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  • Ce que n'a pas dit François Hollande à son entretien du 28 mars

    avec David Pujadas sur France 2.

    Un président normal, cazimoto.net.

    La phrase, je suis président de la république depuis 10 mois, pas depuis 10 ans.

    Support Wikipedia Cette émission fortement médiatisée, cote d'impopularité du président oblige, comme si d'un coup de baguette miraculeuse, il pouvait en une heure quinze, alors que cet entretien n'était prévu que de 55 minutes, montrer qu'il pouvait inverser la tendance. Trop d'oppositions lui font face, l'ensemble de la droite et de la gauche de la gauche, ne changeront pas d'opinion bien que leurs critiques ne contiennent aucun fond de réalité devant notre déficit et notre chômage. Elle attira 8 millions de téléspectateurs avec un pic à 9, 165 millions vers 20 heures 46 selon l'institut médiamétrie. Un carton qui montre l'intérêt des Français. Cela contraste avec les critiques de la presse de droite qui le juge sans envergure, timidement relayée par celle de gauche, on l'a bien senti lors du débat qui suivit l'entretien. Un président bricolage que l'on peut lire le lendemain. Quand on n'a rien à dire de sérieux, on dénigre, c'est plus facile, comme celui qui déclara, une émission pour rien, en fait, il a raison puisque l'on savait tout ou presque.

    Rien n'empêche d'être mauvais et comme la liberté d'expression le permet on peut dire n'importe quoi, même des insultes, radicalisant ainsi le climat, dans un combat de chiffonniers. On attendait aussi qu'il ait des accents Churchilliens, tiens je ne savais pas que l'on exigea cela de lui, mais avec des journalistes, haut de gamme, il faut s'attendre à tout. Je trouve plutôt qu'il eut des accents Mendesiens, donc sérieux, étant combattu par les deux tiers des Français. Rappelez-vous, pour ceux qui sont nés bien avant la guerre d'Indochine, et qui ont apprécié Pierre Mendès-France en proie aux mêmes oppositions de droite et de gauche communiste.

    Ce qui est réconfortant c'est qu'il se place au milieu de l'échiquier politique, c'est à dire entre ceux qui ont mis la France dans un état catastrophique et ceux qui n'ont jamais eu de responsabilité.

    Il n'a pas fait d'effets de manche qui bien entendu ne servent à rien, il n'a pas non plus tapé sur la table ce qui aussi ne sert à rien, il a seulement rappelé les outils qu'il avait mis en place, et il faut bien reconnaitre qu'il faut des actions immédiates pour réduire le chômage, c'est plus efficace que de grands élans qui se briseraient sur les réalités du moment. Il n'est pas non plus Sarkozy, et tant mieux, et cela on le savait.

    Il respecte même ceux qui ne le respectent pas pour ne pas créer un climat d'affrontement, une gouvernance apaisée voila ce qu'il veut. Il y a bien assez d'antagonismes pour ne pas en rajouter. L'exemple le plus net fut celui sur les manifestations contre le mariage pour tous, ou il a entendu les doléances de la droite catho et admis le coté familial de leur revendication, pas leur coté politique. Il aurait très bien pu essuyer d'un revers de manche le coté indigeste de cette droite qui prétend représenter le peuple de France en clamant le mensonge le plus effronté, ils étaient 1.400.000 à manifester. Comment voulez-vous qu'un Français qui a seulement été à l'école primaire puisse ne pas comprendre qu'ils sont mauvais.

    Ainsi va la politique et mon dieu, il y a encore du boulot si l'on ne veut pas que cela éclate en révolution tant les antagonismes sont acérés. J'aurais aimé qu'il soit moins technique plus au dessus de la mêlée qui grouille d'un mécontentement qu'elle entretien par ce que reconnaître les efforts c'est déjà admettre qu'ils sont bons.

