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libye - Page 2

  • Libye et Côte d'Ivoire,

    les limites des interventions de la coalition et des Français.

     

    Support Wikipedia En Côte d'Ivoire c'est maintenant que tout commence, le président Gbagbo vient d'être arrêté le 11 avril dans sa résidence par l'action des forces Françaises, plus de 200 hommes, plus de 30 véhicules blindés et des missiles ont été tirés, conjointement à celles de l'ONU et des forces républicaines d'Alassane Ouattara et c'est à son quartier général de la résidence du golfe qu'il fut emmené. C'est au terme de 11 jours de guérilla voire de guerre à l'arme lourde que Laurent Gbagbo a rendu les armes. Son palais présidentiel n'est plus qu'un tas de ruines. Est-ce fini pour autant, certainement pas, la gouvernance d'Alassane Ouattara commence et elle devra panser les plaies, elle devra montrer sa capacité à maintenir la cohésion du pays entre le Nord et le Sud, ce que faisait Laurent Gbagbo. Allons-nous assister à un autre Irak en plus petit ou les partisans de Laurent Gbagbo ne vont pas baisser les bras facilement, malgré un appel de Guillaume Soro premier ministre d'Alassane Ouattara les invitant à déposer les armes, ne représentent-ils pas 46 % des Ivoiriens, une vue de l'esprit dans ces pays ou la démocratie n'est qu'un mot. Alassane Ouattara houphouëtiste saura-t-il redresser le pays comme le lui avait confié son mentor le président Félix Houphouëte-Boigny le père de la nation Ivoirienne ?

    La Côte d'Ivoire pendant ces journées sanglantes a mobilisé toute notre attention, n'avons nous pas des ressortissants regroupés dans des camps sous la protection de la force de la Licorne. Notre engagement auprès d'Alassane Ouattara sous la couverture des Nations-Unies de la résolution 1975 du 30 mars 2011 exigeant clairement que «la volonté du peuple Ivoirien soit respectée» soumettant Laurent Gbagbo et ses proches à des sanctions. Résolution adoptée face à la gravité de la crise qui frappe ce pays. La commission électorale indépendante qui représente une autorité administrative dotée de valeur morale et d'autonomie financière donnait le 02 décembre 2010, 54,1 % des voix à Alassane Ouattara pour 45,9 % à Laurent Gbagbo. Le Conseil constitutionnel Ivoirien dont les membres sont nommés par le président de la république proclamait l'inverse, après annulation des résultats dans 7 circonscriptions du Nord. Il donnait 48,55 % à Alassane Ouattara et 51,45 % à Laurent Gbagbo. L'opposition Ivoirienne ne pouvait que dénoncer ce fait prétextant une manipulation électorale, et clamait un «push» tandis que la représentation internationale considérait comme vainqueur Alassane Ouattara.

    Cela a pour similitude les élections législatives Palestiniennes ou le Hamas obtint 56 % des suffrages lui donnant la majorité parlementaire contre celle du Fatha. Ce fut le début d'une longue confrontation entre le Fatha et le Hamas, et sous l'impulsion des États-Unis et de la communauté internationale et le Hamas fut rejeté dans la bande de Gaza.

    Cette situation nous contraignit, compte tenu de notre passé en Côte d'Ivoire, à intervenir après un engagement bien frileux au départ laissant Alassane Ouattara seul à affronter Laurent Gbagbo et ses troupes qui refusaient de quitter le pouvoir. Après plusieurs mois d'incertitudes soutenu par la communauté internationale Alassane Ouattara constitua une force militaire lui permettant d'engager la prise du territoire dont la capitale Yamoussoukro jusqu'à Abidjan centre économique du pays ou restèrent concentrés autour du palais présidentiel les forces pro-Gbagbo équipées de chars et d'armes lourdes. Devant son impuissance à vaincre la résistance du camp Gbagbo nous avons été amenés à prendre une part militaire plus importante mettant en œuvre à la fois nos hélicoptères de la Licorne et ceux de la mission de l'ONU pour tirer sur des blindés dans l'enceinte présidentielle et pour détruire un véhicule des forces blindées des pro-Gbagbo dans la zone des résidences diplomatiques. Laurent Gbagbo accuserait la France de vouloir l'éliminer. La situation essentiellement mouvante d'attaques et de contre attaques, les informations souvent ponctuelles et sans lien, nous montraient un état de guérilla qu'il était difficile de situer dans un état précis des combats.

