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hollande - Page 3

  • On n'a rien compris, avec le même programme Valls fait 62%, puis 58% alors,

    qu' Ayrault faisait 23 % d'opinions favorables et maintenant ?

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    L'équipe à Méluche le tribun rouge, un nouveau Alexis Tripas, Pierre Laurent, pas Olivier Besancenot, à Paris le 12/04/14. AFP/Pierre Andrieux, document le Monde.fr.

    Support Wikipedia Même président, même programme, toujours aussi rejeté par l'autre gauche, qui dans une démagogie à la Le Pen, crie Hollande ça suffit, mais Méluche et ses amis, bien qu'ils aient mieux mobilisé que lors de leur manif précédente, vont lasser, trop les Français n'aiment pas. Hollande fait «Vallser» la politique, tout en valsant ! Qu'elle différence, cette autre gauche de la gauche est contre ce qu'est l'Europe, il n'y a pas qu'elle, même le président et le FN, pour la retraite à 60 ans, même le président et le FN sont pour, contre l'austérité, même le FN, mais le président l'assume, c'est très facile quand on n'a pas de responsabilité. Ils la veulent cette responsabilité en espérant ne pas l'avoir, ce qui va bien avec les sondages puisque les Français à 62 %, puis à 58 % quelques jours après, viennent de montrer qu'ils ne veulent pas la leur donner ! Tant mieux pour eux parce qu'ils pourront encore défiler.

    Le brave sérieux et dévoué ancien premier ministre, de gauche ce que l'on ne peut contester, Jean-Marc Ayrault était crédité de 23 % d'opinions favorables et Manuel Valls, de droite en une semaine à peine obtient 62 %, 58 % à ces mêmes sondages avec le même programme, il y a un truc que je ne comprends pas ! Ils sont fous ces Français ! Il n'a même pas fait le moindre exploit, il a parlé 47 minutes et hop, il est au top ! De plus, il enfonce le clou avec un programme à 35,5 milliards d'euro d'aide aux entreprises qu'il faudra financer et 50 milliards de réduction des dépenses qu'il faudra supporter pour financer le plan de responsabilité ! On aide les entreprises et on serre la ceinture aux Français, voila ce que Méluche et ses amis devraient promouvoir comme politique, ils auraient la faveur des Français. Un trou de 85,5 milliards non financés et qui pèseront sur les Français, voir, Manuel Valls un engagement personnel dans son discours de politique générale.

    Leurs pensées sont impénétrables, mais surtout des veaux. Le sondage LH2 pour le Nouvel Observateur sur un échantillon de 974 personnes réalisé les 10 et 11 avril sur une population d'âge supérieur à 18 ans effectué après la déclaration de politique générale du premier ministre montre qu'il fait un bond de 6 points de sa cote au moment de sa nomination. De quoi refroidir l'ardeur de ceux qui envisageaient de critiquer la politique du président ! Mais aussi de lui donner des soucis avec une cote de satisfaction de 27 % qui vient de tomber à 18 % après avoir été à 23 % suivant le site Atlantico, on s'y perd dans ces ténèbres le pauvre 40 points en dessous de son premier ministre. On va finir par l'aimer ce président. J'avais écrit, il faut dissoudre l'Assemblée nationale, et voilà, il ne m'a pas écouté !

    Mais le plus paradoxal est que les sympathisants de gauche sont satisfaits à 76 % ? Pour un premier ministre qui est considéré à droite c'est à se tordre de rire. À droite il récolte 50 % d'opinions positives plus que leurs ténors, c'est fou !

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    Un numéro de haute voltige selon le Nouvel Obs ce n'est pas mon avis, on n'a simplement à faire à des déboussolés qui jouent à saute mouton avec leurs opinions. Ce que montre cette enquête c'est que tout peut basculer, dans un sens ou dans l'autre, que l'on ne peut faire confiance à des sondages faits dans un moment privilégié, ce qui brille trop vite, se ternit aussi vite, mais qu'importe on aura vécu un bon moment de rigolade après une telle déculottée électorale. Ils montrent, aussi, que l'on ne peut faire une politique qui soit basée sur des sondages comme le fit l'invertébré Nicolas Sarkozy qui ne pouvait rien faire sans eux.

    Cette enquête devrait inquiéter la droite qui n'est pas au mieux voire même plus dans la boue que le PS d'autant que le mouvement démocrate de François Bayrou donne 72 % ! Assiste-t-on à un regroupement dans au centre d'une gauche sociale libérale qui serait une force pragmatique dans ce monde qui ne sait ou il va ?

