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  • Le paradoxe socialiste,

    un programme pour des candidats,

     

    Support Wikipedia La première question est : quel est l'apport que les candidats aux primaires peuvent prétendre faire valoir dès lors que la ligne politique générale est fixée ? Qu'est-ce qui peut les différencier ? Ne sont-ils pas verrouillés ? Comment les juger, par leur aspect, leur valeur morale, leur langage et leur culture ? Certes ces paramètres ont de l'importance pour un président de la république, il nous représente. Mais, le programme, n'est-ce pas l'engagement qu'il prend envers les Français de le faire appliquer s'il est élu. S'il est fixé à l'avance par la direction de son parti et présenté aux Français, n'est-ce pas contraire à l'idée de la cinquième république ou un homme se présente devant les Français pour leur demander leur confiance ? Jusqu'à maintenant c'est à peu près ce qui s'est passé, le candidat président présentait son programme avec l'accord de son parti, mais un accord concocté avec les instances de son parti non dévoilé à la presse. Ce ne fut pas le cas de François Mitterrand, mais le programme commun de la gauche des 110 propositions était construit par lui. Mais ce fut le cas pour les autres présidents qui ne présentèrent que les grandes orientations d'un programme, s'engager trop n'est pas une marque de prudence.

    Comment peut-on ensuite développer des critiques envers ce qu'il appliquerait si ce n'est pas lui qui en soit l'essence, même s'il s'y réfère ? N'est-ce pas une dérive d'accaparer pour un parti politique le fondement de notre constitution ? Nous ne sommes plus dans ce cas d'un homme que l'on élit, mais dans celui du programme d'un parti soutenu par son représentant, mais soutenu seulement ! Le président de la république n'est-il pas au dessus des partis, n'est-ce pas ce que l'on a retenu de l'esprit de notre constitution ?

    C'est vrai que cet engagement du général de Gaulle à subi et subi encore des atteintes. Le président Nicolas Sarkozy est le chef de son parti et celui-ci occupe tous les rouages de nos institutions, c'est une hégémonie UMP, que de Gaulle n'aurait surement pas acceptée. Critiquée par l'opposition qui, maintenant, se présente sous une autre forme mais dans la même lignée ou c'est le parti qui prédomine. D'aucuns diront que c'est plus clair, certes les bases sont présentées et cela créé un trouble politique, mais que devient le président issu du PS s'il modifie le programme au cours de son mandat ? Il se trouve de ce fait en contradiction pour ne pas appliquer correctement le programme du parti dont il s'était engagé à faire, mais aussi avec les Français. Quelle est donc sa responsabilité ? Position intenable politiquement. S'il vient à modifier le programme pour raisons de politique intérieure, budgétaires ou sociales, sur cinq années il peut se passer énormément de choses qui peuvent conduire à revoir l'orientation politique initiale. Dans ce cas qui prend la responsabilité du changement d'orientation politique, le parti, le président, les deux ? On voit bien l'imbroglio de cette logistique, elle ne respecte pas l'esprit de la constitution d'un président au dessus des partis, et ouvre la porte à de nombreuses critiques.

    On évoque qu'il sera amendé par la candidate ou le candidat, et pour les socialistes il serait une base de réflexion et de débats. De nombreux commentateurs disent de lui que c'est un vrai projet de gauche, il se place dans une gauche sociale que l'on pourrait classer dans une politique démocrate socialiste.

    C'est un programme pour les jeunes, annonçant la création de 300.000 emplois financés par le maintien de l'ISF ou la suppression de l'exonération des heures supplémentaires défiscalisées, qui coutent très cher au pays, autant que cela serve à créer et financer des emplois. C'est sous l'égide de François Hollande qui l'an dernier avait mis cette priorité dans son projet que ce programme a été élaboré. C'est donc l'opposé de ce qui est actuellement appliqué.

    C'est un autre projet de société qui sera soumis aux Français. Le plafonnement des hautes rémunérations dans un rapport de 1 à 20 pour les patrons des entreprises de l'État est un gadget s'il ne s'applique qu'à ces entreprises. Le PS donne un an aux entreprises pour réduire à compter de 2012 «l'abime social» sur un accord par une politique de revalorisation du travail. Une politique des stages qui se sont développés de façon anarchiques conduisant à des abus de la part des entreprises, deviendront de vrais contrats de travail. C'est aussi un renforcement de l'État par la création d'une banque d'investissement avec des ressources qui existent déjà. Par ailleurs l'État reprend son rôle dans des domaines comme la sécurité ou il prévoit le recrutement de 10.000 emplois de policiers en cinq ans ainsi que des magistrats ou des greffiers en réponse au malaise de la justice.