    La question qui brûle les lèvres est-ce que cet entretien inversera son impopularité, non, non pas par ce qu'il est trop sérieux, trop normal, mais simplement par ce que les mesures qu'il a prises ajoutées à celles envisagées ne serait-ce que sur les retraites, la sécu, et les allocations familiales sont impopulaires. Il ne peut avoir convaincu aux sacrifices selon un sondage réalisé le lendemain, 66 % des Français ne lui font pas confiance. C'est en fait sa cote d'impopularité.

    En fait, son impopularité ne semble pas le toucher, il a le cuir dur comme il dit, il en a vu d'autre, et comme un fait exprès, le lendemain, on apprend que notre déficit sur l'année 2012 atteint 4,8 %, (- 98,2 milliards d'euros) au lieu des 4,5 % espérés et que notre dette publique atteint 90,2 % du PIB, soit 1.883,8 milliards d'euros. En d'autres termes, il n'y a pas eu assez de réduction des dépenses, ce qui devrait faire réfléchir. Elles s'expliquent par une révision de 1,1 point à la hausse 2011, par la recapitalisation de la banque Daxia, et par une croissance nulle. Il lui faudrait donc serrer encore la ceinture des Français.

    La Commission européenne table sur un déficit de 3,7 % fin 2013, puis 3,9 % fin 2014 si rien n'est fait. Quant à la dette, elle serait de 93,4 % du PIB fin 2013 pour 96 % fin 2014 si rien n'est modifié. La question est, que peut-on faire ?

    Réfléchissons, la gestion précédente à déjà bien ponctionné dans les budgets, éducation nationale, police et sécurité, santé, défense nationale, administrations, services publics, retraites, justice.

    Ce qu'il aurait du dire avec, insistance, c'est que nous sommes déjà au mini, pas au minimorum, il reste donc peu à grignoter, le précédent gouvernement à déjà bien ponctionné. Plus, ce serait comme la Grèce, l'Espagne, le Portugal, pas encore l'Italie, mais elle y court. Ce qu'il aurait dû dire, par ce qu'il va se trouver en porte à faux en annonçant que les impôts ne seront pas augmentés en 2013 et 2014, qu'il ne pourra peut être pas éviter de les augmenter poussé par l'U.E pour tenir les 3 % en 2014. En 2013, le président a annoncé des économies pour ne pas qu'il y ait des efforts de plus demandés aux Français en 2014, sauf la TVA, tout en laissant planer un doute sur les prélèvements qui financent la Sécurité sociale.

    En dehors de la boite à outils, on attendait le président sur la taxe à 75 %, les allocations familiales, la retraite, la PMA, le Mali, les accords de participation sujets inquiétude pour le patronat, le budget de la défense.

    La taxe a 75 % son calvaire, celui pour lequel il subit les attaques de la droite, l'évasion fiscale de Depardieu et d'autres, bien mal leur en a prit puisqu'elle sera payée par les entreprises. «Quand la rémunération des chefs d'entreprise dépasse 1 million d'euros, l'entreprise prendra en charge la taxe de 75 %». Une façon de responsabiliser les sociétés. «Ceux qui sont au plus haut des rémunérations ne peuvent-ils pas faire cet effort pendant deux ans». En fait cette disposition exonère les professions libérales, les artistes, les sportifs tous ceux qui ne sont pas industriels, ce n'est donc qu'une demi compensation.

    Hollande : les entreprises paieront la taxe à... par lemondefr.

    Les allocations familiales, on sait que depuis la prouesse du Sénat qui majoritairement à gauche adopta avec une large majorité une proposition de loi visant le versement aux services d'aide à l'enfance des allocations familiales et des allocations de rentrée scolaire des familles ayant perdu la garde de leurs enfants par décision de justice, alors que la ministre de la famille Madame Bertinotti y était particulièrement opposée. Madame Bertinotti considéra que c'était un mauvais signe donné à l'égard des familles qui sont déjà en très grande difficulté.