    Le 09 avril l'opération des forces de la Licorne n'auraient pu empêcher les forces de Laurent Gbagbo de reprendre du terrain à Abidjan a indiqué le chef Alain Le Roy des opérations de l'ONU de maintien de la «paix». Les forces de Laurent Gbagbo ne seraient plus qu'à un kilomètre de l'hôtel international ou serait installé Alassane Ouattara. Elles contrôleraient la totalité du Plateau de Cocody. La citée lagunaire serait une ville fantôme, quelques rares habitants se risqueraient encore dans les rues à la recherche de nourriture, d'eau ou voulant fuir. Cette situation posa d'énormes problèmes devant l'impuissance des forces d'Alassane Ouattara, d'autant que la résidence de l'ambassade de France qui jouxte celle de Laurent Gbagbo aurait été visée par des tirs de mortier et de roquettes tirés de positions tenues par les pro-Gbagbo, information formellement  démentie par le camp Gbagbo. Ce regain de poussée des forces de Gbagbo serait la conséquence d'un relâchement consécutif à des pourparlers de paix qui n'auraient été qu'une ruse de plus de Gbagbo pour reprendre la main. Cette situation créa des difficultés aux missions diplomatiques qui craignirent des représailles du camp Gbagbo. La présence de forces loyalistes à Gbagbo sillonnant les rues empêcheraient l'évacuation des personnels des missions diplomatiques. 23 pays auraient fait une demande pour que leurs ressortissants soient évacués, et les missions diplomatiques Américaines, Brésiliennes, Allemande seraient en attente d'aide.

    A cela, le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme aurait découvert plus de 100 corps hommes femmes et enfants originaires de la Côte d'Ivoire et de pays voisins ces dernières 24 heures à l'Ouest de la Côte d'Ivoire, il s'agirait dépurations ethniques dont seraient coupables les forces de Laurent Gbagbo. L'accusation est tout aussi accablante pour les forces loyales à Alassane Ouattara qui auraient tué et violé des centaines de personnes et brulé des villages fin mars toujours à l'Ouest de la Côte d'Ivoire.

    Des sauvages, dans quel guêpier nous nous sommes engagés !

    L'organisation Human Rights Watch accuse aussi les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), contrôlées par Guillaume Soro, d'avoir tué des opposants entre le 6 et le 30 mars, lors de leur progression dans l'Ouest. Beaucoup de victimes étaient de l'ethnie Guéré, qui soutenait Gbagbo lors de la présidentielle. Beaucoup de vieillards, qui n'avaient pu fuir au Liberia voisin, ont été tués. Des dizaines de femmes ont été violées, affirme HRW dans son rapport. Une femme de Bakoubli, près de Toulepleu, a affirmé avoir été violée en présence de ses enfants, ajoutant que son mari qui tentait d'intervenir a été exécuté par les combattants pro-Ouattara. Le rapport de HRW cite également une femme de 47 ans qui dit avoir été contrainte d'assister à l'exécution de son père, de son mari et de son fils de 10 ans près de l'exploitation familiale de cacao à Doke. Un homme de 32 ans a décrit l'entrée des pro-Ouattara dans la ville de Diboke et affirmé qu'ils avaient ouvert le feu sur les civils qui couraient dans les rues.

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    Selon HRW, des centaines de personnes ont été tuées à Duékoué lors de la prise de la ville le 29 mars. Document Le Figaro.fr, Crédits photo : ZOOM DOSSO/AFP

    Situations terrifiantes sans solution autre que la disparition d'un clan pour l'autre par le massacre d'innocents.

    La chute de Gbagbo ne règlera rien et nous serons de plus en plus critiqués, pour notre intervention, par les forces républicaines de Côte d'Ivoire, qui admettront difficilement que ce sont les forces Françaises par les bombardements sur le palais présidentiel qui ont permit la capture Laurent Gbagbo. Sans cet apport logistique il est évident que Laurent Gbagbo ne serait pas capturé. D'ores et déjà, pour éviter toute controverse l'ambassadeur de France à Abidjan, Jean-Marc Simon, assure que Laurent Gbagbo aurait été arrêté par les forces républicaines de Côte d'Ivoire. Même sont de cloche à Paris d'un porte-parole de son camp affirmant que ce sont bien les forces d'Alassane Ouattara qui sont à l'origine de l'arrestation. Selon Le Monde «à aucun moment les forces Françaises n'ont pénétrées dans le périmètre de la résidence». Pourquoi ces prises de position, que signifient-elles ?

