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primaire socialiste - Page 2

  • Le premier débat des socialistes à leur primaire,

    pour que les Français choisissent celui qui leur paraît le meilleur.

     

     

    Support Wikipedia Un grand moment de démocratie, un débat que l'on aimerait voir plus souvent, cordial, poli, et clair politiquement, pour les Échos c'est un exercice inédit et réussi, 4,9 millions de téléspectateurs ! Tous ont une valeur politique indéniable et il faut chercher celle ou celui qui émerge notablement bien que certains on su maitriser leur calme et présenter leurs objectifs, on pourrait presque dire match nul ! Beaucoup attendaient des empoignades ils furent donc déçus, alors que les leaders de l'UMP, ne pouvant pas critiquer d'affrontements, ironisent sur leur programme en oubliant le désastre qu'ils ont fait à la France. L'image du PS sort grandie les programmes sont très voisins seules les formulations les partagent. Les journalistes de la presse écrite, comme ceux de l'audio visuel ont une analyse fausse, tendancieuse, dans les grandes lignes les programmes sont semblables.

    Les seuls instants ou il y eu une confrontation, elle fut entre Aubry et Hollande. François Hollande propose 200.000 contrats de génération par an comme pacte productif, pour Martine Aubry ça ne marche pas, «je ne crois pas au contrat de génération». Je l'ai essayé, «ça ne marche pas». «Ça paraît bien, mais c'est un effet d'aubaine pour les entreprises, ça coûte extrêmement cher». François Hollande, «rien de ce que je propose n'est de nature à dégrader les fonds publics». L'autre sujet de discorde était sur le nucléaire bien que tous dans le fond sont d'accord pour réduire autant que faire se peu notre part d'électricité nucléaire. La catastrophe de Fukushima a modifié la position des socialistes. François Hollande prévoit sur les quinze premières années une réduction de 75 à 50 % à l'horizon 2025, tandis que Martine Aubry souhaite une sortie en «20 ou 30 ans» en accroissant les énergies renouvelables. «Si l'on considère que c'est dangereux on ne reste pas au milieu dit-elle !» et plan ! Ségolène Royal qui a consulté les spécialistes apparaît la plus prudente, plus crédible, en proposant 40 ans mais avec concertation des ingénieurs. Le problème des déchets est insurmontable en si peu d'années, certains ont une durée de vie en milliers d'années, voir la catégorie des déchets nucléaires. Manuel Valls rejoint la position d'Aubry, quand à Montebourg il est pour une diminution progressive. Jean-Michel Baylet, bien que je n'ai rien contre les radicaux de gauche bien au contraire, est en dessous des autres mais courageux, voir «primaire PS la cible des candidats marque,...». Il propose de reprendre la main et de fixer des objectifs de sortie du nucléaire.

    On aimerait que la majorité au lieu de critiquer comme elle le fait ces primaires socialistes en fasse autant au lieu de tout rejeter en bloc, à mettre à la poubelle selon François Baroin, ce propos n'est pas digne d'un homme intelligent. Avec un tel bilan on reste humble. Mais engluée dans un conservatisme d'un autre temps, sans avenir, la majorité outre qu'elle a magouillée, voir «Sarko m'a tuer», elle a augmenté la dette, diviser les Français, en d'autres termes, elle a mit la France au bord du gouffre.

    Sur le plateau de France 2 les candidats

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    Les candidats se présentent pendant une minute.

     

     

    Martine Aubry, «mes priorités sont les vôtres,  l'emploi, pouvoir d'achat, l'éducation et la sécurité. Il y a un chemin en France et en Europe pour sortir de la crise». Elle a rappelé «toutes ses responsabilités» et s'est dite «déterminée et prête»

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    Manuel Valls sur un ton qui se veut solennel, veut incarner «la gauche qui dit la vérité». «Nicolas Sarkozy a échoué mais les vieilles recettes ne sont plus d'actualité» et «ma priorité, c'est le désendettement de notre pays», a-t-il dit. «Je vous propose mon énergie, mon amour pour la France».