    Différentes hypothèses furent envisagées, taxation ou plafonnement modulés en fonction du revenu. Finalement, elles seront modulées en fonction du revenu

    Retraites, la durée de cotisation, «on a 20 milliards d'euro de déficit en 2020, on n'en a forcément les prochaines années», voir «Et voila que resurgit l'indemnisation des retraites comme...» Ceux qui ont cotisé longtemps doivent pouvoir partir à temps mais, comme on vit plus longtemps, l'espérance de vie s'allonge, il va falloir avoir des durées de cotisation plus longues, affirma le chef de l’État. «Cela sera l'objet de la négociation avec les partenaires sociaux, mais nous n'en aurons pas fini pour autant». Il va falloir aussi faire des efforts pour 2014-2015 a-t-il averti, estimant que «les partenaires sociaux furent responsables», et qu' il y eut «un accord sur les retraites complémentaires avec des mesures très courageuses parce que très douloureuses».

    La PMA, un enterrement tout en douceur. Accueillit avec une manifestation des «contre le mariage pour tous» devant le siège de la télévision, il confirma aller jusqu'au bout du processus législatif. Mais l'ouverture de la procréation médicale assistée, PMA aux couples de même sexe est remise à l'avis du Comité national d'éthique qui doit le donner avant la fin de l'année. «S'il dit non, je respecterai son avis».

    François Hollande sur la PMA : "cette question... par lemondefr.

    Le Mali, retrait d'une partie des troupes, nos buts sont atteints. D'ici juillet il n'y aura «plus que 2 000 soldats français au Mali», annonça François Hollande, et plus que 1 000 à la fin de l'année, contre plus de 4 000 aujourd'hui. «Nous avons arrêté une offensive terroriste. Nous avons reconquis les villes occupées par les terroristes. Je suis allé constater moi-même sur place, avec un accueil de la population qui nous confiait que la France est un pays libérateur», estima-t-il, en remerciant les soldats français. Il admit que les otages n'avaient pu être retrouvés, même si des preuves de vie ont été apportées concernant la famille enlevée. En revanche, le sort de l'otage Philippe Verdon semble scellé, «des éléments accréditent le fait qu'il pourrait être mort», voir François Hollande ne veut plus payer.

    François Hollande annonce un retrait des... par lemondefr

    Les accords de participation, déblocage immédiat. Les fonds de la participation aux bénéfices des entreprises sont actuellement bloqués pendant cinq ans pour favoriser l'épargne. Mais François Hollande annonça une mesure temporaire qui devrait durer «six mois». Je propose que pour tous ceux qui ont l'usage de ces accords de participation, 4 millions de Français, qu'elle puisse être débloquée immédiatement, sans pénalité fiscale, déclara François Hollande. "Tous ceux qui ont un accord de participation, qui veulent jusqu'à 20. 000 euros l'utiliser pour quelque achat que ce soit, pour acheter un bien, ou participer à un apport pour le logement, ils pourront le faire», a-t-il ajouté.

    Le budget de la défense ne sera pas amputé. «Nous dépenserons en 2014 exactement le même montant qu'en 2013» pour la Défense, a assuré le président. «Comme nous avons été bien défendus en 2013, nous serons bien défendus en 2014, et ainsi ce sera la même somme qui sera affectée à l'outil de défense».

    Reste l'objectif de 3 % en 2013. «Nous n'atteindrons pas cet objectif car si je forçais l'allure, je casserais l'espoir de retour de la croissance». Cette phrase résume l'impuissance de François Hollande à obtenir ce qu'il s'était fixé. Coincé entre les exigences européennes de réduction du déficit, les difficultés sociales des Français, une croissance quasi nulle, il fait de la corde raide. Cela me rappelle une phrase de Bérégovoy lorsqu'il devait jongler entre les différents budgets. Plaidant pour une Europe de la croissance à l'opposé de l'austérité prônée par la chancelière allemande, Angela Merkel, et en minorité de gauche, il se trouve à mener une politique de rigueur pour ne pas dire d'austérité. Au début de l'entretien, il avoua n'avoir pas anticipé, avant d'arriver au pouvoir, «que cette crise allait encore durer, plus longtemps que prévu».

