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sarkozy - Page 2

  • La mascarade de la droite ploutocratique,

    au secours de l'UMP dans la tourmente des fastes de Sarkosy.

    Support Wikipedia Cette histoire de comptes de campagne de Nicolas Sarkozy invalidés par le Conseil constitutionnel et contestés de quelle manière par la droite forte montre, sans ambiguïté, son caractère inconstitutionnel. Elle constitue un monde en marge qui n'hésite pas, dans ce Sarkothon, à apporter, à son parti, en quelques jours près de 7 millions d'euros, et 40.000 nouveaux adhérents, d'après Jean-François Copé. C'est unique dans l'histoire et montre combien ce parti est soutenu par ses adhérents. Le droit de financer un parti politique est légal, par des dons, mais le montrer d'une façon si ostentatoire à quelque chose de choquant. Mais quel culot, les dons aux partis bénéficient d'une fiscalité de réduction égale à 66 % dans la limite de 20 % du revenu imposable et jusqu'à 15.000 € par an et par foyer fiscal. En d'autres termes, les Français payeront une part du dommage que subit l'UMP. Il ne sera donc sanctionné que pour partie du non respect de la législation du financement des comptes de campagne. Mais comment le qualifier autrement que ploutocratique, qui ainsi sanctionné, il détourne la sanction par un appel aux dons ? Le respect de la sanction aurait montré sa morale à l'égard de ceux qui la lui ont infligée.

    On sait bien que les sages sont avant tout des politiques, et comme tels, ils jugent. Mais, ils jugent en fonction des textes, et aussi en fonction de la décision de contrôle des comptes de campagne qui avait statué pour un dépassement de 2 %, donc la sanction était évidente, sinon les sages auraient montré une partialité, il n'en fut rien. Ils appliquèrent la loi. Loi que Sarkozy fit lui même voter. La loi organique du 28 février 2012 décrit, le remboursement total ou partiel des dépenses retracées dans le compte de campagne, n'est possible qu'après l'approbation définitive de ce compte. Le remboursement forfaitaire n'est pas versé aux candidats qui ne sont pas conformes aux prescriptions, ou qui n'ont pas déposés leur compte de campagne dans le temps ou le compte de campagne est rejeté pour d'autres motifs.

    Finalement la question qui se pose, quel en sera le bénéfice électoral pour l'UMP au regard de l'image donnée aux Français ?

    On sait que Nicolas Sarkozy aime l'argent, et qu'il en dépensa largement ne sentant aucun frein, comme lorsqu'il fit, à ses débuts de président, un grand projet pour cette Union de la Méditerranée qui coûta plusieurs centaines de millions et qui fut un échec patent. Ce goût du faste le poussa dans des dépenses inconsidérées pour ses meetings, il fallait qu'il marque sa puissance. Et entre la tentation de faire un mélange avec sa fonction présidentielle et sa campagne électorale, il n'hésita pas, sachant qu'il y aurait ambiguïté et qu'il pourrait contester une décision de condamnation. La frontière est floue, mais il ne su empêcher la distinction.

    Mais au point de récuser la décision du Conseil constitutionnel majoritairement à droite qui, appliqua la loi, il y a un monde, d'autant que ce parti fut prévenu, que tout dépassement serait sanctionné, il y a une marge que tout président de la république en exercice ou ancien, ne doit pas se permettre. Et bien pour lui et son parti, qui suit à la lettre ses souhaits, cette décision est contestable et présente un acharnement contre lui, le présentant comme un persécuté !

    Tout était programmé, s'il aurait été élu une nouvelle fois le dépassement passait à la trappe, et s'il ne l'avait pas été, comme ce fut le cas, le tour était joué pour contester cette décision devant l'ambiguïté sous-jacente. C'était bien pensé !

    Cette droite, qui en a plein la bouche, applaudit cette contestation se croyant invulnérable et gonflée par les médias journalistiques, elle nous montre son vrai visage. Elle se plait à rêver et Sarkozy se prend pour le général de Gaulle se mettant en réserve de la république. Il parlera aux Français pour dire ce qu'il pense de la France, de la crise, nous dit-on ?

    Quelle mascarade !

