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hollande - Page 6

  • La semaine de François hollande à la rencontre des Français,

    sur le thème du chômage.

    Le chômage ne prend pas de vacances !

    Support Wikipedia La tâche est ardue, inverser la courbe du chômage pour la fin de l'année, ce n'est pas une obligation, c'est un engagement n'a-t-il cessé de répéter ces derniers mois, alors François Hollande après le dernier conseil des ministres, le programme estival de l'exécutif du président et du premier ministre, fut d'être auprès des Français. Pas comme l'année dernière ou on lui reprocha ainsi qu'à ses ministres, cette vacance du pouvoir. On sait maintenant, à la suite des révélations de sa compagne Madame Valérie Trierveiler, qu'il fut mal jugé lors des vacances 2012 au Fort de Brégançon, résidence estivale des présidents de la république. En fait, on lui fit un mauvais procès, sa mauvaise cote popularité permettant tout et n'importe quoi, il fut donc facile de lui reprocher des vacances alors qu'un président de la république, quel qu'il soit, n'est jamais en vacances.

    Cela étant, sa compagne dans une interview publiée au Parisien du dimanche 10 août, mit les choses au point, «on lui a fait un faux procès l’été dernier en lui reprochant de s’accorder trop de temps libre alors qu’il passait la plus grande partie de la journée dans son bureau de Brégançon». Cette année, il a prévu, en plus de ses rendez-vous téléphoniques, de répondre lui-même à quelques lettres de Français. «Il en reçoit cinq mille par mois, c’est beaucoup, mais il tenait à en lire le plus grand nombre», glissa-t-elle.

    Dans la semaine après le dernier conseil des ministres, ce fut l'occasion de porter la bonne parole aux Français en vacances profitant de cette détente estivale pour visiter quelques lieux symboliques, comme la Seine-Saint-Denis ou il fit la promotion des premiers emplois francs, voir l'emploi franc qu'est-ce c'est ?

    De la détente sans vrai travail pourrait-on dire, serrer des mains, échanger quelques mots par ci par là avec des Français libérés un temps des soucis de tous les jours. Les vacances c'est fait pour cela, de plus, il fit beau temps, ce qui changea des averses qu'il dû subir dès son investiture. Cette relative accalmie permit, de lui faire remarquer, qu'il fit du Sarkozy, et que la présidence normale qu'il voulait incarner n'est plus plus de mise, mais est-ce que cela change pour lui ? On sentit bien que non, et quoique qu'il fasse il sera critiqué, ainsi va la politique au gré de l'humeur des Français ! C'est bien pour inverser cette sinistrose avant d'inverser la courbe du chômage qu'il «déambula» la France pour céder ensuite la place à son premier ministre le dimanche 11 août !

    «Le chômage ne part pas en vacance» fut le "lietmotiv" de sa semaine marathon. Enchaînant cinq déplacements depuis le 31 juillet, en Seine-Saint-Denis, en Dordogne, dans le Gers, en Vendée, puis dans les Yvelines, il marqua son optimisme sur la fin de la sinistrose puisque les signaux de reprise sont là martela-t-il ! «Il y a quelque chose qui se passe et nous devons tout faire pour accompagner le mouvement». Qu'importe si la majorité des Français n'y croient pas, lui y croit et c'est bien le moins qu'il puisse y croire devant le matraquage de ceux qui n'y croient pas ! Cet optimisme ne peut pas faire de mal, il montre un président déterminé. Sa phrase trancha sur celle de François Mitterrand lorsqu'il déclara «on a tout essayé !». Mais François Mitterrand n'avait pas sa boite à outils, il parlait de croissance pour réduire le chômage, ce que n'évoque pas François Hollande sachant bien que la croissance ne sera que pour la fin de l'année. De plus, à «l’État ne peut pas tout de Lionel Jospin» ou de «qu'est-ce vous attendez de moi que je vide les caisses qui sont déjà vides de Sarkozy», il montre un volontarisme qui force le respect.

    C'est d'ailleurs tout le paradoxe de ce dialogue de sourds d'un coté ceux qui n'y croient pas par ce que pour eux la réduction du chômage ne peut être que la conséquence d'une croissance retrouvée, ce qui continue à promouvoir la sinistrose, bien que, dans l'absolu, c'est exact, mais quand elle n'est pas au rendez-vous faut-il rester sans rien faire ? Non, bien sûr, puisque la précédente majorité y eut recours pendant des années.

