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mélenchon - Page 2

  • La foire revendicative à l'épreuve du gouvernement et de Bruxelles.

    Bonnets rouges, équitaxe, camions, Mélenchon, un patchwork hétéroclite.

    Voir, Ecotaxe, l’ultimatum de la droite bretonne contre la république,

    Support Wikipedia Ce mois de novembre fut un mois de folie revendicative désordonnée. C'est bien connu la France reste fidèle à son passé, elle ne peut rester longtemps sans manifester. Parfois elle a raison, mais pas toujours. Pour ce coup ci, c'était mal parti. C'est comme une saignée pratiquée par la médecine d’antan qui libère le mal. Enclenchée par la droite bretonne sur l'écotaxe, il n'en fallait pas plus, dans une France inquiète sur son avenir, qu'elle a construit elle-même d'ailleurs par ses votes successifs, ce qu'elle oublie, afin que des corporatismes, forts de leurs pouvoir de nuisance, se mettent à manifester contre un peu tout.

    Les impôts le trait d'union, et la France le pays qui taxe le plus. Mais la France le pays qui à la meilleure protection sociale, et ça, c'est oublié.

    L'incohérence est majeure chez les français tiraillés entre ce qu'ils demandent, plus d'aides, plus de social, plus de police,....., et les impôts qu'ils ne veulent pas payer. C'est un combat sans solution, sans fin, entre deux classes. Les riches pour qui le social est coûteux et les autres pour qui le social est ce que les riches leur doivent. Et ce rapport de forces évolue en fonction des conjonctures internationales.

    Il fut dans une conjoncture favorable à ceux qui demandèrent des avantages sociaux, et défavorable à ceux-la mêmes lorsque la conjoncture est en crise. Le problème est que les Français ne veulent pas perdre ce qu'ils ont obtenus, suivant la loi, «tout droit acquis reste acquis». Et c'est vrai dans notre législation prudhommale lorsqu'un patron supprime un droit acquis dans son entreprise sans accord des salariés il est condamné. Cette loi protectrice constitue un frein à toutes évolutions contraintes par l'état de crise. Si le patron n'a pas les mains libres pour s'adapter au marché, il perd son entreprise et licencie ses salariés.

    En fait ce n'est pas si simple, ce n'est pas tout ou rien, le patron se doit aussi, par ce qu'il est un élément économique majeur, faire que son entreprise s'adapte au marché. Une entreprise qui ne fait pas l'effort de s'adapter périclite comme un salarié qui, bien pénard des années les deux pieds dans ses pantoufles, se trouve incapable de retrouver du travail lorsqu'il est licencié.

    Nôtre monde nous pose donc la question de nôtre remise en cause permanente. Ce qui signifie qu'il demande à ce que nous soyons plus intelligents. Intelligents donc mobiles, souples, flexibles malléables, adaptables à des activités différentes en fonction de celles qui sont offertes. Et là, nous nous heurtons à nôtre conservatisme bien compréhensible, c'est humain.

    Si pour des Français d'une certaine culture et encore jeunes, point très important, cette culture leur permet d'aller chercher le travail ou il se trouve, c'est impossible pour beaucoup d'autres, qui ainsi, sont condamnés à vivoter, à être assistés. De plus, les Français sont très attachés à leurs racines, à leur village, à leur famille, ces contraintes sont donc un frein à leur mobilité. Mais pas que ça, elles sont aussi un frein à comprendre que ce qu'ils ont obtenu est une entrave à leur adaptation face aux restrictions qui leurs sont imposées. Alors, ils se rattachent à des idéaux politiques qui ne valent pas clou, et qui, quoique ce qu'ils prétendent ne peuvent que subir. On n'arrête pas une évolution.

    Prenons les bonnets rouges composante hétéroclite qui regroupe des patrons, poussés pour conserver leurs privilèges et des salariés qui croient au père Noël, se glorifiant d'une même appartenance «La Bretagne». Révolte anti fiscale poussée par le Medef, la FNSEA, l'écotaxe n'étant qu'un prétexte puisque non appliquée. Alors, se rattachant à la révolte anti fiscale des bonnets rouges du papier timbré de l'ancien régime qui se produisit dans l’Ouest de la France, sous le règne de Louis XIV, d’avril à septembre 1675, ils crurent en portant ce bonnet rassembleur qu'en cassant tout sur leur passage que le gouvernement allait céder.