    A-t-on besoin de lui, qui accumula plus de 500 milliards de dette ? Comme chacun le pense après avoir ruiné la France, il ruine son parti. Sarkozy, c'est la foudre qui bouscule tout sur son passage, qui répond du tac au tac, la justice cogne, Sarkozy riposte. Il montre une fébrilité maladive, ne tient pas en place, court dans tous les sens, le parfait excité, qui, il faut bien le reconnaitre lui réussit dans la prise d'otages, rappelez-vous à la maternelle de Neuilly/sur/Seine, devant l'human bombe !

    Pour le moment les ténors Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, et d'autres laissent son clan de fidèles allant de Brice Hortefeux à Christian Estrosi en passant par Nadine Morano, clamer son indispensabilité. Mais, le jour venu, c'est là que se jouera la bataille. Et penser un seul instant que ces cadors vont se plier à lui, il y a tout un monde, n'a-t-il pas tout perdu ? Cinq années en dehors de l'arène politique même si l'on entretien l'illusion d'un retour, pèsent lourd. Ces cadors n'oublieront pas que ce sont eux qui ont maintenu leur parti en vie, et qui auront probablement épongé leur dette. Alors cela pèse !

    Dans tout cela, le Front national se marre de voir l'UMP matraquer les immigrés, les gens du voyage et les Roms. Les Français savent bien que dans ce domaine l'original est mieux que la copie.

    Il va sans dire que cette orientation, ne plait pas à tous, les Juppé, Fillon, Baroin, plus réservés et expérimentés se taisent, mais oseront-ils entrer dans un conflit avec Sarkosy ? En ont-ils l'envergure ? En cas d'échec, c'est la mort politique pour eux, Sarkozy le sait bien, et il en profite. Mais le plus remonté reste François Fillon, particulièrement critique sur le quinquennat et qui a comprit que Sarkozy voulait revenir. Alors, il agit en sourdine ayant créé un micro parti, Force républicaine dont il développe l'implantation, selon le blog au Monde d'Alexandre Lemarié.

    Déjà dans sa riposte, à la Grande-Motte, le 11 juillet, il déclencha une sanglante réplique devant 600 partisans. Pour lui, il ne faut pas lier l'avenir de l'UMP à un homme, l'UMP ne peut rester immobile, congelée, au garde-à vous dans l'attente d'un homme providentiel ! Mais ce que l'on comprend mal, c'est qu'il fut son premier ministre pendant cinq années, alors ne prend-t-il des Français pour des imbéciles ? Quant à Jean-François Copé, il n'a rien à perdre, il ne fait pas de poids devant les trois autres qui ont eu des responsabilités. Sarkozy peut donc jouer les gros bras pour le moment dans l'attente de la décision sur l'affaire Bettencourt qui le bride étant mis en examen.

    Le lundi 8 juillet Nicolas Sarkozy flamboyant se rendit au siège de l'UMP convoqué par son président Jean-François Copé. Arrivé, escorté par de nombreux motards de presse, il fut accueilli par un petit bain de foule auquel, il se prêta volontiers au serrage de mains.

    Document Francetvinfo.fr.

    Il fustigea très vite la décision du Conseil constitutionnel,

    «respecter les institutions, ce n'est pas en accepter toutes les décisions. La décision prise par le Conseil crée une situation grave et inédite. La question n'est pas celle de l'UMP mais celle du pluralisme».

    En quoi le pluralisme est concerné dans ce rejet de ces comptes de campagne ? Pourquoi dépassa-t-il le montant autorisé ?

    Il accepta toutefois la «responsabilité pleine et entière» du rejet de ses comptes. «Quelqu'un qui a eu l'honneur de représenter la France pendant cinq ans a le devoir de prendre ses responsabilités», mais alors pourquoi contester cette décision ?

    Le discours de Sarkozy devant ses 500 cadres qui l'applaudirent à guichets fermés, malgré qu'il ait mené son parti à la défaite et ruiné, ce n'est pas donné à tous. Un parti de faux culs qui ne sait pas faire sans lui. Bravo Monsieur Sarkozy, ils sont à votre botte, et prêt à recommencer, vous êtes leur lumière !

    Pas de problème Monsieur Sarkozy avec de tels compagnons votre réélection en 2017, ne fait aucun doute, n'est-ce pas déjà un vrai plébiscite, un appel angoissé ?

