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hollande - Page 7

  • François Hollande dans un socialiste avancé de l'internationale socialiste

    quand il déclare à sa conférence de presse «je suis un socialiste qui veut faire réussir la France ».

    Support Wikipedia Ce serait la doctrine socialiste hollandaise, celle de la crise, pragmatique, le rêve n'est plus permis. L'idéologie socialiste d'après guerre, la gouvernance du peuple par le peuple, pour combattre les intérêts capitalistes, n'a pu développer ni unifier les forces populaires nécessaires. L'abolition du régime capitaliste en le remplaçant par une société économique, n'a pu, malgré les actions syndicales et politiques des mouvements ouvriers empêcher que le capitalisme prospère par les échanges commerciaux, de plus en plus importants, et de modifier profondément ce régime, faisant de lui un capitalisme financier et économique. Ces doctrines socialistes n'avaient de pouvoir que dans la mesure où la croissance gérait le monde, mais dans un contexte de récession et d'austérité, seuls ces «capitalistes» peuvent donner du travail.

    François Hollande sait très bien qu'il a besoin de ce capitalisme même si dans son meeting du Bourget il déclara que «la finance était son pire ennemi». Cette locution constamment reprise par les médias pour critiquer sa politique s'appliquait à la finance spéculative des marchés et non à celle de l'emploi.

    Comment réduire le chômage dans l'industrie sans lui donner du souffle. Il faut donc composer, et tout d'abord ne pas mettre la charrue avant les bœufs si l'on veut distribuer. Pour distribuer il faut considérer ceux qui entreprennent, ce sont les générateurs de la richesse avec leurs salariés. C'est du simple bon sens. Seulement il faut en même temps limiter les abus, la marge de manœuvre est étroite, contrôler en quelque sorte la finance industrielle, tout en développant l’innovation, et l'investissement.

    Nous fûmes incapables de maîtriser le choc financier de septembre 2008 pourquoi, par ce que nous vivons sur le crédit, ce choc fut avant tout celui du privé, donc des banques. Qu'il soit devenu, par fait de conséquence un choc étatique, normal l’État ne vit que par la richesse du privé, ce que d'aucuns oublient. Dans ce contexte de dette souveraine, que faire d'autre que de la rigueur budgétaire, tout en préservant les plus pauvres. Les Français ne sont pas les générateurs de la crise, mais moins de rigueur ne résout rien si l'on est dépendant des banques par notre endettement. D'aucuns prétendent que nous ne paierons jamais toute notre dette, c'est vraisemblable, mais on peut la réduire, elle est trop élevée, mais, pour cela, ne faut-il pas réduire nos déficits qui sont inquiétants sur la retraite, les allocations familiales, la formation des chômeurs, il y va de notre système social.

    Le socialisme de François Hollande pour faire réussir la France est une voie opposée à son électorat, mais elle reçoit l'appui de nombreux centristes ce qui montre qu'elle est raisonnable, même si critiquable.

    Quelques soient les réformes elles toucheront les hauts et moyens revenus, ce qui à droite provoquera un refus puisque l'on touche à son électorat et à gauche puisque trop à droite. Droite et gauche se retrouvent donc contre la politique menée sur les allocations familiales et la retraite. Il lui faut donc rien lâcher pour affronter les associations familiales, il maintien un équilibre «entre la solidarité horizontale, qui veut qu'à revenu égal une famille nombreuse doit être plus aidée qu'un célibataire, et la solidarité verticale, qui veut que l'on aide prioritairement ceux qui en ont le plus besoin», Le Monde.fr. Mais dans ce brouhaha médiatique ou chacun veut préserver son avantage, l'universalité des allocations familiales est préservée. Reste les retraites, et des manifs se préparent, puisqu'il est prévu de modifier la prise en compte des années de cotisation des fonctionnaires, actuellement sur les cinq derniers mois de salaire pour les porter sur les dix dernières années d'exercice, sachant que pour le privé elles portent sur vingt années d'activité. C'est déjà une réforme de justice que n'engagea pas le gouvernement précédent. Qui peut être contre ce socialisme hollandais ?

