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hollande - Page 8

  • La moralisation de la politique est-elle possible,

    avec l'immunité des parlementaires ?

    Support Wikipedia Il est évident qui si l'on pouvait restreindre l'immunité des parlementaires, la vie politique prendrait une autre allure. Il serait plus difficile de faire de fausses annonces, de répandre des rumeurs ou de mentir effrontément. Regardons ce qui se passe à la chambre des communes ou le moindre mensonge, ou des propos diffamatoires, entrainent automatiquement une remise en cause de l'immunité des députés s'ils sont proférés hors de l'enceinte du parlement. Nous constatons chez nous, à la chambre basse qu'il est aisé d'attaquer un député dans les couloirs sur des bruits, des rumeurs, en y associant volontairement un mensonge «par omission», et qui se trouvent amplifiés par les médias, avides de scoops. La haine réciproque des deux camps majoritaires n'est pas un exemple pour les Français. Les débats presque injurieux que l'on voit à l'assemblée nationale montrent un visage déplorable de notre assemblée. Seul compte, pour ces parlementaires, abattre l'adversaire, mais la France ? Comment les Français devant ce spectacle affligeant puissent ne pas dire qu'ils sont tous pourris. Il faut arrêter cette dérive en instituant une limite à l'immunité parlementaire.

    Le parlé «cru» de Mélenchon n'est pas un exemple et devrait être sanctionné puisque générateur d'un état insurrectionnel au même titre que ces ultras qui manifestent contre le mariage pour tous en tenant aussi des propos insurrectionnels, «Hollande veut du sang, il en aura». La liberté, sans limite verbale que nous avons tourne en affrontements contre notre démocratie. Autant un régime totalitaire est odieux autant un régime libéral sans retenue l'est aussi. On a l'impression d’assister à une mini affaire Dreyfus, avec cette affaire Cahusac qui conduit à accuser tout et n'importe quoi. Mais il n'y a pas que les politiques, il y a les chroniqueurs, les journalistes qui mobilisent les médias et les écrans télés qui aussi sont fauteurs de troubles par leurs propos qui parfois sont plus faux que vrais.

    L'affaire Cahusac n'a pas que des effets néfastes, même si elle porte un grand coup à la politique irréprochable à laquelle s'est engagé à construire François Hollande. La trahison d'un homme est toujours imprévisible, et sa défaillance ne doit pas jeter le discrédit sur tous les politiques, elle lui permet néanmoins d'engager des réformes qui n'auraient pas été entreprises sans cette affaire.

    La droite, profitant de cette trahison, en fait son thème de combat contre la morale que veux incarner le président de la république. Dans ce contexte, il lui fallait porter un grand coup pour montrer sa détermination à assainir le débat politique qui se radicalise. Quand on entend les politiques à la télévision qui accusent en faisant volontairement des omissions pour donner du poids à leurs propos, il y a là quelque chose de néfaste pour eux et pour les autres, par ce que l'on accentue la division des Français sur de fausses annonces.

    Notre ministre du budget, qui combattait la fraude fiscale et qui demandait des sacrifices à ses compatriotes fraudait lui-même, impossible à admettre. «Dans un contexte de rigueur cela passe mal, mais cela n'a rien à voir avec cette rigueur nécessaire. Un autre que lui ferait la même politique imposée par notre dette. C'est là, ce qui n'est pas dit, donc toute la réalité économique est masquée». On se demande pourquoi cela n'est pas clairement dit et répété. Or, Jérôme Cahusac permit de mettre à jour au cours de l'année 2012 une fraude fiscale de plus de 18 milliards d'euros, 10% de plus que l'année précédente. Nicolas Sarkozy ne lui aurait pas demandé de donner sa démission !

