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retraite - Page 4

  • Retraites l'extrapolation sans fondement,

    niant toute évolution positive.

    Les propositions socialistes et centristes

    Il y a plusieurs façons de traiter le problème des retraites celui que met en œuvre notre gouvernement répondant à une idéologie politique de droite, et celui qu'il faudrait faire en toute équité. C'est un problème national dont chacun d'entre nous quelque soit son appartenance politique est directement tôt ou tard concerné. Il convient donc de ne pas s'embarquer dans des extrapolations non fondées qui présentées comme il faut, font croire que c'est la solution du problème à celui qui, faisant confiance, par suite du bourrage de crâne incessant des médias, trouve que finalement ce qui est présenté est ce qu'il faut faire. D'aucuns prétendent que l'opposition ne propose rien, ce qui est faux et à force de le rabâcher sur les médias beaucoup le croient. Pour elle, la première condition est le problème des séniors et des salariés qui ayant commencé à travailler très tôt se verraient cotiser beaucoup plus que d'autres si l'âge du départ en retraite serait augmenté, voir mon article, Retraite faire preuve de responsabilité. De même pour les salariés ayant exercé un travail pénible, il serait logique d'en tenir compte sur leur durée de cotisation.

    Comme dans tout, il y a du bon et du mauvais, et je ne détiens pas la bonne solution mais une chose est évidente la base de ce problème est son financement plus que tout autre. Il convient donc en premier de définir comment seront financées les retraites. Ce que l'on oublie dans cette présentation ci-dessous est, que ce gouvernement ne restera pas indéfiniment au pouvoir, un autre viendra, avec une politique différente, et d'autres solutions que celles proposées.

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    img008.1273826526.jpgCe graphique montre quelque soient les variantes étudiées le déficit du régime de retraite de la CNAV reste négatif et atteint même 62,8 milliards en 2050 si l'âge de départ reste à 60 ans. Il faut vraiment être nul pour ne pas s'apercevoir que cela est basé sur l'extrapolation de la situation actuelle sans considération qu'une évolution positive puisse intervenir au cours de ces 40 années. De plus cette hypothèse met à plat l'argument du gouvernement quand il prétend que la situation pourrait s'améliorer après la crise actuelle. Tout ceci est un travail orienté sans prendre en compte tous les financements possibles qui permettraient de modifier les pentes des courbes présentées. C'est implicite, il n'est pas dans la politique gouvernementale actuelle de modifier quoi que ce soit dans le financement des retraites autre que celui des cotisations des salariés et l'âge de 60 ans. C'est la position du patronat qui ne fait rien pour l'emploi des séniors autre le fait de s'en séparer à 55, 58 ans, c'est intolérable.

    Tout ce que fait ce gouvernement en termes de projections futures est basé sur le fait qu'il sera aux commandes jusqu'en 2050 ! C'est donc tout à fait irréel. Un gouvernement ayant une politique plus ouverte en terme de financement des retraites incluraient les hauts revenus et ceux du capital, ainsi que ceux de la GSG dans une proportion permettant de modifier les pentes tout en y associant une augmentation de l'âge de départ avec celle de la durée de cotisation.

    Par exemple, la variante 3 qui se rapporte à 43,5 années de cotisation permettrait un départ en retraite aux taux plein pour un personne née en 1950 et ayant commencé à travailler à 20 ans avec une date de départ de 63,5 ans. Le déficit de 39,6 milliards serait résorbé par la contribution des hauts revenus, de ceux du capital, et de la CSG. Il est bien évident que quel que soit le calcul qu'une telle extrapolation est sans fondement sur une période de 40 années. Il serait donc judicieux de procéder par petites touches à la fois sur l'âge de départ et sur la durée de cotisation de manière à corriger au fur et à mesure. Vouloir résoudre l'ensemble du problème des retraites sur une telle extrapolation est se moquer de monde. En outre, n'apparaît pas dans ces graphiques qui ont été publiés sur le Monde.fr le montant des cotisations qui sont la base du financement des retraites, c'est donc complètement sans fondement.

    Depuis la rédaction de cet article les annonces du gouvernement sont pour que les Français travaillent plus, et les hauts revenus taxés. Deux certitudes, la durée d'activité va augmenter et un prélèvement exceptionnel sur les hauts revenus et les revenus du capital seraient mis en place, et la pénibilité prise en compte. Ce dernier dispositif devrait écorner le bouclier fiscal. Le document est rendu public alors que le ministre lance lundi 17 mai un second round de concertation. Une évolution se dessine sera-t-elle suffisante, attendons les textes et la loi.

