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retraite - Page 2

  • Et voila que l'on reparle de la réduction du temps de travail,

    dans la condition d'une retraite à 65 ans.

    Support Wikipedia Heureusement que les 35 heures n'ont pas été complètement supprimées, malgré toutes les critiques qu'elles ont eues. Elles ont encore une longue vie eu égard à la situation économique actuelle, puisqu'on en arrive à parler de 32 heures pour donner du travail. Le dispositif Robien sur l'aménagement du travail était déjà une indication vers les 35 heures pour créer plus d'empois afin de réduire le chômage. On sait que cela était et est encore contre la tendance qui veut que l'on travaille plus, c'est à dire faire plus d'heures avec moins de salariés pour une meilleure rentabilité, mais on n'y coupera pas par ce que le chômage deviendra si lourd qu'il coûtera trop cher à la communauté. Les 35 heures de Martine Aubry qui furent une suite à la loi Robien, étaient avant-gardistes, elles impliquaient une réorganisation du travail dans une meilleure rentabilité, son exigence irréaliste fut de faire payer les 35 heures pour 39 heures, mais, il y avait une compensation de l’État . De plus, les heures supplémentaires étaient permises contrairement à ce qui fut souvent déclaré. De plus, elles furent mal appliquées, on ne peut diviser le travail pour tous les salariés, aussi facilement que prétendu, et là, ce fut la plus grande erreur. L'exemple de l'hôpital est révélateur, les praticiens hospitaliers eurent des mois de RTT à prendre, ce qui fut impossible, on manquait de médecins, et en plus de ce niveau.

    Le patronat avec les gouvernements de droite qui ont succédés à celui de Jospin ont tout modifié, nous en payons actuellement le prix, nos entreprises ne sont pas assez compétitives, puisque non préparées à cette crise. Il faut comprendre que la réorganisation du travail, si elle coûte, porte ses fruits ensuite, puisqu'elle permet l'amélioration de la production par une gestion pointue.

    Les accords salariaux sur la flexibilité et la sécurisation de l'emploi qui viennent d'être signés apportent du souffle puisqu'ils permettent, plus aisément qu'avant la réduction du temps de travail, par l'ajustement du coût horaire, et par les heures travaillées en fonction de la charge de l'entreprise.

    Dans le JDD du 27 janvier Michel Rocard dans une interview parle de son livre la gauche n'a plus droit à l'erreur écrit avec Pierre Larrouturou dans lequel, il explique qu'une réflexion s'ouvre à nouveau concernant le temps de travail. En France, les salariés travaillent en moyenne 36,5 heures par semaine, contre moins de 33 heures en Allemagne et moins de 31 heures aux États-Unis. Mais pour la droite Française les salariés ne veulent pas travailler par ce qu'ils seraient des fainéants ?

    Quant à François Hollande qui pensait que le retour de la croissance fera baisser le chômage, Michel Rocard n'y croit pas, prévoyant que l'année 2013 verra une aggravation de la crise, ce que de nombreux économistes prédisent.

    Alors, Michel Rocard enfonce le clou, il faut y parvenir par la négociation, en réduisant les cotisations sociales, une vraie position patronale souhaitée depuis toujours. «Un chômeur embauché c'est des allocations en moins et des cotisations en plus qui rentrent dans les caisses publiques». Et sa réflexion est de dire qu'il faut travailler plus collectivement pour gagner plus collectivement, contrairement au slogan «travailler plus pour gagner plus» prôné par Sarkozy qui ne s'adressait qu'à des actifs sans apport de potentialité d'embauche. Son but n'étant qu'électoral en donnant du pouvoir d'achat à ces salariés.

    Sa réflexion sur la réduction du temps de travail, longtemps préconisée par la gauche tout autant refusée par la droite, il la voit dans l'accroissement de la date de départ en retraite jusqu'à 65 ans. Pour maintenir le travail jusqu'à 65 ans, il faut bien entendu le partager puisqu'il apporterait des cotisations (plus de salariés au travail) et plus de consommation, donc de la croissance, et moins d'allocations de chômage à payer. Mais les organisations syndicales n'acceptent pas d'allongement de la date de départ en retraite, même comme corollaire à la réduction du temps de travail. En fait nous n'y couperons pas, nous vivons plus âgés et le rapport allocataires retraités/salariés cotisants croit dangereusement dans la retraite par répartition.