    Il n'a pas déclaré son compte en Suisse et son transfert par l'intermédiaire de la banque Reyl & Cie de Genève vers la banque UBS de Singapour, mais il fut fiscalement efficace. Cette fameuse banque Reyl & Cie qui sert d'officine à des VIP Français et hommes politiques de droite comme de gauche fut dotée d'une licence bancaire depuis novembre 2010. Elle montre que nombreux sont ceux qui fraudent parmi nos compatriotes et que le cas Cahusac n'est peut être pas le pire. Les 600.000 euros, objet du transfert vers Singapour, et non pas les probables 15 millions comme la rumeur le propage sont ignorés de la banque Reyl, alors info ou intox ? Mais ils ne sont qu'une bricole eu égard à ses mensonges, et c'est là que cela devient intolérable.

    C'est en combattant cette fraude fiscale que François Hollande réduira à la fois les mensonges et la fraude. Mais, il ne faut pas se faire des illusions, les mensonges font parti de la vie ainsi que la fraude, et déjà, si les mesures annoncées permettraient de mieux cerner les fraudeurs ce serait un pas en avant.

    Pour engager cette moralisation, à laquelle le gouvernement précédent ne jugea pas utile de faire puisque approuvant l'évasion fiscale pour cause d'impôts trop lourds, François Hollande décida que le patrimoine des ministres et parlementaires doit être déclaré publiquement, ainsi que celui des responsables des grands exécutifs locaux et des dirigeants des grandes administrations. Aujourd'hui 15 avril c'est le grand déballage de celui des ministres.

    La déclaration de la richesse a toujours été un sujet tabou en France et s'y attaquer est prendre de nombreux risques. Il n'y a qu'à entendre les vociférations de la droite Copé en tête, et des membres de la gauche, dont Mélenchon, Bartelone pour se rendre compte que de nombreux hommes politiques sont opposés à étaler leur patrimoine sur la place publique. Leur argumentaire est de dire que cela n'empêchera pas le mensonge, donc la fraude, et qu'en outre, se serait leur faire une suspicion de malhonnêteté. L'inquisition médiatique est sous-jacente. C'est exact, mais ne rien faire serait pire que tout, et il vaut mieux lever toute suspicion même si ce n'est pas parfait.

    La crédibilité de cette réforme résidera dans l'honnêteté des déclarations. Et peut être que les Français se rendront compte que finalement la plupart des politiques sont loin d'être riches et ne sont finalement que des Français comme tout le monde.

    L'une des critiques de l'opposition fut de dire que sans contrôle cela ne servirait à rien. En fait dès l'annonce par Libération.fr sur la rencontre de Laurent Fabius avec le journaliste d'investigation Fabrice Afri qui mobilisa l’Élysée pendant le week-end du 06 et 7 avril, il avait été déjà envisagé que le contrôle de cette fraude serait fait par une structure entièrement autonome. Cela fut confirmé lors de la déclaration du président du mercredi 09 avril à la sortie du conseil des ministres.

    «Une Haute Autorité sera créée. Totalement indépendante, elle contrôlera les déclarations de patrimoine mais aussi les déclarations d’intérêts des membres du gouvernement, des parlementaires, des responsables des grands exécutifs locaux et des dirigeants de grandes administrations». Cette Haute Autorité étudiera de manière approfondie l'évolution patrimoniale de chaque ministre avant et après sa nomination. La difficulté est qu'il faut pouvoir contrôler les transferts des banques. À cela s'ajoute l'exigence que les banques françaises «rendent public chaque année la liste de toutes leurs filiales, partout dans le monde, et pays par pays», il faut donc de bons contrôles.

    Elles devront indiquer la nature de leurs activités. En d’autres termes, il ne sera pas possible pour une banque française de dissimuler les transactions effectuées dans un paradis fiscal. L’ensemble de ces informations seront publiques et à la disposition de tous. «Je veux que cette obligation soit également appliquée au niveau de l’Union européenne et, demain, étendue aux grandes entreprises». C'est extrêmement fort, mais extrêmement difficile.

    L'une des autres critiques émises consiste à dire qu'il faut des moyens, bien entendu par ce que le contrôle des banques demande de la disponibilité et de la compétence. Ce n'est pas quelque chose qui peut être apprécié rapidement. Et il est probable que cette mandature n'y suffise pas !