  • L'impopularité de François Hollande est-elle un problème,

    quatre années avant 2017 ?

    Support Wikipedia En général un nouveau président de la république bénéficie d'une opinion favorable, puisqu'il vient d'être élu, et ce n'est qu'ensuite qu'elle s'effrite pour atteindre les profondeurs habituelles. Alors la question qui se pose, n'est-il pas préférable d'être impopulaire au début plutôt qu'à la fin du mandat ? Les années qui sont devant François Hollande ne peuvent que l'aider à obtenir une meilleure popularité. Sa popularité s'est effondrée dès le second mois de sa prise de fonction malgré la simplicité de cette prise de fonction et le retour à une gouvernance respectueuse des institutions. L'empreinte désastreuse de Sarkozy, le score étroit de sa victoire, firent qu'elle s'accentua sous l'influence de l'héritage, pour atteindre en mars 30 % enfonçant tous les niveaux atteints depuis 1981 selon le baromètre TNS Sofres de mars 2013 pour Le Figaro Magazine, Le Figaro.fr. On ne peut expliquer une telle chute que par le fait que François Hollande vainquit Sarkozy, plus par son rejet que par la confiance qu'il inspirait, combattu à gauche. Vous ajoutez à cela, la montée constante du chômage, 100.000 chômeurs de plus en 2012, dont il n'y est pour rien, puis les impôts qu'il faut prélever cause de notre endettement, et vous avez un ensemble qui justifie cette impopularité.

    Le baromètre que l'on peut consulter ici donne une confiance totale de 27 % , une plutôt pas confiance de 30 % et pas de confiance du tout de 36 %. Pour Jean-Marc Ayrault les données sont, confiance 26 %, plutôt pas confiance 30 % pas confiance 34 %. Pour bien analyser la situation, il faut se reporter au sentiment de l'opinion publique qui est de pessimiste à 80 % (sympathisants de gauche 71 % de droite 90 %) et optimistes 5 % (sympathisants de gauche 9 % de droite 3 %). Le problème serait de connaître si c'était un gouvernement de droite est-ce que le pessimisme serait moins élevé ? Probablement, la droite est toujours plus unie que la gauche.

    Pour les autres personnalités politiques Manuel Valls est celui dont la cote d'avenir est la plus élevée avec 39 % suivi de François Fillon, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde. Sur les partis politique, bien que le PS en prenne un coup avec 39 % à égalité avec EELV, il reste devant l'UMP 36 % et le FN 23 %. Quel enseignement général peut-on tirer de ce sondage ? Outre le fait qu'il est fait dans un moment de crise profonde, le chômage ne cessant de croître, montre que toutes les personnalités politiques sont affectées par la crise et qu'aucune n'émerge franchement. Mais de plus, s'agissant de l'exécutif François Hollande et Jean-Marc Ayrault, ils ont 30 % d'opinion de Français qui n'ont «plutôt» pas confiance, donc incertaines, ce sont donc des voix potentielles de confiance si la conjoncture s'améliorerait. Les 36 et 34 % de Français qui n'ont pas confiance sont certainement ceux qui, quelques soient les résultats de la politique menée, ne changeront pas d'opinion.

    Dans un autre sondage Ifop/Paris Match publié par Le Parisien libéré mardi 05 mars, les cotes de popularité de François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont reculé de six points en un mois, tombant à 37% et 39% respectivement, le niveau le plus bas depuis mai 2012. L'effet Mali n'a pas fonctionné bien que tous les partis ont admis notre engagement. Ce n'est donc pas le sujet de basculement.