    En Allemagne les conditions sociales sont moins tranchées que chez-nous, et si le temps de travail est de 33 heures, en contre partie les salariés partent plus tard en retraite. Peut-on dire que l'Allemagne est plus compétitive pour autant, pas sûr, car chez-elle il n'y a pas de SMIG et la disparité des bas salaires est importante. Les réformes Hartz, voir la misère de Merkel pire que celle de Sarkozy sinon au moins égale, du marché du travail entre 2003 et 2006 lors du mandat du Chancelier Gerhard Schröder ont renforcé la lutte contre le chômage et ramené en activité les retraités bénéficiaires d'allocations, ce qui va dans le sens souhaité par Michel Rocard et par d'autres. Or les réforment Hartz, si elles seraient appliquées en France, conduiraient à la révolution.

    Le 22/01/13, la Cour des comptes alerta sur le marché du travail, elle le considère couteux, inefficace, complexe et sans gouvernance. Elle préconise une réforme des règles en vigueur. Pour elle, il s'agit d'éclairer, d'alerter sur les éléments inquiétants du fonctionnement du marché du travail. La cause, le poids de la crise, les déficits, et sans réforme drastique, le système va tout simplement dans le mur. 50 milliards d'euros, chiffre la Cour, sont consacrés chaque année à l'indemnisation des chômeurs.

    Pour Didier Mignaud premier président de la Cour des comptes, la France, alors qu'elle a connu une baisse de l'activité bien moins forte que ses voisins, a pourtant vu son taux de chômage progresser bien plus vite. «Pour être efficaces, les dispositifs doivent suivre les mutations du marché du travail». Or, les politiques de l'emploi ont insuffisamment évoluées et nombre d'entre elles sont aujourd'hui obsolètes. Les dispositifs de chômage partiel, s'ils ont permis de limiter la casse en 1993, n'ont plus joué leur rôle d'amortisseurs en 2009. Et, il cite l'Allemagne qui a mis des dispositifs similaires qui permettent aujourd'hui d'afficher le plus bas taux de chômage de son histoire. Plus généralement, «les politiques de l'emploi ratent leur cible et ne profitent pas à ceux qui en ont le plus besoin, à savoir les sans-diplômes très éloignés de l'emploi et la Cour appelle à un reciblage majeur des dispositifs».

    Dans cette optique, elle suggère de baisser l'indemnité des cadres qui sont les plus élevées au monde.

    Pour le gouvernement socialiste, c'est une épine dans le pied, il va devoir faire des réformes impopulaires. Il est certain que si la croissance tarde, le chômage continuant à croître, et on ne voit pas pourquoi il ne le ferait pas, la consommation stagne, les grandes surfaces voient leurs allées clairsemées, les caisses de payement sont moins nombreuses, les Français limitent leurs achats au maximum.

    Le gouvernement sent la nécessité de réformer les retraites. Le Conseil d'orientation voit que l'effort à fournir devrait atteindre 21,3 milliards d'euros en 2017 pour atteindre potentiellement 25 milliards en 2020. Le premier ministre entend, «désigner un comité d'experts pour proposer une méthode aux partenaires sociaux», avec pour objectif d'en tirer les premières pistes de réforme. Il faut aborder tous les sujets pour donner des trajectoires, selon une source gouvernementale, pointant non seulement les retraites, les comptes publics, la sécurité sociale, mais aussi, la modernisation de l'action publique, les collectivités locales et l'évaluation des politiques publiques.

    Avec cela, l'Europe des 27 promeut l'austérité par la réduction des dépenses, donc rien ne va dans la croissance. Son objectif, on le voit est la réduction de la dette, alors que beaucoup réclament son ralentissement.

    Le sommet Européen des 27 qui eu lieu les 07 et 08 février finalisa un accord sur une baisse du budget de 3 %, ce qui est une première depuis la construction Européenne. Le Royaume-Uni qui préconisait la réduction des dépenses, sort le grand gagnant de cette confrontation avec Angela Merkel, François Hollande limitant les dégâts sur la PAC. David Cameron bénéficia lors d'une réunion à trois du soutien d'Angela Merkel, et il eut, malgré ses recommandations, peu de poids dans cette Europe à droite. Toutefois, un accord fut adopté. Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, écrivit sur son compte twitter.

    «Il y a un accord ! Le Conseil européen s'est mis d'accord sur un cadre financier pluriannuel pour le reste de la décennie. Cela valait la peine d'attendre».