    Obstinés par ce qu'ils n'eurent pas satisfaction, le gouvernement déjoua cette attaque en déclarant qu'elle ne serait pas supprimée mais révisée. Ils recommencèrent, sans le Medef qui prenait acte de son ajournement, le samedi 30 novembre autour du site des Vieilles charrues à Carhaix. Mais là, les drapeaux les plus nombreux furent ceux des indépendantistes ce qui d'une première revendication impossible à satisfaire, une plus saugrenue encore moins possible à satisfaire prenait naissance, l'indépendance de la Bretagne !

    Le breton est têtu, ne lâche pas facilement le morceau, c'est à cause de cela que le général de Gaulle leur donna en 1969, à Quimper, au titre du désenclavement la gratuité du réseau autoroutier, par ce qu'il aimait bien la Bretagne. La politique est parfois conne.

    Dans une mobilisation qui s’essouffle, lâchée aussi par le syndicat FO, le Collectif vivre décider et travailler ensemble dont le porte parole Christian Troadec maire de Carhais est à l'origine du mouvement souhaitait imposer un nouveau schéma institutionnel. «Nous voulons la régionalisation des décisions en Bretagne. Il faut que les gens s'organisent par eux-mêmes, pour eux-mêmes. Il y en a assez que tout vienne de Paris», explique ce maire de gauche alternative. Mais que serait la Bretagne sans Paris ?

    Dimanche premier décembre c'est Mélenchon qui marche sur Bercy. Cela devient une habitude et l'on peut se poser la question que ferait Mélenchon s'il ne pouvait manifester ? Depuis l'arrivée de François Hollande à l’Élysée c'est sa troisième manif. D'une sixième république, il passe à une révolution fiscale contre la hausse de la TVA au premier janvier 2014. Comme on dit quand c'est trop c'est trop, de sorte que cette manif ne fut pas aussi importante qu'espérée, même si plusieurs milliers défilèrent de la place d'Italie au ministère des Finances.

    Ce que beaucoup attendaient c'est le moment ou ses appels feraient psitt. Pourquoi par que l'on sent qu'il ne manifeste que pour exister. Il a trop tiré sur la corde sans résultat provoquant même, au sein du mouvement une fronde avec les communistes, au sujet des élections municipales. Les communistes sans les socialistes dans de nombreuses communes perdraient ce qui leur reste. Alors, pour eux, il ne faut pas trop taper sur les socialistes.

    De cette manif surgit comme toujours la polémique du nombre de participants, la bataille de chiffres. Pour le Front de gauche ils étaient 100.000 pour les communistes ils étaient 70.000, pour la police ils étaient 7000.

    Selon Le Monde.fr, il y aurait eu combine entre Mélenchon et TF1 visant à faire croire au journal télévisé de 13 heures de Claire Chazal que Mélenchon était entouré d'une foule immense de manifestants, alors que c'était tout le contraire. Décidément TF1 ne recule devant rien pour une propagande contre François Hollande. Que l'on se rappelle les sifflets qu'il n'aurait pas reçus mais qui, dans le reportage de TF1, il recevait à sa descente de sa voiture à Oyonnax le 11 novembre. Une erreur volontaire ?

    Comme de bien entendu François Hollande s'est fait huer à la manif, Mélenchon a un problème avec le président depuis son élection. Alors il attaqua, bille en tête contre la TVA «qui est un impôt de l'ancien régime qui favorise les privilégiés qui le paient bien moins que les autres». N'oubliez pas qu'il fut socialiste et que la TVA existait à cette époque. Et de déclarer sur la remise à plat de la fiscalité souhaitée par Jean-Marc Ayrault, «nous avons décidé de le prendre au sérieux, donc de nous méfier», lança-t-il pour faire peur. Sous entendant qu'elle pourrait être profitable au Medef !

    Le problème du transport est autrement plus sérieux. Il est la cause d'une concurrence déloyale de camions étrangers qui envahissent nos routes. Il faut, là aussi, bien voir que le libéralisme européen est en train de tuer le transport routier de marchandises des Français. Notre situation géographique fait que la France est le pays que l'on traverse de l'Est vers le Sud, et vice et versa, de ce fait les transporteurs de l'Est prennent les marchés à nos entreprises.