    Un tel sondage, à 62 %, le jour ou l'autre gauche de la gauche celle des mélenchonistes communistes et anti capitalistes NPA défilait, 100.000 personnes contre 25.000 selon la police et tout ça contre l'austérité, montre qu'elle est une force d'opposition qui ne pèse pas par rapport aux 76%. Quoique qu'elle fasse elle parait dépassée à cause d'un conservatisme séculaire. Les drapeaux rouges ne peuvent que faire fuir plutôt que de réunir. Des gens de bonne volonté certes mais en dehors du temps et depuis trop longtemps. Non pas que s'opposer à l'austérité ne soit le désir de tous, même du président, mais ne faut-il pas retrouver une industrie compétitive ? C'est bien de défiler drapeaux rouges en tête mais cela n'apporte rien tout comme les bonnets rouges qui n'ont pas réussit à faire abandonner l'application de l'échotaxe.

    La France a changée, elle n'est plus la même qu'en 1945 ou le communisme qui était le parti le plus puissant, il n'a fait, dans sa lutte, contre le capitalisme, que le bonheur de la droite avec une politique pro-soviétique qui, elle aussi, s'est écroulée. Seuls ceux qui entreprennent peuvent apporter de la richesse pas ceux qui s'y opposent sans faire de distinction entre ceux qui s'enrichissent et exploitent et ceux qui apportent du bien social. Au lieu d'infléchir une politique en s'associant à l'évolution des techniques et du monde ouvrier, ils ne font que de se mettre en dehors, ce qui, à terme, les écarte de toute influence positive, ils n'auront jamais le pouvoir.

    Ces sondages sont révélateurs par le fait que les Français préfèrent un homme jeune comme premier ministre avant de le préférer à la présidence de la république. Ce qui ne présage rien de bon pour François Hollande bien affaiblit et Alain Juppé. Ce sondage à 62 %, montre aussi que toutes les classes d'âge sont en progression sauf pour les 18-24 ans, moins un point mais à 71 % et pour les 50-64 ans moins 4 points mais à 55 % !

    Manuel Valls est donné bon communiquant, il sait vendre sa politique d'après les spécialistes, mais cela n'est valable que si elle est crédible, or dans l'état actuel elle n'est que paroles. Il obtiendra la confiance sur les 50 milliards de réduction des dépenses, mais devant ses effets, c'est là qu'il aura à communiquer.

    François Hollande dans ce chambardement municipal vient de troquer son costume de président normal, pour un président de combat. La cinquième République et la situation économique ne font pas de cadeaux, il faut tailler dans ce qui n'est pas performant. Il montre, ainsi, qu'il reste le patron et va jusqu'à nommer premier ministre celui qui va le «bouffer». Mais, il agit aussi à l'Élysée en changeant son secrétaire général Pierre-René Lemas pour son intime copain hollando-sarko Jean-Pierre Jouyet, un autre de la promo Voltaire. Le ménage ne s'arrête pas là, outre les ministres inutiles, il s'attaque au secrétaire général du PS, Harlem Désir qui n'est plus désiré. Il est vrai comme gamelle on ne fait pas mieux, mais à le caser comme secrétaire d'État aux affaires européennes montre, pour lui, qu'elles n'ont aucune importance. En fait, il le met au placard, ce qui est loin d'être une promo. Le problème c'est qu'il y ait allé à la hussarde ce qui ne plait pas. Il faudrait savoir, quant il est un mou dur, on le critique et quand il est un dur de dur aussi ! C'est vrai qu'il piétine un peu ses propos quand il disait, moi président je ne m'occuperais pas de tout, mais il s'agit de son parti qui est dans le caca, alors ne vaut-il pas mieux virer l’incapable député européen en attendant un Congrès socialiste qui n'est pas souhaitable pour le moment. Une autre baffe serait fatale aux socialistes. Cela montre aussi que la députation européenne n'est que la voie des incapables! Alors Hollande bashing, ça continue ! C'est tous contre lui du FN à la gauche de la gauche, même certains socialistes ! Quel destin !

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  • François Hollande l'ennemi de la finance

    doit faire avec.

    Support Wikipedia Pas possible qu'il se débarrasse de la finance, même si c'est son pire ennemi, comme il l'avoua à son discours du Bourget, phrase qui lui restera célèbre, comme le Fouquet's de Sarkozy qui fit couler beaucoup d'encre. C'est vrai que son propos ne cesse de faire jaser, que ce soit de gauche à droite de l'échiquier politique, et pas pour les mêmes raisons. Source de critiques, à droite, bien sûr, qui se marre sachant par expérience que l'on ne peut se détacher de la finance et qu'il vaut mieux être de son coté. À gauche, on voudrait bien lui tordre le cou, c'est d'ailleurs pour cela qu'elle espéra et vota pour lui, croyant que c'était possible oubliant que marxistes, léninistes, et communistes, pendant de nombreuses années dans leurs combats, contre le capitalisme n'ont fait que sa gloire.