    Pour Ségolène Royal la retraite à 60 ans n'est pas négociable, c'est un acquis social très important a déclaré Madame Royal sur Europe 1 en réponse à un sondage selon lequel 54 % des Français estiment qu'il faudra tôt ou tard reculer l'âge de 60 ans à 65 ans. Elle argumente que la proposition du gouvernement de taxer les hauts revenus et ceux du capital n'était pour l'instant qu'une annonce et que nous étions depuis trois années à beaucoup d'annonces qui ne sont pas suivies d'effet.

    Le parti socialiste est sur la même longueur d'onde, par la voix de Martine Aubry. Il a proposé une surtaxe de l'impôt sur les sociétés acquitté par les banques. La surtaxe serait de 15 % et elle en attend un produit de 3 milliards d'euros par an pour abonder le Fonds de réserve pour les retraites créé par Lionel Jospin quand il était à Matignon. La maire de Lille a encore proposé plusieurs mesures de taxation des revenus du capital, les stock-options notamment, qui rapporteraient globalement 19 milliards d'euros dès 2010 et 25 milliards en 2025. L'ensemble des mesures préconisées par le PS permet d'atteindre l'équilibre du système, qui nécessite 45 milliards d'euros à l'horizon 2025, a-t-elle affirmé, Le Monde.fr .

    Il propose aussi une augmentation étalée dans le temps des cotisations salariales et patronales à partir de 2012 ne voulant pas prélever sur le pouvoir d'achat. Cette augmentation serait de 0,1 % sur dix ans pour atteindre 1 %. Cela rapporterait 12 milliards au système des retraites. De plus il s'oppose à un allongement de la durée de cotisation avant 2020. Les socialistes insistent aussi sur l'emploi des seniors, prônant «un rendez-vous tous les deux ou trois ans pour tous les salariés dès 45 ans», une généralisation du tutorat et «une pénalité dissuasive» pour les entreprises réfractaires. Le PS veut aller vers un système de «retraite choisie» avec notamment la création d'un compte temps pour les nouvelles générations, décloisonnant formation, travail, retraite et, pour inciter à travailler plus longtemps, une surcote renforcée. «La pénibilité, travail de nuit, à la chaîne, port de charges lourdes, travail dans le bâtiment, sera prise en compte via une une majoration des annuités permettant de se retirer plus tôt». L'ensemble des mesures préconisées par le PS permet d'atteindre l'équilibre du système, qui nécessite 45 milliards d'euros à l'horizon 2025, Le Monde.fr .

    Comme de bien entendu, la majorité pilonne à la grosse Berta sur ordre de Sarkozy le plan socialiste. Comment ces socialistes ont un plan qui prévoit un financement ils ont osés en protégeant les retraités, ce sont des incompétents, des imbéciles, des pauvres types qui ne comprennent rien à l'économie. Pour Xavier Bertrand, l'ensemble des solutions du PS sont «un tour de passe-passe tellement démagogique que c'en est une insulte au bon sens des Français». L'UMP attaque particulièrement les solutions de financement des socialistes. Ceux-ci proposent de ne pas reculer l'âge légal de départ à la retraite sans l'exclure à plus long terme, mais de trouver des moyens de financement nouveaux, essentiellement auprès des revenus du capital, alors là, c'est un crime, lire la suite ici.

    Deux conceptions de notre société l'une qui met la France dans le trou, il n'y a qu'à se reporter sur la dette qui ne s'est jamais autant accrue que sous ce gouvernement et bien avant la crise, et l'autre qui propose mais que l'on veut écraser.

    Les comptes notionnels à cotisations définies qu'est-ce que c'est, une nouvelle forme de capitalisation pensée par les centristes.

    La retraite par répartition c'est ce qui permet à ceux qui travaillent de payer la retraite des retraités sans aucune distinction dès lors que l'on a atteint le nombre d'années de cotisation, actuellement 40 années et bientôt 41 on obtient le niveau maximal possible en fonction des 20 meilleures années de cotisation pour 50 % du régime général. Avant 1993 le fait de partir à 60 ans avec 37,5 années de cotisation donnait l'assurance de toucher 50 % du régime général sur les dix meilleures années. Le régime actuel est donc un recul notable par rapport à ceux d'avant 1993. Ceux qui combattent le régime par répartition, le seul qui assure une retraite à tous même si elle n'est pas pour beaucoup suffisante, mettent en cause le fait que le nombre de salariés n'est plus suffisant eu égard au nombre de retraités pour financer leur retraite. Seulement. cela ne tient pas compte de l'évolution démographique de notre pays qui peut très bien modifier la donne malgré que l'on vive plus âgés. La tendance est donc de vouloir instaurer une retraite par capitalisation ce qui ferait le bonheur des banques et le malheur des retraités.

