de la réforme des retraites. Quand Sarkozy lui annonce qu'il n'y a pas eu de division, pas d'émeutes, de violences au cours de son quinquennat, il répond «heureusement grâce aux corps intermédiaires», les corps que Sarkozy veut mettre à sa main.

    La qualité de François Hollande qui transpire de son être c'est la tempérance, rien d'excessif, une maîtrise de soi comme le faisait François Mitterrand. Elle ne signifie pas absence d'autorité, nous l'avons vu mais une maîtrise des équilibres. François Hollande est un homme propre intelligent, son humour en témoigne.

    Ce fut un match ou 17,8 millions de spectateurs ont suivis le débat. Les attaques de Sarkozy personnelles dont on se moque car elles ont été d'un coté comme de l'autre. Mais ce qui est important de noter c'est les réparties de François Hollande. Sarkozy, «quand on m'a comparé à Franco, à Pétain, à Laval, et pourquoi pas Hitler, vous n'avez pas dit un mot. Quand Martine Aubry me traite de Madoff et que le leader de la famille ne dit rien, c'est qu'il cautionne». Hollande «Monsieur Sarkozy, vous aurez du mal à passer pour une victime»,«j'ai eu droit à tous les animaux du zoo, j'ai eu droit à toutes les comparaisons les moins flatteuses», condamnant tous les excès.

    L'emploi prît une large place. Cette TVA que vous allez imposer va prélever du pouvoir d'achat. «J'ai fait le calcul, 300 euros pour un couple de smicards, voilà ce que va être le prélèvement annuel que vous allez infliger» et Sarkozy de répondre cette TVA dont manuel Valls soutenait l'application.

    L'attaque de Sarkozy de Sarkozy sur les centres de rétention à été un moment d'affrontement du débat. Il s'agit d'une lettre de François Hollande à l'Association France Terre d'asile. La lecture de cette lettre que je conseille montre que Nicolas Sarkozy ment. Il est écrit que la question de la rétention «redevienne l'exception et non un instrument banal de procédure». Hors, François Hollande venait de dire le contraire, «voulant garder les centres de rétention». Seulement Sarkozy oublie de dire ce qui est écrit dans la lettre que c'est au sujet des familles avec enfants. «Que ce soit par la Défenseure des Enfants ou encore le Haut Commissariat aux Réfugiés. Je me suis déjà exprimé sur ce sujet, et me suis engagé à mettre fin dès mai 2012 à la rétention des enfants et donc des familles avec enfants. La protection de l'intérêt supérieur des enfants doit primer, comme nous le rappellent de nombreuses conventions internationales qui engagent la France». Ce n'est pas la même chose. La rétention oui, mais pas les enfants. De plus, LeMonde.fr publie ce matin un billet de France Terre d'Asile à ses abonnés le stratagème grossier de Sarkozy.

    Sarkozy à perdu le débat par ce qu'il s'est montré incapable de le dominer mangeant ainsi son chapeau alors qu'il prétendait qu'il ferait exploser François Hollande. Les Français ont maintenant toutes les billes comme on dit, et le vote du 6 mai sera celui de notre destin.

    Le Nouvel Obs et Sémiocast transcrivent en temps réel sur twiter les commentaires émis sur le débat, 500.000 tweets pour les départager.

    Sarkozy ne dominerait le débat que sur la phase de l'immigration, document Rue 89.

  • Le premier mai 2012 la provocation de Sarkozy,

    sectaire et xénophobe divise encore plus les Français rappelant les heures sombres de notre république.