    Le président fut catégorique dans cette intervention quand il déclara,

    «je veux, et avec d’autres pays en Europe, encore récemment l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie et l’Espagne se sont jointes à nous, ce que je veux, c’est qu’il y ait un échange automatique d’informations sur les revenus et les patrimoines détenus par les Français à l’étranger ou par des étrangers en France. Cela doit être la règle en Europe pour que nous puissions mettre un terme au secret bancaire et à la dissimulation des avoirs». On voit se dessiner ainsi un noyau dur qui correspond au noyau originel du début de la construction européenne.

    À cela, est prévu un parquet financier qui sera sous l'autorité d’un procureur spécialisé avec une compétence nationale, lui donnant pouvoir d'action sur les affaires de corruption et de grande fraude fiscale. La aussi, une grande ambition qui exige des moyens. Cette réforme outre le fait qu'elle doit être votée par le parlement demandera pour sa concrétisation au moins un ministère qui chapeautera l'ensemble de cette structure. D’où, un office central de lutte contre la fraude et la corruption. L'intention est de regrouper les moyens du ministère de l’Intérieur et du ministère de Finances, de façon qu’il puisse y avoir, là encore, «coordination, efficacité, mobilisation». Des outils exceptionnels de procédure comme d’investigation seront confiés à cet office.

    En fait on déshabille pour habiller, on peut craindre que ce soit insuffisant si une volonté politique forte n'est appliquée pour des moyens importants. Cette moralisation de la vie politique pourrait être l'un des faits majeurs du quinquennat de François Hollande.

    Ce qui me parait aussi important de citer de son intervention, c'est la fermeté de poursuivre la politique menée. Quand le président déclare que l'austérité c'est la réduction des salaires qui s'applique dans certains pays, alors que le sérieux budgétaire, c'est de bas taux d'emprunts on ne peut qu'être de son avis. «La France emprunte à des taux qui n'ont jamais été aussi bas», et cela, est complètement squeezé par les médias, et surtout évité par l'opposition.

    «Parce que c’est vrai, l’Europe connaît, elle, dans beaucoup de pays, l’austérité. Le sérieux, c’est le cap. La croissance, c’est l’objectif. L’emploi, c’est l’exigence. Cette politique a été fixée, je n’en changerai pas». On ne peut que lui donner raison !

  • D'informations en rumeurs sans consistance,

    la peur d'une affaire Fabius ébranla l'Elysée.

    Support Wikipedia La droite n'a pas de souci à se faire, elle est bien épaulée par les informations venant de la gauche journalistique. Info, intox l’Élysée tremble. Laurent Fabius un Cahusac en second ? Avec le fait que le trésorier de campagne de François Hollande, Monsieur Jean-Jacques Augier, ait investit aux Îles Caïmans, annonce qui tomba comme la foudre sur la tête du président fit qu'il se verrait accusé de ne pas savoir. On pourrait dire que notre président ne sait décidément rien, d'autant plus que c'est un ancien de l'ENA, la même promo que lui. Si on ne peut même plus faire confiance à ses amis d'école, tout fout le camp. Mais en fait cela n'a rien d'illégal, il respire un peu, mais une confiance mal placée ? Faire gérer ses comptes de campagne par un ami qui investit aux Îles Caïmans, invraisemblable ! Attention la fonction de président de la république est risquée, gardez-vous à droite et à gauche Monsieur le président, et faites une enquête si vous parlez à quelqu'un ! De l'intox puisque ses comptes de campagne furent validés par le Conseil constitutionnel, mais aussi le fait, que ceux de Nicolas Sarkozy ne le furent pas, ce qui change tout !