    Quand à la Libye, les rebelles reculent. Les diplomates se mobilisent. Les forces de Kadhafi ont repoussé le 09 avril une offensive des rebelles dans la région de Breda. La situation est très inquiétante dans la région située entre le site pétrolier et la ville d'Ajdabiya à 80 km à plus à l'Est ou se concentrent l'essentiel des combats depuis une semaine, l'Orient Le Jour.com . D'après Al-Oufock, huit insurgés auraient été tués lors des combats à Misrata, malgré que les forces de l'OTAN aient mené plusieurs raids pour venir en aide aux rebelles assiégés par les forces de Kadhafi. 15 chars auraient été détruits pas les forces de l'OTAN dans ces attaques près de Misrata et deux autres au Sud de Breda. A Misrata un navire d'aide humanitaire affrété par le Comité international de la croix rouge transportant du matériel médical et des médicaments pouvant soigner 300 blessés par balles a accosté le 9 avril dans le port de Misrata.

    Le vendredi 8 avril on célébrait pendant la prière publique à Benghazi les derniers martyrs de la révolution Libyenne. Des cercueils avaient été amenés en véhicules sur la place remplie de fidèles devant l’hôtel de ville, sur le front de mer, de nouveaux noms sont venus s’ajouter à ceux dont les portraits décorent les murs du tribunal sur cette place symbolique de la révolution Libyenne. Mais ces dernières victimes n’étaient cette fois pas celles de la répression des troupes de Kadhafi, mais des combattants tués jeudi dans un bombardement de l’OTAN. Un avion de l'OTAN, avait pris pour cible les chars déployés pour la première fois par les révolutionnaires qui tiennent toujours le terminal pétrolier de Brega, sur la route du golfe de Syrte, faisant entre quatre et six morts, selon des bilans difficiles à vérifier. Ce serait la troisième erreur depuis le début des bombardements Al-Oufock. Cela montre les limites de l'action de l'OTAN qui montre son incapacité à freiner l'avance des forces de Kadhafi. La désillusion s'installe dans le camp des insurgés ne voyant pas d'issue à leur rébellion. L'impuissance des rebelles à s'organiser, leur manque de relation entre eux et avec les forces de l'OTAN, sèment la confusion, et montre leur limite à s'emparer de Tripoli. Les nouvelles désordonnées que l'on reçoit montrent le désarroi des rebelles obligés de reculer devant la poussée des forces de Kadhafi qui seraient entrées a Ajdabiya le 10 avril.

    En Libye comme ailleurs, il n'y a pas de guerre sans bavures, il est bien évident que sans intervention au sol, l'affrontement ne peut que tourner l'avantage de Kadhafi qui possède une armée même si elle à perdu de sa puissance. Nous avons engagé cette guerre sans trop en voir les conséquences pensant probablement que la révolte Libyenne gagnerait la capitale, il n'en fût rien. Les partisans de Kadhafi verrouillant la ville et empêchant toute manifestation contre le régime.

    On parle de médiation par l'Union africaine,l'Union européenne et la Ligue arabe à quelques jours d'une réunion du Groupe de contact sur la Libye mercredi 13 avril au Qatar. La Ligue arabe accueillera le lendemain au Caire une conférence en présence notamment du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et de la chef de la diplomatie Européenne Catherine Ashton. D'après le Figaro.fr un groupe de dirigeants Africains, médiateurs de l'UA, est attendu en Libye pour tenter de rencontrer Mouammar Kadhafi puis des responsables de l'insurrection dans leur fief de Benghazi et obtenir un cessez-le-feu. Comment peut-on négocier quand on a le dos au mur ? Il est bien évident que Kadhafi est en position de force, en outre, la rébellion a rejeté toute idée d'un cessé le feu conditionnant le maintien au pouvoir de Kadhafi, c'est l'impasse.