    Alors on entend qu'il prend un grand risque, mais quel risque ? Le risque serait que sa boite à outils soit refusée par les entreprises ! Dans ce cas qu'elle serait sa faute ? Il leur offre des avantages par ces emplois aidés, cela dénoterait de leur part une intention politique, la non réduction du chômage ? Quel serait l'autre risque, sa cote de popularité est au plus bas ? Par contre, la mauvaise volonté patronale éclaterait aux yeux des Français. Il se pourrait que l'opposition n'en tire pas le profit qu'elle souhaite et que finalement devant cette obstruction patronale François Hollande en tire un bénéfice !

    Le président était mercredi 7 août à la Roche-sur-Yon en Vendée pour une visite au pôle emploi lors de son quatrième déplacement. Le lendemain on apprend selon un sondage IFOP réalisé fin juillet que 84 % des Français ne le suivent pas. La sinistrose héritière des années Sarkozy est fortement ancrée.

    Accompagné du ministre du travail Michel Sapin, il afficha, malgré qu'il fût probablement informé, un volontarisme exemplaire qui peut faire sourire. «Si on est là c'est pour essayer de trouver des solutions déclara-t-il !». «Au-delà des chiffres, des statistiques, il y a des réalités différentes, et c’est pour voir ces réalités que nous sommes réunis aujourd’hui». Tout au long de la journée, le président ne cessa de réaffirmer «l’objectif des 100.000 emplois pour la fin de l’année». Un discours qualifié de méthode Coué.

    Il est certain que, quelques soient les résultats qu'il voit venir, son dernier entretien à l'hôtel Marigny avec Claire Chazal le 15 /09 montra l'assurance d'inverser la courbe du chômage pour la fin de l'année annonçant qu'il aurait à en rendre compte dans deux mois ! Attendons de connaître les derniers chiffres pour voir l'inflexion de la courbe. Mais quelques soient les chiffres, ils seront insuffisants, ce qu'il faut c'est de la croissance, et à la fin de l'année, elle ne sera que de 0,3 % !

  • L'emploi franc qu'est-ce que c'est ?

    C'est du gagnant gagnant, une aide d'un coté, un CDI de l'autre.

    François Hollande à la rencontre des habitants de Clichy-sous-Bois/AFP/Jacques Brinon/ Le Monde.fr.

    Support Wikipedia Mercredi 31 juillet, François Hollande est allé faire un tour à Clichy-sous- Bois sans cars de CRS, sans tireurs d'élite sur les toits simplement pour y signer le premier emploi franc. Le choix de cette ville n'est pas un fait du hasard tant il est vrai que Clichy-sous-Bois c'est tout le symbole du mal des banlieues. Qui ne se souvient pas des émeutes d'octobre 2005 qui furent le détonateur des émeutes dans les banlieues. La peur du gendarme causa la mort de deux jeunes Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans, un magrébin et un noir, par électrocution à l'intérieur de l'enceinte d'un poste électrique alors qu'ils essayaient d'échapper à un contrôle de police, bien qu'ils n'avaient rien à se reprocher. Le contrôle de police, l'emblème de la politique de Sarkozy, créant la psychose de la peur dès lors que l'on n'est pas blanc et dans la rue.

    François Hollande y est allé simplement en voulant donner confiance à cette banlieue déshéritée cumulant un nombre d'handicaps dont ce passé qui vous marque pour la vie. Si vous cherchez un emploi habitant à Clichy-sous-Bois vous n'avez aucune chance quelques soient votre expérience et votre diplôme.

    Pour François Hollande, accompagné de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes et porte-parole du gouvernement, et François Lamy, ministre délégué à la ville, ainsi que plusieurs de ses conseillers parmi lesquels Faouzi Lamdaoui, chargé des questions de diversité à l’Élysée, eut l'occasion de marquer sa volonté d'inverser la courbe du chômage pour la fin de cette année. On sait que personne n'y croit, pas les économistes, pas l'OCDE, pas le FMI, mais il assure que la situation s'améliore, alors il faut le montrer. Répétant plusieurs fois «pour qu'il y ait croissance, le premier principe c'est la confiance». Cette démarche, sans grand bruit, pour signer le premier contrat franc, entre dans sa promesse du 22 janvier 2012 lors de son meeting du Bourget,

    «si je reçois le mandat du pays d'être le prochain président, je ne veux être jugé que sur un seul objectif, est-ce que les jeunes vivront mieux en 2017 qu'en 2012 ? Je demande à être évalué sur ce seul engagement, sur cette seule vérité, sur cette seule promesse ! Ce n'est pas un engagement à la légère que je prends. C'est pour mobiliser toute la nation par rapport à cet enjeu».