    Le montant des crédits d'engagement, qui correspondent au plafond autorisé, est de 960 milliards d'euros, et celui des crédits de paiement, soit les dépenses effectives pour les sept prochaines années, de 908 milliards d'euros, avec la possibilité d'une marge de manœuvre de 12 milliards. Herman Van Rompuy voulait initialement proposer des engagements à 960 milliards d'euro et les crédits de paiement à 913 milliards. L'essentiel des coupes devront être opérées dans l'enveloppe demandée pour les infrastructures. Elle devrait être divisée par deux et passer de 40 à «moins de 20 milliards d'euros pour les sept prochaines années». Pour François Hollande c'est le meilleur compromis possible compte tenu des circonstances,

    «c'est à dire un contexte d'austérité qui incite beaucoup de pays à faire des économies sur le budget Européen. Pour beaucoup de pays, il y avait le souci de faire prévaloir des intérêts nationaux. J'ai essayé de faire valoir l'intérêt général».

    Finalement cet accord risque d'être remis en cause, le parlement le refuse par ce que contraire à la croissance, il «ne renforcera pas la compétitivité de l'économie Européenne». «Ce n'est pas dans l'intérêt des citoyens Européens», ont estimé dans un communiqué commun Joseph Daul, PPE, conservateurs, Hannes Swoboda, socialistes, Guy Verhofstadt, libéraux, Rebecca Harms et Daniel Cohn-Bendit, écologistes.

  • 0,1 % d'augmentation des cotisations retraite, pour 110.000 salariés,

    et le patronat pousse avec l'opposition des cris d'oies égorgées !

    Madame Marisol Touraine ministre des Affaires sociales, document Wikipédia Italia.

    Support Wikipedia Cette fameuse retraite à 60 ans, objet de tous les mensonges pour diversions politiques, car elle ne s'applique que pour certains salariés, pas à tous les salariés comme bien souvent l'opposition actuelle n'avait cessé de le clamer, elle est enfin adoptée par le nouveau gouvernement. François Fillon n'avait-il pas déclaré «les syndicats vont être les premiers cocus de la gauche. Cela a souvent été le cas dans l'histoire. La gauche s'était engagée sur le retour de la retraite à 60 ans. Je vois que ce n'est déjà plus d'actualité puisque maintenant, ça n'est plus que pour ceux qui ont commencés à travailler à 18 ans». Laurent Wauquiez, «Hollande ne veut pas rétablir la retraite à 60 ans pour tous, mais les Français le croient, et nous allons faire en sorte qu'ils continuent à le croire. Ce sera un boulet au pied de la gauche, comme le loi Tepa l'a été pour nous». Ce n'est ce n'est donc pas ce qu'ils espéraient, François Hollande ait toujours resté sur une retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencés tôt, c'est donc de l'hypocrisie. Tel Jean-Michel Apathie journaliste d'opposition sur RTL et Canal +, qui oublie de dire, dans ses critiques, que la gauche n'était pas au fait même d'un chiffrage précis éloignée, des comptes publics pendant 10 années, elle ne pouvait faire une estimation précise de cette correction. Fallait-il pour autant ne pas corriger cette injustice d'une retraite pour ceux qui ont travaillé tôt et qui ont cotisés le nombre d'annuités fixées par le précédent gouvernement ? Il est heureux que cette injustice soit réparée. Elle ne toucherait que 110.000 salariés au lieu des 150.000 qui avaient été annoncés par des chiffrages au cours de la campagne. Ce qui compte finalement c'est que ceux qui ont commencés à travailler à 18, 19 ans et qui remplissent les conditions d'application puissent prendre leur retraite au taux plein.

    C'est une avancée sociale considérable par rapport aux personnes de mon âge. J'ai commencé à travailler à 16 ans, et à 60,5 ans j'avais 44,5 années de vie salariée, dont seulement 37,5 années furent prises par la Caisse Nationale des Vieux Travailleurs Salariés, CNAVTS. C'est grâce à François Mitterrand que j'ai pu partir à 60,5 ans.

    Madame Marisol Touraine ministre des Affaires sociales ne cache pas, que de ce fait, pendant la campagne, c'est au «doigt mouillé», que les annonces furent faites. En effet, le chiffrage définitif a été beaucoup complexe que prévu par le gouvernement. Marisol Touraine déclarant, nous n'avions pas accès aux services de l’État. Mais tout a été fait pour que la promesse de François Hollande soit tenue le plus vite possible.

    Voila un langage de vérité que nous aurions aimé entendre du précédent gouvernement.