    Support WikipediaSarkozy veut rendre la France ingouvernable, allant jusqu'à provoquer celle du monde ouvrier qu'il aime tant depuis le second tour puisqu'il veut fêter «le vrai travail». Mais bien d'autres avant lui ont reconnu la valeur du travail de l'ouvrier, non pas pour raison électoraliste, le temps d'une campagne, mais par ce qu'il fut la base avec lequel le monde s'est construit. Cela fut un combat contre la bourgeoisie qui fit des morts, c'est ce que l'on appela la lutte des classes qu'il veut ressusciter. Le vrai travail c'est comme l'identité nationale, il y a les vrais Français et les faux selon notre président ! Que connait-il du travail de l'ouvrier, lui qui n'a jamais travaillé en usine ne s'est jamais salit les mains. Il devait avoir honte d'abaisser ainsi à des considérations électoralistes la fête du travail des hommes en bleu.

    Sait-il seulement que depuis 1793 une manifestation instaura la fête du travail, le 1er pluviose, (en janvier). Dénommée dans le monde à son origine pour les pays qui l'ont institutionnalisée fête des travailleurs, elle fut appelée fête du travail par les conservateurs. Elle fut une fête de revendication du monde ouvrier puisque le 1er mai 1886, elle permit à 200.000 ouvriers d'obtenir la journée de travail de huit heures. Elle fut une fête de revendications combattues par le pouvoir en place. L'une des plus célèbres fut le 1er mai à Fourmies dans le Nord ou la police tira sur les ouvriers et fit neuf morts. A la suite de ce drame cette fête s'enracina pour la lutte des ouvriers Européens. Aux États-Unis, les syndicats Américains se donnèrent deux années pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisirent de débuter leur action le 1er mai qui devint le Labor Day ou jour du Travail. Les premiers défilés de travailleurs n’eurent lieu qu’en 1882. En Europe, depuis 1889, ils ont fait coïncider les festivités du 1er mai avec les célébrations de la fête du Travail. On connait les défilés Bolcheviks du 1er mai sur la place Rouge qui furent la démonstration de la puissance l'URSS comme suite au 1er mai 1920 de la fête légale des travailleurs. Beaucoup d'autres pays ont adoptés cette fête au 1er mai, mais aucuns n'ont trouvé qu'elle pouvait être pour le faux travail !

    En France 23 avril 1919, le Sénat ratifia la journée de huit heures et fit du 1er mai suivant une journée chômée. Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain, l'instaura officiellement le 1er Mai comme «la fête du Travail et de la Concorde sociale». En 1947, le 1er mai devint, dans le code du travail, un jour férié chômé et payé pour tous les salariés sans conditions. Ce n’est que le 29 avril 1948 que fut officialisée la dénomination «fête du Travail» pour le 1er mai. La dénomination «fête du travail» a donc une connotation conservatrice liée au régime Pétainiste. Elle devrait s'appeler la fête des ouvriers.

    Nicolas Sarkozy qui veut politiser le 1er mai en appelant à manifester pour le «vrai travail» emprunte donc ce mot Pétainiste.

    C'est une provocation contre François Hollande qui souhaitait se joindre à la fête syndicale. La gauche et les syndicats et de l'autre coté le FN à l'Opéra et Sarkozy sur le Champ de Mars, la France de plus en plus divisée.

    Le «vrai travail» par opposition au «travail des ouvriers» qui y a-t-il de plus choquant quand Sarkozy n'a fait qu'accroître le chômage ? Le vrai travail serait donc le travail de celui qui n'est pas chômeur ? Pas besoin de faire beaucoup de discours, de manifestations ce seul slogan montre clairement ce que sera la gouvernance de Sarkozy s'il est réélu. Une France meurtrie par le fanatisme de notre président candidat. L'UMP n'existe déjà plus, il se confond avec le FN quand Sarkozy à son meeting de Longjumeau le 24 avril déclare que Marine Le Pen est «compatible avec la République». «S’il y a une candidate du Front national, c’est qu’elle avait le droit d’être candidate. Ce vote n’est pas répréhensible. S’il était répréhensible, la République lui aurait interdit de se présenter». Mais personne n'a déclaré le FN non compatible avec la république, c'est lui qui a tout fait pour l'utiliser à ses fins. Son but lui prendre des voix sans jamais lui permettre une représentation à l'Assemblée nationale. Seul François Mitterrand dans l'une de ses 110 propositions, lorsqu'il fut élu en 1981, rétablit la proportionnelle en mars 1985, et le Front eut 36 des députés. Le gouvernement RPR-UDF de l'époque Chirac lors de la première cohabitation supprima cette loi et le FN, n'eut plus jamais de députés. Jean-Marie Le Pen considéra que François Mitterrand avait rompu l'omerta.