    Cette intox montrerait, une riposte de la droite avec le soutien de la presse de gauche, tout est possible, qui est l'informateur, droite, gauche ? Seulement, l'annonce est faite, et elle est déjà dans les esprits, le but recherché est atteint. Qu'importe si on oublie au passage que les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy furent invalidés le 21 décembre 2012. Ces annonces tronquées n'ont d'autres intentions que de nuire ce qui revient à une diffamation masquée. Cela résulterait d'une tromperie consécutive au fait que Sarkozy, et l'UMP, n'auraient pas intégré ses déplacements de sa campagne présidentielle dans les comptes de campagne.

    Maintenant, et sans attendre que l'on reprenne notre souffle, Laurent Fabius aurait un compte en Suisse d'après le site de Libération.fr. Cela commence à faire beaucoup, d'autant que Laurent Fabuis qui dément formellement a déjà mandaté son avocat pour engager des poursuites judiciaires. En fait, Libération explique, que c'est la crainte de révélations de Mediapart sur ce compte en Suisse qui a mobilisé l’Élysée tout le week-end qui aurait motivé cette annonce, du vent finalement. Si vous tremblez président c'est qu'il y a anguille sous roche. En fait Libé, par ses précautions de langage n'a rien affirmé, puisque qu'il dit que c'est sur une rumeur. Bien joué le mal est fait. Le site de Mediapart du 07 avril ne mentionne pas Laurent Fabius. C'est le journaliste d'investigation, Fabrice Afri, qui aurait rencontré Laurent Fabius le samedi 06. Il n'en faut pas plus, vu la renommée de ce journaliste de tirer des conséquences, ou il passe la terre tremble. Si la rumeur se confirme on a lavé plus blanc, et si on s'en abstient on est complice. De quel coté, on se tourne Laurent Fabius est piégé, même innocent !

    Mais un climat dans la continuité de la politique de la droite puisqu'elle considérait et considère encore que l'évasion fiscale est normale eu égard aux lourdeurs des impôts !

    Nul doute que le climat délétère est propice à l'annonces d'informations qui mettent à mal le gouvernement, le président ne s'attendait pas à ça. Ces rumeurs demandent du temps avant qu'elles soient démenties, et pendant ce temps, elles cheminent. Bien sûr cette affaire qui peut être n'en est pas une tétanisa l’Élysée qui, dût se demander à quel saint se vouer ? Si cela s'avère vrai, tout le gouvernement saute !

    Le président doit-il limoger son ministre des affaires étrangères sous le simple fait d'une suspicion et d'une investigation en cours ? Bien sûr que non, mais si c'était vrai que Lanrent Fabius possède un compte en Suisse ? Alors, il soutiendrait un Cahusac en second ? Ne nous emballons pas, il faut attendre la suite. En d'autres termes, c'est la presse qui gouverne, qui fait et défait les ministres, ou va la démocratie Française ?

    Or, Mediapart assure que Libération perd la tête, n'est vrai que ce qui est publié sur son site prend soin de souligner Fabrice Afri.

    Pour Edwy Plenel Libération prétendant démentir une non-information de Mediapart,

    Comme Libération est fortement critiqué sur Twitter, il tente de se justifier. En fait, selon le directeur adjoint de la rédaction, Sylvain Bourmeau, l'article en question était «le récit d'une forme de tétanie au sein de l'exécutif». «Nous avons appris qu'un journaliste de Mediapart avait vu Laurent Fabius, qui en avait tenu informé l’Élysée, argumente-t-il. Nous n'avons pas fait la une sur cette rumeur mais sur le démenti de Laurent Fabius. La rumeur n'est aucunement une information mais le démenti de celle-ci en est une». Et voilà c'est empaqueté, la plainte de Laurent Fabius peut se trouver sans effet. L'Élysée ferait bien de virer les espions qui balancent des informations.