    Cette réforme avait suscité l'annonce de coûts aussi faux les uns que les autres, allant jusqu'à 5 milliards, voire plus, au terme des cinq années de mandature Élyséenne. En fait, le coût ne serait que de 3 milliards, en conséquence, la hausse des cotisations retraites serait moins élevée qu'annoncé. Elle porterait sur une augmentation de 0.1 % sur la cotisation salariée et patronale, soit une hausse quasi indolore de 1,40 euro par mois pour le SMIC de 1398,37 € brut mois pour 35 heures en 2012 et pour 2013 ce ne serait plus 0,1 % mais 0,25 %, et non 0,5 % comme prévus initialement puisqu'elle devait doubler chaque année pour être à 1 % en totalité, salarié + employeur. De ce fait, le salarié payé au même SMIC, verra sa cotisation à 3,49 euros en 2017, au lieu de 7 €. Initialement, le gouvernement comptait, à terme, une hausse globale de 1 point, 0,5 salarié et employeur, de la cotisation vieillesse. Marisol Touraine estima que la hausse pourrait être réduite de moitié, 0,25 pour les salariés et 0,25 pour le patronat. Il faut donc se méfier des fausses annonces qui calculent sur 0,5 % par part en 2017. De plus, il apparaît clairement que le dispositif des carrières longues des salariés ayant travaillé à 17 ans, voire avant, coûterait moins cher que prévu. Dès lors il y avait des marges de manœuvre qui m'ont permit d'ajuster le dispositif déclara-t-elle.

    Faut-il crier au feu ? Il n'y a pas d'argent dans les caisses, la gauche ruinerait le pays, faisant porter le poids de cette charge, même, sur les retraités ! Pour 1,40 € par mois et 3,49 en 2017, honteux. De plus, si une telle cette charge ruine le pays, c'est donc que la droite et le patronat ont mis le pays dans une situation catastrophique, et dans ce cas ce sont eux qui en portent la responsabilité.

    Le dispositif donne le droit à la retraite à 60 ans à partir du 1er novembre 2012. Pour les personnes qui ont suffisamment cotisé, 41 annuités pour la génération née en 1952, un trimestre de plus pour les générations 1953 et 1954, etc..... Ils devront avoir cotisé cinq trimestres à la fin de l'année civile de leurs 20 ans. Les départs anticipés sont possibles comme depuis 2003, dans le cadre du dispositif des «carrières longues». La réglementation actuelle exige 8 trimestres de cotisations supplémentaires, par exemple 43 annuités au lieu de 41 pour la génération 1952. Le décret fera sauter cette exigence, et il élargit le dispositif à deux classes d'âge supplémentaires pour ceux qui ont commencé à 18 ou 19 ans.

    Sous l'impulsion des organisations syndicales reçues le mardi 29 mai, le dispositif fut élargit aux femmes et aux chômeurs malgré les cris du patronat. Le décret permettra de compter jusqu'à deux trimestres supplémentaires de congé maternité, ce qui concernera en particulier les mères de trois enfants ou plus. En outre il s'étendra de deux trimestres de chômage pour les chômeurs, ce qui n'était pas le cas jusque-là.

    Mais, le patronat n'a pas tord lorsqu'il s'élève par le fait que les effets financiers à moyen et long termes sur la viabilité du système n'ont pas été rendus publics. Le gouvernement n'a en effet pas rendu public, ni transmis aux partenaires sociaux, les chiffrages de toutes les possibilités envisagées. Marisol Touraine a même refusé de se rendre devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale pour être interrogée. Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée, a estimé qu'il s'agissait «d'un déni de démocratie parlementaire» de la part du gouvernement.

    Pour Marisol Touraine il s'agissait d'un engagement électoral très clair de François Hollande. Les Français ont tranché. «Laurence Parisot voulait négocier quelque chose qui n'était pas négociable» défend-t-elle en retour. Cela permit à la CFDT de lui répondre, «nous n'avons pas entendu Laurence Parisot se plaindre quand le gouvernement précédent durcissait les conditions de départ sans aucune concertation» a clamé François Chérèque. François Hollande n'aurait fait que trancher mardi 05 juin en déjeunant avec le premier ministre. C'est donc dans la rapidité que la décision fut prise.

    Il est clair que le gouvernement désirait aller vite pour les élections législatives en donnant un signe fort à la gauche qui attendait cette décision. Le texte ne devrait être officiellement publié que début juillet, après consultation légale des caisses. En d'autres termes, c'est le respect de la promesse de campagne de François Hollande qui devait être satisfaite puisque élu par les Français.

  • Sarkozy a-t-il gagné

    sur la réforme des retraites ?

    Rien n'est moins sûr, même si la mobilisation à baissé. La lassitude, les pertes de salaires, les vacances de la Toussaint autant de facteurs démobilisant. La contestation continuera sous une autre forme plus larvée, mais non moins significative, voila ce que les grévistes et les manifestants pensent.

