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mélenchon - Page 3

  • Jean-Luc Mélenchon à des paroles et des actes, le 12 /01/12

    un moment de bonheur offert par un homme simple.

    Document l'Humanité.fr

    Support Wikipedia Est-ce bien le titre qui convient à cette émission politique de David Pujadas, à l'analyse de ce que nous avons vu et entendu, ce sont plutôt des paroles que des actes. En fait, ce titre est tout a fait inadapté à ces invités politiques, ils ne peuvent émettre que des paroles, qui pourraient être des actes, s'ils venaient à pouvoir appliquer leurs dires. Et même, dans ce cas, entre les dires et les actes, il y a bien souvent un fossé et parfois le contraire. Ce que l'on ressent, que ce soit Marine Le Pen, François Bayrou, et Jean-Luc Mélenchon, et tous les autres, et sans aucune mauvaise intention, cette émission offre toutes possibilités de propagande, d'affirmations sans preuves de part et d'autre entre les intervenants, de programmes irréalistes d'autant plus que maintenant la France vient de perdre son triple A, de dérives démagogiques sachant, que finalement, parmi les candidats à l'élection présidentielle invités, un seul parmi eux sera en mesure d'être confronté à ses dires s'il venait a être élu, dans la mesure ou tous les prétendants seront invités. Alors tout est permis et l'émission devient un spectacle, c'est ce que Jean-Luc Mélenchon nous a offert. Trois heures durant affirmant son objectif, convaincre les gens que l'on peut changer le pays. La cocotte minute est en train de bouillir selon ses dires, alors profitons en !

    Quelles que soient ses opinions politiques Jean-Luc Mélenchon a réuni 3,2 millions de téléspectateurs, soit 13,3 % de part d'audience une tribune à sa mesure prenant par instant le pas sur l'ordonnancement de l'émission. Il fit mieux que Jean-François Copé, 11,1 %, Alain Juppé 9,4 %, mais moins bien que Marine Le Pen 15, 1 % la curiosité n'était pas assez aiguisée, il ne représente, actuellement, que 7 à 8 % d'intention de votes.

    Dans un style sans bavures, dans un engagement vraiment à gauche, pas à gauche de la gauche et pas derrière chaque interventions socialistes afin de marquer son territoire dit-il, entouré de Marie-Georges Buffet, PCF, Clémentine Autain, Fédération pour une alternative sociale et écologique, Fase, ou Christian Picquet, Gauche unitaire, il nous a offert à la fois du sérieux, de la répartie, mais aussi de l'humour à la rigolade.

    François Hollande n'est pas mon adversaire, c'est mon concurrent. Mais, il ne faut pas qu'il croit qu'il suffise d'apparaître sans discuter avec personne pour avoir son adhésion au second tour. «Je veux l'entendre dire si Mélenchon est au second tour, je voterais pour lui !» Je lui dirais, voila le programme du Front de gauche, qu'il brandit plusieurs fois au cours de l'émission, «vous voulez des électeurs du Front de gauche, et bien, convainquez-les !» «Débrouillez-vous !» «J'estime que le Front de Gauche est la condition de la victoire de la gauche !» Je suis un homme du système, un cacique du PS, «j'ai voté Maastricht mais quand j'ai compris que c'était une erreur», j'ai lutté contre. Il sait comprendre ses erreurs.

    «Je parle comme je veux, et comme des millions de Français, trouver un trait, un mot, qui marque les esprits», assumant sa stratégie de rentre dedans devant les médias. Son approche politique a désorienté les interviewers en passant souvent au-dessus de leurs questions, un maître. Il n'y répondait pas directement, mais au fondement même du sujet qui faisaient de ses interlocuteurs, des interviewés, les rôles devenaient inversés.

    Face au journaliste François Langlet, ENSAM , qui l'interrogeait sur sa politique économique sa réponse fut de dire qu'il ferait 14 tranches d'impôts et prendrait tout au-dessus de 360.000 € de revenu annuel. Nous voulons mettre en place des cercles vertueux notamment par des écarts de salaires de 1 à 20, le laissant un moment sans réponse.