    Dans ce climat, l’Élysée n'avait d'autre possibilité que de contre attaquer, et le faire dans la foulée. Ces affaires qui prennent par derrière les ministres qui travaillent à redresser les comptes de l’État, doivent être inhibées. La pression qui s'exerce sur le président empêche le gouvernement d'agir. Il engagea des consultations avec ses collaborateurs pour moraliser la vie politique, en sortant un texte qu'il veut fort. Il reçu Manuel Valls et son ministre du redressement productif qui fut l'auteur d'un rapport parlementaire sur les exilés fiscaux. Jean-Marc Ayrault fut chargé du projet de loi. Ce sera un texte très complet et qui ira très loin sur les questions de transparence, de probité, de lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux. Les mesures seront sévères et strictes. Le président et le premier ministre «nous ont demandé d'aller très très vite et, depuis trois jours, tout le monde travaille d'arrache-pied dessus», déclare-t-on à Matignon. Lundi matin, Pierre-René Lemas et Christophe Chantepy, respectivement secrétaire général de l’Élysée et directeur de cabinet du premier ministre, se rencontraient encore pour avancer sur le dossier. Le texte devrait porter un gros chapitre sur la lutte contre la fraude fiscale avec de lourdes sanctions contre les fraudeurs. De plus, la fraude fiscale étant actuellement sous le contrôle du ministère du budget, serait reportée vers une structure entièrement autonome. Il s'agirait de créer un parquet financier ou de recréer un parquet financier qui a disparu. La dessus, s'ajouterait la création d'une haute autorité, et «le renforcement de l'obligation de déclaration de patrimoine et de déclaration d'intérêt» et le durcissement des sanctions, «inéligibilité temporaire ou définitive», glisse un collaborateur du chef de l’État.

    Tous les ministre publieront leur déclaration de patrimoine d'ici le 15 avril.

    «Le débat est technique, mais pas seulement, poursuit ce conseiller». Nous devons produire un texte avec un contenu significatif, mais aussi très fort politiquement». Il faut laver l'affaire Cahusac sans prendre de gants, il y va de la question morale du président.

    Le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, veut aller très vite pour lâcher prise à toutes les rumeurs, il faut dit-il des propositions efficaces et à la hauteur de cette crise. La question posée est «comment fait-on pour avoir plus de contrôle et de transparence, et éviter que des élus ou des ministres puissent planquer des comptes ?» «On voit que la charte de déontologie mise en place ne suffit pas». Jean-Marc Ayrault confirma de son coté des «mesures sévères pour garantir la transparence, le respect de la loi et la probité», dans une interview à La Nouvelle République. Il confirma dans le discours qui termina sa visite qu'un projet de loi sur la moralisation de la politique serait présenté en conseil des ministres le 24 avril, et le texte sera présenté au parlement avant l'été. «Il y aura peut-être des résistances ou des hésitations, je les combattrai avec la dernière énergie. C'est la condition de la confiance», a-t-il poursuivit. Déjà des ministres ont publiés leur patrimoine. Sur France 2 François Fillon qui critiqua la politique de François Hollande donna à David Pujadas une feuille révélant son patrimoine.

    Ces dispositions devraient compléter les investigations des journalistes qui de ce fait, peuvent comparer, l'opération mains propres a donc commencé. Cette contre offensive devrait satisfaire les Français qui ainsi voient que les ministres ne s'en mettent pas plein les poches. Sera-t-elle acceptée à droite, vu les remarques de François Fillon on peut en douter. Mais cela ne résout pas tout, rien n'empêche la fraude fiscale puisqu'elle est cachée.

  • Le désarroi des socialistes devant l'impopularité du président,

    et les attaques des médias dont le seul but est de salir l'action du redressement des comptes, et moral de la nation.

    Support Wikipedia Cette affaire Cahusac est l'ébranlement qu'attendaient les journalistes haut de gamme pour se venger d'être taxés à 45 % au dessus de 150.000 euros imposables. Ce n'est pas possible autrement devant tant de propos sans réflexion qui sont distillés dans la presse et les médias télévisuels. Quand on titre, à la Une du Monde.fr, le blog de Françoise Fressoz, l'amateurisme n'a plus de prise,.......la gauche morale est vaincue, on se dit un homme, et un seul, tout seul, a vaincu la gauche dans ce qu'elle veut imposer, la morale ! On paye des journalistes pour écrier des propos de cette valeur, mais ou est la morale ? Cela me rappelle les propos d'un adjudant lors de mon service militaire qui condamna un bataillon par ce que l'un de ses membres avait fait une faute impardonnable. De l'intelligence au plus haut niveau, vous êtes tous des «salauds».