    Ce n'est pas une promesse oubliée mais en cours et c'est pour cela qu'ayant pris la mesure de cet engagement il est allé signer, dans cette ville l'une des plus misérable des banlieues, ou le chômage des jeunes dépasse 40 %, le premier contrat franc.

    Le contrat franc est un complément à sa boite à outils puisqu'il consiste pour un jeune de moins de 30 ans, au chômage depuis plus d'un an, issu de quartiers sensibles d'obtenir une embauche en CDI moyennant une aide de 5.000 euros sur deux ans.

    Arrivé à 10 h 45 il commença tous sourires à faire de sa présence le symbole de la signature du premier contrat franc entre un jeune de 21 ans au chômage depuis 2011 et une petite entreprise d'électricité de Clichy-sous-Bois. Mais ne manqua pas de rappeler les dispositifs qu'il mit en place depuis son arrivée à l’Élysée. Bien sûr ces dispositifs ne résolvent pas tout mais, ils apportent, dans cette de croissance quasi nulle, une possibilité de travail aidé certes mais qui rapportera des cotisations fiscales et favorisera la consommation. Ce n'est donc pas de l'argent perdu comme d'aucuns le prétendent.

    Les emplois francs sont peu connus, peu de publicité admit François Hollande, puisqu'ils ne sont entrés en vigueur que depuis un mois, bien qu'il soit prévu d'en créer 2.000 en 2013 et 10.000 d'ici trois ans. Portés durant la campagne électorale par le think tank Terra Nova, repris par François Lamy, ces emplois francs n’avaient guère retenu l’attention. François Hollande dans cette volonté de réduire le chômage agit par complémentarité sur les emplois d'avenir et de génération.

    Olivier Klein, le maire de la ville de Clichy-sous-bois, salue la mise en place de ce dispositif expérimental, «tout ce qui va en direction de l'emploi et de la mise en valeur des jeunes ne peut être que positif». Dans une commune où l'emploi est «sclérosé», il faut bien comprendre que la complémentarité des moyens mis en œuvre, avec notamment les contrats d'avenir, et les contrats de génération permettent de «recréer du mouvement sur le marché de travail».

    Clichy-sous-Bois a changé de visage depuis dix années, des progrès furent faits en matière de sécurité urbaine de rénovation, la construction d'un pôle emploi Clichy-Montfermeil deux communes se touchent. Elle devrait ouvrir en 2014, avec d'un commissariat, ce qui donnera à cette ville enclavée une autre image devenant une curiosité pour les hommes politique d'autant qu'elle recevra le tramway en 2017 mettant fin à cet enclavement.

    Après cette signature François Hollande fit face à quatre créateurs d'entreprise. Il y fut question des associations de détection et d'accompagnement de micro-entrepreneurs, et de l'association pour le droit à l'initiative économique, de l'autre. On y parla beaucoup de micro-crédit, sans qu'il y eu une quelconque annonce, seulement une phrase, «toute création d'entreprise est bonne dès lors qu'elle trouve ensuite sa capacité de financement et sa capacité de se pérenniser».

    Vint ensuite la phase de déambulation qu'il aime tant, la promenade dans la ville avec le serrage des mains et les bises, mais aussi les séances photos. Un divertissement pour François Hollande avant ses vacances, ce qui lui permit de dire, «on est bien accueillis ici». Et puis, «vous voyez, il n'y a personne de perché là-haut», fit-il remarquer pour souligner l'absence de tireurs d'élite aux fenêtres et de cordons de CRS autour de lui, histoire de rappeler certains déplacements de Nicolas Sarkozy dans les banlieues.

    Après ce bain de foule devant la future antenne de pôle emploi, et avant de revenir sur Paris, il n'a pas échappé à la question, est-ce important d'être ici 10 jours après les incidents de trappes,

    «non, je viens sans qu'il y ait de relation à faire par rapport à des incidents qui peuvent se produire dans d'autres villes. Si je viens ici, c'est parce que c'est un exemple».

  • La guerre froide entre la Commission européenne et François Hollande

    fit qu'il remit le diktat de Bruxelles à son juste niveau.