    L'Europe a libéralisé sans harmoniser les conditions de travail, temps de conduite et de services, ni les charges sociales et les salaires.

    Les conséquences furent que les transporteurs des pays de l'Est prirent le marché. Ils sont devenus le second plus gros transporteur de l'Union après avoir dépassé l'Espagne récemment. Tous les pays les plus avancés de l'U.E, France, Allemagne, Royaume-Uni, Suède, Italie ont perdu leur marché export au profit de la Pologne, du Portugal, de l'Espagne.

    La dessus vint se greffer la TVA sur les centre équestres et l'industrie du cheval, d’où, la manif des poneys, des camions de chevaux mais vides et des caravanes le 02 décembre, bloquant les routes de l'Île de France. Le but converger au salon du cheval à Villepinte. On sait que l'industrie du cheval appartient à une classe qui ne donna et ne donne pas l'impression d'être dans le besoin. Mais comme le monde change, elle se démocratise devenant ainsi plus accessible à une catégorie sociale moins aisée. Mais c'est encore loin d'être une activité populaire, les coûts des cotisations pour cultiver ce sport sont élevés ainsi que l'équipement pour participer aux compétitions. Là encore, c'est le problème de l'Europe, une directive impose une conformité européenne sur la TVA entrainant une hausse de 7 à 20 %.

    L’Europe apparaît pour la France son cauchemar, nos avantages sociaux acquis de haute luttes syndicales minent nos difficultés à nous réformer, face aux décisions Européennes libérales qui détruisent nôtre tissu social, ainsi que la compétitivité de nos entreprises.

    c4nlogo

  • Mélenchon le tribun qui enflamme la gauche,

    et qui la mine en même temps.

    Support Wikipedia Pour résumer mon propos on pourrait presque rapporter celui de l'un des spectateurs du meeting géant de Toulouse qui, interviewé, par un journaliste, répondit, «il peut dire ce qu'il veut il ne sera jamais en mesure de l'appliquer», laissant entendre la démagogie qu'il développe pour attirer cette gauche qui souffre depuis longtemps. C'est triste, mais c'est exact. Il fait rêver, tout en sachant qu'il trompe ceux qui croient, mais ils auront un instant été heureux. Cette gauche de la gauche a besoin d'exister, elle sera venue en masse le voir et l'écouter, pour une fois il l'enchantera, il est l'espoir mais aussi leurs déceptions. Elle sait bien qu'il ne sera pas au second tour, et elle votera Hollande la rage au cœur ou s'abstiendra, se présentant comme une force d'opposition si Hollande est élu.

    Cela fait trop longtemps que la droite est au pouvoir, ce qu'elle a fait dans l'injustice dépasse tout ce que l'on pouvait imaginer. Le tissu social a explosé, la baisse des impôts des plus aisés s'est transformée par des impôts dont l'effet porte sur des nécessités de vie, les dépenses obligatoires, sur lesquelles l'on ne peut se passer. Eau, gaz, électricité, mutuelle, santé, transport, essence, impôts locaux, ces seules contraintes minent le pouvoir des ménages indépendamment du reste. La misère n'a jamais été aussi grande.

    Il dépasse en puissance tout ce que les ténors de gauche ont fait depuis la libération. Cette foule qui de meeting en meeting le galvanise, n'est pas composée seulement de gens de gauche. Il y a les curieux, les nostalgiques de l'ancienne URSS, communistes, trotskistes, léninistes, marxistes, les écologistes de très gauche, les anti capitalistes de tout bords, donc un électorat sans lien avec lequel il ne ferait rien. Mais Mélenchon prend tout, il a réveillé tous ceux qui depuis des années n'ont pas évolués. Ses adversaires le reconnaissent, il est brillant orateur, mais de plus il dispose d'un bagage culturel supérieur aux autres, il parle dans l'histoire.

    Il a fait une véritable OPA sur la gauche que lui a laissé Hollande.