    Au lendemain de la seconde guerre mondiale, fut créé le COMISCO, Comité de la conférence internationale socialiste, puis l'internationale socialiste. La construction de l'internationale s'effectua de façon progressive de 1944-1951. Elle se fit sous la forme de conférences internationales se réunissant jusqu'en 1951. C'est en 1951 du 30 juin au 3 juillet qu'elle prit sa forme actuelle au Congrès de Francfort-sur-le-Main. Elle rassembla presque uniquement des partis d'Europe occidentale, cependant la décolonisation et surtout la chute des pays communistes vont la voir étendre considérablement son influence. Cette idéologie préconisait une troisième voie entre le capitalisme et le socialisme. Or, pour aboutir à cette voie, les participants à la Conférence de 1951, qui jetèrent les bases du socialisme contre le capitalisme estimèrent, que le capitalisme devait avoir une transformation progressive vers le socialisme.

    Un des objectifs de la déclaration de Frankfort fut, a partir d'une synthèse des tendances présentes au COMISCO, de définir les buts et tâches, voir «les buts et tâches du socialisme démocratique», en opposition bien sur au marxisme-léninisme. S'affrontèrent donc deux branches du mouvement ouvrier et nous savons que le marxisme-léninisme perdit par rapport au socialisme, plus à même de s'adapter à une transformation progressive de la société vers le capitalisme par ce que les couches sociales devenaient plus aisée. L'espoir d'un capitalisme vers le socialisme sans lutte des classes et sans révolution que l'on pouvait espérer pour le pouvoir de la classe ouvrière, malgré le maintien de la propriété privée dans une série de secteurs de l'économie, n'a pu s'opérer. Bien sûr, la déclaration de Frankfort 1951 fut faite contre un capitalisme plus sectaire et égoïste qui voyait l'intérêt personnel dans la poursuite du profit à l'intérêt national.

    L'internationale socialiste qui existe encore est une organisation politique qui regroupe la majeure partie des socialistes, sociaux démocrates, certains démocrates et le monde ouvrier, mais elle a bien évoluée. Qui voit-on à sa tête depuis 2006 Georgios Papandréou né aux États-Unis d'une dynastie politique ayant une formation étrangère à l'université de Stockholm, à la London School of Economics, où il obtint son master en sociologie, et à l'université Harvard, c'est loin d'être un ouvrier !

    Au congrès de Stockholm du 23 juin 1989, on note déjà des changements par rapport à la déclaration de 1955. On n'évoquait plus la prise du pouvoir par le mouvement ouvrier, le capitalisme vers le socialisme, mais seulement les contrôles à exercer sur les changements économiques, politiques, technologiques et sociaux des années à venir. Mais l'idéologie socialiste de justice reste présente dans une mondialisation interdépendante de l'économie mondiale.

    Le socialisme est donc en permanente évolution pour s'adapter à celle de la société. Ce n'est pas une idéologie qui refuse l'évolution des mœurs mais plutôt un contrôle, contrairement au conservatisme capitaliste libéral. Mais dans notre société actuelle, ou tout est remis en cause, il faut s'adapter en brisant les conservatismes de gauche et de droite.

    On a vu que le SPD allemand prit, lors de son 150ème anniversaire le 23 mai à Leipzig, ses distances avec l'internationale socialiste. Ce qu'il veut c'est la création d'une politique sociale démocrate dans une alliance progressiste prenant le pas sur l'IS. Ce fut un succès. Quelques 80 partis furent représentés. Les partis sociaux-démocrates et socialistes européens mais aussi des partis africains, sud-américains, asiatiques et même le parti démocrate américain. L'objectif de cette alliance démocratique qui sied bien à l'Allemagne, les réformes Schröder n'auraient pu être appliquées en France, n'est pas de l'avis de tous, En premier le président de l'IS le grec Géorgios Papandréou, qui ne s'est pas rendu à Leipzig. Quand au parti socialiste français ce fut une délégation emmenée par son secrétaire général Harlem Désir. On sent une évolution qui entame la cohésion de l'IS puisque le SPD a réduit sa part contributive à 95 % à l'IS pour n'avoir qu'un statut d'observateur. Quand au PS français, il a aussi réduit sa cotisation de moitié, mais entend rester membre de l'IS.