    Si, Marine Le Pen ne comprend pas c'est qu'elle est nulle.

    Dans son élan Sarkozy a salué le score de 18 % de Marine Le Pen. Ces pauvres Frontistes à l'esprit bouché ne méritent pas mieux que Sarkozy qui va encore une fois les squeezer. Quand Sarkozy déclare que «la France aime le travail, son attachement à la famille» et tient à transmettre «le fruit des années de labeur et de sueurs», c'est pour ceux, qui comme moi, ont connu le régime de 1940, c'est du vrai langage Pétainiste.

    Ces électeurs du FN «n’ont pas de leçon de morale» à recevoir de qui que ce soit. Car ils sont la voix de «la France qui souffre». Si avec ça il n'obtient pas une adhésion totale des Frontistes, c'est qu'ils ont enfin comprit la manœuvre, il veut s'approprier leur parti pour le manœuvrer à sa guise, sentant l'UMP au bord de l'implosion. Il joue donc son va tout n'ayant plus rien à perdre, perdant et parti, le souvenir qu'il laissera de sa politique le condamnera à jamais.

    Il a des fidèles de toujours telle Chantal Jouanno l'ancienne ministre des sports qui se pose des questions sur la droitisation Sarkozienne. Dans un entretient au Point le 23 avril elle explique «la droitisation est un mirage douloureux». Pour elle, «les Français se sont servis de ce premier tour pour exprimer leurs doutes, en votant massivement pour les extrêmes et en soutenant les solutions les plus radicales. À nous de proposer maintenant aux électeurs des réponses radicalement nouvelles pour les convaincre qu'il y a une autre voie», avec ça, si elle continue son soutien à Sarkozy, c'est que vraiment, elle ne mérite aucune considération. Quoi qu'elle dise, Sarkozy gagnant ou perdant elle est politiquement hors course.

    L'UMP tangue entre l'extrême droite et la droite conventionnelle et au milieu il y a NKM porte parole de Nicolas Sarkozy qui avait déclaré qu'entre Marine et Hollande elle choisirait Hollande. La pauvre choisir Sarko n'est-ce pas choisir Marine ? Cela doit bouillir des deux cotés de son hémisphère cervical ?

    Pour le Canard Sarkozy attaque à l'artillerie de Marine, belle image d'une réalité. Pour la cité des Coutillière à Pantin en Seine-Saint Denis qui a donné de 50% à 60% de voix pour Hollande, voter Sarko est devenu une insulte.

    Le gros problème est pour Bayrou. Le Point.fr titre «s'il ne choisit pas, il se retrouvera tout seul». Sa position du milieu fait qu'il ne peut qu'être en porte à faux avec des troupes divisées entre Sarkozysme et Hollandisme. Il ne veut pas se prononcer bien que Marielle de Suarez à dit qu'il voterait Sarkozy. Alors, il biaise, il n'a pas de solution autre que l'hypocrisie. Il a déjà presque tout perdu, et il va perdre le reste.

    Jean-François Kahn journaliste ancien rédacteur en chef de Marianne et soutien de Bayrou, déclare dans le Monde du 24 avril que Sarkozy prononce un discours «ouvertement Pétainiste».

    «Pour la première fois depuis des lustres, on entend un discours ouvertement Pétainiste sortir de la bouche d'un président de la République encore en place. (...) Quoi qu'on pense de son challenger social-démocrate, l'hésitation n'est plus possible, plus tolérable. Tous les républicains, tous les démocrates qui refusent, par patriotisme, le discours de guerre civile et de lacération de notre Nation commune, qu'ils se réclament de Jaurès, de Clemenceau, de De Gaulle, de Mendes France ou de Robert Schumann, doivent voter de façon à barrer la route à l'apprenti sorcier et à permettre qu'on tourne cette page».