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    Arnaud Montebourg qui est le premier à dépasser la minute «les responsables de la crise sont connus, la finance mondiale et les gouvernements qui ont démissionné devant elle il n'y a pas de fatalité à cela. Je crois et je suis convaincu qu'on pourra surmonter le péril si nous reprenons le contrôle de l'économie. Il faut avoir le courage de prendre des mesures draconiennes, imaginer des solutions nouvelles et avec des personnalités nouvelles

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    Jean-Michel Baylet qui dépasse légèrement le temps d'une minute, «j'ai bien l'intention d'apporter ma sensibilité qui est celle d'un chef d'entreprise engagé à gauche, nous ne sommes pas très nombreux, et aussi d'un militant radical, nous sommes plus nombreux, qui a décidé de mettre ses idées au service du progrès et du rassemblement pour la victoire en 2012».

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    Ségolène Royal qui lit un texte et dépasse aussi son temps. Elle a évoqué son enfance dans une famille nombreuse, ses études en tant qu'élève boursière, sa réussite «sans piston» et souhaité que le parcours qu'elle a eu puisse à nouveau être offert à tous en voulant «reconstruire l'escalier social pour tous ceux qui font des efforts. Voilà le sens de mon engagement car, la République Française, c'est l'égalité des possibles».

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    François Hollande qui dépasse aussi la minute, «la seule question qui vaille réussir le changement en 2012». Trois conditions, «la crédibilité, la justice notamment fiscale sans laquelle il n'y a pas d'efforts consentis, une grande espérance sans laquelle une nation ne peut pas se redresser».

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    Après les présentations chacun à développé son programme, pendant 13 minutes, extraits.

    Arnaud Montebourg,

    une rupture est un mot excessif, plus une transformation approfondie. Le projet je l'ai approuvé comme d'autres par ce que c'est un bon projet pour essayer de changer la société. Pour le réaliser il faut affronter le système économique et financier. Nationaliser les banques, si je l'avais prévu j'aurais dit nationalisé, mais il est hors de question que les contribuables payent. Je préfère mettre les banques sous tutelle avant que celle-ci n'aient réussit à nous mettre sous tutelle ! L’État entrera d'autorité dans le conseil d'administration ainsi que les usagés du crédit. Nous allons séparer les banques. Les banques qui collecteront l'épargne des Français ne pourront pas faire des affaires, nous allons d'autorité arrêter la spéculation avec l'argent d'autrui, vous aurez droit messieurs les banquiers de spéculer avec votre argent mais pas avec l'argent des Français. Si nous ne procédons pas de cette manière, nous auront de sacrées déconvenues.

    Manuel Valls,

    ce que je demande aux Français c'est de nous faire confiance, oui, je le dis, l'effort qu'il faudra faire, à condition qu'il soit comprit, qu'il soit juste, la réforme fiscale qui doit être aussi importante que celle que la France a faite après la seconde guerre mondiale ! Sans redressement financier la France peut être dégradée. Être de gauche c'est dire la vérité mais c'est aujourd'hui redresser le pays. L'effort à faire c'est atteindre les 3 % de déficit autorisé par le traité Européen pour 2013. Comment faire,  en nous attaquant aux niches fiscales, au fur et à mesure que se mettra en place la réforme fiscale, c'est à 100 % pour la réduction des déficits publics......

    Jean-Michel Baylet,

    sur le programme du parti socialiste, je suis cohérent, les radicaux ont demandé l'organisation de primaires et cela n'a pas été le cas la dernière fois, il est normal que les radicaux y soient. Le projet socialiste ne prend pas en compte la situation catastrophique d'aujourd'hui, on ne peut pas faire des propositions qui amèneraient des dépenses supplémentaires par exemple, la création de 300.000 emplois publics, c'est trop couteux. On peut faire que les PME aient un allègement des charges sociales. Dans l'éducation nationale il faut fixer de ne pas remplacer des postes par ce que l'on arrive vraiment à la priorité des priorités, il faut recruter. Nous mettrons fin à la plupart des niches fiscales, elles sont quand même de 70 milliards simplement les niches Sarkozy, 100 milliards quand on globalise le tout, ensuite nous modifierons l'impôt pour le rendre plus juste et efficace....  