    De suite, on se dit, voilà une journaliste qui ne cherchait qu'à exprimer ce que depuis longtemps elle ruminait, c'est à dire taper sur ce gouvernement qui ne lui plait pas. D'ailleurs le reste de son article montre bien qu'elle s'est mise des boules quies et des bandeaux aux yeux pour ne pas voir et entendre ce que ce gouvernement a fait depuis 10 mois. «C'est l'acceptabilité de la politique du gouvernement qui est posée et la véracité de son discours qui est mise à l'épreuve à un moment où le pays, rongé par la crise, n'est pas sûr de pouvoir en sortir». Bien sûr ce que fait le gouvernement est inacceptable quand il faut redresser nos comptes, par ce que le précédent laissa filer notre dette, que les entreprises licencies et ferment à tout va, mais en plus en favorisant les plus fortunés. Il n'est certes pas sûr, mais il fait pour, d'ailleurs qui est sûr ? Ce qui est inacceptable c'est qu'il impose plus les riches que les pauvres, et là, ça fait mal à cette classe privilégiée.

    Elle a le droit au nom de la liberté d'expression d'écrire que la morale de la gauche est vaincue, mais c'est faire injure à l'ensemble des Français de gauche honnêtes et responsables, et là, c'est montrer peu de considération pour ces Français. Voila, la réalité, la perte de la morale, ce n'est pas la gauche qui n'a plus de morale, mais ceux, qui comme cette journaliste, n'ont pas le droit moral d'entendre la faute impardonnable et indigne de Jérôme Cahusac à ceux qui combattent pour l’honnêteté et la justice. C'est oublier, ou ne pas voir, que dans cette affaire, aussi indigne que possible, la justice a été libre et indépendante, et que de plus, le procureur de Paris François Molin qui instruisit l'enquête préliminaire fut mis en place par Sarkozy, ce qui montre son obédience, voir «Jérôme Cahusac l'«aveu» dévastateur». Mais plus que ça, Sarkozy offrit à Jérôme Cahusac le poste de président de la Commission des finances de l'économie générale, et du contrôle budgétaire à l'assemblée nationale. Et le comble, c'est ce qu'on lit sur Libération.fr que, l'entourage de Xavier Bertrand évoquait, en avril 2012, entre les deux tours de l'élection présidentielle, que Jérôme Cahusac trainait des casseroles, la droite était au courant. Alors, qui est le plus immoral Sarkozy qui savait et qui lui offrit le poste ou François Hollande qui ne savait pas, mais qui a agit, et cette journaliste qui ne veut voir les faits qui condamnent ses propos. La gauche n'est pas parfaite, mais à coté de la droite elle est une enfant.

    Ce n'est pas tellement cette classe de la société qui s'expatrie sous des cieux meilleurs pour leur patrimoine, ceux là le font discrètement, sans bruit et autant que faire se peut, l’illégalité aidant et la bienveillance du gouvernement précédent. C'est plutôt ceux qui ont le pouvoir d'être portés à la Une des médias et de bourrer le crâne des Français par des raisonnements qui ne tiennent pas la route mais qui trouvent un écho bienveillant par ce que la situation économique est critique, et que les Français souffrent. Rien de tel pour attiser le mécontentement en surfant comme le font ceux qui s'opposent à la politique menée, droite et gauche de la gauche confondus.

    Plus imbécile on ne peut trouver, attaquer par ce biais, le gouvernement qui s'est engagé au redressement de nos comptes, en matraquant sur la trahison d'un homme est une erreur grave, par ce que ce redressement doit être fait et si ce n'est pas dans cette mandature, ce sera une autre dans des conditions beaucoup critiques et mortelles pour le pays. De l'irresponsabilité aux yeux de la nation. Mais pour cette conscience de clans privilégies qu'importe, elle s'en tirera toujours.