    Il ne pourrait mettre en application ses propositions, ce serait la faillite et il le sait. Ceux de ses meetings le savent aussi, mais qu'importe, pour une fois la vraie gauche est présente. Cette gauche, celle qui souffre, celle qui n'a jamais la parole et qui respire avec lui. Ses propositions une énormité de plus de 100 milliards d'euros ou prendrait-il l'argent ? Chez les riches mais il y a longtemps que leur argent est ailleurs ! Et puis, après, que fait-on quand on a tout dépensé ? Une folie et une crise encore plus grande que celle que nous subissons. Et là, il n'est pas crédible.

    Prenons l'exemple du SMIG à 1.700 euros bruts mensuels qu'il propose. Quel souffle pour notre économie, les Français consommeraient. Qui peut être contre ? Seulement il veut oublier au passage qu'une telle augmentation bouscule toute la hiérarchie salariale des entreprises, et là, elles ne peuvent pas, même si elles le voudraient. Elles sont comme leurs salariés ces entreprises, surtout les petites et moyennes étranglées par les grandes donneuses d'ordres et par les banques qui ne cessent de créer des difficultés de financement. 25 % de petites entreprises ont fait faillite depuis le début de l'année par manque de financement avec des carnets de commande remplis, voilà la réalité qu'il oublie. Il le fait exprès, ou il ne veut le savoir, ou alors il est fou ! Une telle tromperie est coupable, voire malhonnête eu égard à ceux qui croient en lui. La gauche a besoin de vérité pas d'un tribun qui ne peut que la décevoir. S'il l'aimait cette gauche, il ne lui mentirait pas !

    C'est son problème depuis toujours, elle croit en ses politiques qui une fois aux commandes ne peuvent faire guère mieux que les autres malgré leur volonté, et c'est la déception. Nous sommes dans un régime libéral et tout gouvernement subit la loi du libéralisme. Des riches il y en aura toujours et des malheureux aussi. Il faut des patrons pour créer des usines, de la richesse, et ce n'est pas en tapant sur eux à bras raccourcis que la misère disparaîtra, bien au contraire.

    Mélenchon sera le fossoyeur de toute la gauche, les préfets prévoient la victoire de Sarkozy.

    Il faut se rappeler que les salaires sont bloqués depuis trop longtemps, et qu'entre 1.300 euros mensuels et 1.700 c'est la fourchette de presque la moitié des salariés. La hiérarchie salariale serait explosée et pas seulement dans le privé. L'augmentation ne serait que de 300 euros mensuel, mais quelles entreprises pourraient la supporter dans le contexte économique actuel, et comment l’État pourrait payer ses fonctionnaires et agents ?

    Cette période électorale est néfaste pour notre économie, notre dette s'envole, et le nouveau président ne pourra faire autrement que d'augmenter les impôts et réduire encore plus les dépenses. D'aucuns se demandent même si les retraites pourront être payées en septembre. Le nouveau gouvernement va trouver une situation catastrophique, Jacques Attali l'a évoqué sur la 2 au journal de 20 heures le 10 avril. Quels sont les candidats qui évoquent avec force ces difficultés ? Seul Bayrou en parle sans apporter de solution par ce qu'elle serait contre productrice électoralement, et comme il n'a apparemment aucune chance, il fait comme Mélenchon mais dans le sens opposé. D'ailleurs n'est-il pas pressenti pour être le premier ministre si Sarkozy venait à être réélu ?

    Ce que Mélenchon ne veut reconnaître c'est que si la France en est réduite à une hiérarchie salariale aussi étroite que c'est de la faute de la gauche qui divisée a permit à la droite de gouverner 10 années.

    Il faut donc accuser la gauche, et pas la droite qui elle n'a pas de problème pour appliquer sa politique, elle est toujours unie.

    Cette gauche des banlieues qui ne vote pas ou qui vote Le Pen est la principale responsable de ses malheurs entraînant avec elle celle qui essaye de faire ce qu'elle peut.

    Prenons, dans le programme de Mélenchon, l'imposition des riches, il prend tout au dessus de 360.000 euros annuels, soit 30.000 euros/mois. Croyez-vous que cela incite les patrons qui auraient la possibilité d'investir de créer des produits, des usines, de la richesse ?

    Indépendamment du chiffre, c'est l'esprit qui ne passe pas.