    En fait l'objectif de cette alliance démocratique ne diffère pas de la déclaration des principes de 1989 qui sont des intentions générales parfaitement adaptables. Ce que rapporte le Monde.fr sur la structure de cette alliance démocratique est la suivante, «la plate-forme qui trouvera les réponses communes et progressistes aux défis internationaux tels que le renforcement de la dimension sociale de la globalisation et du progrès durable, la bataille contre le changement climatique, le renforcement des droits de l'homme, y compris les droits de la femme, et de la démocratie mais aussi de la paix et de la sécurité». En fait, le SPD veut devenir le leader de la sociale démocratie en Europe, et François Hollande lui fait les yeux doux pour raisons électorales de septembre. Il préfère avoir un leader du SPD que de la CDU en face de lui, bien que ce ne soit pas évident que ses objectifs européens soient mieux compris avec le SPD qu'avec la CDU.

    François Hollande a rejeté la qualification de social démocrate qui lui fut attribuée à sa conférence de presse pour un socialisme qui veut faire réussir la France, ce qui lui donne toutes les possibilités pour son action, sans contraintes sociales démocrates de gauche ou de droite.

  • Un normal à l'offensive sur l'Europe, la France n'est pas le problème mais la solution,

    prend de court les analyseurs politiques.

    L'an II c'est l'offensive.

    Support Wikipedia Une conférence de presse de plus de deux heures, avec un exposé de 40 minutes au lieu des 20 minutes prévues, François Hollande s'est montré offensif, maîtrisant bien les dossiers, clair, et objectif. Une nouvelle posture par rapport à la précédente nous montre un président nouveau dégagé des difficultés d'adaptation de l'an I, au cours duquel son équipe et lui même prirent les rennes du pouvoir après 10 années d'un gouvernement de droite. Mais aussi une situation catastrophique sur tous les plans, et une hécatombe économique sans précédent. En fait, il a réaffirmé la cohérence et la continuité de sa politique, pouvait-il faire autrement ? Cela aurait été avouer qu'il se serait trompé, ce n'est pas son genre d'autant qu'il a raison. Deux heures de questions des journalistes qu'il maîtrisa avec humour sans la moindre gène, un maître en la matière. La presse et les autres médias n'eurent pour lui et son équipe durant l'an I aucune clémence, et il était bien normal qu'il montra aux journalistes leur dérive inconsistante. Il avait vaincu l'invincible droite, impardonnable pour elle qui s'arroge le droit d'une gouvernance éternelle, n'était-ce pas de la compétence ?.

    Ils ont montré dès l'origine qu'ils étaient prêts au matraquage, d'Hollande bashing et autres gentillesses, auxquelles on vient d'assister. Quand on lit dans l'Express.fr les notes qu'ils lui furent attribuées pour cette conférence de presse, on se rend bien compte que ce site n'a plus rien de valable, ne devenant qu'une entreprise de basse presse perdant toute considération. François Hollande a donc remis quelques uns de ces 400 journalistes dans leurs petits souliers, et il n'a surement pas été apprécié, mais qu'importe, il a bien fait en répondant avec précision et justesse aux questions, dont certaines d'un niveau sans mesure à la prétention des auteurs. En fait François Hollande justifia pas à pas sa politique.

    Le clou de cette conférence fut l'annonce de la création d'un gouvernement économique axé sur l’homogénéisation des finances, l'uniformisation du social par le haut, et de la fraude fiscale des pays de la zone euro. Une présidence pour une durée longue avec une réunion chaque mois. Son but, débattre des principales décisions économiques définies ci dessus. Une manœuvre habile de rependre la main quand on l'accuse d'être le valet de la chancelière Angela Merkel. Mais, on ne peut s'empêcher de penser qu'ils en eurent débattu ?