    Alors on tape autant que faire se peut sans penser un seul instant que c'est aggraver la situation morale des Français. Ils devraient, puisqu'ils ont le pouvoir d'information, rassurer en faisant devant notre situation un front commun pour combattre ce qui mine notre République, la fraude et la voyouterie de certains même au plus haut niveau. Le «tous pourris» devaient les faire réfléchir. La trahison du ministre du budget et ses mensonges impardonnables qui font tourner la tête de 180 ° des socialistes de telle façon qu'ils ne savent plus ou ils en sont, ne contribue pas à rehausser l'image du président, tout le contraire.

    Que ferait la droite dans un pareil cas, elle qui n'hésite même pas à insulter un juge d'instruction parce qu'il mit Sarkozy en examen pour abus de faiblesse, le seul fait qui reste pour condamner Sarkozy d'avoir reçu de l'argent illégalement. L'abus de faiblesse est certes une accusation morale grave, mais n'ont-ils pas tout fait pour entraver avec le juge Courroye l'avancement du dossier Bettencourt ? On voit bien le paradoxe de leur attitude en focalisants leurs tirs sur ce gouvernement alors que la fraude fiscale du financement de l'UMP, est pénalement plus grave, ainsi que la mise en examen de Sarkozy, que les 600.000 € planqués à Singapour.

    Ce qui est révoltant sont bien sûr les mensonges de Jérôme Cahusac à un tel degré qui fait que toute la classe politique est touchée, et alors là, on entend n'importe quoi, une sixième république clamée haut et fort par Mélenchon, un danger s'il venait au pouvoir, comme si, une sixième République, pouvait rendre les hommes plus honnêtes. Mélenchon le pourfendeur des socialistes pour le bonheur de la droite.

    C'est donc bien un problème de morale que nous avons puisqu'il va de la politique aux médias tous coupables de croire que tirer profit d'une situation de crise, ils en tireront un bénéfice. Absurde, remaniement ou pas sixième république ou pas, ne changeront rien à la situation puisque les hommes et femmes restent les mêmes. C'est là, qu'il faut agir calmement sans tout bouleverser, en laissant la justice faire son travail.

    Quand Hollande déclare lors de son voyage à Rabat que «ce n'est pas le gouvernement qui est en cause mais un homme qui a failli», c'est exact. Si vous avez un virus c'est tout votre corps qui en subit les conséquences, ce n'est pourtant pas le corps qui en est responsable. De plus quand le virus est inhibé, tout repart, et la vous pouvez empêcher d'autres virus. C'est pour cela, qu'il est important de laver plus banc, en faisant une justice indépendante de toute obédience politique.

    À la suite de ce séisme François Hollande a présenté trois réformes, la première sur le Conseil supérieur de la magistrature pour l'indépendance de la justice qui devra être votée dès cet été, la seconde la publication de tous les patrimoines des ministres et des parlementaires, et la troisième concerne les élus condamnées fiscalement, ils seront interdits de tout mandat public.

    Hollande: "l'exemplarité des responsables... par lemondefr.

    Finalement, François Hollande fidèle à sa politique, ne réagit pas comme ceux qui le voudraient en donnant de ce fait la culpabilité de la crise Cahusac au gouvernement et par conséquence à lui. Et bien sûr, il squeeze l'opposition et la gauche de la gauche. Et ceux qui croient qu'il est déstabilisé se trompent, bien au contraire il réagit. La cinquième république à l'avantage de donner une majorité et une stabilité gouvernementale, et la droite aime bien qu'elle soit efficace pour elle et mise à mal pour les autres. Quant à la gauche de la gauche, elle fait du bruit, mais l'on sait que les propos de Mélenchon ne sont pas crédibles car le changement en une sixième république ce n'est pas pour demain qu'il sera en mesure de l'imposer.

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