    Ce sondage est un peu meilleur que le sondage TNS Sofres du Figaro. 30% des personnes interrogées «approuvent plutôt» l'action de François Hollande comme président de la République, 7% l'approuvent tout à fait, soit 37% au lieu de 43% en février. En revanche, 63%, plus 6 points, «désapprouvent son action», 36% déclarent ne pas l'approuver du tout, 27% disent «plutôt ne pas l'approuver». Là aussi, il aurait été judicieux de demander sur quels points les Français portaient leur jugement. À quelques points près on pourrait dire que la cote de popularité de François Hollande est de l'ordre de 32 % d'opinions favorables. C'est peu mais pas catastrophique.

    François Hollande ne peut être satisfait du peu de confiance que les Français lui accordent, les réformes entreprises ne sont donc pas comprises. Il attend qu'elles produisent leurs effets, c'est bien, mais c'est long. Lors de son voyage de deux jours à Dijon il fut question avec le sénateur maire François Rebsamen de légiférer par ordonnances comme la loi l'autorise. Mais surtout il lui faut médiatiser l'action du gouvernement. Le vent est utile pour faire savoir.

    La situation qu'il a trouvé et probablement à laquelle il ne s'attendait pas à être aussi catastrophique le mine. C'est une fois élu qu'il peut connaître, par les grands commis de l’État, ce qu'elle est. Ses propositions dans une campagne présidentielle n'ont de crédibilité que si elles sont applicables. Il même conduit à faire le contraire et c'est là que la gauche et l'extrême gauche qui l'ont soutenu le lâche.

    Les mesures qu'il fut amené a prendre sur les conflits Arcelor Mittal, Peugeot, sont contraires à l'espérance qu'il a donnée, ce qui fait le mécontentement d'une catégorie de salariés touchés par ces conflits, et même de certains de ses ministres, ce qui accroît le flou gouvernemental et le mécontentement général activé par les médias.

    Cet électorat se positionne comme la principale force d'opposition, la droite étant empêtrée dans ses problèmes de leadership. L'accord sur la flexisécurité du travail a déclenché, au moment ou il venait en discussion à l'exécutif, avant sa présentation au parlement, une manifestation des syndicats CGT et FO non signataires soutenue par les formations politiques de gauche. Si l'on ajoute à cela, les couacs de ses tous jeunes ministres, aucun n'en avait l'expérience, même lui ne l'a jamais été, et avec les augmentations d'impôts, ajoutées à une croissance nulle de l'année 2012, il ne peut avoir une bonne popularité.

    En fait, les Français sont impatients, ils soufrent trop de l'austérité qui s'est installée, et la rejette en bloc sur ce gouvernement qui l'accentue par contrainte, ce qui demande de la pédagogie par la communication évidemment.

    La situation de François Hollande est comparable à celle de Barack Obama lorsqu'il prit la succession de Georges Bush, ou la dette Américaine frôlait des niveaux jamais atteints avec une guerre d'Afghanistan sur les bras.

    Son quinquennat paraît semé d'embuches par une majorité parlementaire de moins en moins docile sous les coups portés par la gauche. Cette faiblesse fera le jeu de la droite qui aura tout le loisir de critiquer la politique menée de réduction de la dette, et son crédit s’accroîtra sous le prétexte qu'elle ferait mieux. L'offensive médiatique de Sarkozy lorsqu'il prétend être en réserve de la république, si la France va mal, est là pour le démontrer.

    L'état de notre économie laissé par Sarkozy, est tel qu'il est impossible en quelques mois de redresser les finances et d'inverser la courbe du chômage, qui est 10,2 % au quatrième trimestre de 2012 contre 9,9 % au trimestre précédent en France métropolitaine, et le taux de chômage des jeunes à bondit à 25,7 %. L'opposition joue là dessus, bien qu'elle soit incapable de faire mieux. Renault et Peugeot subissent une chute inquiétante de la vente de leurs voitures. Quand on voit le succès insolent de Volskwagen, on ne peut que constater que c'est toute la politique de droite qui est à condamner, pas seulement celle des constructeurs automobiles.