    C'est par le travail que l'on devient riche et par la bonne gestion de ce que l'on gagne. Hollande veut taxer les abus à un niveau trois fois plus élevé, il a raison dans le contexte actuel, et ce qu'il propose est déjà très mal perçu, voir Du plafonnement des salaires à celui des revenus. Autre exemple, la retraite à 60 ans pour tous au taux plein. Qui peut croire que l'on puisse faire cette mesure alors qu'il y a de plus en plus de retraités, qu'ils vivent plus âgés avec moins de Français qui travaillent ? Ou prendrait-il l'argent, aux riches, alors qu'il l'aurait déjà pris pour l'autre partie de son programme !

    Fallait-il découvrir un Mélenchon tribun pour cette élection, pour la droite oui, mais pas pour la gauche de gouvernement !

    Mélenchon fait selon les sondages 15 % d'intention de votes. Réussira-t-il son objectif passer devant Marine Le Pen dont le programme tient en quelques mots, les immigrés dehors, la sortie de l'euro, et les radars ainsi que la démagogie sociale. Quant à Sarkozy, son programme s'est réduit à la modification de la date de versement des retraites au premier de chaque mois, et au permis de conduire afin de réduire le délai après un échec. C'est de la haute stratégie électorale, pauvre France, mais vive la République avec Hollande qui peut être sa bouée de secours.

  • Quelques réflexions

    pêle-mêle.

    Support WikipediaÉcrire c'est ce qui me reste comme évasion intellectuelle avec ce blog, et avec la randonnée y associant la dépense physique. Quand on marche dans la nature notre esprit s'évade, on fait un peu le vide dans sa tête. Et puis c'est bouger, se lever très tôt pour prendre le train, et le soir rentrer fatiguer après plus de 20 km dans les jambes, mais quel bonheur. Cela fait quelques chose comme 16 ans que je tourne en Île de France par tous les temps, je n'ai presque plus rien à voir que je ne connaisse, sinon les copains de rando. Les treks dans le monde ne sont plus pour mon âge, alors rangé aussi pour raison familiale l'écriture me reste jusqu'à ce que mes facultés permettent de m'exprimer sur les sujets qui m'inspirent.

    La politique prend la première place dans ce blog, la raison est simple il a été ouvert fin 2006 juste avant la campagne présidentielle qui mobilisa mon attention. Sarkozy avec son vulgarisme et Ségolène si frêle devant cette machine UMP aurait pu l'emporter s'il n'y avait eu autant de haine dans son parti. Dommage, nous n'en serions pas ou nous en sommes. Quoique l'on dise, une femme, pour une fois nous aurait changés du machisme présidentiel. Et puis, contrairement aux dires de ses ennemis, elle n'était pas si cruche qu'ils le prétendaient. Bien qu'elle paraissait un peu juste pour la fonction, mais n'avait-elle pas gagné haut la main les confrontations avec Laurent Fabius et DSK., un ancien premier ministre et un ancien ministre de Finances ! N'était-ce pas un signe de son courage, de sa valeur ?

    Nous avons donc subit cinq années ce président déchaîné que rien n'arrêta pour diviser les Français. Faisant une politique dogmatique dont la seule voie directrice fut celle de la préservation des intérêts de sa classe. Le fossé entre les Français ne s'est jamais autant creusé entre les hauts revenus et les 8 millions de pauvres. Le devoir d'un président n'est-il pas de préserver les plus malheureux, et ils sont de plus en plus nombreux à n'avoir pour vivre que la rue. Sarkozy président des Français non, mais seulement président de ceux qui étaient au Fouquet's le soir de sa victoire. Une tâche qui restera sur son nom dans l'histoire de la république Française. Cet homme n'avait pas la valeur morale d'un président.

    Il se représente espérant encore écraser ce qui reste d'avantages sociaux. Il n'a pas perdu cette nouvelle confrontation, il a beaucoup de partisans, mais aussi beaucoup de ceux qu'il avait éblouis et qui jurent les grands dieux qu'ils ne voteront pas pour lui.