    Ségolène Royal, voir aussi Ségolène Royal sur tous les fronts.

    en premier lieu ce que je ferais c'est résoudre la crise. La quasi totalité des Français souffrent sauf 10 % d'entre eux qui se sont enrichis. Comment, en lançant l'activité économique dont les aides financières au PME par la réforme des banques afin qu'elles obéissent à leur métier au lieu de commander.  Qu'est-ce qu'un métier pour les banques c'est de financer l'économie réelle, pas de spéculer. La seconde décision qui serait prise est la création de banques publiques financières régionales pour qu'elles puissent aider les entreprises à innover et à distribuer des salaires...Sur les impôts, la réforme fiscale permettra un impôt plus simple, plus juste, plus équitable, mais avec une nouvelle tranche d'impôt pour les riches, faire rembourser le bouclier fiscal, lutter contre la fraude fiscale. La règle d'or sera une règle de bonne gestion qui prévoira la contribution du capital, la justice fiscale, et la garantie des ressources de la sécurité sociale......

    François Hollande,

    il faut être crédible et avoir une grande espérance, une grande cause, la jeunesse c'est l'enjeu. Sur l'embauche de 66.000 professeurs et enseignants, une mesure évaluée à 2,5 milliards sur cinq ans. Nous ferrons ce que les disponibilités de la croissance nous offrirons ! Il faudra pendre des mesures, et le premier acte sera la réforme fiscale qui servira à la fois à redresser les comptes publics mais aussi a améliorer l'offre productive, c'est indispensable si on veut redresser la compétitivité. Les contrats de génération, c'est permettre que l'employeur qui va garder un sénior et qui va embaucher un jeune de moins de 25 ans avec un contrat indéterminé, ne paie plus de cotisations sociales sur les deux emplois.....

    Martine Aubry,

    pour elle le projet du PS a encore plus de crédibilité, malheureusement puisque la crise est revenue et par ce qu'il faut changer complètement la façon dont fonctionne aujourd'hui notre économie, la finance devant l'économie. Est-il normal que les banques continuent à spéculer sur l'épargne des Français au lieu d'aider les PME, et les Français. Il faut séparer les banques de dépôt et les activités spéculatives. Il y a 25 milliards de dépenses prévues et cela nous pouvons les financer par 50 milliards de niches fiscales qui sont économiquement inefficaces et qui sont injustes socialement. Si, comme je le propose on met la moitié vers la réduction des déficits, et l'autre moitié à financer nos priorités....Si l'on pense qu'il faut réduire les dépenses publiques sans relancer la croissance, pour que ça aille mieux on se trompe.....

    Quel est celle ou celui qui, par son programme et ses qualités, s'est distingué au cours de ce débat. Tous ont été bons, et Arnaud Montebourg y associe l'élégance verbale, par contre son programme très à gauche et trop révolutionnaire n'a que peu de chance d'être plébiscité. François Hollande a déçu, d'une part il n'a pas su se maîtriser s'énervant facilement et d'autre part il paraît fragile devant Sarkozy. Reste les trois autres, Valls, Martine, Ségolène. Valls à séduit bien que lui aussi ne se soit pas maîtrisé devenant rouge et coupant la parole parfois aux autres, comme Hollande d'ailleurs. Trop à droite ne proposant rien d'autre que de réduire la dette, tout pour la réduire c'est bien, mais insuffisant. Ne faut-il pas relancer la croissance ? Restent Martine et Ségolène, Martine plus à gauche que Ségolène ne rassemblera pas assez, bien qu'elle ne se gêne pas de faire des alliances contre nature. Il faut élargir au centre dès le premier tour, afin d'avoir une bonne dynamique pour le tour suivant. Ségolène peut plus aisément le faire, l'ayant déjà fait lors des élections régionales, mon choix va donc vers elle. En outre, elle a un programme complet très axé sur le développement des PME source d'emplois et de croissance, sur les banques, la réduction du déficit, et sur la justice sociale, elle est de ce fait plus à même d'agir pour corriger les années Sarkozy. Si elle avait vaincu Sarkozy en 2007, nous ne serions pas dans cette situation de déficit !

    François Hollande, le favori des sondages, n'est pas à la hauteur, qu'a-t-il fait ? Sur quoi nous référer pour qu'il soit notre président ?

    Le prochain article sera Robert Bourgi le porteur de valises,

  • Socialistes condamnés à gagner la primaire puis la présidentielle,

    ou à disparaître !