    Bien que je n'apprécie guère cette personne, je suis de son avis, seul François Hollande peut nous mener vers une France apaisée.

     

  • La croissance nouvellement admise dans le programme de Sarkozy,

    serait-elle la même que celle de Hollande ?

    Support Wikipedia Surement pas. Sarkozy à son meeting de la Concorde déclara, voir ici «après ce que nous avons fait pour sauver l’Euro, je veux poser non seulement le problème des frontières mais aussi celui du rôle de la Banque centrale dans le soutien à la croissance. C’est une question que nous ne pourrons pas éluder. Car si l’Europe ne veut pas perdre pied dans l’économie mondiale elle doit absolument renouer avec la croissance. La croissance, cela ne se décrète pas. Il ne suffit pas d’écrire le mot «croissance» dans un traité pour l’obtenir. Si l’on ne fait rien pour la compétitivité. Si l’on alourdit le coût du travail, si l’on décourage l’esprit d’entreprise, si l’on n’investit pas, ce n’est pas la croissance que l’on obtient, c’est la stagnation».

    La lecture de ce texte montre deux choses. L'alourdissement du coût du travail à l'encontre de la croissance, implique pour Sarkozy, soit une stagnation des salaires, voire une diminution, avec une réduction des charges aux entreprises, pour assurer de la compétitivité ? Mais il évite de parler des marges qui sont un paramètre important sur le prix de vente. La dessus Nicolas Sarkozy n'a pas changé. Il continue à se tromper, le coût du travail en France n'est pas dans tous les secteurs de l'industrie supérieur à celui de l'Allemagne, et les salaires y sont inférieurs. Par exemple dans l'industrie automobile les salaires sont plus élevés en Allemagne qu'en France et les voitures Allemandes plus chères. Chez-nous notre industrie automobile s'écroule depuis que la prime a été supprimée. Pourquoi, par ce que nous ne faisons pas de voitures de qualité par rapport aux voitures Allemandes. C'est d'ailleurs le même problème en Italie. Nous avons misé sur une gamme inférieure. Dans la mécanique industrielle c'est aussi la même chose, si l'on veut un composant sérieux c'est Allemand qu'il faut chercher. L'électroménager c'est pareil, les produits Allemands plus chers se vendent. Notre gamme fait que nous nous sommes placés dans ce que font les autres, et de ce fait, soumis à la concurrence mondiale. Elle mine notre industrie, celle des Allemands non. Cette politique industrielle est celle du patronat Français, et les conséquences sont énormes sur notre balance commerciale. Dans le secteur du luxe nous sommes les meilleurs et nos prix sont plus élevés que ceux de la concurrence, même s'il est vrai que de nombreux produits sont fabriqués hors de France. Ce qui fait que ces groupes du luxe, tel LVMH, gagnent beaucoup d'argent, plus 14 % au premier trimestre. La stratégie commerciale de notre patronat est donc seule responsable de notre situation. Le pire est que la droite s'entête à vouloir rester dans cette gamme ou elle ne pourra lutter contre les pays émergents. Nous avons perdu de ce fait des pans entiers de notre industrie. L'électronique domestique, la photographie, la moto, l'horlogerie, seuls subsistent ce que les autres ne peuvent fabriquer, l'aviation, l'armement, les centrales nucléaires, et encore puisque pour vendre, il nous faut faire un transfert de technologie, que nous paierons plus tard, voir Le faux problème des charges patronales. Quand au soutien de le BCE sur la croissance Sarkozy ne défini pas sa position. Un soutien n'est pas une relance.