    Si notre problème se résumait à cet écart de salaire je comprendrais, mais c'est une goutte d'eau dans l'Océan de nos difficultés, cela ne signifie pas, pour autant, qu'un contrôle de la dérive salariale doive être effectué.

    Je comprends mieux l'augmentation du SMIC à 1.700 €, soit à peine 2 € de plus de l'heure dit-il. «J'en ai par dessus la tête de m'entendre dire que ce n'est pas possible, aujourd'hui le SMIC c'est 9 euros», vous savez de quoi on parle ? Brandissant une pièce de 2 € «voilà ce qui fait verser de grosses larmes aux puissants». Surtout ne pas prendre exemple sur l'Allemagne, il y a 20% de la population active en dessous du seuil de pauvreté. Il n'y a pas 6 % de chômeurs de la population active, «on a maquillé les chiffres en supprimant des séniors». Lire «La misère de Merkel pire que celle de Sarkozy, sinon au moins égale ?»

    «Tous sont pour l'austérité sans exception», elle mène à la catastrophe, et s'il doit y avoir de la croissance elle doit être écologique, seul le Front de gauche est pour la relance de l'activité par la consommation, justifiant l'augmentation du SMIC.

    Sur les graphiques économiques présentés qui montraient l'évolution des salaires au cours des dix dernières années avec l'évolution économique, il ne fut pas du tout influencé, répondant, vous auriez dû me l'envoyer avant pour que je l'étudie, je n'aurais surement pas trouvé le même résultat que vous. De l'esquive de premier ordre. En fait, il a joué, se délectant de la force de sa conviction et de son background politique. Admiratifs, mêmes ses interlocuteurs l'ont été. Du grand art avec des arguments de poids sur les sujets qui fâchent.

    Son combat par dessus tout c'est Marine Le Pen qui parle à la télé mais qui ne va pas dans les usines soutenir les salariés. Il trouve normal qu'elle puisse avoir ses 500 signatures pour être présente à cette élection. Il ne donnera pas comme consigne aux maires du Front de Gauche de donner leur accord, il se ferait jeter, lucide.

    Sur les sans papiers, il régulariserait ceux qui travaillent, «c'est la seule manière d'arrêter le dumping social, a-t-il affirmé». «Un travailleur qui n'a pas de papiers ne peut pas se défendre et faire appliquer le code du travail. Donc il est maltraité, et sous-payé», des mots justes.

    Ou je ne l'ai pas compris c'est sur le quotient familial, il avait une franche occasion d'homme de gauche pour appuyer sa modulation afin que tous nos enfants aient le même poids monétaire. Non, il s'est esquivé prétextant qu'il fallait attendre la décision des socialistes entre sa suppression ou sa modulation. Il a manqué à son devoir. «Je n'ai pas l'intention de courir derrière chaque invention des communicants socialistes. Je suis pour une vraie réforme fiscale», a-t-il lancé.

    C'est à la présence de Jean-Louis Baffa ex patron de Saint-Gobain et président d'honneur que le problème économique fut abordé. Nous devons arracher les entreprises des griffes de la finance et aller vers la planification économique. A la place de la concurrence et de la libre-concurrence non faussée, il faut de la coopération. Notre intérêt est de discuter avec les Chinois, (qui ont des coûts, ainsi que d'autres, en valeur ajoutée défiant toute concurrence). «Cela ne veut pas dire approuver le régime chinois, cela veut dire coopérer». Au niveau de l'entreprise, «je suis partisan d'une loi qui donne un droit de préemption aux salariés sur leur outil de travail... que ceux qui détiennent des actions aient des droits selon le temps de détention de ces actions. Je suis partisan de la planification écologique».