    Support Wikipedia Ce sont les propos de François Hollande quand il déclare, «en 2012, le candidat socialiste devra gagner, ou bien le parti risque vraiment, cette fois, de disparaître. Nous ne sommes pas au gouvernement depuis dix ans, et cela fait vingt-trois ans qu'un socialiste n'a pas été élu à l’Élisée». Triste constat en effet, mais tout porte à croire que ces propos sont évidents eu égard aux divisions de la gauche, mais aussi entre les socialistes qui ne donnent nullement confiance ayant chacun leur projet, mais se référant par obligation au programme de leur parti. Dans ces conditions à quoi sert-il ? En outre pourquoi faut-il que la gauche est un programme alors que l'UMP n'en a pas ? Elle n'en a pas besoin, tous connaissent le programme de la droite la réduction des impôts que l'on fait supporter aux citoyens par la réduction des effectifs des services de l’État.

    Pour les postulants à l'investiture il faut bien se démarquer les uns des autres, les primaires dont il ne faut pas négliger l'épreuve de tous les dangers est une expérience d'ampleur inédite chez-nous. De son succès dépend l'avenir du PS. Un soutien massif et c'est gagné pour  la présidentielle, dans le cas contraire c'est la bérézina. Dans l'esprit d'une démocratie politique la primaire socialiste constituait un pas puisqu'elle a commencé en 1995. Elle opposait Lionel Jospin à Henri Emmanuelli. Elle s'était déroulée sans heurts sous la gouvernance de François Hollande alors premier secrétaire. On connait la suite c'est Jospin qui fut choisi et fut battu pas Chirac. On se rappelle celle de 2005 entre les trois Ségolène Royal, DSK et Laurent Fabius qui vit Ségolène l'emporter. C'était entre socialistes encartés. Puis dernièrement ce fut celle d'Europe Écologie Les Verts toujours entre militants encartés, donc pas de désastre en perspective. Seulement ces primaires ne revêtent pas la même importance politique. Les Verts ne sont pas en mesure de gouverner le pays, les socialistes potentiellement oui et tout se tient au désir des Français «de gauche» de participer aux votes des 09 et 16 décembres 2011.

    Pour gagner l'élection présidentielle, il faut que ce premier test soit concluant. Il ne peut l'être que si la confiance envers les socialistes s'exprime, c'est un défi qui est lancé à la gauche et même au-delà. Combien de participants, on avance le million comme un bon résultat, en dessous serait l'échec de cette aventure et y mettrait fin à la joie de l'UMP opposée à cette confrontation démocratique. Actuellement on ne sent pas un emballement médiatique pour cette démarche socialiste, les postulants n'arrivent pas à l'impulser. Chacun agit de son coté en parcourant la France à la rencontre des Français en attendant que ce décante cette primaire qui serait utile dans la confrontation des idées entre les postulants. Pour donner une impulsion seuls des débats nationaux à la télévision comme ce fut le cas en 2002 seraient positifs dans la confrontation des projets et de l'impact des postulants sur les Français. Sans cette impulsion cette primaire est mal engagée.

    Manuel Valls, Arnaud  Montebourg, Ségolène Royal seraient les plus ardents étant en retard dans les sondages. Pour elle c'est la stratégie de l'édredon. «La primaire est un défi démocratique, il serait bafoué s'il n'y avait pas de débat parce que les électeurs s'en retrouveraient frustrés. Les débats sont des moments de vérité». Manuel Valls défend lui aussi «l'esprit» de la primaire. «C'est une élection, avec une campagne électorale. Nous ne devons pas craindre le débat car nous sommes tous animés par un objectif de rassemblement. Nous avons des différences, à faire valoir sur les emplois jeunes, les retraites, les 35 heures, les déficits, la mondialisation, les alliances. Si ces différences sont réduites à des petites phrases, où à une partie de cache-cache, comme cela s'est produit ce week-end à Avignon, la primaire sera un échec», prévient-il. Arnaud Montebourg se dit ouvert à toute forme de débats, bilatéraux ou généraux. Martine Aubry est singulièrement hostile bien qu'ayant porté cette primaire. Elle préférerait une sorte d'oral télévisé individuel où les candidats seraient interrogés à tour de rôle durant cinq ou six émissions par des journalistes spécialisés sur des questions connues à l'avance. Pour François Hollande ce n'est pas possible les candidats doivent passer en même temps, sinon les taux d'audience pourraient devenir un élément discriminatoire. Il «suggère un schéma comparable à celui de 2006, où les trois candidats socialistes avaient été interrogés côte à côte lors de trois émissions thématiques par les chaînes parlementaires». Le problème reste entier, c'est la peur d'une division d'un combat des chefs, bien que chacun jure que non. Tous se sentent en capacité d'être président.