    L'autre grande réforme est fiscale jugée prioritaire est l'intégration de la CSG dans l'impôt sur le revenu, et la différenciation des taux de l'impôt sur les sociétés, ou de l'entrée des salariés dans les conseils d'administration des entreprises. En 2012, le parti pris est clair, privilégier une démarche plutôt que miser sur des mesures chocs. Pour trouver une entente avec les Écologistes les Verts, il est prévu une sortie de nucléaire et du tout pétrole dans 30 ou 40 ans en privilégiant les énergies renouvelables, c'est l'effet Fukushima, cela ne mange pas de pain, dans ce délai tout peut arriver.

    En pleine crise budgétaire, le PS soigne d'abord sa crédibilité. Il se démarque du pacte de stabilité et prône l'emprunt Européen pour financer les infrastructures d'avenir et la recherche. Mais il entend mettre fin à l'emballement de la dette qui atteint 87 % du PIB fin 2010, fournit un tableau de financement pour chaque dépense nouvelle et se fixe pour objectif de ne pas dépasser 5 milliards d'euros de dépenses nouvelles par an sur la période 2012-2017. La réduction du déficit est une priorité, elle sera poursuivie pour arriver en 2017 à un retour l'équilibre. «Les Français le savent, des efforts seront demandés pour rétablir la situation». L'échéance de 2013 pour ramener le déficit à 3 % de PIB est jugée intenable, au risque de mécontenter Bruxelles, «il faudra y parvenir ensuite le plus tôt possible», indique Michel Sapin, en charge du cadrage.        Il veut arriver à réduire à compter de 2014 les intérêts versés pour le compte de la dette qui augmentent actuellement de cinq milliards par années. Coté recettes, il entend profiter de celles de la croissance qu'il estime en moyenne à 2,5 % sur la période 2013-2017, et il entend dégager 40 à 50 milliards d'euros en agissant sur les niches fiscales.

    C'est un programme qui a été élaboré avec tous ses grands leaders, candidats déclarés de Ségolène Royal, à François Hollande, ou putatifs avec les représentants de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Vincent Peillon ont été conviés chaque semaine depuis deux mois à un «conseil politique» pour défendre leurs priorités. François Hollande émet déjà des réserves sur le financement de ce programme notamment sur l'allocation d'autonomie des jeunes promise le samedi 31 mars par Mme Aubry aux jeunes socialistes. «L'état des finances publiques ne nous permet pas de financer une telle mesure, à moins de renoncer à la réduction de la dette», c'est exclamé François Hollande. C'est malgré tout un projet ou chaque grand leader y voit un peu de lui, les Strauss-Kahniens seraient satisfaits quand à Ségolène Royal, elle y voit l'essentiel de ses propositions de 2007. Ce projet devrait être présenté le mardi 5 avril à la presse.

    C'est vrai, qu'une certaine place a été réservée aux candidats pour apporter un plus fonction de leurs inspirations, mais cela ne devrait pas modifier notablement les grandes lignes de ce projet. Bien sûr ce projet est déjà attaqué par l'UMP, qui le démolit, mais aussi par le front de gauche. Le grand reproche est comme toujours sur le financement à croire qu'il n'y a que la droite pour faire bien alors qu'elle a mis le pays au bord du gouffre avec une ardoise de quelques 2000 milliards de dettes cumulées, elle n'est pas la mieux placée pour critiquer. D'aucuns critiquent la croissance estimée à 2,5 % par an, ce qui serait trop élevé sauf quand la droite ne cesse de se tromper en annonçant des chiffres toujours majorés qui ne sont jamais tenus.

    Les 25 milliards d'euros de dépenses pour les mesures nouvelles, au premier rang desquelles les 300.000 emplois jeunes, devront être compris dans cette enveloppe de 1,7 %. Cela signifie que pour certains ministères, les budgets seront gelés. Le PS, s'il veut stopper le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partants à la retraite, n'entend pas rouvrir les vannes. Il vise peu ou prou une stabilisation des effectifs de l'État.

    Le député Michel Sapin ancien ministre des finances de 1992 à 1993 a été chargé du chiffrage et du cadrage. «Nous nous sommes d'abord interrogés sur le possible et non sur le souhaitable. Il était hors de question de faire la liste des courses avant de regarder ce que nous avions dans le porte-monnaie».