    Les accords syndicaux de Renault sur la compétitivité qui furent adoptés par trois syndicats FO, la CFE-CGC, et la CFDT, résonnent comme un coup porté au jusqu'au boutisme du syndicat CGT, d'autant plus qu'ils interviennent au lendemain de la manifestation contre la flexisécurité dans laquelle participait FO, qui refuse l'amalgame.

    Cet accord vient d'être entériné le 13 mars signé par ces quatre syndicats. On voit là l'incohérence du syndicat FO qui, d'un coté manifeste, et de l'autre accepte un gel des salaires en 2013, de passer à 35 heures hebdomadaires, donc la perte des RTT, et d'admettre une réduction des effectifs de 44.642 à 37.142 salariés d'ici 2016.

    FO, mis en cause, estime qu'il n'y a pas d'amalgame à faire avec l'accord sur national l'emploi !

    En contre partie Renault s'engage à maintenir ses sites industriels en France, voir, Renault dans la tourmente 7.500 postes de supprimés d’ici 2016 . Certes, c'est un accord qui bouleverse les avantages sociaux qui furent acquis par de dures luttes syndicales, mais qui étaient dans un contexte de croissance, ce qui n'est plus le cas. Cette situation d'incohérence syndicale pèse sur le climat général, ce qui accentue la morosité générale, voir, et voila que l’on reparle de la réduction du temps de travail.

    L'autre problème qui mine le gouvernement est celui des retraites dont, il va falloir faire des sacrifices. L’allongement de la durée de vie à la réduction du nombre de cotisants l'indemnisation des retraites par répartition ne pourrait être plus assurée si la durée de départ n'est pas augmentée, ou si les cotisations employeurs salariés ne sont pas augmentées ou si leur réajustement, au coût de la vie, ne soit pas gelé. François Hollande se voit contraint de manger son chapeau, ce n'est pas ce qu'il prétendait pendant sa campagne électorale, voir, et voila que resurgit l’indemnisation des retraites comme.

    Sur les retraites complémentaires un accord vient d'être obtenu entre le patronat et les cinq syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO et CGT, qui gèrent les régimes. Le compromis une augmentation des cotisations associées à une baisse du pouvoir d'achat des retraités.

    François Hollande a demandé d'être jugé sur son quinquennat, et le premier test sera les élections municipales. Il est fort probable que les socialistes perdront des communes, leur politique de réduction des financements des collectivités territoriales ne joue pas en leur faveur, ainsi que le climat général. La droite et les communistes avec le Front de gauche n'hésiteront pas à s'opposer au gouvernement pour emporter un maximum de communes.

  • Que retenir de cette année 2012,

    le changement politique, les conflits sociaux, l'affaire Merah, les jeux de Londres, le président Obama, la tuerie de Newton, .........

    Support Wikipedia Les années à la gloire de Sarkozy se terminaient en 2012. C'était pour lui l'épreuve de vérité après avoir tenu pendant presque 10 années dont cinq en tant que président le haut de la politique par son omniprésence sur tous les fronts. Tel un roi, ne respectant pas les institutions, il l'a conduite de façon à ne laisser que des miettes à ses ministres qu'il dominait de la tête et des épaules. L'état dans lequel se trouve son parti en témoigne l'importance puisque aucun de ses ministres, comme les membres imminents de son parti, n'ont pu montrer leur valeur politique. La droite Française médusée par ses réparties, par sa présence, ne vit que lui. Mais cette façon de faire a laissé des traces profondes parmi les Français, son goût pour le luxe passa mal, les injustices fiscales qu'il développa pendant ses cinq années, la loi Tepa, l'ISF, l'accroissement de 60 % notre dette firent qu'il accroissait le rejet qu'il avait suscité, dès son avènement à la présidence, à la soirée des nantis au Fouquet's, et déjà, on sentait qu'il ne serait pas apprécié. Nombreux disaient qu'il ne tiendrait pas longtemps. L'injustice sur la réforme des retraites pour les salariés qui commencèrent à travailler tôt, montra qu'il n'avait aucune considération pour le monde ouvrier, qui se lève tôt, comme il le clamait, accentuant ainsi le mécontentement.