    Les derniers sondages donnent déjà un avantage certain à François Hollande qui battrait largement Martine Aubry et Ségolène Royal avec 42 % pour Martine et 13 % pour Ségolène qui ne décolle pas. Au second tour il l'emporterait largement sur Martine par 55 % contre 45 %. Faut-il en conclure qu'il serait le vainqueur probablement, mais faut-il pour autant que les autres baissent les bras ? Non, d'autant que c'est sans enthousiasme qu'il obtient cet avantage. En outre, si l'on se réfère à la primaire d'Europe Ecologie ou Nicolas Hulot était donné largement vainqueur d’Éva Joly. Alors la primaire s'impose encore plus pour clore les prétentions des postulants.

    Il est évident que les battus auront une déception à reconnaître que le vainqueur est le meilleur pour leur parti, à moins qu'il se montre généreux en offrant des ministères à ses compagnons d'infortune s'il est élu. Mais en premier ne doit-il pas se montrer reconnaissant envers ceux qui l'on soutenu ? On voit que dès lors qu'il n'y a pas un leader qui s'impose vraiment pour représenter leur pari à l'élection présidentielle chez les socialistes ce n'est pas simple.

    Trois chaînes de télévision BFM, France2 et iTélé, ont adressé ces dernières semaines aux différents candidats des propositions d'émissions. France 2 a notamment proposé deux formats, soit une émission réunissant sur un même plateau tous les candidats, interrogés par un panel de journalistes, soit, lors d'une même soirée, une audition à tour de rôle de chacun. Ces débats posent la question du temps d'antenne. L'opposition dispose de la moitié accordée à la majorité et au chef de l’État. Si les socialistes débattent deux heures, quatre heures seront accordées à la majorité ! Ces primaires sont déjà un handicap pour les socialistes.

    Certes nous sommes en période des congés annuels mais, il paraît que Martine se montre très discrète à l'inverse de Royal et d'Hollande qui sature l'espace comme un premier secrétaire et reste largement en tête dans les sondages. Quand à Ségolène troisième elle tente par tous les moyens de remontrer ne manquant pas un seul instant de faire entendre sa voix. En réponse à la lettre adressée par Nicolas Sarkozy aux parlementaires, elle déclare que nous serions passés sur la dette de 50 milliards à 100 milliards de déficit qu'il a lui-même creusé. Qu'il ait creusé le déficit est incontestable mais les chiffres sont faux, et ses amis feraient bien de le lui rappeler. Mais qu'importe ce qui compte c'est l'impact, la compétence est secondaire, nous en avons l'expérience.

    Marquer sa différence n'est pas aisé dans le contexte de la dette à 1664 milliards d'euros qui détruit toute démagogie d'apporter un plus une fois élu aux classes oubliées par la droite, et il y a beaucoup de monde qui attend ne serait-ce que les retraités. La droite qui gouverne depuis trop longtemps, a réussit à mettre le pays dans une telle dépendance qui fait qu'elle seule devrait être en mesure de supporter son échec en étant réélue. Mais cela ferait 28 ans de présidence droitière inadmissible dans un pays qui se veut démocratique, mais qui en pratique la dictature. Si les socialistes viennent au pouvoir ce sont eux qui auront à réparer le désastre de nos finances, et quand on voit les difficultés d'Obama, reprenant le désastre de Bush et qui continue au Congrès, on comprend aisément qu'ils se trouveront sur une corde raide risquant de tomber à tout instant.

    Ce qui est grave c'est que les Français qui ont pris l'habitude de la droite auront-ils la patience de laisser aux socialistes le temps de faire leur politique sachant que cinq années ne seront pas suffisantes pour remettre le pays en ligne avec le contexte politique droitier de Bruxelles ou des engagements de la France ont été pris. Leur marge de manœuvre est donc très limitée puisque nous venons de nous engager dans le cadre du FESF, voir «Ce second plan du 21 juillet pour la Grèce»,  pour 15 milliards d'aide à la Grèce en plus de notre propre déficit. La question est donc les Français ont-ils assez de cette gouvernance ?