    François Hollande, tout novice dans l'apprentissage du métier de président de la République balança cette phrase qui le fit devenir président. Cela tient à peu de chose la victoire, l'a-t-il fait exprès, comme le montre ma réflexion, nul ne le sait encore, mais on aimerait bien le savoir. François Hollande le lisse, le mou, le dur qui ne revient pas sûr ce qui est voté, et sur ses engagements, le mariage pour tous, le non cumul des mandats en témoignent, nous montre que finalement la bonne finance est à ménager si l'on veut des emplois. L'autre, l'obscure, en silence elle attend tranquille, sûr d'elle, elle travaille en dessous, et si on lui demande de l'argent alors là, elle pose ses conditions.

    C'est tout le problème que pose nôtre dette dans la confiance des marchés. François Hollande a besoin d'argent pour financer la Bpi pour aider les entreprises en quette de liquidités, et là, personne ne moufte alors que l'on pourrait trouver que cette finance, la bonne, a de l'utilité, mais ce serait lui reconnaître un bon point.

    Non, pour les critiques, on préfère le propos qui, dans cette ambiguïté, sous entendait l'autre finance celle qui fait mal, et qui vous mange tout cru. Et là, impuissant, comme quiconque qui s'y attaquerait, il en prend plein son grade de président.

    Il aurait perdu dix huit mois selon la droite, à l'annonce du pacte de responsabilité, qui, sans aucune honte n'a rien fait pour le chômage depuis dix ans, et selon une certaine gauche, il appliquerait la politique de Sarkozy c'est à dire celle de la droite, c'est à dire rien, allez vous y retrouver ?

    L'offre, mot redevenu à la mode, envahit les médias, cela fait bien même si c'est faux, car l'offre, c'est quoi dans son expression économique ? Tout simplement donner de l'argent sans contre parties tangibles, papables, mesurables. Ce qui fit toujours la droite se contentant de vagues promesses qui ne furent jamais tenues. Les entreprises eurent toujours l'argument de dire, que l'embauche c'est avant tout des commandes, et c'est vrai, mais cet argent est encaissé par elles et avant qu'il produise des commandes, il faut du temps, et pendant ce temps, elles en profitent mais pas les chômeurs, c'est ça le hic !

    Il y a là, quelque chose de vicieux par ce que l'on constate que finalement les entreprises furent largement soutenues par la droite pendant dix années, sans que pour autant le chômage se réduise, bien au contraire il augmenta ! L'autre argumentaire est de dire qu'il faut de la visibilité, de la constance dans la politique, ce qui ne peut être assuré contre les influences extérieures. Comme ces influences ne sont jamais satisfaisantes, on rechigne à embaucher. En d'autres termes, trop souvent l'argent fut pris sans que pour autant sa contrepartie ne fut pleinement assurée. Mais, il faut être juste, ne pas tout mélanger, il n'est pas question ici de PME, PMI, d'artisans qui embauchent si leurs charges se réduisent.

    Vouloir réduire les charges des entreprises avec contreparties, n'est pas de l'offre mais tout simplement un pacte. Et, c'est là, que l'on fait dans le politicard pour ceux qui gobent à plein œsophage, ce qui est clamé. Il est bien connu que l'immunité parlementaire permet tous les abus.

    Ce n'est pas sans raison que d'un coup François Hollande lança ce pacte de responsabilité qui surpris l'échiquier politique, au point de poser des questions à la droite, il lui prendrait son programme, celui qu'elle ne fit pas, mais qu'elle ferait si elle revenait aux commandes. En fait, il y avait une possible dégradation de nôtre cote d'amour chez l'agence de notation Moody's nous aurions dû passer de Aa1 à Aa2, c'est à dire perdre un cran.

    Or François Hollande n'aime pas que sa politique soit sanctionnée, ce qui anime toutes les critiques, bien que cela ne joue directement sur le taux d’emprunt à 10 ans. Nous empruntons toujours à des taux extrêmement bas, 2,39 % en janvier 2014 pour l'emprunt à dix ans, alors que l'Italie est à 3,31 % et l'Espagne à 3,81 %. Quant à l'Allemagne il est à la hausse à 1,84 %.