  • Sarkozy au juge Gentil, pour un rendez-vous masqué, j'ai perdu la mémoire,

    ne vous inquiétez pas je n'en resterai pas là.

    La souffrance de Nicolas Sarkozy le 28 janvier à Paris./AFP/KENZO TRIBOUILLARD, document le Monde.fr

    Voir, «La contre attaque de Sarkozy dès la levée de son immunité», mais aussi «Plus rien ne va à l'image de Sarkozy».

    Histoire des agendas certifiés conforme pour le 1er semestre 2007 que seul un rendez-vous de 20 à 25 minutes le 24 février 2007 fut effectué chez les Bettencourt

    Support Wikipedia La mise en examen de Nicolas Sarkozy ne faisait plus aucun doute, d'auditions en auditions le juge Jean-Michel Gentil assisté de deux autres juges Cécile Ramonatxo et Valérie Noël, ils sont trois officiellement à instruire, furent convaincus que Nicolas Sarkozy avait menti sur un rendez-vous auprès de Madame Bettencourt. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il fut confronté à quatre membres du personnel des Bettencourt dont le majordome Pascal Bonnefoy l'homme des enregistrements de l'affaire. Voir, Les cris de l'UMP.

    Le juge Gentil devait démontrer que Nicolas Sarkozy à rendu plusieurs visites aux Bettencourt alors qu'il était en pleine campagne présidentielle. Il s'agissait d'éclaircir un autre rendez-vous en mars 2007 avec Madame Bettencourt pour lequel certains membres du personnel déclarèrent avoir vu au moins deux fois Nicolas Sarkozy pendant cette période. Même certains assurèrent qu'il avait rencontré Madame Bettencourt à ces occasions. Selon l'ancienne femme de chambre, Dominique Gaspard, Madame Bettencourt avait même déclaré être «toute contente de l'avoir vu». L'ancien chauffeur Dominique Gautier, rapportant les paroles de l'ex-gouvernante Nicole Berger décédée en 2008, assura même que celle-ci lui avait dit «textuellement qu'il était venu demander de l'argent, des sous, à monsieur et madame». Elle m'a indiqué que cette visite avait eu lieu le soir et donc avant 20 h 15, car ils passaient à table avant 20 h 15. Selon le juge Gentil, cette scène ne peut se situer qu'entre le 27 mars et le 5 avril 2007, période du dernier séjour de Nicole Berger chez les Bettencourt.

    La mise en examen de Nicolas Sarkozy tient à ce «mensonge» lié aux versements illicites d'argent pour sa campagne de 2007.

    Pour mettre Nicolas Sarkozy en examen, le juge devait donc établir trois faits. Que Sarkozy était venu plusieurs fois en 2007, ce que le personnel affirme, et que Nicolas Sarkozy dément, qu'il dément aussi avoir rencontré le 24 février 2007 à ces occasions non seulement Madame Bettencourt mais aussi Monsieur Bettencourt, alors que son agenda le certifie, et qu'il fut informé de remise d'argent entre le gestionnaire de fortune Patrick de Maistre et le trésorier de sa campagne de 2007 et Eric Woerth, mis tous deux en examen. Voir les personnages clés de l'affaire, ici.

    Le clan Sarkozy qui est un État dans l’État dont on n'arrête pas de nous montrer sa prétention et son insolence, n'acceptant sa courte défaite électorale que forcé, nous montre la valeur qu'il porte aux votes des Français, ayant perdu toutes les élections depuis 2007. Ce clan, qui fini par vous dégouter de la politique, annonçant comme si il n'y avait qu'eux, que Sarkozy est en secours de la république, après avoir accru la dette de la France depuis 10 années de 900 milliards. Des gens sans amour propre dont seule compte la provocation pour le pouvoir.

    Les propos du député Henri Guiano accusant le juge Gentil d'avoir déshonorer la justice sont là pour le montrer. Le juge Gentil a demandé à son avocat d'étudier une plainte pénale contre Henri Guiano, conseillé spécial de Nicolas Sarkozy qui, pourtant intelligent, s'est laissé allé à une dérive insultante. Pour Maître Rémi Barousse ses propos ont été tout à fait inadmissibles. «On a accusé Jean-Michel Gentil, de porter atteinte à la République, d'être le déshonneur de la Justice et des institutions et j'en passe», a-t-il déclaré.