    Les dernières infos signalent une réunion des médiateurs samedi 09 à Nouakchott affirmant les objectifs de la mission, cessation des combats et acheminement de l'aide humanitaire, et ouverture du dialogue avec Tripoli. Les médiateurs de l'UA ont prévu de se rendre de 10 au soir à Benghazy pour convaincre les rebelles d'un cessé le feu, mais sans le départ de Kadhafi cette médiation est vouée à l'échec. Entre temps Kadhafi aurait accepté la feuille de route de l'UA pour un cessé le feu immédiat. Cette délégation était venue plaider en particulier pour un arrêt des combats, qui ont fait au moins 23 morts depuis samedi à Ajdabiya et à Misrata, selon des sources médicales.

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    Comme à son habitude, le colonel Kadhafi a reçu sous sa tente, dans sa résidence de Bab al-Aziziya, la délégation de l'UA. Ici les présidents Jacob Zuma (Afrique du Sud) et Denis Sassou Nguesso (Congo).Document Le Monde.fr , REUTERS/NTSWE MOKOENA

    Nous avons actuellement 20.000 hommes qui interviennent sur différents fronts. Cette situation est une escalade dont nous ne sommes pas habitués même si sur certains points, elle se justifie. Pouvons-nous tenir encore bien longtemps dans cette posture ?

    Elle nous montre la difficulté d'intervention en Afrique et au Moyen-Orient en tant que redresseurs de tords et de justicier de la démocratie. Elle nous montre aussi la difficulté de vaincre un régime sans appui militaire au sol. Dans ces pays l'intérêt pour le pouvoir n'a pas pour but l'amélioration les conditions sociales de leur citoyens, mais seulement d'être une source de revenus pour les dirigeants qui s'enrichissent au détriment de leur peuple. Les exemples de Ben Ali en Tunisie et d'Hosni Moubarack le montrent. Leur résistance avec les armes que nous leur avons vendues nous implique de revoir notre politique, vendre des armes pour notre profit est donc lourd de conséquence si demain nous sommes amenés à combattre ces régimes. L'argument de dire que si ce n'est pas nous qui en vendons ce sera les autres, probablement, mais ils n'interviennent pas dans ce genre de conflit. C'est toute notre politique internationale qu'il faut revoir, ces armes servent à tuer, non pas les ennemis de ces pays, mais leurs ressortissants. Combien nous coûtent ces guerres, le profit de ces ventes d'armes couvre-t-il les dépenses de ces engagements, sans prendre en compte les pertes humaines ?

    Alassane Ouattara à une dette envers la France, saura-t-il en tenir compte dans le futur, rien n'est moins sur, ne sera-t-il pas aussi un dictateur par obligation d'assurer, entre les différentes factions, un équilibre dans son pays qui devra surmonter ses difficultés politiques et économiques ?

  • Le renseignement n'est-il pas la base de la guerre,

    moderne prétendue propre ?

     

    Support Wikipedia Serions-ous devenus les maîtres du monde par notre technologie militaire, nous voyons tout. Plus rien n'a de secret, plus rien n'a de respect, nous distinguons du ciel une surface de 1m² avec nos optiques et notre électronique, mais nous entendons aussi c'est dire la puissance que nous possédons. Mais c'est aussi se poser la question de quel droit ? Du droit d'ingérence direz-vous, mais oui bien sûr. Mais n'est-ce pas faire de ceux que nous regardons des inférieurs, attention, si vous ne vous comportez pas comme nous souhaitons on envoie nos avions ! D'aucuns dirons que c'est mal, que cela ne nous regarde pas, d'autres que c'est de l'ingérence et que c'est dans un but de guerre donc de tuer, et c'est vrai ! Les deux argumentations ont leurs adeptes. J'étais d'accord pour les avions, que pour les avions, au nom de l'ingérence de ce flot de réfugiés boot-people sur les rives de la Méditerranée Européenne, mais aussi au nom de la liberté de ces peuples opprimés par ces dictateurs qui ne meurent jamais. C'est donc un cas de conscience difficile sans solution honorable, les deux positions ne sont pas satisfaisantes. Laisser faire ce fou de Kadhafi écraser son peuple, aurait été me semble-t-il condamnable pour non assistance de peuple en danger, avec les armes qui lui ont été vendues qui montre notre culpabilité implicite dans cette affaire. Nous ne sommes pas tout blanc. Laisser faire me rappelait aussi les accords de Munich de 1938 ou nous avions avec l'Angleterre capitulé devant Hitler et Mussolini sans que la Tchécoslovaquie fût présente bien qu'il s'agissait d'elle. Finalement, ces accords Hitler à pissé dessus et nous avons laissé faire l'invasion de la Tchécoslovaquie. La honte fut à la France et à l'Angleterre qui n'ont eu aucun courage d'autant qu'un an plus tard, nous avons déclaré avec l'Angleterre la guerre à l'Allemagne, l'on connait la suite.