    Selon l'agence Moody's cela voudrait signifier que la politique menée depuis 18 mois, ne serait pas la bonne, ce qui reste à prouver. Seulement cette agence de notation financière située aux États-Unis, n'a pas les mêmes critères que les nôtres, ils ne tiennent pas compte du caractère social de la France qui joue un effet amortisseur de la crise, maintenant la consommation.

    Cette dégradation aurait provoqué une offensive politicienne de la droite accusant, une fois de plus, le président pour sa politique. Quant à la gauche de la gauche elle aurait crié contre la finance accusant le gouvernement de faire des cadeaux aux entreprises.

    Paul Krugman prix Nobel d'économie ne se prive pas de déclarer que les agences de notation n'ont aucune information sur la solvabilité d'un grand pays comme la France. Il note, par ailleurs, que les projections faites par le FMI pour la France sont meilleures jusqu'en 2018 que celles de la Grande-Bretagne. La France est un peu moins endettée qu'elle et l'écart devrait se creuser. Ce que l'on peut dire c'est qu'il faut attendre que ce pacte soit concrétisé, c'est à dire explicité sur les réductions de charges, ce qui est l'affaire des ministres, puis validé des parlementaires et mis en œuvre avant de dire qu'il est un cadeau aux entreprises et porteur de réduction du chômage. C'est qui fit le scepticisme de l'agence Moody's à l'égard du succès de ce plan, sous entendant qu'elle se laissait toujours le droit d'abaisser la note de la France.

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  • De François à François sous le regard de saint François d'Assises,

    la stratégie de François Hollande pour 2017 ?

    Support Wikipedia La visite de François Hollande au pape François, demandée par lui montre le début d'une stratégie tendant à construire son argumentation pour la campagne présidentielle de 2017. Quelle raison avait-il de rencontrer le pape, il est viscéralement laïc et dirige la politique de la France comme il l'entend. Qu'avait-il à attendre d'autre que l'écoute de ce pape qui passe pour le plus ouvert de ses prédécesseurs, sur le pardon aux prêtres qui ont péchés ainsi que sur les homos reconnaissant qu'il peut y avoir des Humains différents des autres. Ce n'était pas non plus pour s'entendre recevoir des reproches sur le mariage pour tous, sur l'interruption volontaire de grossesse, ces avancées faisaient parties de son programme de campagne présidentielle, et puis, elles sont majoritairement souhaitées par les Français. Mais, il était important d'entendre le pape sur des sujets de société dans la discorde d'une partie des catholiques avec la politique actuelle, afin de construire une stratégie d'attaque contre l'opposition, sa gauche et la gauche de la gauche qui sont déjà enveloppées, n'auront pas d'autre choix que de voter pour lui ou s'abstenir en 2017, provoquant alors le retour de Nicolas Sarkozy.

    Il n'est pas non plus un président qui se laisse influencer par les cathos du 02 février qui montrent de plus en plus leur intolérance à toute évolution de liberté, même si, dans un souci d'apaisement, en leur faisant croire qu'ils ont gagnés, il remit à plus tard la réforme sur la famille concernant la GPA et la PMA qui, d'ailleurs, n'étaient dans projet du gouvernement. C'est ce qui s'appelle se faire squeezer en beauté. Cette reculade, comme d'aucuns le prétendent, et en fait une manœuvre habile tendant à prendre par revers cette droite sectaire puisque la réforme, sur le fond, sera initiée par les députés socialistes.

    Cette poussée d'ultras qui devient si omniprésente, sectaire et étouffante, joue contre elle même, dans une France profondément laïque. La manifestation qui s'est produite le dimanche 26 janvier amalgamant cathos, fascistes, partisans de Dieudonné, ou 250 personnes, dont certaines cagoulées, lancèrent des bouteilles, des pétards, des barres de fer, des fumigènes furent mise en garde à vue montre, tout simplement, que ces extrêmes de la société ne désarment pas.

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    Voir «Mon livre l'élection présidentielle», la vente à l'unité est permise à partir du 13 février.

    Ce n'est donc pas cela qui le motiva pour rencontrer le pape. Cette rencontre était profondément murie. Le but connaître ce qu'il pense de l'avenir de la société, une donnée majeure à prendre en compte pour 2017.

    Le pape, à son insu, fut donc un court instant son conseillé.

    Le but finalement prendre au jeu les cathos principaux pourvoyeurs de l'UMP et du FN, comme il prit au jeu la droite avec son pacte de responsabilité, en manipulant les oppositions.