    Du temps de Mitterrand on sentait que le pays voulait tenter autre chose, et c'est également vrai aujourd'hui seulement quel est le leader ? Les résultats de la primaire seront connus le 16 octobre s'il y a un second tour. Un leader sera donc désigné mais cela laissera des traces parmi les battus  L'exemple de la primaire de 2002 ou Ségolène Royal l'avait emporté a montré l'hostilité des dirigeants socialistes ramant à l'envers, allant jusqu'à critiquer ses propos. De même Nicolas Hulot le battu des Verts se sent libre quitte à ne pas participer à leur campagne présidentielle de 2012, alors que son soutien serait utile. On voit que les primaires laissent des traces qui sont ensuite difficiles d'effacer. En fait, Hulot écologique de circonstance lorgne maintenant du coté de Borloo. Encore un qui fait tout pour avoir la lumière, alors Borloo pourquoi pas ?

    DSK étant éliminé ses supporters dispersés parmi les postulants, il reste pour les socialistes à se laver de cette affaire qui a pourrit un temps la politique Française mais aussi la valeur morale des socialistes auprès de nombreux Français. N'ont-ils pas tout fait pour faire valoir la présomption d'innocence ce qui est juste, mais refusant d'admettre qu'il aurait pu pratiquer une tentative de viol sur Nafissatou Diallo, suite à son penchant addictif qu'ils connaissaient ! Leurs propos devenaient même indécents eu égard à la femme de chambre pour laquelle ils eurent une considération tardive. Beaucoup de femmes n'ont pas apprécié cette attitude par solidarité féminine, et cela risque de nuire à leur candidat.

    La question est donc les socialistes inspirent-ils la confiance par rapport à Nicolas Sarkozy ?  On sait ce qu'il peut faire, les socialistes trop longtemps dans l'opposition ont un lourd handicap celui du second rôle dans l’État. Pourront-ils profiter de l'impopularité de Sarkozy ne serait-ce que sur le chômage qu'il n'arrive pas à réduire surtout pour les séniors qui sont rejetés par les entreprises mettant gravement en danger leur existence. Les nouvelles dispositions sur la retraite les contrains à trouver du travail jusqu'au l'âge de 60,4 ans augmenté de 4 mois chaque année pour atteindre 62 en 2018. Ces dispositions les conduit à trouver du travail alors qu'il n'y en a pas pour eux !

    Une telle situation est extrêmement favorable à l'opposition, et comme dit François Hollande si un socialiste ne gagne pas le parti risque vraiment de disparaître. Pour eux le premier test est celui de la primaire qu'ils ne doivent pas perdre.

  • Dans deux jours la clôture des primaires,

    socialistes sauf postulant de dernière minute.


    Support Wikipedia À l'instant où j'écris les postulants à la primaire socialiste sont dans l'ordre de leur engagement Manuel Valls, puis Arnaud Montebourg normal la primaire c'est beaucoup lui, puis Ségolène Royal, François Hollande, Martine Aubry, et Jean-Michel Baylet sénateur et président du pari radical de gauche, mais, il se peut que je me trompe tant certains ont louvoyés avant de se prononcer. Par exemple Manuel Valls d'abord pour DSK puis ensuite pour Martine et maintenant pour lui se dégageant du programme de son parti qu'il juge démagogique irréalisable financièrement, met un pied à droite clamant qu'il faudra déverrouiller les 35 heures et que l'on ne pourra revenir sur la retraite à 60 ans. Comment ensuite faire confiance, indépendamment de la valeur de ses dires, décidément la politique est trop compliquée pour un esprit sain. Il y a aussi d'autres candidats déclarés que l'on peut consulter sur le site Wikipédia.

    Avec cette date du 13 juillet de clôture des candidatures, il s'agit de montrer ses muscles c'est à dire leurs soutiens, et là les deux plus forts François et Martine se taillent la plus grosse part des socialistes, normal les sondages n'ont pas arrêtés de les placer en tête. Seulement ce ne sont que des sondages, c'est à dire limités à un échantillonnage consulté par téléphone, alors que la primaire s'adresse aux gens de gauche ? Voire «La primaire socialiste contestée par l'UMP», il y a comme un hic. Ce n'est donc plus pareil. Pour pouvoir concourir, il faut réunir sous son nom 5% des parlementaires socialistes, soit 17 parrainages, 5% des membres du conseil national du PS, soit 16 parrainages, 5% des conseillers régionaux ou généraux socialistes issus d'au moins 10 départements et quatre régions, soit 100 parrainages, ou 5% des maires socialistes des villes de plus de 10.000 habitants, issus d'au moins quatre régions, soit 16 parrainages. La question est, est-ce possible pour tous sachant qu'un seul parrainage est autorisé par personne? Pour Ségolène Royal, certains pensent qu'elle aura des difficultés pour obtenir ses parrainages sachant que les ex-Royalistes sont plus nombreux que les Ségolénistes. C'est aussi la même chose pour Arnaud Montebourg et Manuel Valls, ce qui montre que cette barrière est très «démocratique». Elle risque d'être un frein au succès de cette primaire si les électeurs de gauche n'y voient pas leur candidat puisqu'elle se résume être faite pour les deux seuls que sont Martine et Hollande ?