    Il termine en lançant «si nous ne gagnons pas, il va y avoir un immense tumulte, mais nous ne savons pas comment il va tourner. C'est pour cela que vous me voyez si passionné». «Le repentir, ce n'est pas trop mon truc. Je l'ai pratiqué quand j'étais enfant de chœur mais, là, j'ai passé l'âge», ce qui fit sourire la salle.

    Dans la foulée de sa campagne présidentielle, il était à Nantes à Saint Herblain au Zénith le 14 janvier. Et justement la France venait de perdre le vendredi 14/01/12 officiellement son triple A. Dommage que ce n'était pas encore effectif à son show du 12, nous aurions aimé l'entendre. Mais cela ne l'a pas empêché de fustiger les quatre Dalton de l'austérité en dénonçant un discours de sang et de larmes. «Vous savez que chez les Dalton, c'est le petit le plus méchant et la plus grande, la plus bête !» Traitant Marine Le Pen «d'hallucinogène, d'opium du peuple qui fait croire que l'ennemi c'est l'immigré alors que c'est le financier». «Camarade, regarde où est ton intérêt, a-t-il lancé. Ton intérêt de classe, c'est de voter avec ta classe !» Du Georges Marchais !

  • L'université d'été du Front de gauche, (PCF, parti de gauche, et gauche unitaire),

    au travail à la station alpine des Karellis en Savoie, mais aussi à Saint-Martin d'Hères.

    Support Wikipedia Beaucoup moins médiatisée que celle du Parti socialiste cette université d'été n'en a pas moins permit à Jean-Luc Mélenchon de faire son numéro médiatique tel un tribun, mais il est regrettable que les informations éparses ne permettent pas d'en donner un aspect  politique plus général, bien que l'on sache qu'il ne peut être qu'à la gauche du PS. Outre la déclaration de Jean-Luc Mélenchon fortement médiatisée et celle de Pierre Laurent qu'il faut chercher sur la toile, celle de Christian Picquet porte parole de la gauche unitaire ancien chef de file du courant minoritaire de l'ex LCR qui a rejoint le Front de gauche, je n'ai rien trouvé. C'est à Saint-Martin d'Hères et aux Karellis que tout ce passe.

    Jean-Luc Mélenchon aux socialistes débattons !

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    Remue méninges à Saint-Martin d'Hères, Grenoble. Document Le Nouvel Observateur. AFP

    A la clôture de l'université d'été du Front de gauche à Saint-Martin d'Hères il tend la main aux socialistes tout en les critiquant. «Si vous transformez cette élection en pitreries, alors vous verrez se lever des vents violents dont vous n'avez pas idée !» lance-t-il comme il sait le faire la main fermée comme un poing. C'est le dimanche 28 août, devant Pierre Laurent, Clémentine Autain, Christian Picquet et un millier de sympathisants drapeaux rouge du Front de gauche levé, faisant salle comble à la Halle Clémenceau, qu'il s'exprime. Les militants communistes et ceux de la gauche unitaire sont restés aux Karellis, Mélenchon se partageant entre les deux universités d'été. Mais le grand show communiste sera lors de la fête de l'humanité à la Courneuve à la mi septembre. «je fais une offre publique de débats», lance-t-il aux socialistes et puis il dénonce le «cynisme inacceptable» de François Hollande qui selon lui «a engagé une compétition» sur l’austérité tout en la dénonçant. Il reconnait désormais la démarche de la primaire qu'il avait qualifiée de PMU politique il y a quelques mois. Persuadé qu'il fallait plutôt argumenter que tacler et élargir son audience potentielle, «je prends acte qu'au PS les esprits restent ouverts», a-t-il lancé, jurant qu'il «n'est pas en train de marchander des postes contre une consigne de second tour». «Le Front de gauche ne mène aucune guerre à personne à condition qu'on le respecte et qu'on accepte de débattre avec lui des sujets qu'il propose et des perspectives qu'il ouvre». Se disant «lassé d'être harcelé», il n'y a pas de victoire possible pour la gauche sans rassemblement et le goût de la compétition ne doit pas faire oublier l'intérêt général. «Le PS est un concurrent mais aussi un partenaire». A la tribune Pierre Laurent souriait «c’est cette ligne inscrite dans la gauche et qui s’adresse aussi à l’électorat socialiste qu’il faut tenir en campagne».