    La droite étant encore forte, il a pu pendant longtemps bluffer, mentir, faire des annonces choc, comme ministre de l'intérieur «on va nettoyer la citée au karcher», comme président, «casse toi pauv'con», «le travailler plus pour gagner plus», il se sentait maître du monde par un langage de parvenu qui n'allait pas avec sa fonction présidentielle. Ses connivences avec Kadhafi, les infirmières Bulgares, l'hôtel Marigny, Bachar-el-Assad, au 14 juillet 2008, le Merkozy outrageant pour les autres membres de la zone euro. Et puis, sa droitisation vers le FN montrait déjà qu'il avait perdu pieds, cherchant un second souffle à l'extrême droite. Malgré l'affaire de Mohamed Merah, ou trois enfants juifs furent assassinés à Toulouse avec un enseignant et un sous officier, puis l'assassina de deux militaires à Montauban et un grièvement blessé. Puis son lobbying sur le vote des étrangers pour lequel, il l'avait auparavant souhaité, montre bien qu'il était à bout de course.

    Les affaires Bettencourt, les sondages de l’Élysée, les rétrocommissions de l'affaire Karachi, et puis un rejet de bons nombres de sympathisants de Jacques Chirac ainsi que ceux du centre droit qui n'ont pas aimé sa droitisation politique ont, avec le reste suffi, inverser la tendance pour qu'il ne soit pas de nouveau élu.

    Il restera le président qui a mis la France dans un état déplorable, pensant qu'il serait réélu, pour appliquer une politique de rigueur, sachant par ailleurs, que s'il ne l'était pas, son successeur aurait de grandes difficultés à surmonter les obstacles. Il a laissé filer les conflits sociaux, les fermetures d'usine, Alcatel-Lucent, SFR, Danofi, Pétroplus, Presstalis, Lejaby, Peugeot, Arcelor Mittal, et beaucoup d'autres qui profitèrent de cette période électorale pour dégraisser leurs effectifs, qu'ils ont maintenus jusqu'à l'élection. Le taux de chômage de 9,1 % en mars 2011, passa à 9,9 % fin 2012, c'en est la conséquence. Il devrait atteindre 10,6 % l'an prochain selon le FMI.

    Cette campagne présidentielle a vu se développer des meetings géants portés par Nicolas Sarkozy, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon. Le meeting du Bourget de François Hollande fut l'acte révélateur de sa politique, celui de Villepinte fut celui de Sarkozy. Par contre celui de Toulouse fut une glorification de la droite dure, inhumaine, se croyant maître du monde avec ces drapeaux bleu blanc rouge comme si, il n'y avait qu'elle qui pensait Français. Une honte pour notre pays aux yeux de l'étranger. Il préparait le meeting de la Concorde qui devait être à l’apothéose de sa gloire. Quant à Mélenchon, c'est la marche et le rassemblement de la Bastille de 50.000 personnes s'inscrivant dans un mouvement révolutionnaire.

    Et puis, le moment fort de cette présidentielle fut le duel tant attendu entre François Hollande et Sarkozy, duel dans lequel Sarkozy devait écraser Hollande, ce fut le contraire. Sarkozy fut dominé sur de nombreux sujets, perdant pieds lorsqu'il parla de DSK, sujet en dehors du débat, et perdit définitivement le duel lors de la tirade de François Hollande, «moi président de la république....», qui restera comme «vous n'avez pas le monopole du cœur» de Valéry Giscard d'Estaing à François Mitterrand, ou «oui monsieur le premier ministre» de François Mitterrand à Jacques Chirac.

    L'élection de François Hollande avec un peu plus de 51 % des suffrages, constitua la nouvelle politique de la France, avec un nouveau gouvernement à majorité socialiste.

    Le changement fut donc effectif, bien que contesté par cette droite haineuse, la gauche n'a pas le droit de gouverner.