    Pour ceux là le béarnais sera la première étape, normal il est de droite, mais la seconde sera Hollande faute de n'avoir plus rien d'autre. C'est un signe qui ne trompe pas. Il a réussit a développer une haine qu'aucun président avant lui n'avait eue. Dès le début je l'avais analysé, comme celui qui bouscule tout sans vergogne, sans respect, parlez-en à Charles Pasqua pour ce qu'il a fait dans son département, il vous dira ce qu'il en pense s'il est sincère, ainsi que les Chiraquiens. En fait, il ne me plaisait pas pour la France, il n'avait pas ce que j'attendais d'un président, une culture, de la grandeur d'esprit. Nous avons eu un homme qui, par ses mouvements d'épaule bouscula ses opposants, un parvenu avec des qualités. On n'arrive pas à ce niveau sans en avoir. Volontaire, courageux, mais aussi prétentieux, obstiné et destructeur.

    Le 15 février Sarkozy s'est déclaré candidat à Laurence Ferrari sur Tf1, un vrai faux suspense. Son argumentaire «à cause de la situation de la France, de l'Europe et du monde !» Comme s'il pouvait faire quelque chose sur celle du monde quant à celles de l'Europe et de la France, s'est sa situation, celles auxquelles il a contribué, de quoi se plaint-il ? N'est-ce pas à nous de nous plaindre ?

    Il était temps qu'il s'engage, François Hollande à son meeting du Bourget avait pris quelques longueurs d'avance, et sa position politique devenait critique. Le 19 février à Marseille son premier grand meeting 10.000 sympathisants et quelques curieux certainement. «La France forte» son slogan, mais aussi «le candidat du peuple de France», c'est donc qu'il ne l'a pas été. «Le référendum c'est l'esprit de la république nous lui devons beaucoup», sans vergogne quand on pense à la ratification de second traité de Lisbonne dont il s'est bien garder de consulter les Français. Qui peut encore croire en lui ?

    Et puis une part de «proportionnelle» quelle mascarade, le RPF, le RPR, l'UMP ont toujours été contre, même le MRP et l'UDF. «Travailler davantage, c'est la seule façon de préserver notre niveau de vie, notre pouvoir d'achat, et de sortir par le haut de cette crise qui traîne tant d'autres pays vers le bas» à la place de travailler plus pour gagner plus, il prend les Français pour des imbéciles. Ce président utilisera tous les moyens pour ses fins. Aucune morale de déclarer qu'il faut travailler davantage lorsqu'il n'y a pas assez de travail et que nos entreprises délocalisent. Les Français au chômage c'est de leur faute, et il fera un référendum pour l'indemnisation du chômage et pour qu'ils reçoivent une formation, alors qu'ils ont payés pour être indemnisés s'ils devenaient chômeurs, voir, Sarko, ça y est, le peuple tout pour le peuple encore + à droite bien sûr, . À pôle emploi, les gens disent «je veux un emploi pas un référendum !»

    Beaucoup d'espoirs avaient été mis dans ce début de campagne tonitruant et très médiatisée de Sarkozy. Il devait inverser la tendance des sondages. Or ceux-ci faits le 21 février, vague 10, par l'étude Ipsos, Logica Business Consulting pour France télévision, Radio France et Le Monde, donnaient le même score qu'avant le 15 février, 32 % pour Hollande et 25 % pour Sarkozy au premier tour, depuis il s'est resserré, Ifop prend la plus basse valeur pour Hollande et la plus haute pour Sarkozy, cela sent le pas clair ! Quand au second tour, c'est constant à ± 1 point 59 % pour Hollande contre 41 % pour Sarkozy. Les courbes restent parallèles depuis le 15 janvier. L'écart est grand, trop grand pour être réaliste, mais il vaut mieux la position d'Hollande que celle de Sarkozy.

    Que faire contre cette probable défaite ? Ce n'est pas le parachutage de Borloo à Véolia qui lui fera récupérer des voix. Une vraie levée de boucliers, qui conduit à un flop. Henri Proglio ne supporte plus le successeur qu'il avait désigné pour Véolia, avec la bénédiction de l’Élysée. Le succès a dépassé les espérances. C'est un vaudeville ridicule qui montre l'état d'un certain capitalisme à la Française, telle est la réaction d'un banquier Américain, le Canard enchaîné. C'est toute une histoire que raconte le Canard. Proglio le copain de Sarko ne supporte plus de perdre de l'argent par la faute d'Antoine Ferot le PDG de Véolia. Proglio fit donc du lobbying auprès des administrateurs de son ancienne maison, et une opération prévue en deux temps fut montée. Débarquement de Férot le 29 février, puis nomination de Borloo par le comité bien préparé. L’Élysée mit au courant se frotta les mains pensant que Borloo serait ainsi récompensé de son renoncement à la présidentielle !