    Henri Guiano sera cité devant le tribunal correctionnel pour répondre des infractions qu'il a commises. «Je précise, a-t-il ajouté, que c'est tout à fait périphérique au dossier dont a pu être saisi Jean-Michel Gentil, qui a été injurié par quelqu'un qu'il ne connaît pas, qui est tout-à-fait extérieur au dossier, et qui semble aussi avoir des connaissances assez sommaires en matière de procédure pénale». Mais plus que ça, il a contesté la façon dont le juge fit son travail, «je la trouve indigne, je trouve qu'il a déshonoré un homme, les institutions, la justice, a-t-il déclaré. Il a aussi qualifié de grotesque, et insupportable la qualification d'abus de faiblesse retenue».

    Le CSM saisi par la garde des Sceaux c'est réuni mercredi 10 avril en assemblée plénière pour étudier les attaques dont le juge Gentil fut l'objet.

    Il faut savoir qu'un magistrat dans l'exercice de ses fonctions ne peut répondre à des insultes, il est pieds et mains liés.

    L'USM par son président Christophe Régnard, classé à droite, entend saisir le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolonne «parce que les limites ont été franchies». «Jeter le discrédit sur une décision de justice, c'est juste illégal », a-t-il rappelé. En outre, il s'étonne qu'Henri Guaino veuille que le juge vienne s'expliquer devant les Français sur les motifs de la mise en examen de Nicolas Sarkozy. «C'est amusant, parce que ce sont les mêmes qui n'ont eu de cesse de dénoncer les violations incessantes du secret de l'instruction et viennent aujourd'hui dire que c'est au juge de venir expliquer publiquement ce qu'il y a dans son dossier», a dit déclaré.

    En somme, ce n'est pas Nicolas Sarkozy que l'on juge mais le juge qui l'a mis en examen.

    Quand au syndicat de la magistrature classé à gauche, «les propos de la droite sont d'une rare violence absolument insupportables», ils ont toujours la même défense dans la continuité des années sarkozystes indiqua sa présidente Françoise Martre, rappelant au passage «que l'affaire Bettencourt fut bloquée un certains nombres de mois à Nanterre par un procureur dont la proximité avec le chef de l’État posait question».

    L'Europe de Merkel et le monde écoutèrent stupéfaits ces insultes. L'Europe doit penser que la France l'a échappé belle si Sarkozy avait été réélu, elle l'encensa, le Merkozy peut en témoigner, il se montre finalement sous son vrai visage, lorsqu'il dit au juge «ne vous inquiétez pas, je n'en resterai pas là» après avoir dénoncé une injustice.

    Le juge Jean Michel Gentil en février 2013 / AFP/PATRICK BERNARD/ document Le Monde.fr.

    Un juge, avec deux autres juges, jugés moins que rien par le clan Sarkozy, qui a toujours montré son aversion envers les magistrats qu'il voulait supprimer, osèrent le mettre en examen, lui l'intouchable, impossible à admettre pour cette droite prétentieuse.

    Les attaques de partialité contre le juge Gentil qui a cosigné avec 81 autres magistrat une tribune montrant l'échec de la politique de Sarkozy contre la corruption ne tient pas, le juge est plutôt classé à droite.

    Nicolas Sarkozy, n'est plus au dessus des lois, il est redevenu un citoyen justiciable comme tous les Français, et si un juge le met en examen, il a des recours pour contester cette décision, mais l'insulte est intolérable.

    L'exemple que donne son clan est une image qui va bien au delà de la politique, elle s'étale sur la morale de notre société. Comment, dans ces conditions peut-on s'étonner que les Français manquent de civisme, quand, avec l'affaire Cahusac ils clament que les politiques sont tous pourris ! Comment condamner un justiciable lambda s'il injurie ses juges, si Henri Guaino n'est pas condamné !

    Cette mise en examen qualifiée d'acharnement judiciaire n'est que le prolongement de la découverte de sommes d'argent qui auraient été destinées à financer la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy au moment ou Eric Woerth était trésorier de l'UMP, c'est à dire 2007, mais révélée par Mediapart en mars 2009. L'immunité présidentielle de Nicolas Sarkozy a donc retardé l'avancement du dossier. Mais, il ne faut pas oublier que Nicolas Sarkozy est innocent, puisque non jugé.