    Faisant référence au programme du PS, «si nous sommes tous d'accord pour taxer les revenus du capital est-ce que nous sommes prêt à le faire ?» «Combien de tranches d'impôt ? moi je dis 14. Combien on prend à la dernière tranche ? Vous choisissez Roosevelt ou Mélenchon ? Si c'est Roosevelt c'est 85 %, si c'est Mélenchon c'est 100 %», jetait-il. 

    La dette n'est qu'un «prétexte» pour l'austérité affirmant que la BCE pourrait prêter aux États aux mêmes taux qu'aux banques. «Faire Papandreou c'est à la portée de tout le monde, faire Mélenchon c'est plus difficile !» «On baisse les dépenses on augmente les recettes». Interrogeant le PS sur l'égalité de taxation et sur les moyens de l'obtenir ! «Moi je dis qu'il faut aller chercher 22 points dans la poche des riches !» d'une voix retentissante, pénétrante et audible, distribuant au passage des bons points à Eva Joly, et Arnaud Montebourg dont les discours montrent «qu'on n'est pas isolés».

    Avec un tel discours portant haut l'enchère, il veut se placer en position de rassemblement à gauche pour engranger un maximum de concessions des socialistes, ce qui risque d'en heurter plus d'un dont François Hollande qu'il critique énergiquement. Il réclame qu'on «accepte les perspectives qu'il présente» tant aux socialistes qu'au NPA, «je vous en prie discutons», étant prêt à discuter de tout ! «Les socialistes ne peuvent pas passer à côté de la leçon des échecs des différents gouvernements, il faut que le peuple s'en mêle !», a-t-il précisé. «Il faut gouverner autrement, de bas en haut et non pas de haut en bas». Par cette argumentation, il veut peser sur la primaire socialiste ainsi que sur son élu mais aussi sur la gauche non socialiste espérant un bon score au premier tour de la présidentielle. Le discours fleuve de Mélenchon.



    Pour le parti communiste Français et la gauche unitaire,«pas question de concourir au prix du meilleur gestionnaire de la crise ! Ce qui nous importe, nous, c'est de proposer des solutions concrètes et radicales pour en sortir» déclare Pierre Laurent, considérant marquer sa différence avec le PS .

    3Document La Marseillaise.

    Le premier temps fort vendredi 26 août de l'université du PCF et de Jean-Luc Mélenchon aux Karellis à fait entrer le PCF dans la course de 2012. Comme à son habitude les communistes sont présents près de 600 militants ont été appelés à redoubler d'effort. «Il n’est pas possible d’abandonner la France à la clique qui la saccage depuis 4 ans». Dénonçant «l’été des grands mensonges», Pierre Laurent s’en est pris au discours dominant sur les marchés financiers. «Il ne s’agit pas d’une main invisible mais d’un ensemble d’acteurs identifiés, des grands groupes capitalistes, des grandes banques, des institutions financières, des fortunes colossales amassées grâce au dumping social». Martelant, «les mensonges sur la non-responsabilité des gouvernements dans la crise», et ceux entourant le plan d’austérité. «Il aura pour conséquence, une récession durable». «Nous ne participerons pas au concours du meilleur gestionnaire de la crise. Notre ambition est d’en sortir». «Il faut combattre le chantage des marchés, inverser la vapeur, en fermant la chaudière de la finance et en alimentant celle de la relance sociale».