    L'entente cordiale ! Les Echos.fr.

    Support Wikipedia Il ne faut pas trop chatouiller notre président, s'il admit que des réformes sont nécessaires, et s'il admit le Traité de stabilité et de Coordination et de Gouvernance, le TSCG, avec les 3 % de déficit pour 2013, reportés à fin 2015 par la Commission, il ne faut pas lui en demander de trop. C'est bien plus qu'une guerre froide qui s'est instaurée entre Bruxelles et Paris c'est un bras de fer qui devra plier un jour. Les prétentions de la Commission deviennent insupportables, ce n'est pas parce qu'elle fut validée depuis vingt ans par les chefs d’État et de gouvernement qui réclamèrent un gouvernement économique qu'elle doit se permettre de donner des conseils de droite à un gouvernement socialiste qui récolte une gestion catastrophique. Ce n'est pas non plus par ce qu'elle représente 27 États membres et que ces recommandations sont approuvées au Conseil européen de juin qu'il faille exécuter ses demandes à la lettre. D'ailleurs, eu égard aux succès de ses conseils dans les autres pays du Sud de l'Europe elle ferait bien d'y regarder à deux fois avant de parler. Le Figaro tire à boulets rouges sur le gouvernement quand il écrit que la Commission de Bruxelles adresse 6 cartons rouges à la France. Vous pensez que du Figaro il n'y a rien à attendre, mais, si François Hollande acceptait d'emblée ces 6 recommandations, il crierait au scandale que François Hollande serait un mou aux ordres de Bruxelles. La politique politicienne n'en est que plus néfaste pour le pays.

    La Commission de Bruxelles recommande à Paris de simplifier son système fiscal, d'abaisser le coût du travail et de réformer ses retraites. Rien de bien nouveau puisque c'est ce que la droite ne fit pas. Elle demande une réduction du déficit à 3,6% dès 2014.

    Moins d'austérité, plus de réformes, mais c'est antagonique, les réformes sont de l'austérité. Il n'y a pas de réflexion. Abaisser le coût du travail, c'est réduire les charges sociales, c'est à dire, à terme, plus d'austérité puisque ce sont elles qui pallient aux difficultés des salariés de bas niveau. Quand aura-t-on à faire à des dirigeants qui se rendront compte que le social est également utile à l'équilibre entre les citoyens ? Quant au 3,6 % de déficit en 2014 impossible, voire De restrictions en pauvretés, comment réduire les dépenses de l’État pour les 3 %.

    Ce que demande la Commission n'est autre que la contre patrie de ce qu'elle accorda en donnant deux années de plus à la France pour atteindre les 3 % fin 2015.

    Le commissaire finlandais Olli Rehn du parti du centre, veut aller beaucoup plus vite et plus loin que Pierre Moscovici, en abordant la question du salaire minimum, l'un des plus élevés d'Europe, et des règles de licenciement, parmi les plus contraignantes. À-t-on déjà entendu qu'un salaire minimum soit trop élevé ? Voudrait-il que les salariés soient payés comme en Allemagne un euro de l'heure ? La question serait de lui demander quel est son salaire ? Quant à modifier les règles de licenciement, il oublie que l'accord sur la flexibilité et la sécurisation de l'emploi apportent déjà une réponse. Décidément, il n'y a rien de compatible avec des commissaires de droite et notre conception sociale.

    Bien sûr nous avons des incohérences avec les retraites des régimes spéciaux EDF, GDF, SNCF, RATP, mais c'est oublier que ces agents sont sous statut et que leur retraite fut revue en 2008 et 2010. Les agents de conduite de la SNCF peuvent encore partir dès 50 ans, même si une importante décote s’applique alors à leur pension en général. D’autres catégories peuvent partir à 55 ans. Le relèvement des bornes d’âge de deux ans s’applique à eux comme pour le reste de la population, mais à un horizon plus lointain, à partir de 2017.

    Pour les fonctionnaires, les règles de calcul restent beaucoup plus avantageuses que dans le privé pour certaines catégories de salariés. Le calcul de leur pension est basé sur les 6 derniers mois d'activité, alors que pour le privé c'est sur les 20 dernières années, ce qui constitue une injustice intolérable, c'est 20 % de plus sur leur pension d'autant qu'ils sont augmentés à la fin de leur carrière.