    Tout le monde sait bien qu'un vote démocratique avec une majorité aux deux chambres n'est pas une victoire, mais seulement le fait que cette majorité de députés élus il y a plus de deux années, ne pouvait ne pas la voter. Mais est-ce suffisant pour qu'elle soit acceptée par les salariés alors que les Français sont contre à plus de 62%. Permettez-moi d'en douter. Tout le monde sait bien que cette réforme est conditionnée par l'état de nos finances, et que l'argumentation de la durée de vie de notre population n'est que l'argument massue que beaucoup gobent et qui cache la réalité de nos difficultés financières. La majorité UMP et les membres du gouvernement martèlent sans cesse le même argument c'est pour sauver le régime par répartition, ce n'est que la conséquence de la politique menée. La raison est son financement, que nous devons compléter, chaque jour, par l'emprunt pour la financer. Si nous ne voulons pas être soumis à des taux d'intérêt élevés nos devons montrer aux banques que nous faisons tout pour réduire nos dépenses.



    Cette réforme répond à cette exigence, par ce que nous n'avons plus assez d'argent, ayant favorisé par cette politique dogmatique de réduction des impôts et autres avantages à la classe aisée de Français, sans que la redistribution espérée se soit exprimée. Notre dette plombe nos possibilités puisqu'il nous faut chaque mois en rembourser une partie. Je rappelle que Sarkozy avait clamé que l'augmentation de la dette ne constituait pas un problème. Nous avons donc deux contraintes, la perte de rentrées fiscales et le remboursement de la dette. L'activité industrielle ne reprend pas et le chômage augmente, ce qui aggrave encore plus nos difficultés. Nicolas Sarkozy qui espérait en cette redistribution avait annoncé dans son programme électoral que les retraites étaient financées et qu'il n'envisageait pas d'y toucher. Il a montré de ce fait une méconnaissance des réalités de notre société, son incompétence. Les bénéficiaires de ses largesses ont nourrit les paradis fiscaux. La crise internationale de la finance a plombé le reste de nos finances et comme la consommation est au plus bas l'argent manque puisque nous n'avons pas reçu en retour le fruit des largesses gouvernementales.

    L'argument est de clamer que c'est la faute de la crise, c'est exact dans le cadre de la politique actuelle, mais dans une politique responsable associant tous les Français non. Or, que fait cette réforme, elle fait reposer sur la classe sociale salariée 80 % du coût de cette réforme, il est bien évident qu'ils ne peuvent l'accepter même si elle est votée par les deux chambres. Certes nous vivons plus vieux, il faut en tenir compte, mais pas tout de suite, et pas comme cela a été fait, c'est ce qu'ils expriment. Ils voulaient négocier ce que le gouvernement jugeait non négociable, c'est donc une grande rancœur qui s'installe durablement dans le monde salarié, qui plombe toutes relations sociales. Cette réforme cristallise tous les mécontentements à la fois contre le système et contre Sarkozy. Il est fort à parier que cette rancœur n'est pas près de s'éteindre, et ce ne sont pas les petits replâtrages pour faire glisser la pilule qui apaiseront le monde salarié. Des revendications salariales vont s'exprimer dans les entreprises ce qui placera le combat sous une autre forme. Alors, Sarkozy a gagné je n'en suis pas sûr et la réalité apparaîtra en 2012. Être ferme et droit dans ses bottes est satisfaisant pour 25 ou 28 % de l'électorat, mais il a perdu la bataille de l'opinion. Cette réforme est jugée injuste comme le reste de sa politique, il avait l'occasion de la corriger en recevant les syndicats pour reprendre le dialogue, il ne l'a pas fait, c'est une lourde erreur.

    Pour Jean-Claude Mailly les salariés n'acceptent pas ce projet de loi de devoir travailler plus longtemps, ce sont eux qui paient plein pot la crise financière, ça leur reste en travers de la gorge, la suite sur la vidéo de l'interview à France info.



    Alors le gouvernement pour atténuer cette rancœur propose des négociations patronales sur l'emploi des jeunes et des séniors, comme si c'était la première fois que les syndicats les réclamaient. Il n'a jamais su donner une réponse à ce grave problème, et le patronat non plus. Nous avons depuis longtemps le taux d'emploi des séniors le plus faible de la communauté et pour les jeunes le taux de chômage le plus élevé. Alors, d'un coup des améliorations seraient possibles, qui peut le croire ?

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