    L'UMP y voit un acte politique. La mise en examen pour abus de faiblesse est extravagant, honteux, incompréhensible, scandaleux. Il ne faut pas oublier que tous les autres faits sont prescrits par le temps et que seule l'abus de faiblesse subsiste pour juger Sarkozy dans le cas ou il aurait touché des enveloppes d'argent.

    Pour l'UMP, la mise en examen de Sarkozy est... par lemondefr

    Pour François Fillon il écrit sur Twiter une décision extravagante et injuste en souhaitant que la vérité triomphera.

    Le clan Sarkozy resta silencieux jeudi 21 mars au soir. Ne souhaitant pas réagir, Brice Hortefeux renvoyait vers la position de l'avocat de M. Sarkozy, Thierry Herzog, qui annonca son intention de «former immédiatement un recours» en jugeant la décision du juge «incohérente sur le plan juridique, et injuste». Nicolas Sarkozy «considéra que le traitement qui lui fut infligé par la justice était scandaleux», vendredi 22 mars sur RTL.

    Pour François Bayrou, «ce sont des attaques qui sont inacceptables. Une démocratie, c'est une presse libre et une justice libre. Les attaques infondées contre les juges sont des attaques contre la démocratie». On ne saurait mieux dire. Pour Alain Juppé la mise en examen ne vaut pas culpabilité. Le communiqué de Marine Le Pen,

    «s’ils étaient avérés, les faits qui motivent l’enquête du juge Gentil seraient particulièrement graves, puisqu’il s’agirait d’un abus de faiblesse sur une femme âgée et diminuée, dans le cadre du financement illégal d’une campagne électorale. Toujours présumé innocent, Nicolas Sarkozy ne peut en revanche en aucun cas rester membre du Conseil constitutionnel, sa situation judiciaire l’empêchant aujourd’hui d’exercer cette fonction avec l’impartialité et la neutralité requises. Après un quinquennat marqué par d’innombrables affaires et un climat totalement contraire à la République irréprochable qu’il avait pourtant promise, Nicolas Sarkozy opère, via cette affaire judiciaire, un retour dans la vie publique certainement assez différent de celui qu’il s’était imaginé».

    En définitive, Nicolas Sarkozy ne fera pas appel pour le moment, préférant attendre la décision du Conseil Supérieur de la Magistrature, ce qui est une sage décision après les débordements et attaques envers le juge Gentil.

    Le Monde.fr publie ce matin un article tendant à dire que les charges contre Nicolas Sarkozy sont légères.

  • La contre attaque de Sarkozy, dès la levée de son immunité,

    selon un plan préparé à l'avance ?

    Support Wikipedia Son immunité présidentielle a été levée le samedi 16 juin à 0 heure, et le même jour, il fait adresser une copie certifiée conforme de son agenda de 2007 avec un dossier de sept pages d'observations et de témoignages au juge Michel Gentil chargé de l'affaire Bettencourt pour laquelle il est accusé de financements illicites lors de sa campagne de 2007. C'est son avocat Maître Thierry Herzog qui a envoyé samedi ce dossier d'après le Journal Du Dimanche, du 17 juin 2012.

    Cette attaque vise à contrer pour le moment son implication dans l'affaire Bettencourt, mais il est soumis a bien d'autres accusations dont celle de l'affaire Karachi. Le Figaro.fr fait l'inventaire des affaires qui pourraient le toucher. Outre Bettencourt et Karachi, il cite les sondages de l’Élysée, le financement Libyen de 2007, des casseroles qu'il traîne qu'il serait bon de clarifier. Voir aussi Robert Bourgi le porteur de valises.

    Sa liberté retrouvée lui permet de prendre les devants dans ce dossier avant que le juge ne se soit prononcé d'une quelconque demande à son égard. Par cette action, il tient a apporter au juge Michel Gentil les éléments qu'il juge irréfutables sur les prétendus rendez-vous secrets au domicile des «Bettencourt» en 2007. Ils auraient été matériellement impossibles d'avoir pu être effectués. Il tient donc à tuer dans l’œuf toute demande de comparution. Selon son avocat l'agenda et les témoignages parus dans la presse, permettraient de démentir formellement la mise en cause de son client dans ce dossier ? A noter simplement que Sarkozy n'était pas le trésorier de l'UMP mais Eric Woerth en 2007. Le juge enquête sur des témoignages d'anciens employés prétendants avoir vu Sarkozy chez les Bettencourt début 2007 lors du vivant d'André Bettencourt. La grande bagarre commence bille en tête, elle vise à démentir hormis un rendez-vous de 25 minutes à la date du 24 février 2007, que Nicolas Sarkozy n'aurait pu mettre les pieds chez les Bettencourt à une toute autre date de cette année là, le JDD du 16 juin 2012.