    Alors aurais-je avec d'autres raison ?

    Rien n'est sûr eu égard à ceux qui crient au meurtre des populations sous les bombes et missiles de la coalition ! Ce problème appelle l'analyse suivante, quel aurait été le comportement de Kadhafi aux portes de Benghazy qui avait annoncé qu'il écraserait la rébellion, d'ailleurs ses chars et avions étaient déjà en opération ? Combien de morts dans ce cas ? Mais bien sûr cela ne nous regarde pas, ce n'est pas chez-nous ! Comment peut-on tenir de tels propos, et bien c'est un peu ce qu'Edwy Plenel déclare quand il dit que c'est grave, on le sait, tenant ce propos à l'émission de la semaine critique de Franck-Olivier Giesbert du vendredi 25 /03 sur la deux lors de la présentation de son livre «Un président de trop», et il ajoute, «on fait ça uniquement pour faire médiatiquement plaisir à BHL ?» «C'est le système qui a vaincu François Mitterrand qui pensait le transformer, c'est pour voiler la déroute intérieure de la politique de Sarkozy, on fait une guerre au nom des droits de l'homme des libertés ....et en même temps on fait le contraire, on désignait quoi depuis deux semaines, les musulmans, l'Islam, les arabes, c'est à dire ceux que l'on prétend sauver, quelle est la cohérence ?» Tout à fait de cet avis, mais que doit-on faire ? Quelle est franchement sa position en dehors de cette critique ? On peut être de gauche, mais de quelle gauche, celle de la responsabilité ou celle qui critique tout sans rien apporter ! Est-il vraiment de gauche, il semble que oui, rien n'est sûr, mais n'était-ce pas grave de laisser faire Kadhafi ? J'ai été étonné que tant d'imminentes personnalités, ou prétendues telles, autour de la table aient si peu relevé son propos. Auraient-ils eu peur d'affronter cette compétence journalistique forgée de plus «de 30 années de puanteurs plus ou moins républicaines». Simple reporter, il fait trébucher des flics ripoux, tomber un ministre barbouzard et transpirer Mitterrand, le maestro des écoutes ?

    L'attaque de la coalition comporte des risques politiques et fait des morts c'est évident, alors que fait-on, on négocie avec ce type qui n'a aucun scrupule ? Ne serait-ce pas se moquer du monde ?

    L'imagerie satellitaire, les interceptions des signaux électroniques ont été la base de l'opération en Libye. C'est la guerre moderne celle qui permet de viser l'objectif en détruisant le matériel avec le moins de victimes humaines, mais, il y en a toujours. Rappelez-vous le bombardement de Dresde en Allemagne en février 1945 qui fit plus de 150.000 morts et détruisit entièrement la ville. On appelle cela des frappes propres comme un boxeur qui met KO son adversaire mais ne le tue pas. N'est-ce pas mieux ? Les services militaires de la coalition avaient accumulés des renseignements sur les systèmes d'armes Libyens. Avec les bombardiers furtifs, qui ne se voient pas des radars eu égard à leur géométrie adaptée aux ondes radio émises déviant ainsi leur écho. Depuis des années les occidentaux surveillaient la Libye, avec Kadhafi il ne fallait pas le lâcher. Les informations recueillies ont été introduites dans le calculateur des missiles et ceux-ci se guident vers l'objectif en fonction des coordonnées géographiques ou sur les fréquences émises par le système d'armes que l'on veut détruire. Les avions de reconnaissance enregistrent le résultat obtenu et le transmettent numériquement en images en 3D numérisées vers les postes opérationnels qui les chargent à nouveau aux missiles pour finir le travail. Si des commandos sont au sol l'opération est plus simple pour les bombes guidée par laser. Il suffit simplement de poser le rayon sur l'objectif pour que la bombe se cale dessus, c'est terrible n'est-ce pas ! C'est donc une boucle fermée entre l'objectif, la bombe et le pilote qui suit la bombe sur l'image affichée devant lui sur l'écran de son cockpit pouvant ainsi surveiller sa trajectoire et la corriger éventuellement.