    Une bombe qui met tout le monde KO, eu égard à l'esprit des peuples qui souffrent accusant de tous les maux, avec juste raison d’ailleurs, la politique de la Commission. Un niveau de décision supplémentaire, une privation de liberté économique ? On se demande si d'aucuns mesurent le courage de cette annonce aussi bien en France qu'en Allemagne ou nombres d'allemands ne pensent qu'à sortir de l'euro reprochant à la chancelière de trop payer pour les autres.

    Mais que dire des Français qui verraient ainsi perdre encore plus leur souveraineté, rejetant sur la Commission européenne tous leurs malheurs alors qu'elle n'est que l'émanation de nos gouvernements successifs. Outre le fait, que dans la mesure où l'on reste dans l'Europe des 17, il vaut mieux que soient uniformisés nos finances ce qui conditionnerait une mutualisation de la dette, ce que les allemands ne cessent de refuser, et que soit uniformisé notre protection sociale mettant les autres pays à notre niveau, ce qui ne peut être que bon pour nous. La lutte contre la fraude fiscale pourrait être plus efficace si l'ensemble des 17 pays s'unissaient, et pour cela ce gouvernement économique s'impose pour briser les oppositions de l'Autriche et du Luxembourg.

    En attendant cette bombe ne fut reprise par aucun média, pourquoi ? De plus rien ne filtra de la réunion des chefs d’États et du gouvernement du 26 mai, outre les conditions du refus de l'Autriche et du Luxembourg pour accepter de coopérer contre l'évasion fiscale. Dans six mois peut être puisque les chefs d’États se sont donnés jusqu'à la fin de l'année pour arracher un compromis sur une législation contre l'évasion fiscale, bloquée depuis cinq ans par ces deux pays.

    Mais, on ne me fera pas croire que d'autres m'étaient pas au courant ? Il en prit donc l'initiative pour se positionner avant les élections allemandes de septembre ? Mais plus que tout, c'est sur le plan intérieur qu'il marqua un grand coup prenant au dépourvu l'UMP et les centristes de Borloo. Quant à François Bayrou on sait qu'il saute à pieds joints dessus.

    Dans le même esprit c'est un plan européen pour l'insertion des jeunes dans le cadre du budget qui a déjà prévu six milliards d’euros pour leur emploi. «Mobilisons tout de suite, avant même que le cadre financier ne soit en place pour 2014», une partie de ces fonds pour que nous puissions venir en soutien de tous les jeunes d’Europe qui, aujourd’hui, peinent à trouver une formation ou un emploi.

    François Hollande donna le 28 mai le coup d'envoi d'une offensive pour l'emploi des jeunes en Europe, mettant à exécution son annonce lors de sa conférence de presse, assurant par ailleurs agir de concert avec la chancelière Angela Merkel.

    Et puis, pour être complet sur l'Europe, deux autres initiatives, une Communauté européenne de l'énergie coordonnant tous les efforts, ainsi qu'une capacité budgétaire de la zone euro à lever l'emprunt.

    L'idée européenne c'est le mouvement.

    Il associa l'an II de sa gouvernance avec une impulsion politique européenne, notre économie y est liée, lui donnant l'avantage dans cette période de creux, avant les élections allemandes, de faire de la France, donc de lui, le leader européen. Le résultat des élections allemandes tranchera, si la chancelière est réélue, sa politique sera confirmée et elle sera encore plus forte, dans le cas contraire, François Hollande aura pris une option de leader. C'est de toutes façons un beau coup politique.

    Mais pourquoi donc ce ne fut pas reprit par les médias ?