    Alors on a inventé les comptes notionnels à cotisations définies, c'est du chacun pour soi, en espérant récupérer pendant la retraite tout ce que l’on a engrangé pendant la vie active. Pour chaque individu, les cotisations versées alimentent un compte «notionnel», c’est-à-dire virtuel. Chaque année, ce compte est réévalué en fonction d’une indexation sur l’inflation, ou l’évolution des salaires, ou le PIB… Au moment de l’âge de départ, ce capital virtuel est divisé par le nombre d’années restant à vivre (selon les prévisions d’espérance de vie) et détermine le montant de la pension annuelle. En fait, un coefficient s’applique, mais la retraite reste proportionnelle aux sommes versées. Cela ressemble à de la capitalisation, avec une logique de rente.

    Le compte individuel de chaque assuré est crédité annuellement des cotisations versées par l’employeur et l’assuré sans que les fonds correspondants y soient réellement déposés, ces comptes sont dits «fictifs» car non capitalisés. Ces régimes continuent de fonctionner en répartition, les cotisations effectivement versées servant à financer les pensions des retraités de l’année en cours.

    Les régimes de comptes notionnels peuvent également fournir des droits non contributifs, notamment pendant les périodes d’éducation des enfants, de service national ou d’invalidité. Le montant de ces droits est calculé à partir d’un revenu reconstitué représentant le niveau de vie du bénéficiaire. Le financement de ces droits est assuré par les pouvoirs publics. Lors de la liquidation des droits, le capital accumulé est transformé en annuité actuarielle, c'est-à-dire que la valeur actualisée de l’ensemble des pensions perçues pendant toute la période de retraite doit correspondre exactement au montant des cotisations accumulées et revalorisées durant la vie active. Le coefficient de conversion du capital virtuel en rente, qui correspond au prix d’achat d’une unité de rente, est appelé diviseur. Celui-ci tient compte de trois paramètres, l’âge de départ à la retraite de l’assuré, l’espérance de vie unisexe de sa génération à cet âge et le taux d’actualisation des pensions.

    En d'autres termes plus directs c'est de la capitalisation sans la nommer puisqu'elle s'applique sur ce que le salarié à versé qui peut très bien ne pas tenir compte des périodes non cotisées pour maladies ou autre. Ce capital accumulé correspond à celui que le retraité bénéfiera sous forme de rente sur lequel un coefficient de conversion sera appliqué pour lui donner la forme d'une rente. Les annuités seront calculées en fonction de l'espérance de vie après la mise en retraite ce qui revient à comprendre que si vous vivez moins longtemps que prévu, ce qui reste en capital n'a pas d'affectation précisée, par contre ce qui paraît certain, si vous vivez plus longtemps que prévu votre rente ne vous est plus versée puisque vous aurez tout utilisé. Une chose en tout cas est certaine la pension de réversion n'existerait plus, c'est donc la très grande misère. Ce régime semble être la réflexion des centristes Nouveau Centre et Modem.

  • Retraite, faire preuve de responsabilité,

    qu'est-ce que c'est ?

     

    Le lundi 12 avril est l'ouverture du grand débat sur les retraites sujet oh ! Combien important. J'ai déjà écrit sur les retraites, mais je crois que cet article n'est pas de trop, et avec tout ce que l'on lit et entend j'apporte ma réflexion en toute modestie en pensant que beaucoup y ont déjà réfléchit sans que cet article leur apporte une autre vision.

    Quels sont les éléments de l'équation des retraites. Le premier c'est l'âge mais aussi l'emploi, comme il manque, la solution consiste à augmenter l'âge de départ en retraites tout en virant les salariés avant, solution qui préserve les entreprises et qui conduit à des retraites encore plus amputées des années de cotisation payées sur une base salariale. La ficelle est grosse deux à trois années de plus, et sans garantie de maintien d'emplois.

    On rend ainsi les futurs retraités plus pauvres, on ne surcharge pas les entreprises pouvant toujours virer leurs salariés au chômage, on soulage la Caisse Nationale des Vieux Travailleurs Salariés puisqu'elle paie moins. La manipulation est subtile, il fallait y penser.

    C'est un sublime marché de dupes qui repose sur le fait que les entreprises peuvent licencier avant l'âge de la retraite.