    Bientôt se seront les robots qui feront la guerre comme le montre le film de la guerre des étoiles, tant mieux si cela fait moins de morts. Mais peut-on être satisfait d'avoir cette puissance alors que d'autres ne l'on pas ? Le risque est grand qu'un fada s'en serve et engage ainsi un conflit mondial. Mais quoique sont les arguments contre, les frappes de la coalition dans cette opération «L'Aube de l'odyssée» les villes d'Ajdabiya et de Brega ont été reprises aux forces de Kadhafi sécurisant ainsi la route qui mène à Benghazy, sans ces frappes contre les chars rien de possible.

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    Les rebelles Libyens célèbrent la prise d'Ajdabiya, Référence nouvel Obs.com

    Ce matin c'est la ville de Syrte qui serait tombée prise par les rebelles. Ces frappes ne sont donc pas sans effet. Syrte et la ville natale de Kadhafi, tout un symbole, 135.000 habitants sur la route de Tripoli. Neuf puissantes explosions auraient secoué la ville qui était survolée par les avions de la coalition. Le journaliste de l'AFP qui a annoncé l'information faisait parti d'un groupe de journalistes invités la veille par les hommes de Kadhafi à ce rendre sur place.

    Tout n'est donc pas négatif si le scénario idéal se produit. Mais c'est bien plus que ça, montrant ainsi l'exemple que l'on peut intervenir sans occuper le terrain dès lors que les armes lourdes sont inhibées et que les peuples souhaitent se libérer.

    N'est-ce pas un espoir qui prend naissance ? Dans ces révoltes, il y a deux blocs qui s'affrontent et la question est de savoir lequel est le plus important, en Libye nous avons surtout vu les partisans de Kadhafi clamer leur soutien, mais les rebelles se sont peu montrés au point que se posait la question représentent-ils la majorité de la population ? On sait que chaque manifestation ou révolte ne mobilise que ceux qui s'engagent de ce fait s'exposent à des représailles, il est donc impossible de mesurer l'importance de ceux qui n'acceptent pas la dictature du chef. En outre, comme ils n'ont pas les moyens de communication qui leurs permettaient de se montrer et de faire valoir leur légitime revendication, il est difficile de prendre une position en leur faveur. Le seul argument sur lequel on puisse prendre une position est la longévité de la dictature du chef qui montre bien que la démocratie n'y est pas.

  • Le pacifisme Allemand est-il à la hauteur

    des engagements internationaux ?

     

    Support Wikipedia La position de l'Allemagne eu égard à l'intervention militaire de frappes aériennes sur la Libye de Kadhafi pose la question de son rôle en tant que grande puissance Européenne ? Économiquement la première puissance en Europe, elle devrait être logiquement intégrée au Conseil de sécurité des Nations-Unies comme membre permanent. Elle ne l'est pas depuis la fin de la seconde guerre mondiale scellant la chute du nazisme ce qui se comprend ayant à effacer cette sobre période de son histoire ainsi que la chute du mur de Berlin. Mais cela fait plus de 60 ans il serait temps qu'elle y occupe un siège permanent d'autant qu'elle a une armée qui est engagée en Afghanistan depuis 2002 et qui prolonge sa mission jusqu'en 2012. Cette frilosité Allemande ne colle pas avec son passé et encore moins avec une responsabilité de grande puissance qu'elle mérite au même titre que la France.