    Quelle autre alternative nous est offerte, conserver la droite actuelle qui poursuivra le démantèlement de nos institutions, si elle repasse, elle y trouvera une approbation à la politique qu'elle a menée. Si les socialistes passent ce sera un changement à 180 °qui apportera dans les cinq ans de mandature un plus socialement qui peut être bénéfique pour le pays libéré de ce régime policier et devrait conduire à une meilleure entente entre les Français. Ils en ont bien besoin beaucoup étant dans la misère. Mais tout attendre des socialistes serait se leurrer leur marge de manœuvre est faible, beaucoup seront déçus, mais promettre plus est impossible eu égard au bilan des années Sarkozy.

  • La politique conventionnelle internationale du PS,

    un document qui n'engage pas le PS ?

     

    Comment peut-on réagir lorsqu'un parti important publie un document sur la politique étrangère qui, au stade ou il l'écrit, ne l'engagerait pas, mais qu'il pourrait mettre en œuvre, si bien entendu il était en charge de gouverner, c'est ce qui est écrit en première page et que l'on comprend dans l'analyse du texte de cet avant projet du parti socialiste ?

    La première réaction est de se dire, comment peut-on écrire quelque chose d'important, mais attention, ce que nous écrivons ne nous engage pas, alors pourquoi l'avoir écrit ? Pour montrer probablement qu'on y pense, pour montrer que l'on a des choses à proposer, mais qu'en politique internationale, le contexte est aléatoire étant lié aux politiques des autres, et que, dans ce domaine il faut être très prudent sachant que l'on ne peut rien faire, sans accord, d'autant que nous sommes liés à l'Union Européenne et au contexte international. De plus, on sait très bien depuis la cinquième république que la politique étrangère est le domaine réservé du président, il convient donc d'être prudent, avant de s'engager sur une politique, mais exprimer des orientations reste possible ce qui, dans ce domaine, est déjà hasardeux. C'est aussi pour cela que le PS n'a pas proposé depuis 30 ans un texte sur la politique étrangère de la France, il n'est pas le seul d'ailleurs. Il faut reconnaître que le président est surtout élu sur l'aspect politique intérieur, et qu'il fait, ce qu'il veut, en politique étrangère. Sur l'Europe le PS n'a jamais été uni, et comme pour les autres partis, les ténors se sont affrontés. Le non au référendum constitutionnel Européen de 2005 soutenu par Laurent Fabius, Mélenchon, Emmanuelli l'aile gauche en somme l'a finalement emporté avec beaucoup d'autres sur les oui de la droite conventionnelle et des démocrates, Jospin, Aubry, Rocard, DSK....

    Le texte que l'on peut consulter ici, a été élaboré par les spécialistes anciens ministres que sont Hubert Védrine, Catherine Trautemann, Alain Richard, Elisabeth Guigou, Henri Webert, Pouria Amirshahi, et Laurent Baumel. Les 20 pages du texte ont été rédigées par Laurent Fabius et Jean-Christophe Cambadélis, amendé et voté à près de 90 % par quelques 60.000 militants du parti. Il ne s'agit pas d'un texte pour faire plaisir mais d'un texte pour gouverner déclare Laurent Fabius. Ce qui paraît curieux que, dans ce texte, c'est finalement une relance de l'Europe, tant combattue, par une maîtrise de la mondialisation en rénovant le multilatéralisme et en agissant sur la paix. De grands mots qui ne veulent pas dire grand chose et dont le résultat des négociations dépend de la bonne volonté des partenaires. Or, le mot mondialisation fait peur parce qu'il est porteur de dérèglements, délocalisations et autres, et d'une perte d'indépendance, mais plus que cela, c'est l'inconnu qui prédomine quand on connait ce que les banques mondiales sont capables de faire. Prétendre maîtriser cette mondialisation est un challenge difficile, mais pourquoi pas ?

    Le projet comprend trois grands thèmes, le déséquilibre de la mondialisation, les échecs de la politique extérieure de Sarkozy, et le message de la France dans l'Europe et le monde au XXIème siècle.