    Par contre le chômage augmente, ceux qui restent en poste, les non virés, ne libèrent pas leur emploi et les virés au chômage augmentent son déficit, on réduira ainsi ses allocations. Les non virés n'auront que peu d'années en plus entre l'âge de 60 ans et le nouvel âge, ils seront rapidement en retraite avec une durée d'allocations augmentée pour certains, mais pas forcément une allocation améliorée puisque basée sur les 25 meilleures années qui ne sont pas celles des dernières années d'activité. Conséquences, plus de chômeurs, allocations chômage réduites quand à celle des retraites une possibilité qu'elles soient cotisées sur une base salariale supérieure à l'allocation chômage pour les non virés.

    L'autre solution serait l'augmentation du taux de cotisation qui réduit le salaire des salariés dont nombreux ont de grandes difficultés pour vivre. La troisième est l'augmentation de la durée de cotisation qui a une conséquence plus néfaste que celle de l'augmentation de l'âge, donc une retraite très amputée si l'on n'atteint pas la totalité des années de cotisation pour une retraite à taux plein avec un âge de départ inchangé. Et la dernière solution serait un panachage des trois.

    La solution miracle n'existe pas.

    L'avenir des retraites est donc lié à la croissance génératrice d'emplois. Or nous avons actuellement pour le régime de la CNAVTS un rapport de 1,434 entre les actifs et les retraités, et 1,612 pour le régime complémentaire ARRCO, 1, 549 pour la complémentaire des cadres AGIRC, voir l'article Martine Aubry face à la réalité des retraites. Ces rapports montrent que le régime par répartition vieillit au cours des années en fonction de nombre de retraités de plus en plus croissant et du nombre d'actifs de plus en plus décroissant. L'espérance de vie ne cesse de progresser, en 2009 elle était de 84,5 années pour les femmes et de 77,8 années pour les hommes. Au delà de 60 ans elle est de 27 ans pour les femmes et de 22,2 ans pour les hommes, c'est dire les durées de versement des allocations retraites qui sont plus de la moitié de celles d'activité. Cela signifie que sans une croissance retrouvée et continue que ces rapports tendent vers 1 pour un nombre de retraités égal au nombre d'actifs conduisant à la fin du régime par répartition. Les marges de manœuvres sont donc limitées et elles n'apparaissent pas pérennes pour garantir une retraite assurée à tous.

    Il faut donc voir plus large et faire de l'égalité de traitement entre les Français son objectif. Les régimes spéciaux constituent un clivage entre eux, il n'a plus lieu d'exister dans cette évolution de notre société. Par exemple les fonctionnaires Agents de l'État, reçoivent une retraite basée sur les 6 derniers mois de salaire avec un niveau de 70 % du dernier salaire mais qui ne tient pas compte des primes importantes dans certaines administrations, ce qui fausse tout. Il suffit donc d'augmenter le salaire de ceux qui prennent leur retraite la dernière année pour qu'ils partent avec une retraite plus confortable que celle qu'ils auraient dû avoir, c'est d'ailleurs ce qui se fait, mais il ne faut pas le dire ! Les salariés du privé ont leur retraite basée sur les 25 meilleures années qui ne sont pas les dernières meilleures des 40 années de cotisation actuellement.

    On voit de suite sans être mathématicien que la différence est énorme d'autant plus que pendant ces 40 années de cotisation ces salariés du privé ne sont pas certains de les payer sur la base d'un salaire convenable, par suite de la précarité qui s'installe, il n'y a presque plus de contrat en CDI, et que des périodes de chômage sont probables, ainsi que le spectre SDF qui hante leur vie.

    Cette situation est intolérable.

    Le temps ou l'on pouvait espérer un emploi stable est révolu. Les Agents de l'État ne sont pas dans les mêmes conditions sociales et de plus ils sont payés au moins, sinon plus, que les salariés de l'échelle la plus basse du privé. La responsabilité d'un gouvernement est donc en premier lieu celle de supprimer cette injustice qui les divise. Une réforme des retraites responsable ne peut se faire que dans le respect du juste, tolérer que certains vivent dans la tranquillité avec une retraite en fin de carrière qui permet de vivre alors que d'autres vivent dans le stress d'une perte d'emploi et qui n'auront probablement qu'une retraite misérable.

    C'est la première condition de l'équation.

    Que devraient être les autres conditions de cette réforme qui n'en fini pas. Il est vrai qu'un consensus paraît impossible tant les différents statuts sont incompatibles les uns aux autres, mais il va falloir surmonter nos divergences, nous vivons plus âgés et nous ne pouvons sans un financement évolutif répondre aux nouvelles conditions de vie de nos séniors. Les différents régimes de retraite en 2007 en % du total.