    Il faut préciser que les militants et d’élus du PCF ainsi que des Jeunesses communistes avaient investi la veille le siège parisien de l’agence de notation Standard & Poor’s, au lendemain de l’annonce par François Fillon du plan d’austérité gouvernemental en «réponse au chantage des marchés financiers et des agences de notation», a déclaré Pierre Laurent. Debout, dans la salle qui accueille le visiteur rue de Courcelles, 17ème, Pierre Laurent a opposé au plan Fillon-Sarkozy un «plan de relance des emplois utiles et des dépenses sociales utiles». «On ne demande pas la charité aux grandes fortunes, mais qu’elles paient ce qu’elles doivent à ce pays, gagné sur 
le chômage et les salariés», 
a-t-il poursuivi. «Fillon dit 
lui-même qu’il y aura un recul 
de la croissance en 2011 et 2012», c’est l’échec annoncé de ce plan d’austérité. Nous, nous proposons qu’au-dessus 
de 360 000 euros de revenus, on prenne tout, tiré de l'Humanité.fr.

    Très applaudi, il a détaillé les propositions telles que la taxation «des grandes fortunes, des transactions financières, des revenus du capital» qui seront au cœur de la campagne du Front de gauche pour mettre «l'humain d'abord». Il a appelé en vue des législatives et de la présidentielle à la constitution dans les entreprises et des quartiers «d’assemblées citoyennes». «Nous voulons être la nouvelle voie à gauche et donner confiance à tous ceux qui veulent arracher la page du Sarkozysme et qui aujourd’hui doutent» a-t-il lancé, avant de céder la parole au candidat du Front de gauche pour l’élection présidentielle.

    A son arrivée Jean-Luc Mélenchon a été accueilli par Pierre Laurent et de nombreux journalistes, photographes et caméras. Savourant ce moment de gloire, et contemplant les montagnes, «je n'envie pas l'ambiance qu'il y a ailleurs», pensant surement aux socialistes a la Rochelle. «Ici, on n'est pas en compétition, on s'entre-aide, on travaille», clame Pierre Laurent en affichant sa sérénité loin du «charivari» du port Charentais où «à la fin tout le monde se sautera au cou!». La primaire des socialistes ? «C'est plutôt consternant, mais ce sont leurs affaires", a lancé Mélenchon. clamant, «ce qui fait notre force, au FG, c'est notre capacité à s'additionner», toujours soucieux de ne pas froisser ses camarades communistes. Les arguments de Pierre Laurent à l'université d'été.

     




    Le prochain article sera plus de pauvres pauvres et plus de riches riches,

  • Mélenchon le chef d'orchestre,

    d'une gauche éparse qui veut exister.


    Jean-Luc Mélenchon
    Le co-président du Parti de Gauche a été élu candidat du PCF, après l’avoir été par le PG et la Gauche Unitaire, document tiré de Avigora Vox.

    Support Wikipedia A gauche il y a les socialistes, mais sont-ils à vraiment gauche, au centre gauche certainement, mais à gauche cette nébuleuse qui regroupe les déçus des socialistes, des communistes qui n'ont plus et depuis longtemps le leadership et qui ont besoin d'exister autrement que dans les communes, la gauche unitaire qui est une scission du NPA, la fédération pour une alternative sociale et écologique, et république et socialisme, et bien sur le front de gauche. Un vrai patchwork pour un chef qui n'a cessé de chercher sa voie. Un homme de gauche surement ancien Trotskyste d'obédience Lambertiste comme le furent Lionel Jospin, Jean-Christophe Cambadélis, Julien Dray, socialiste Mitterrandien à qui il voue une admiration, fondateur avec Julien Dray de la gauche socialiste en 1998, puis cofondateur du courant Nouveau Monde avec Henri Emmanuelli, se prononçant pour le non au référendum sur le projet de traité d'une Constitution pour l'Europe mouvement qui fit éclater le Nouveau Monde au sein du PS, ce qui lui permit après la victoire du non de commencer sa glissade vers la sortie se prononçant pour une politique nouvelle constatant l'échec de la sociale démocratie. Au Congrès de Reims du PS, la motion portée par Benoit Hamon gauche socialiste fut battue par celle de Ségolène Royal qui arriva en tête, pour lui ce fut l'alliance au centre, et il décida de quitter le PS pour un mouvement sans concession face à la droite. Mais il soutint Ségolène Royal en 2007 la critiquant ensuite après sa défaite pour sa stratégie. Et ce fut ainsi la naissance du front de gauche le 1er février 2009 au Congrès de Limiel-Brévanes ou il devint son président au bureau national ce qui lui permit d'avoir le parti qu'il a tant cherché depuis MAI 68 dans l'Organisation communiste internationaliste.