    Si l'on regarde bien sa stratégie, elle ressemble beaucoup à son maître François Mitterrand. Qu'a-t-il fait pendant sa campagne présidentielle, avec son discours du Bourget, prendre les voix de gauche, tout comme Mitterrand prit celles des communistes. François Hollande n'est pas moins de gauche que François Mitterrand, tous deux sont des sociaux démocrates. Le virage du pacte de responsabilité pris en ce début d'année ressemble au virage pris par Mitterrand, pour la rigueur, après la dévaluation du Franc. La France était, en ce début d'année sous la décision de l'agence Moody's d'un abaissement de sa cote en Aa2, ce qui ne fut pas fait, le pacte de responsabilité est venu juste à temps. Il y a donc une ressemblance avec les années Mitterrand.

    Comme François Mitterrand le fit en 1988, que fait François Hollande par une politique plus au centre, plus large, plus nationale, quant-il martèle le mot «France» dans sa conférence de presse. Il sait très bien que dans le marasme actuel ou les Français ne croient plus en rien, il faut redonner la fierté d'être Français. Petit à petit, il introduit dans leur esprit la fibre nationale dans l'appartenance à la Nation française.

    Son discours de Tulle fut le plus ouvert à la France. De tous ceux de ce début de quinquennat ce discours ne fut que pour la France, «il n'y a qu'une France», et non «des France qui devraient s'opposer les unes aux autres». Une France qui a «une histoire», «qui doit avoir un destin», une France «qui doit être capable de vivre ensemble en luttant contre tous les racismes et les extrémismes». Il sait très bien que c'est ce qu'incarnait le général de Gaulle une France fière d'elle-même.

    Lors de son voyage en Turquie, il montra le souci d'être politiquement ouvert soldant l'attitude de Sarkozy puisqu'il voudrait consulter les Français par référendum sur son adhésion à l'Union européenne une autre façon de montrer sa différence. C'est extrêmement bien joué, il n'est pas mis en cause, mais de plus, il sait très bien qu'une large majorité des Français est contre, et les consulter, permet de refuser l'intégration de la Turquie sans s'engager. Les trucs ne pourront plus en vouloir à la France ce qui permet de nouveaux des marchés pour nos entreprises. Sarkozy avait tout détruit. Pendant ce temps la politique intérieure de la France passe au second plan. Une belle façon de squeezer l'opposition.

    Ce virage social libéral, dont les médias le qualifie, est ce qu'il en attendait, être reconnu plus large que social démocrate, alors qu'il n'est que pragmatique. Le fait d'être rejeté par la gauche de la gauche, bien qu'il dise que je suis des vôtres, le pousse vers la droite consensuelle qui ne demande que cela devant un UMP de plus en plus droitier. N'est-ce pas ce que reprochent Alain Juppé et François Baroin à cette direction trop à droite impulsée par Jean-François Copé qui prend la même orientation que Nicolas Sarkozy. François Hollande ne peut réussir que s'il divise la droite, et la guerre fratricide qui mine l'UMP depuis sa victoire joue pour lui, malgré une unité de façade des ténors de l'UMP.

    L'avantage qu'eut François Mitterrand fut la cohabitation avec Jacques Chirac lors de son premier mandat. Elle lui permit de se détacher de la gouvernance intérieure de la France et de s'ouvrir à droite.

    François Hollande ne dispose pas des mêmes cartes, il lui faut donc, sur les trois ans qu'ils lui restent, lâcher la corde par un allègement des impôts pour la plupart des Français. Sa réélection est à ce prix quitte à ne pas réussir la promesse du déficit des 3 % par rapport au PIB, mais qu'importe ce n'est pas la Commission de Bruxelles qui vote, mais les Français. Il a d'ailleurs déjà entrouvert l'objectif puisque son quinquennat se voulait dur en début de mandat pour récompenser en fin de mandat.

    Si ce pacte de responsabilité prend une bonne direction et que le chômage régresse de son fait, ce sera un point pour se remettre selle pour 2017. Bien sûr il y a beaucoup de si, mais la politique qui n'est pas une science exacte marche avec des objectifs et dans la situation actuelle, François Hollande ne peut avoir d'autre objectif que la réduction du chômage.

    Les dernières données du 27 janvier sur le chômage ne sont pas encourageantes, il a bien baissé en 2013 pour les jeunes de moins de 25 ans depuis avril 2013, mais il a plus que doublé pour les plus de 50 ans et se sont ces chiffres qui plombent tout le reste.

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    Les entreprises ont liquidé les séniors. Sa boite à outils ne fonctionne pas pour ces personnes, et je crains que même le pacte de responsabilité ne puisse faire mieux, tant cette catégorie de salariés est l'exutoire des entreprises.

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