    Il eut à affronter deux conflits sociaux d'importance nationale, celui de la fermeture de l'usine PSA-Citroën d'Aulnay-sous-Bois portant sur la suppression de 8.000 emplois en 2014, et celui d'Arcelor Mittal portant sur la fin d'activité de deux hauts fourneaux et de 630 salariés privés d'emplois.

    Arcelor Mittal fut pour le gouvernement une épreuve de vérité sur son pouvoir d'inverser la loi du marché. Attaqué par son propre camp, relayé par la gauche extrême et l'incompétence des médias sur la nationalisation partielle d'Arcelor Mittal, comme si un industriel fermerait une activité si elle lui apporterait de l'argent. Il a su tenir bon dès lors que les emplois seront préservés par un reclassement dans la filière froide. Ce fut une cacophonie entre le ministre du redressement politique et le premier ministre sur cette nationalisation du site. Nationalisation refusée, avec justes raisons, par François Hollande. La sidérurgie Européenne est dans le déclin.

    Sur PSA-Citroën rien n'est sûr quant à la reprise de l'activité de l'Usine d'Aulnay, par un repreneur dans une autre activité, mais une garantie de reclassement ou de départs en retraite des 8.000 salariés. Là encore, c'est la marché qui commande, la baisse de la vente des voitures conditionne la survie de l'activité automobile. Notre endettement nous empêche de soutenir ce marché, nous payons la dette de Sarkozy, bien que le gouvernement apporta, en octobre une aide de 7 milliards d'euros de garantie bancaire à la Banque PSA finances assujettis à l'arrivée dans le Conseil d'administration d'un administrateur indépendant chargé d'agir en relation avec l’État. Cette aide doit encore recevoir l'aval de Bruxelles par le commissaire à la concurrence.

    L'autre sujet de cette année 2012 fut l'affaire Merah évoquée ci-dessus, qui se place aux yeux des Français après les conflits sociaux. Cette affaire ne représente qu'un cas de société lié à la conjoncture internationale, par l'influence de l'islamisme radical favorisé par l'hégémonie Israélienne envers les Palestiniens, et le soutient Américain. Les autres faits internationaux sont les Jeux de Londres qui ont été un immense succès, voir, Londres 2012 la fête mondiale du sport, et Londres c'est fini bravo les Anglais, c'était formidable, et les États-Unis avec la réélection d'Obama et la tuerie de Newton.

    La réélection d'Obama fut longtemps indécise surtout après sa mauvaise prestation au premier débat avec Mitt Rommey. Obama a joué intelligemment en s'appuyant sur l'électorat de couleur allant des Hispaniques aux Afro-américains, qui voient leur représentation augmenter de près de 4 millions depuis 2008, elle représente 11 % de l'électorat. Les femmes aussi ont joué un grand rôle dans son élection. Obama a joué sur tous les fronts sachant que l'électorat blanc, socialement pour Mitt Rommey ne lui serait pas favorable. L'électorat Gay fut aussi l'un de ses supports puisque celui-ci est passé à 48 % en 2012 contre 42 % qui y sont opposés. Il est évident, qu'il a dans la minorité noire, une large préférence d'autant que pendant son premier mandat, il a obtenu avec des difficultés des avancements sur la politique de la santé.

    Barack Obama avait promis une vaste réforme du système de santé publique (Medicaid pour les pauvres et Medicare pour les personnes âgées), indispensable pour équilibrer les finances publiques. La réforme de la santé devint la plus cruciale des réformes du début de mandat de Barack Obama. Le Patient Protection and Affordable Care Act, promulgué fin mars 2010, visa à fournir une couverture à 31 des 36 millions d'Américains qui en sont dépourvus et à faire baisser les coûts de la santé, tout en améliorant la qualité des soins.

    Et puis dernièrement la tuerie de Newton qui remet en cause les ventes d'armes surtout les armes de guerre fusils et autres automatiques, voir la tuerie de Newton, l'Amérique des armes, un effroyable massacre.

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