    L'opposition n'est pas en reste, l'invitation de Marine Le Pen à des paroles et des actes, nous a montré son vrai visage. Mis à part ses arguments milles fois répétés sur l'immigration, cause de tous nos soucis, et sur l'Europe qu'elle veut modifier si elle est élue pour sortir de l'euro dont elle veut une parité de un franc pour un euro ce qui montre que nous devrions nous serrez la ceinture, si elle venait à être élue, sachant que un euro vaut 6,55957 francs, en fait elle n'y connait rien. Face à François Langlet ses connaissances en économie ont parues très précaires, répondant souvent à coté pour faire diversion en particulier sur la contribution sociale sur les importations avec une taxe de 3 % qui rapporterait 74 milliards d'euros sur l'ensemble du quinquennat. La recette serait par mois de 15,3 milliards alors que les dépenses seraient de 20,8 milliards, ce qui conduirait à une augmentation de 200 euros pour les salaires inférieurs à 2.000 €, le contraire de ce qu'elle veut faire. Elle accuse François Langlet de faire un calcul brut. Par contre sa remarque sur le permis à points est tout à fait justifiée.

    Mais c'est la joute surréaliste avec Mélenchon qui constituait le clou de cette émission. Ce que l'on peut dire c'est que tous deux ont été mauvais. Marine Le Pen refusant de débattre avec lui et lisant son journal, quand à Mélenchon, il a manqué de maîtrise en insultant Marine Le Pen. Elle accuse Mélenchon de «voiture balai» de François Hollande disant de lui que ce n'est pas un bon candidat, de ne pas être à sa hauteur. Mélenchon, «il n'y aura jamais une faille entre nous, la gauche, pour vous mettre la pillée que vous méritez». C'était aussi le leadership du monde ouvrier qui se jouait. Marine Le Pen se dit portée par lui, alors qu'elle n'est même pas à ses cotés pour le soutenir dans la difficulté. On comprend bien la colère de Mélenchon.

    D'une façon générale les coups portés par Mélenchon ont été précis aussi bien en ce qui concerne l'IVG que l'affaire de l'écrivain collaborationniste Robert Brasillac. Le samedi 18 février lors d'un discours à Lille. «Vous auriez dû vous lever et sortir quand l'infâme président de votre parti a cité Robert Brasillach, car un collabo reste un collabo quoi qu'il ait écrit» face à Marine Le Pen qui lisait le journal. Que dire de tels débats, qu'ils ne sont pas à l'honneur de nôtre pays. Quelle image donnons-nous ?

    Et notre service public qui organise de telles confrontations qu'elle est sa valeur ? David Pujadas porte une lourde responsabilité, n'ayant pas été à la hauteur pour maîtriser cette confrontation. D'une façon générale, il n'impose pas avec fermeté les réponses aux questions posées, ce qui détruit l'intérêt des débats ou chacun répond à coté en surfant sur son programme.

    Quant à François Hollande sa proposition de taxer les revenus au dessus de un million d'euros par an à 75 % serait un acte de patriotisme incontestable. Ce serait aussi récupérer un peu de l'argent qu'ils ont bénéficié sous l'ère Sarkozy. Quant à l'évasion fiscale du baratin elle a toujours été florissante pendant les 10 années de droite.

    «Ce que j'apprécie c'est le talent, le travail, le mérite, ceux qui ont réussi à créer et à permettre à la France d'avancer», a-t-il expliqué.

    «Ce que je n'accepte pas, c'est la richesse indécente. C'est des rémunérations qui n'ont pas de rapport avec le talent, l'intelligence ou l'effort», a poursuivi le candidat PS.

    «Ce que je n'accepte pas, c'est le scandale d'un certain nombre de stock options ou de 'retraites-chapeau', de tout ce qui fait que les Français ont le sentiment que c'est trop injuste, trop inégal».

    «Ce que je veux être, c'est le président de la justice», a conclu François Hollande sur TF1 le 27/02/12.

     

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