    Quant à la retraite à 6o ans elle devrait être portée à 62 ans et plus par un allongement de la durée de cotisation, sauf pour les salariés ayant commencé très jeunes. Quand aux professions fermées médecins, pharmaciens, notaires, taxis, il certain qu'elles mériteraient d'être revues, mais en fait, elles sont en dehors du régime général de la sécurité sociale. Revoir ces pensions spécifiques conduirait à des difficultés qu'il est préférable d'éviter puisque ne présentant pas un intérêt majeur. S'attaquer de front à ces corporations qui font marcher l'économie serait suicidaire quand on sait que c'est du privé que l’État tire ses recettes. Il reste les pensions des parlementaires qui sont encore très choyés.

    Plus d'équité dans nos retraites s'impose, si l'on veut un meilleur climat entre nous.

    Il fut évident que devant de telles exigences François Hollande répliqua que la Commission n'a pas à se mêler du contenu des réformes, que sa mission est de faire le point sur les déficits, ni plus ni moins. C’est une vraie divergence politique puisqu'elle reviendrait à une ingérence intolérable. Prenons une image, «quand vous allez chez le garagiste, vous pouvez lui demander simplement de réparer votre voiture en panne en lui faisant totalement confiance, ou vous pouvez lui donner des instructions pour réparer ce qui ne marche plus, c'est donc le contraindre ...», mais dans ce cas il ne peut être responsable, ce qui ne serait pas le cas, si François Hollande exécuterait les recommandations de la commission.

    Pour Bernard Guetta sur France inter, c'est une impardonnable faute de la commission

    «Mais de quoi se mêlent-ils, de quel droit, au nom de quel mandat et de quoi, délivrent-ils cette ordonnance», se disait-on en entendant les commissaires expliquer doctement qu’il fallait faire ceci et pas cela sur les retraites, ouvrir les professions fermées, «rendre plus attirant le retour au travail des chômeurs», autrement dit baisser leurs indemnités, et l’on ne sait plus quoi d’autre encore. On se le disait à juste titre car ces commissaires désignés par les gouvernements, et non pas élus, par qui que ce soit ont pour fonction de veiller au respect des traités et de proposer, simplement proposer, des politiques aux pays membres et certainement pas d’enjoindre leurs gouvernements d’appliquer celles qui semblent bonnes à la Commission», lire la suite ici.

    François Hollande en visite officielle à Rodez, Aveyron, nous, nous avons à respecter les engagements européens par rapport à la réduction des déficits. En ce qui concerne les réformes structurelles, c'est à nous, et à nous seuls, de dire quel sera le bon chemin pour atteindre l'objectif. «Ce qu'il ne veux pas, c'est que l'on puisse dire que nous faisons la réforme des retraites parce que la Commission nous le demande», expliqua son entourage, soucieux que le président n'apparaisse aux ordres de Bruxelles bisant ainsi la souveraineté française. Et ce, alors que doit se tenir, les 20 et 21 juin, une conférence sociale, avec les partenaires sociaux, en vue de présenter un projet de loi en septembre.

    En visite à Rodez le mercredi 29 avril/ Jean-Claude Coutausse/french-politics pour le Monde.fr.

    François Hollande sait très bien qu'il a à faire cette réforme, mais il fut agacé par la façon dont la Commission s'est exprimée, comme si c'est elle qui aurait le pouvoir d'agir sur la France. L'équilibre des retraites est à faire pour un équilibre en 2020, il n'y a donc aucune précipitation seulement à comment poursuivre ce qui ne fut fait par le gouvernement précédent. Pour le gouvernement les recommandations ne sont pas des injonctions. «La France va respecter ses engagements, ce qui implique un certain nombre de réformes que nous ferons à notre manière».

    Pour l'opposition, «c'est une mise sous tutelle, et c'est une humiliation». Quant à Marielle de Sarnez du Modem, elle déplora cette intrusion de la Commission sur les compétences nationales. «Les réformes doivent être faites car nous en avons besoin pour nous-mêmes, pas parce que Bruxelles le demande, a-t-elle réagit. C'est à nous de décider des modalités à mettre en œuvre, la Commission n'a pas à donner le détail». Pour l'autre opposition de gauche, la potion délivrée par la Commission doit être impérativement rejetée. Jean-Luc Mélenchon y voit «une déclaration de guerre sociale contre le peuple français. La France doit refuser d'appliquer ces recommandations et désobéir» a-t-il ajouté.

    Il n'en fallait pas tant pour déclencher une guerre sociale et compliquer un peu plus les réformes à engager.

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