    François Hollande qui doit, probablement, gauche oblige, faire une augmentation du SMIG après les législatives, s'il veut de la croissance en donnant un peu à ceux qui souffrent. Cela donnera du souffle à la consommation. Sans consommation pas de vente, mais un risque d'inflation, la crainte de l'Allemagne qui préfère la stagnation des salaires, voire leur réduction, voir La misère de Merkel pire que celle de Sarkozy sinon au moins égale. Il faut donc être prudent. Une augmentation des impôts pour réduire la dette, et une aide aux petites et moyennes entreprises par une banque d'investissement séparée des banques d'affaires. Dans ce domaine Jacques Cheminade est du même avis, il a raison quand il dit que c'est la base qui permet de ne pas aller, comme le Titanic, droit sur l’iceberg. Mais surtout le lancement d'un grand programme d'investissement par la BCE, qu'il faudra convaincre, c'est de la croissance potentielle, c'est donc un tout. Cela prendra nécessairement du temps. Pour améliorer notre commerce extérieur, seul marqueur de croissance, il faut impulser une autre politique industrielle, nous l'avons vu ci dessus. Il nous faut faire de la qualité, sortir du lambda mondial, et cela demande la collaboration de tous et du patronat qui sera réticent pour modifier sa politique. Sans cette perspective Hollande pas plus que Sarkozy ne réussira.

    François Hollande n'est pas isolé en Europe. Il a rencontré de nombreux dirigeants, et chefs d’États Européens. Il n'y en a pas beaucoup qui ne sont satisfaits de la situation économique précise-t-il. Selon lui, «seule une stratégie de croissance peut sortir l'Europe de l'ornière. Tous les pays de l'Union européenne, y compris l'Allemagne, souffrent d'un déficit de dynamisme économique». «Une discipline budgétaire renforcée au niveau national est nécessaire -mais nous ne devons pas économiser pour économiser».

    Ce problème n'a pas été débattu dans cette campagne, trop risqué, il concerne notre relation avec l'Allemagne sur la révision du traité de stabilité de coordination et de gouvernance en cours de ratification. Le refus d'Angela Merkel de recevoir Hollande en est une des principales causes. Les États européens derrière l'Allemagne ne sont pas près de prêter des sommes importantes aux pays en difficultés. Pour eux, comme le président de la BCE Mario Draghi, préfèrent une bonne dose d'austérité par la réduction des impôts. Politique à l'opposé de ce que préconise François Hollande voire Nicolas Sarkozy. Autant dire que François Hollande se heurtera de suite à ces gouvernements. Il devra donc composer, donnant donnant, c'est à dire s'engager à poursuivre l'austérité pour obtenir de la BCE l'engagement d'un plan de relance pour la croissance. L'élection présidentielle Française a de ce fait une portée supra nationale voire mondiale. Elle remet en cause le leadership droitier de l'Europe si c'est François Hollande qui est élu. C'est une brèche dans la politique des États membres qui voient d'un mauvais œil l'arrivée d'une composante de gauche qui pourrait donner des envies à leurs concitoyens. Pour s'imposer, il devra être élu avec une bonne majorité, mais aussi avec un parlement à sa dévotion. Ce n'est que dans ce cas qu'il pourra faire modifier le traité par sa fermeté, quitte à ne pas le signer. Ce n'est pas par ce que le premier ministre Espagnol Mariano Rajoy conservateur à l'extrême trouve qu'austérité sur austérité ne mène nulle part et qu'il réclame de la croissance que ce soit la même que celle de François Hollande. Pour l'Italie, c'est pareil. Mario Monti ancien de Golman Sacks n'a pas d'autre politique que celle de son confrère Mario Draghi, ce qui n'empêche pas que le spread Italien augmente par rapport à l'Allemagne. François Hollande va donc être pris en tenailles par l'Europe et par ses engagements électoraux. Ce sera son épreuve de vérité. S'il cède s'en est terminé de sa gouvernance, et la droite lui rira au nez, quand à la gauche elle criera à la trahison.

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