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    Source Alternatives économiques

    Il faut prendre en compte en premier, me semble-t-il, les catégories sociales les plus vulnérables en leur évitant de grever leurs revenus avec lesquels elles ont des difficultés pour vivre. En d'autres termes, leur éviter d'augmenter leur cotisation retraite, ce serait un geste de solidarité. Les autres paramètres sont la pénibilité du travail et la durée de cotisation. La pénibilité du travail doit être appréciée sur l'espérance de vie de ces personnes, beaucoup à 60 ans sont dans un état de fatigue tel que les faire travailler plus âgés serait porter atteinte à leur potentiel de vie. La durée de cotisation, l'autre paramètre doit être analysé en fonction de l'âge de départ et de l'entrée dans la vie active. Quand on commence à travailler à l'âge de 18 ans avec 40 années de cotisation on arrive à 58 ans, il faudrait maintenir pour ces salariés la retraite à 60 ans pour ne pas qu'ils aient trop d'années de cotisation eu égard aux autres, ce ne serait que justice.

    Le problème des séniors que l'on jette à la charge de tous les Français à entre 55 et 58 ans est à interdire, ce qui changerait la donne comme nous venons de le voir au début de l'article. Ils doivent pouvoir terminer, avec éventuellement un salaire réduit, leurs années de cotisation jusqu'à l'âge de mise en retraite. Pour ceux qui auraient terminé leurs années de cotisation avant cet âge, ils devraient être mis en retraite automatiquement. L'ensemble de ces conditions seraient les éléments de base de révision des retraites pour leur ajustement aux conditions de la durée de vie des Français.

    A partir de cette base, l'augmentation de l'âge de la retraite à plus de 60 ans pour les autres salariés est envisageable ainsi que la durée de cotisation à plus de 40 années avec une augmentation du taux de cette cotisation proportionnel au niveau de revenu du salarié.

    Ces considérations font que la retraite deviendrait adaptée à ces cas majeurs, on ne peut dans notre situation faire une réforme qui soit la même pour tous, tous n'ont plus les mêmes conditions d'activité il faut donc un esprit responsable, c'est l'évidence.

    En d'autres termes c'est la retraite fonctionnelle.

    Quels seront les exigences des syndicats et quels seront les conditions gouvernementales, et quelles seront les positions politiques ? Il faudrait du réalisme et de la solidarité parce que de toutes façons si notre pays continue dans cette rupture sociale, nous nous trouverons avec des misérables à tous les coins de rue et des seigneurs rutilant d'aisance donnant en passant devant eux une pièce de un euro et déclarant, ils n'avaient qu'à travailler !

    Le 09/04/10 Les Échos.fr dans son article sur les retraites annonce que l'Élysée évoque «un prélèvement spécifique sur une catégorie de la population», c'est déjà une avancée dans la mesure oú elle s'applique aux plus riches. Un relèvement de l'âge légal du départ serait le moyen le plus efficace pour changer les comportements des assurés à court terme, démontrent les statistiques de l'assurance-vieillesse.

    La CNAVTS présente un argument financier qui montre que le relèvement de l'âge légal serait la meilleure piste puisque les salariés qui ont liquidé leur retraite à 60 ans ou plus tôt représentaient près du 2/3 du total l'an dernier. La majorité d'entre eux auraient cotisé nettement plus que les 40 annuités et un trimestre requis, voir le graphique ci dessous, mais ces personnes ont dû travailler jusqu'à l'âge légal pour liquider leurs droits. 58,4 % d'entre eux avaient même 8 trimestres «de trop».

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    Or, si à 60 ans, ces salariés ont déjà plus de 40 annuités de cotisation cela signifie qu'ils ont commencé à travailler dès 20 ans et pour 58,4 % même avant puisqu'ils ont presque 41 années de cotisation. Cela rejoint l'argumentaire présenté dans cet article pour ceux qui ont commencés leur activité salariée à 18 ans, dont on se doit de préserver pour eux un départ à 60 ans.

    Seulement ceux là n'ont pas travaillé dans les conditions actuelles d'emploi, de sorte que ce raisonnement ne tient pas pour ceux qui partiront dans plusieurs années puisqu'ils ne trouvent pas d'emploi avant plusieurs mois, voire années.

    Cette réforme des retraites doit être progressive avec un maintien de l'emploi des séniors condition essentielle d'une solution équitable par une prise de conscience nationale au niveau des entreprises pour qu'elles maintiennent leur emploi voire à en embaucher en modifiant leur politique de gestion des personnels. Une participation de l'État au maintien des séniors dans les entreprises serait moins couteuse qu'une mise au chômage tout en leur assurant plus d'années d'allocations cotisées sur une base plus élevée.

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