    Rappelant avant de passer aux réformes de l'an II ce qu'il fit avec son gouvernement. De la retraite à 60 ans pour ceux qui commencèrent à travailler tôt, à l'augmentation de 25 % de la rentrée scolaire, aux emplois d'avenir 100.000 et les contrats de génération, à la banque publique d'investissement, en passant par la flexibilité dans la sécurisation de l'emploi et la réforme du marché du travail, montrant que son gouvernement avait moins dépensé que le gouvernement précédent dans un objectif de réduction de la dette, évoquant les 20 milliards pour la compétitivité, le fameux CICE, Crédit d'Impôts pour la Compétitivité et l'Emploi, financement de l’amélioration de la Compétitivité des entreprises à travers notamment des efforts en matière d’investissement, de recherche, d’innovation, de formation, de recrutement, de prospection de nouveaux marchés, de transition écologique et énergétique et de reconstitution de leur fond de roulement. Mais aussi, et il fit bien de le montrer, que les impôts furent de 12 milliards pour le gouvernement précédent et de 4 milliards pour lui, ce qui remet les pendules à l'heure.

    Le fait nouveau, ce fut donc la nouvelle communication plus offensive d'un président «normal». Sa faiblesse de l'an I, si tant est qu'il fut faible, était pour beaucoup cette impression de mollesse qui tranchait avec la fougue de Sarkozy. Difficile d'y échapper tant il laissa son empreinte pendant 10 années. En fait de mollesse, il montra une volonté sans faille sur tout ce qui fut entrepris dont le mariage pour tous pour lequel il voulu un grand débat, plus de 4.000 amendements furent débattus. Quand il fallu engager nos forces au Mali, il n'hésita pas. D'ailleurs, une question des journalistes porta sur le manque d'autorité qu'il aurait, il démontra sans peine que cette annonce qui n'était que sans fondement et que propagande.

    On reproche à ce gouvernement son coté «technocratique» à celui d'un plus politique, d’où cette fameuse boite à outils. Dans notre situation sans croissance, voire négative de 0,2 % que faire d'autre sachant que seule la croissance est génératrice d'emplois.

    Cet allongement de deux années que la Commission lui donne, le souffle d'engager la réforme de régime du retraite par répartition, son déficit de 21 milliards en 2020 ne laisse aucune autre possibilité. Allongement de la durée de cotisation qui va de pair avec celui de la durée de vie tout en conservant l'âge à 60 ans pour les carrières longues. De même, celle des allocations familiales en déficit de deux milliards d'euros. Elles seront modulées en fonction des revenus. Ce ne sont pas des contraintes imposées par la Commission tient-il à faire remarquer sur la retraite qui motive cette réforme, mais sur la nécessité de l'assurer pour les années futures.

    Mais aussi le clou, le choc de simplification administratives. Il y associe plus d'emplois par que ce serait plus de temps disponible pour les entreprises. Il s'agirait d'une modification des règles administratives pour accélérer les décisions. L'idée serait que le silence de l'administration vaudrait accord au delà d'un certain délai, et non plus rejet.

    Une telle réforme ouvre grandes les portes à la facilité, mais aussi à la tromperie, aux abus, aux fraudes si l'on n'y prend garde. Elle devrait s'accompagner d'effectifs supplémentaires.

    Enfin pour clore ce chapitre des réformes, la formation professionnelle du chômeur sera revue. Il est vrai que ce qui est actuellement fait ne donne pas satisfaction et coûte très cher plus de 31 milliard d'euros.

    Pour François Hollande la France peut conserver son modèle social mais en le rénovant. La France serait une Nation singulière, plus qu'une grande histoire, c'est un projet ! Elle doit montrer sa voix en Europe et dans le monde, la France n'est pas le problème c'est la solution.

    Le texte de l'allocution du président ici.

  • Devant le front des attaques de presse, et de certains ministres,

    François Hollande reste ferme ne voulant changer un iota de sa politique !

    On tient le cap, le pire serait de changer de politique devant les assauts de ceux qui ont peur.