    Et, comme tous les partis extrêmes de droite à gauche, on ne voit que le chef qui mobilise les médias et les plateaux télés, est-ce bien ce qu'il voulait ? Quelle est la structure du Front de gauche  ?

    Mais le plus paradoxal est qu'un ancien trotskiste qui, jadis au sein du courant Lambertiste fonde le Mouvement Pour le Parti des Travailleurs, MPPT, représentant aujourd'hui le parti de gauche dans lequel se fonde le parti communiste pour l'élection présidentielle de 2012 ! La vie politique a de ses surprises qu'il faut accepter, et c'est tant mieux.

    Le Front de gauche ne manque pas de soutiens mais ils sont invisibles étant constitués de petites formations comme le Mouvement politique d'éducation populaire, la Convention pour une alternance politique, l'Alternative Démocratie socialisme, le collectif national des gaullistes de gauche, etc...Elles mêmes regroupant des déçus des socialistes, des communistes, du gaullisme, du NPA,..... ce qui montre le coté attrape tout du front de gauche. Et la question est comment pourrait faire ce parti s'il venait à être majoritaire pour gouverner avec cette base politique ?

    Notre situation politique actuelle favorise l'émergence de prétentions et l'on voit la profusion de partis politiques ou de groupes sans grande portée nationale faire valoir leurs opinions sachant que, pour beaucoup, ils n'existeront que jusqu'au premier tour de la présidentielle, mais ils auront eu l'avantage de mettre en avant des questions et des idées bien, souvent les mêmes que celles des autres, créant ainsi un flot politique diluant la pensée des Français de façon telle que beaucoup n'y apportent pas la moindre attention. Cette richesse politique comme celle de l'Italie fait un peu désordre et ne rend pas aisée notre gouvernance, car trop de politique tue la politique et favorise son rejet. Beaucoup de ces partis seront déçus par celui vainqueur de la présidentielle qui ne tiendra aucunement compte de ce qu'ils avaient exprimés. Par contre, ils auront porté un coup aux partis majoritaires gouvernementaux en leur prenant des voix, ce qui peut avoir de graves conséquences sur l'émergence de partis extrêmes qui obligeraient les Français à plébisciter au second tour celui des deux qui leur paraîtrait le moins mauvais. Ce ne serait donc pas le vote d'approbation d'une politique mais un vote de rejet de l'autre. Situation de déséquilibre permanent entre le président et son parti avec une partie des Français.

    Afin de réduire ce fait, la primaire socialiste a l'avantage d'apporter un semblant de solution en proposant aux Français «de gauche», voir «La primaire socialiste contesté par l'UMP», de s'exprimer en désignant celui ou celle qu'ils jugent apte pour les représenter.

    Mélenchon profite de cette situation politique qui va dans tous les sens, il s'en nourri, il nage dedans avec sa verve. C'est vrai qu'elle est socialement catastrophique pour beaucoup, les médecins ne veulent plus travailler dans les hôpitaux ou les services ont été réduit en dessous du raisonnable, le téléphone est bloqué, les salaires sont bloqués depuis trop longtemps pour beaucoup et les retraités ne comptent plus avec les travailleurs pauvres dans la politique actuelle. Les prix se sont envolés dans l'énergie et ne sont pas contrôlés alors qu'il est aisé de le faire dans les grandes surfaces qui tirent des profits maxima en pressurisant les producteurs, une arnaque du consommateur autorisée. C'est l'abandon des Français moyens et défavorisés pour une préférence politique bourgeoise et riche qui a mis la France dans une injustice fiscale qui n'a pas lieu d'exister. Un boulevard pour Mélenchon qui la dénonce, qui piétine la mondialisation libérale, le recul des acquis sociaux, les écarts honteux des salaires, la misère croissante et le gâchis de ceux qui ont de l'argent. Partisan d'un protectionnisme comme Emmanuel Todd, Marine le Pen, «le libre échange affame le peuple», importations coupables, destruction d'emplois au profit des pays à bas coût de valeur ajoutée, sans préciser les conséquences qui en résulteraient, voir Arnaud Montebourg.