    Au sommet du G8 des ministres des affaires étrangères à Paris l'Allemagne a freiné de ses quatre roues toute intervention militaire en Libye montrant ainsi son profond désaccord avec la France, voire une géopolitique nouvelle pour le monde arabe. De même lors de la résolution de l'ONU le 17 mars permettant l'engagement de la force contre le régime de Kadhafi, elle s'est abstenue au même titre que la Chine et la Russie qui eux n'ont pas utilisé leur veto. En outre, à la surprise générale elle a salué de nouvelles encourageantes l'acceptation bidon de cessé le feu de Kadhafi. L'Europe ne pouvait pas plus étaler sa division se montrant inexistante depuis le début des révoltes du monde musulman. La politique étrangère de cette Europe incarnée par Madame Catherine Asthon aux abonnés absents marque ainsi son discrédit à occuper un tel poste ainsi que la Commission

    La question est de savoir ce que cache cette frilosité Allemande alors que d'autres pays l'Italie qui a beaucoup à perdre dans cette crise par suite d'une coopération retrouvée avec Kadhafi, et l'Espagne, proposent l'utilisation de leur base aérienne pour le ravitaillement des avions, et que d'autres le Canada, la Norvège, le Danemark, la Belgique, les Pays-Bas, la Grèce, et le Qatar avec les Emirats arabes Unis, dont les présidents sont aussi des dictateurs ont rejoints la position de la coalition États-Unis, Grande -Bretagne et France. Il faut bien comprendre que cette intervention ne pouvait avoir lieu si la Ligue arabe n'avait pas donné son feu vert, elle a ouvertement lâché Kadhafi.

    Pour Annette Kaiser qui est professeur d'économie dont son intérêt est une spiritualité trans-confessionnelle ou intégrale fondateur du chemin de l'exercice intégral NE auteur de livres sur le soufisme, près de 88% des Allemands s’opposent à une intervention militaire en Libye. Que ce soit à gauche ou parmi les conservateurs, les Allemands sont résolument contre la guerre. Quand l’Allemagne, avec le gouvernement Rot-Grün est intervenue au Kosovo en 95, elle a dû faire face à une immense opposition parmi la population, toutes tendances politiques confondues. L’idée d’une intervention militaire est donc à manier avec précaution. Pour elle l'impossibilité dévaluer les risques d'une telle intervention suffit à cette prudence.

    Pour Heinig Riecke sur Twitter, le facteur explicatif est aussi le flou que le terme employé, «zone d’exclusion aérienne». Il ne faut pas oublier que l’intervention Européenne s’est aussi fixée des objectifs concrets pour stopper Kadhafi, dont la libération de certaines villes, des bombardements ne sont donc pas exclure. A partir de là, tout est possible en termes de réaction en chaine. Pour elle, l’exemple de l’Afghanistan fonctionne comme un repoussoir. Parti pour une guerre rapide, c'est un bourbier dont plus personne ne sait comment s’extraire !

    Pour le Spiegel on line politique l'abstention d'Angela Merkel sur la Libye au Conseil de sécurité a déclenché un vif débat. La fissure traverse les partis. Berlin s'est trouvé du coté du coté des pays douteux comme la Chine et la Russie. C'est une décision délicate qui déchire le pays. Pour Angela Merkel, «abstention ne signifie pas neutralité», consciente des réalités morales du débat, l'Allemagne comme chacun sait ne participe pas à une action militaire. «Nous partageons pleinement les objectifs de la résolution». En clair d'après le Spiegel on line politique cela signifie, laissons aux autres armées de faire le travail. Secrètement le gouvernement Allemand espère que Kadhafi aura peur de la résolution du Conseil de sécurité.

    Pour le http://www.sueddeutsche.de , Merkel et Westerwelle ont voté contre les Américains, les Britanniques et les Français, mais avec les Chinois et les Russes, contre ses alliés les plus importants à l'Ouest. Le ministre des affaires étrangères a clairement fait savoir que l'Allemagne ne participera pas à une guerre en Afrique du Nord, il a donné l'impression qu'un «oui» à la résolution mettrait automatiquement l'Allemagne en proie à la guerre civile. Westerwelle aurait oublié la chose la plus importante dans la diplomatie que les pays arabes en plus de la communauté internationale ne voyaient pas d'autre alternative que la guerre contre un dictateur impitoyable envers son peuple.

    Il reste que le non engagement de l'Allemagne dans cette crise Libyenne est révélateur d'une hésitation peut être perçue comme un manque de solidarité envers ses partenaires occidentaux. Ce n'est pas la première fois que l'Allemagne se distingue contre la communauté si l'on se rappelle sa position lors de la crise de la dette publique Grecque au sein de l'Euro en 2010. La position d'Angela Merkel fut fortement critiquée en France en Grèce et dans l'ensemble de l'Europe à se montrer peu enthousiaste à l'idée à verser les sommes demandées.

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