    Les prétentions socialistes internationales sont immenses puisqu'ils veulent les placer au cœur du projet socialiste. Critiquant la politique Sarkozyenne d'intégration de la France dans l'OTAN comme si cela constituait un succès. Comme le décalage croissant avec l'Allemagne, sans définir lequel, constituait également un succès. Tout comme si l'ampleur des gesticulations de notre président pouvait être génératrice de résultats ? La politique Sarkozyenne est notablement lapidée, sur la crise, sous toutes ses faces favorisant les dogmes libéraux laissant faire, le laissé faire, plutôt que la régulation, favorisant le tout marchant à l'intervention publique, l'acceptation des inégalités aux injustices sources de violence, favorisant l'internationalisme aux égoïsmes nationaux.

    Les socialistes reconnaissent l'émergence d'un monde nouveau porté par la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud au détriment des puissances occidentales montrant par là une évolution mondialiste chaotique ne parvenant pas depuis la guerre froide à trouver ses équilibres. La mondialisation qui a favorisé le décollage des pays émergents par les échanges internationaux s'est accompagnée de graves inégalités apparaissant comme une source de dérèglement. Économiquement cette mondialisation n'aurait pas profité aux pays pauvres ce qui est une évidence, et ce n'est pas d'aujourd'hui. Politiquement la montée des tensions vers une violence diffuse dans les rapports internationaux ont conduit à aggraver les menaces entre le monde arabo-musulman et l'Occident sur fond du traumatisme des «attentats du 11 septembre 2001». C'est donc un climat international que dénonce le PS pour lequel Sarkozy n'aurait pas su apporter des réponses appropriées. Dénonçant sa politique étrangère faite de coups médiatiques et de postures changeantes, il n'aurait fait que de dégrader l'image de la France.

    L'action du chef de l'Etat est également critiquée dans son élément moteur au sein de l'UE par le fait qu'elle ait été incapable d'agir dans la régulation de la mondialisation par ses déclarations plutôt que ses résultats. Cela est à nuancer, ses «6 mois de présidence de l'Europe» ont été un exemple du dynamisme de Sarkozy, il faut reconnaître ce qui est vrai. Son action dans le conflit russo-géorgien sur l’Abkhazie et l’Ossétie du sud ou il a développé un dynamisme allant de Moscou à Tbilissi pour négocier avec le président Russe Dmitri Medvedev, en présence du premier ministre Vladimir Poutine, est à donner en exemple. S'il est en Europe une personnalité montrant un dynamisme volontaire c'est bien Sarkozy au point qu'il dérange plutôt qu'il n'arrange.

    Avant d'aborder la position du parti socialiste sur l'Europe, sa politique migratoire serait à l'opposé des déclarations présidentielles et gouvernementales récentes, qui se caractérisent par leur démagogie, «nous disons que la France est riche du renouvellement permanent de sa population que lui ont valu les immigrations successives auxquelles elle doit une part de sa force. La politique actuelle, fondée sur une hostilité systématique à l’égard des immigrés, nuit aux pays en développement, elle nie la contribution des transferts financiers des migrants à la croissance de leur pays d’origine, elle retarde les transferts de savoir-faire nécessaires à la croissance économique et sociale de ces pays. Mais, en altérant notre image et notre influence auprès de nos partenaires francophones, elle ne sert pas non plus nos intérêts». Les socialistes réaffirment le droit d'asile qui doit être sanctuarisé à l'échelle internationale et singulièrement en Europe.

    Les socialistes veulent une Europe relancée vers la croissance l'emploi et le progrès social.

    Pour eux, ce n'est pas l'Europe que la crise disqualifie, c'est une Europe prisonnière d'une idéologie de droite. C'est vite oublier que cette crise est celle des banques, et l'Europe quelque soit sa gouvernance ne peut rien faire sans une régulation de système bancaire. Et là, sans un gouvernement supranational Européen doté d'une banque forte, est sans arme pour imposer une régulation des échanges internationaux.

    Le parti socialiste définit trois crises, confiance, solidarité, représentativité. Ces trois crises correspondent au fait que l'Europe telle qu'elle est, n'est pas celle que les populations espéraient, et cela est la conséquence que l'Europe de l'échange s'est construite alors que celle de la solidarité et de la représentativité se heurte au nationalisme des États membres, ce qui serait illusoire de penser qu'il puisse s'estomper, bien au contraire, plus l'Europe va mal, plus il est puissant.