    Il nous dit, «je suis impérieux, je l'ai toujours été». «Je ne suis pas un homme à qui on fait baisser les yeux, et toute tentative pour essayer de me provoquer déclenche chez moi un gigantesque mécanisme de revanche sociale». «J'ai longtemps été dans la revanche sociale et la détestation, poursuit-il. A cause de la manière dont j'ai vu la vie s'organiser».

    Qui est Monsieur Mélenchon ?

    Né à Tanger le 19 août 1951 de Jeanine Bayona institutrice et de Georges Mélenchon receveur des PTT. Il ne peut être qu'un homme de gauche. Il a dû travailler fort pour obtenir une licence de philosophie et être professeur de Français dans un lycée technique. Fit du journalisme à l'hebdomadaire chrétien d'information «La Voix Jurassienne» et dirigea «La Tribune du Jura», le mensuel de la fédération socialiste du Jura, à la fin des années 1970.

    Il est populiste dans ses propos marquent une volonté citoyenne apprise dans les luttes qu'il a menées contre les oligarques et ploutocrates politiques, les notables et les journalistes, qu'il voit reliés par une vaste connivence. «Du balai ! Ouste ! De l'air !», leur balance-t-il dans son dernier livre sous le titre «Qu'ils s'en aillent tous !» (Flammarion, 2010). Il y tire les ficelles rhétoriques du tribun populaire, exclamatif, révolté, dégoûté.

    «Qu'ils s'en aillent tous !», est un pamphlet et un manifeste. Pamphlet, il pointe la carence et les abus irresponsables des élites de tous genres quand le pays qu'ils contrôlent coule. Il propose littéralement et concrètement de remercier tous ceux qui ont aujourd'hui la première fonction, quelle qu'elle soit, en entreprise ou dans les assemblées élues. Manifeste, il pose les grands traits de la révolution citoyenne. La refondation républicaine des institutions et de la société avec la fin de la 5ème République présidentialiste. Un nouveau partage des richesses et la construction de pôles publics dans les domaines qui engagent la souveraineté populaire tels que l'énergie, la finance, les transports et l'éducation. La planification écologique de l'économie. La sortie de la France du Traité de Lisbonne qui nous condamne au libéralisme européen. Enfin, faire la paix c'est-à dire sortir de l'OTAN, d'Afghanistan et des logiques agressives de la dérégulation commerciale mondiale qui condamne le monde aux compétitions meurtrières.

    Il n'aime pas les élites comme les gens de gauche, mais il est admiratif des grands hommes, ceux qui ont fait l'histoire. Jaurès, Saint-Just «l'archange de la Révolution», inflexible sous la Terreur, est l'un de ses favoris. Dans son bureau, un portrait de Jaurès trône à côté du drapeau Français et de la Déclaration des droits de l'homme. Il a appris par cœur des passages des discours de de Gaulle et regarde les vidéos de lui pour s'en inspirer. Il admire les révolutionnaires Sud-américains et avant tout le président vénézuélien Hugo Chavez. Il voue une admiration intacte à François Mitterrand, l'artisan de l'union de la gauche, de toutes les forces de gauche, tiré de «Camarade Mélenchon» du Monde le 22 juin .

    Nous n'aurions pas Mélenchon qu'il faudrait l'inventer.

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