    Il faut bien voir que Martine et Hollande sont les candidats des socialistes alors que les autres sont des candidats s'adressant à la gauche.

    Les Echos.fr publient le 11/07/11 les cartes des soutiens des trois principaux candidats, Martine Aubry, François Hollande et Ségolène Royal.


     

    Il est évident qu'au vu de ces cartes Hollande et Martine sont largement en tête, pour Ségolène et Montebourg c'est peau de chagrin, mais qui est dans le vrai à  10 mois de l'élection présidentielle ? S'il s'agissait de faire une primaire que pour les socialistes, pas besoin de tout cette mise en scène. Déjà en 2006 Ségolène Royal s'était appuyée sur les nouveaux adhérents qui voulaient mettre un coup de pied dans cette fourmilière socialiste qui n'évolue pas. Pour ne pas que se reproduise la même chose, Ségolène qui mobilise à chacune de ses sorties, les salles sont combles, elle fait donc peur et il faut l'éliminer. «C'est un mythe de dire que je suis seule. Partout ou je me déplace, j'ai devant moi 200 à 300 personnes, qui est capable d'en faire autant dans le parti ? ça suffit !»

    Ce ne serait pas le cas de Martine qui à des difficultés pour mobiliser bien que ses sorties sont fortement médiatisées. Les votants aux primaires auront donc à choisir entre ceux qui sont dans le parti et ceux qui sont ouverts à tous, mais si se ne sont que des sympathisants socialistes, l'ensemble de la gauche ne se sentant pas concernée, il ne fait aucun doute que Martine et Hollande seront les premiers.

    Le baromètre Ipsos-Logica Business Consulting publié aujourd'hui sur le site du Monde.fr réalisée les 8 et 9 juillet par téléphone auprès de 955 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, pour Le Monde, France Inter, France Info, France 2 et France 3, que l'on peut consulter ici, nous montre qu'Hollande et Martine auraient le maillot jaune et qu'il font jeu égal avec 29 % d'intention de vote, Ségolène Royal serait à 17 % si le premier tour de l'élection présidentielle aurait lieu le dimanche 17 juillet.  L'écart entre Hollande et Martine se serait tassé. L'embellie d'Hollande lors de l'annonce de sa candidature se serait estompée quant à Martine, elle n'aurait rien obtenu de sa déclaration de candidature. Tout n'est donc pas fait !

    Il faut donc s'attendre le 09 octobre à quelques bouleversements et grincements de dents dans l'échiquier socialiste, les données sondagiques se tassent. Le front de gauche et les écologistes prennent un nombre non négligeable de voies ainsi que les centristes de Jean-Louis Borloo, le Modem étant derrière. Mélenchon ferait 4,5 % sur Martine Aubry, 5 % sur Hollande, et 7 % sur Royal. Eva Joly, ferait 7 % sur Aubry, 7,5 % sur Hollande et 9 % sur Royal. François Bayrou ferait 5 % sur Aubry, 5 % sur Hollande, et 6 % sur Royal. Jean-Louis Borloo ferait 8 % sur Aubry est Hollande et 11 % sur Royal. Quant à Sarkozy, il ferait 22 % sur Aubry et Hollande et 24 % sur Royal, il serait au second tour dans tous les cas. Marine le Pen ferait 18 %, 17 % 18 % dans l'ordre. Ceci montre que malgré la diversité des candidats l'électorat reste stable et n'est pas chamboulé par la présence de Marine le Pen qui stagne après son embellie d'il y a quelques mois.

    La liste officielle des candidats à la primaire sera publiée le 20 juillet. Quelle que sera cette primaire, elle constitue une avancée qui aura le mérite de voir si les Français sont favorables à cette consultation démocratique.

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