    Support Wikipedia Pour un président mou, un capitaine pédalo, un Hollande bashing, un Hollande pépère, un Monsieur faible, un incompétent, une campagne de dénigrement orchestrée dans un climat ou extrême droite, droite, gauche de la gauche, appuient autant qu'ils peuvent force sondages au plus bas. La période est propice pour se défouler, déstabiliser un exécutif en peine de résultats dans un temps si court. Une agitation en jeu de massacre qui nous montre un président plus déterminé qu'il ne le fut jamais. On ne rigole plus, tiens, il est encore là ? Oublier les ordonnances, la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencés très tôt, oubliés les contrats de génération, oubliés les contrats jeunes, oubliés les accords de flexibilité dans la sécurisation de l'emploi, le pacte de compétitivité, oublié la banque d'investissement pour les PME, PMI, oublié cette boite à outils que l'on dénigre. Il y en a pour tous, droite et gauche de la gauche, mais pour des raisons différentes, pas assez selon eux. Ils espéraient qu'il allait capituler, je m'en vais, mais c'est qu'il est têtu le président et ceux qui l'ont qualifiés de tant de gentillesse en sont pour leur frais, continuer serait indécent.

    Oublié qu'il n'est présent que depuis un an ayant tout à construire ou à reconstruire tant ce qu'il trouva le stupéfia. Oublié les licenciements massifs dont il dût faire face, puisqu'ils sont la conséquence de ce qui fut la politique précédente. Oublié les attaques syndicalistes verbales, voire insolentes de la CGT orchestrées par la gauche de la gauche dont il fut l'objet dans les conflits Peugeot, Mittral, Goodyear-Amiens, et autres, comme si François Hollande se réjouirait de leur situation. Oublié nos caisses vides, un État en faillite, une dette accrue de plus de 600 milliards en cinq ans, et le déficit public plus que doublé. Qui peut croire qu'en quelques mois, comme dans un coup de baguette magique que François Hollande redressera ce qui fut perdu pendant dix années de droite.

    Oublié le contexte international, une Europe à droite, des pays du sud en proie au populisme et qui sont dans une misère profonde. Est-ce que cela a disparu à son arrivée il y a un an ? Oublier cette croissance qui ne vient pas et qu'il ne peut arracher avec ses dents. Oublié une situation sociale qui se radicalise. Oublier que notre industrie ne s'est pas adaptée à la mondialisation ne voyant que la recherche du moindre coût de revient dans des délocalisations. Oublié les domaines technologiques perdus de notre industrie dans la recherche du profit immédiat. Oublié que nous ne vendons que des produits à haute technologie, centrales nucléaires, aviation, industrie ferroviaire, médecine, luxe, mais peu de voitures, pas de motos, on n'en fabrique plus. Appareils photo, électronique domestique, horlogerie etc..., ils ont disparus de notre industrie.

    Oublier les échecs de Sarkozy dans ses démarches commerciales à grands bruits médiatiques. Oublier notre faiblesse commerciale, notre manque de dynamisme comparé à l'exemple du markéting de l'Allemagne qui tant en Chine qu'ailleurs nous dame le pion.

    Dans cette période de rejet des politiques, de la rigueur, c'est plutôt un président costaud qui ne se laisse pas impressionner par les dures réalités du moment. Manifestations révolutionnaires de droite sur le mariage pour tous, attaques de sa majorité par la perte de confiance, autant de mécontents qui ne veulent pas voir que sans cette rigueur nos taux d'emprunts seraient tels que nous serions en récession.

    S'engager dans un désendettement demande du temps, de l'obstination, ce n'est pas de l'austérité comme le clame la gauche de la gauche, mais de la rigueur. Dans ce contexte, les proches du président poussent pour un remaniement, comme si cela changerait d'un coup notre dette, notre déficit. On sent chez eux la peur de perdre de nombreuses communes aux élections municipales, impatients de ne pas voir de résultats sur le chômage. Les coups portés par les oppositions font mal, d'autant que dans leur circonscription les socialistes qui soutinrent le président sont attaqués, et sont sans réponse pour justifier la politique menée. 75 % d'opinions défavorables le pire atteint sous la cinquième république de quoi déstabiliser les plus faibles.