    Ce texte d'avant projet propose des mécanismes de gouvernance économique. Pour la solidarité la création d'un fond monétaire Européen financé par une capacité d'emprunt Européen qui serait sous une gouvernance économique. Pour le PS, le pacte de stabilité doit être dépassé par des mécanismes de concertation en amont de nos budgets nationaux, ce qui revient à dire que nous ne serions contrains de tenir compte des orientations budgétaires de l'UE dans l'élaboration de notre plan. Quand à la régulation financière le parti socialiste propose un renforcement des règles de prudence, d'encadrer les produits dérivés, d'améliorer la transparence et de créer une agence Européenne de notation.

    Dans sa conclusion, le parti socialiste veut mieux défendre nos idées, nos valeurs et nos intérêts. Le ministre des affaires étrangères se trouvera renforcé pour rétablir son rôle pivot dans la définition et la mise en œuvre de la politique étrangère, les ambassades auraient plus de moyens pour cette politique. Quand au parlement, il verrait restituer son rôle d'évaluation et de contrôle politique de la stratégie internationale de la France, qu’il s’agisse de notre politique étrangère ou de notre action de défense.

  • Pour ses partisans ce sera elle,

     

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    tous les courants ont leur leader mais est-ce suffisant ?

     

    C'est sur l'ombre de DSK plébiscité par les médias que s'est ouvert l'université d'été du PS à la Rochelle à croire qu'elle servait encore pour définir sa politique nationale, avec 59 % de partisans d'après les derniers sondages, TNS-Soffrès-Logica, DSK mettrait KO Sarkozy, Martine Aubry le bâterait avec 53 % tandis que François Hollande qui revient ferait jeu égal avec lui et Ségolène Royal serait battue ne faisant que 49 % au second tour contre 46,94 % lors de la présidentielle de 2007. Pourquoi donc aller voter le PS gagnera les élections présidentielles deux de ses leaders le batte, ces sondages sont mirifiques, les socialistes n'ont jamais eu autant de chances de l'emporter alors que la bataille des idées, si elle est engagée n'est pas terminée, 57 % des Français pensent que le PS ne ferait pas mieux que Sarkozy. Il n'y a plus qu'à s'aligner sur la politique de DSK, le problème est qu'elle n'est pas encore définie, le sera-t-elle ? Il reste donc Martine, Ségolène la mal aimée n'est pas en force quand à François il faut attendre. Alors croire en Ségolène serait utopique la pente est raide et nombreux sont ceux qui tapent sur elle, mais est-elle hors course pas si sûr ?

    DSK traine une casserole et Eva Joly la future porte drapeau d'Europe Ecologie ne mâche pas ses mots quand elle déclare qu'elle l'a mis en examen, de suite une sensation de froid vous envahit dans votre élan d'autant qu'il est principalement plébiscité par les centres droit et gauche par les déçus du Sarkozysme et par ses partisans au PS, mais par la gauche non ! En fait, tout cela apparait être un piège pour DSK et le PS, le centre se ralliera de toutes façons à Sarkozy voir à Villepin, c'est la même famille, et la gauche ne se ralliera pas sur lui. De plus ce sondage ne tient pas compte de l'éventualité Villepin, tout est donc faux. Martine Aubry présente une vraie possibilité, mais mon impression est quelle n'a pas la potentialité de Ségolène Royal, qui n'a pas été aidée par son parti dans sa réélection à la tête du Poitou-Charentes ou elle a construit des alliances envers et contre tous il faut lui reconnaître cette performance. Sur le problème de la sécurité Martine Aubry comme le PS ne propose rien de particulier à l'encontre de Ségolène Royal qui, revenue sur l'encadrement militaire des jeunes délinquants, a fait une nuée de sifflets lors de son allocution d'entrée sur ce point.

    D'ailleurs, n'a-t-elle a demandé au ministre de la défense Hervé Morin de tester expérimentalement l'encadrement militaire dans sa région pour les jeunes délinquants ? Interrogé sur le sujet dans «le Fou du roi», sur France inter, le ministre de la Défense s’est contenté de répondre: «C’est pas le boulot des militaires». «Ce n’est pas le rôle des militaires actifs de se substituer à l’administration pénitentiaire», développe-t-on dans l’entourage du ministre. Décidément Ségolène aura bien des difficultés pour faire admettre cette juste réponse à la délinquance des jeunes.