    Or si l'on en croit ce qu'écrit Le Canard Enchaîné du 20 juin 2012, la rencontre du 24 février figure bien (sur l'agenda de Sarkozy) pour un entretien seul à seul, avec André Bettencourt, mais elle serait la seule. Et Maître Thierry Herzog y verrait la preuve que les allégations de certains témoins seraient pure affabulation. De plus, l'agenda d'André Bettencourt, retrouvé par les enquêteurs porterait, à la date du 24 février 2007, la mention NS accompagnée d'un n° de téléphone. Il s'agirait de celui du secrétariat permanent au ministère de l'intérieur. Plus encore, le chauffeur de «Monsieur», «mais le nom n'est pas précisé», à raconté sur procès verbal avoir repéré un homme qui allait et venait devant le portail.....un fonctionnaire en repérage pour la visite du ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy.

    Des 400.000 euros qui arrivent de Suisse en 2007 !

    Le retour d’une commission rogatoire de Suisse, démontre des venues d’espèces en provenance des comptes helvétiques de Liliane Bettencourt, et le juge Michel Gentil dans son ordonnance du 22 mars, demande le placement sous mandat de dépôt de Patrice de Maistre, l'ancien gestionnaire de la fortune de Madame Bettencourt. Le juge est amené ainsi à citer trois fois le nom de Nicolas Sarkozy !

    1 - Il observe que le 5 février 2007 que, 400.000 euros arrivent de Suisse, «deux jours avant le rendez-vous discret entre de Maistre et Woerth», dans un café parisien, «à proximité du siège de campagne du candidat Nicolas Sarkozy». 2 - Le magistrat remarque que le 26 avril 2007, une deuxième remise de 400.000 euros a lieu «le jour» où le photographe François-Marie Banier, ami de Liliane Bettencourt, écrit dans son journal que celle-ci lui confie, «de Maistre m’a dit que Sarkozy a encore demandé de l’argent. J’ai dit oui. Comment puis-je savoir s’il lui donne vraiment ? Vous verrez ce que c’est l’argent». 3 - «Il convient de noter, poursuit le juge Gentil, que des témoins attestent d’une visite du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, au domicile des Bettencourt pendant la campagne électorale de 2007».

    Lu dans le JDD du 03 juin 2012.

    Il sera extrêmement difficile de prouver que Nicolas Sarkozy a reçu de l'argent ce jour là. Personne ne le dit. Nicolas Sarkozy aurait été vu maintes fois par les employés dans l'hôtel particulier de Neuilly ? Les agendas des Bettencourt, selon le JDD, ne mentionnent qu'une visite d'un quart d'heure le 24 février 2007 ! Il y aurait donc convergence entre les agendas des Bettencourt et les dires de Nicolas Sarkozy sur cette date.

    Les dires des employés ne signifient rien, ce n'est pas par ce qu'ils auraient vu Nicolas Sarkozy chez les Bettencourt en 2007, qu'il aurait touché de l'argent, le 24 février !

    Le journal Du Dimanche est sybilin quand il écrit, «incarcéré depuis le 23 mars un homme le sait si des fonds secrets des Bettencourt étaient destinés ou non à la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy». Mais quel homme ? Puis, est cité Patrice de Maistre qui, entendu deux fois, soutient que non ! Tout ceci ne tient pas la route, c'est d'ailleurs la conclusion du JDD, «pas certain donc que le dossier, sur les bases actuelles, suffise à coincer Nicolas Sarkozy, comme avant lui le trésorier de sa campagne, Éric Woerth, mis en examen pour trafic d’influence passif et recel de financement illicite de parti politique».

    Il faut donc attendre des éléments plus significatifs, en particulier ou sont passées les remises de 400.000 euros ?

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