    Mais aussi, une communication défaillante qui ne montre pas ce qui est fait et laisse la place au matraquage de l'opposition.

    On apprend selon un sondage que les Français seraient favorables à 78 %, quatre français sur cinq, à la formation d'un gouvernement d'unité nationale gauche droite avec des personnalités de la société civile, de quoi mettre un peu plus le bordel. Trop de cadors tue la cohésion politique.

    On attaque la chancelière allemande Angela Merkel, dans un texte du PS sur l'Europe dénonçant sa politique intransigeante et égoïste, la qualifiant de chancelière de l'austérité. Les élections allemandes donnent de la voix au PS contre la politique de la chancelière. Pour le quotidien de centre gauche Süddeutsche Zeitung, les attaques contre la chancelière s’expliquent par la perspective des prochaines législatives allemandes. «Le 22 septembre, date du scrutin, les Allemands ne voteront pas que sur la composition du prochain Parlement, mais aussi sur le sort de nombre d’autres pays. C’est pourquoi l’Europe veut se mêler à la campagne électorale allemande», suggère le quotidien. Il faut donc s’attendre à voir se multiplier «les attaques à l’ emporte-pièce», où la chancelière allemande sera décrite comme une personne «sans cœur», «refusant l’argent» à des «États en crise qui n’auraient besoin que d’un bon plan de relance pour sortir de l’ornière». Des attaques ineptes et qui politiquement «aideront Merkel, les Allemands sont dans leur grande majorité sceptiques face aux plans d’aide et plébiscitent la politique de la chancelière», tiré de My TFI NEWS.

    On n'aurait pas le droit de critiquer le politique de la CDU, mais de quel droit ? Nos économies sont intiment liées et ce qui se passe en Allemagne nous concerne autant que les Allemands. Ce texte particulièrement violent du PS contraignit le premier ministre à calmer le jeu. Il choisit de s'exprimer par deux tweets sur son compte Twitter pour confirmer que l'unité allemande est indispensable.

     

     

    Malgré cette tentative d'apaisement, Alain Juppé monta au créneau pour dénoncer dans le Monde la campagne contre l'Allemagne des socialistes. Un péril mortel selon lui condamnant l'attaque de Claude Bartelone président de l'Assemblée nationale vers Angela Merkel l'engageant à desserrer l'étau de la contrainte budgétaire. Il accuse François Hollande d'avoir totalement isolé la France après avoir critiqué qu'il avait baissé culotte devant elle. On n'en attendait pas moins d'un opposant qui dans un temps était contre le traité de Maastricht à la belle époque du flambant RPR. De l'inconsistance pure, François Hollande aurait dû se mettre à la disposition de la chancelière allemande ?

    En fait, on souffle le chaud et le froid. La gauche du PS critique la politique allemande à la fois dans un but électoraliste français, les élections communales auront lieu bientôt, mais aussi dans celui d'agir sur l'électorat allemand. C'est de bonne guerre si l'on se rappelle les attaques de la droite d'Angela Merkel lors de la présidentielle. Pourquoi faudrait-il accepter que la CDU dicte sa façon de voir ? Le gouvernement de son coté calme le jeu par le premier ministre. Les ministres de l'intérieur Manuel Valls et du travail Michel Sapin, soulignent également qu'il ne faut pas blâmer seulement l'Allemagne pour justifier de la situation actuelle. Mais en fait ils acquiescent ce que le PS fait, mais dans la nuance, ils y en associant d'autres sans nommer qui ils sont.

    Bientôt François Hollande aura le soutien d'Enrico Letta le nouveau président du Conseil italien qui dans son discours d'investiture annonce un virage anti austérité en Italie. Moins d'austérité, plus d'emploi et de cohésion sociale furent les objectifs qu'il laissa entrevoir.

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