    Quels sont les atouts de Martine par rapport à Ségolène, il n'y en a pas. Si elle est à la tête du PS, c'est par le tout sauf Ségolène qui l'a écartée, alors qu'elle l'avait emporté au congrès de Reims en 2008. Écartée de la direction et mise au placard, Martine avait tout pour s'imposer, ceux qui l'ont mise ne pouvaient que la soutenir face à un Sarkozy accumulant erreurs sur erreurs par sa politique dogmatique et injuste socialement et de plus ayant échoué sur son fond de commerce l'insécurité qu'il attise par ses déclarations la rendant plus criminelle encore. Le succès aux élections régionales est plutôt dû à la politique de Sarkozy et à celle de la gestion des présidents socialistes qu'à celle de Martine. Sur les violences urbaines à Grenoble ses propos sont «l'été de la honte pour la France», «la France a été salie», «c'est indigne», «quand on a un tel échec sur la sécurité on cherche une autre politique, pas des boucs émissaires», on peut le penser mais cela n'apporte rien quant à la manière de combattre l'insécurité. Avec Martine on retombe dans le laxisme du gouvernement Jospin. Les socialistes manquent d'honnêteté sur la sécurité.

    Martine à certes une grande valeur en compétence sociale, elle est issue d'une famille sociale démocrate, mais cela ne suffit pas pour guider un pays, il faut de l'envergure et de l'aplomb qu'elle n'a pas autant que Ségolène. Ce qui fait peur à la droite c'est Ségolène, pas Martine, par ses propos inhabituels et qui n'hésite pas devant l'obstacle a présenter des solutions bousculant à la fois son camp et la droite.

    Dans le livre de David Revault d'Allonnes journaliste à Libération paru jeudi 26/08/10, Martine annonce qu'elle se prononcera sur sa candidature aux primaires en 2012, elle ne sera plus première secrétaire, cela pose donc un sérieux problème au PS ! Qui sera à sa place ? Les luttes intestines ne peuvent que reprendre ce qui ne peut être que néfaste pour son candidat. Si l'on se rappelle le sacrifice de François Hollande qui a préféré rester premier secrétaire en 2002 permettant ainsi la candidature de Jospin pour que le PS ne se divise. Ce scénario peut très bien se renouveler laissant la voie libre aux autres prétendants ce qui serait encore la meilleure solution.

    Ségolène affirme ne rien avoir décidé, sur sa candidature aux primaires mais dans «meurtres entre camarades» le livre de David Revault d'Allonnes

    «Je ne sais pas si je serai candidate. Ce qui ne veut pas dire que je ne serai pas candidate», précise-t-elle.

    Dans cet entretien réalisé à Paris le 15 juin, la présidente de Poitou-Charentes affirme: «Je soutiendrai un dispositif gagnant même si je ne suis pas forcément en première ligne». Elle entend «s’inscrire dans une intelligence collective», elle pose ses conditions,

    «si je pense que le projet est ingagnable, notamment avec les questions de sécurité sur lesquelles le PS a toujours été un peu mal à l’aise, ou s’il est totalement déconnecté de la réalité, je prendrai sans doute mes responsabilités». «S’il y a refus de discuter, si on m’explique qu’on n’a rien à se dire et que le meilleur gagne, là, je serai candidate aux primaires. Si la règle du jeu est pipée, si ça se transforme en système verrouillé, à ce moment-là, je prendrai les militants à témoin, avertit encore Royal. Et de croire en ses chances, «je pense que je gagne les primaires face à tous les autres candidats. Qui sait faire une campagne comme je sais le faire ?». «Dans une campagne, je peux être la meilleure». «Je sais ce qu’ils m’ont fait. Tout ce qui m’a manqué à la présidentielle, les comportements négatifs, les trahisons, ceux qui auraient dû m’aider à faire le job et qui ne l’ont pas fait. J’ai pris les coups toute seule. Cela ne doit pas se reproduire «même si un autre que moi est candidat». «Malgré ce que j’ai subi, c’est moi qui fait l’effort du rassemblement», a-t-elle fait valoir, remarquant qu’elle pourrait «refuser de discuter avec eux», dire qu’elle est «candidate quoi qu’il arrive, leur faire boire le calice jusqu’à la lie, comme ils l’ont fait», mais serait-ce raisonnable ?

    Nous sommes à moins de deux années de la présidentielle tout peut donc changer d'autant qu'il y aura les primaires socialistes, les cantonales, l'ordre n'est pas précisé, et les sénatoriales qui confirmeront avant les présidentielles le visage politique de la France, une indication précieuse pour la présidentielle. Cela dépendra aussi du raz le bol des Français qui auront subit, pour beaucoup d'entre eux, sous Sarkozy les années les plus injustes et droitières de mémoire d'homme de leur histoire.

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