Avertir le modérateur

hollande - Page 11

  • Jamais depuis des décennies, un gouvernement n'a été confronté,

    à une situation si difficile.

    Support Wikipedia Déjà le 15 mai le jour de l'investiture de François Hollande la météo, en colère déversait une forte pluie, au point que François Hollande tête nue et sans imper arriva à la tombe du soldat inconnu lavé de son passé pour entrer dans ce qui est le parcours d'un président respectueux des institutions dans une situation explosive. Mais, comme si cela ne suffisait pas, voulant dès ce même jour, rencontrer son opposition Européenne il prit l'avion pour Berlin, comme s'il avait un compte à régler. Après la pluie, ce fut la grêle, puis la foudre qui vînt toucher son appareil, le Falcon présidentiel, au point que celui-ci fut contraint de revenir à sa base d'envol de Villacoublay ou il venait de neiger. Ces appareils sont de vraies cages de Faraday, le champ électrique de la foudre passe dans l'enveloppe sans que soient incommodés les passagers. Il aurait pu continuer son vol mais pour un président qui venait de subir les colères météorologiques, il prit un autre avion pour rencontrer celle qui refusa de le voir, la chancelière d'Allemagne Madame Angela Merkel. C'est dire que pour arriver à ses fins, il eut à vaincre des éléments déchaînés après l'invincible Sarkozy et l’indomptable Merkel, voir François Hollande 7ème président de la république et le 24ème président Français. Cela doit durcir le cuir après des mois de campagne pour affronter à la fois les dégâts intérieurs sur la crise économique, et ceux de l'U.N européenne à laquelle nous sommes liés.

    François Hollande peut clamer qu'il n'ignorait pas de la situation dans laquelle il mettait les pieds, il n'en ait pas moins exact que cette situation ne s'est jamais produite, avec en plus les cris d'oies égorgées que poussent des socialistes très à gauche, les écologistes, le Front de gauche et les communistes sur le TSCG. Mais aussi les magazines de gauche faisant des gros titres hostiles au gouvernement en surfant sur le mécontentement général. Le Nouvel Obs sont-ils si nuls ?, Marianne Hollande secoue toi, il y a le feu !, l'Express et si Sarkozy avait eu raison, les cocus de Hollande, l’hypnotiser, Le Point Hollande bashing, fini de rire, un effet de contagion, casser du sucre sur le gouvernement fait vendre plus, de l'anti-hollandisme primaire. Dans cette période difficile ces magazines qui ont soutenus le président n'ont aucun scrupule pour gagner des sous. De là, à ce que cela leur profite, c'est autre chose. Mais ils montrent qu'ils ne sont pas sérieux, et c'est pire.

    Dans un entretien au Monde.fr François Hollande se livre,

    je ne veux pas être comme un bouchon au fil de l'eau.

    «Nicolas Sarkozy a été rejeté par les Français, mais il a laissé entre eux et le pouvoir exécutif une relation passionnelle. Il a imposé l'habitude d'une réactivité maximale, ancré l'idée du «je parle, donc je gouverne», du «j'annonce, donc je décide». Je dois revenir sur tout cela, réhabituer les Français à ce qu'ils aient un premier ministre à part entière après ces années où François Fillon a pris la posture d'être toujours «de côté», les réhabituer à ce que le Parlement soit considéré, à ce que le gouvernement soit valorisé».

    Sur le modèle François Mitterrand

    «C'était une présidence altière et rare. On n'est plus dans cette époque. On n'est plus dans le septennat, mais on ne sait pas encore ce qu'est vraiment le quinquennat, celui de Chirac a été anormal compte tenu des circonstances de sa réélection, celui de Sarkozy a été excessif compte tenu de la façon dont le pouvoir a été exercé. Au fond, il me revient de façonner une conception nouvelle de la présidence de la République»,

    Mais mis au travail sans tarder, Hollande et son équipe ne sont pas restés les bras croisés comme ils le clament et certaines de ses propositions de campagne sont déjà dans les clous, bien qu'elles étaient les plus aisées à mettre en œuvre.

    Reste que le texte de la loi organique sur le TSCG concernant la règle d'or de l'équilibre budgétaire, qui est actuellement au Conseil constitutionnel avant le passage en conseil de ministres le 19 septembre, va profondément modifier la préparation et le suivi des lois de finance. La loi organique sur la règle d'or va donner un rôle majeur au président de la Cour des comptes, Didier Migaud qui deviendrait le futur président d'un Haut Conseil des finances publiques, un organisme indépendant qui serait la clé de voute du système. Son rôle crédibiliser par exemple la prévision de croissance, dont l'avis serait rendu public au moment de la présentation du budget fin septembre. Un avis négatif ne serait pas suspensif, mais serait politiquement déterminant. Le but mettre fin aux déficits tout au moins les maîtriser par une information crédible. Fini le coté que nous connaissons depuis des décennies qui consiste à gonfler les prévisions pour je ne sais quel avantage. Les dispositifs de financement de crédits et des recettes auront l'obligation d'être dans la trajectoire du retour à l'équilibre de nos finances. L'avis du Haut conseil éclairera les parlementaires lors du débat.

    Le Haut Conseil aura donc un rôle d'alerte dans la surveillance du déficit structurel qui ne devra pas dépasser 0,5 % du PIB. En cas de dérapage en cours d'année l'alerte du Haut Conseil engagera l'exécutif à résorber l'écart en deux années au maximum. Des mesures correctrices seront obligatoires. Toutefois, l'exécutif pourra invoquer des circonstances exceptionnelles, guerre, et forte récession justifiant l'écart, mais le Haut Conseil aura également dans ce cas son mot à dire. En d'autres termes, le budget et son application seront contrains et surveillés, et seront plus visibles pour le parlement et l'opinion. C'est incontestablement une mise en ordre dans la conduite de nos finances, vivre sous la contrainte des banques auxquelles nous devons rembourser les emprunts de notre dette qui sont d'environ 50 milliards d'euro, contribuent à notre misère et à entraver nos investissements en favorisant la récession.

    Le Haut conseil devrait comprendre huit membres outre le président. Quatre membres devraient être issus de la Cour des comptes, et les quatre autres choisis parmi des personnalités indépendantes spécialistes de macro-économie budgétaire et désignés par les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, ainsi que par les présidents des commissions des Finances.

    Dans la matinée du vendredi 07/09/12 le président dans son discours à la Cour des Comptes a réaffirmé son objectif de réduction du déficit à 3 % du PIB en 2013, et écarte toutes hausses générales et indifférenciées de l'impôt. L'environnement économique rendait cet objectif d'autant plus nécessaire. Un séminaire gouvernemental sur la modernisation de l'action publique devrait avoir lieu fin septembre selon Les Echos.fr. Pour lui, le projet de loi de finance de 2013 assurerait autant qu'il soit possible la croissance et ainsi que l'équité. Pour le chef de l’État, il faut préserver la signature de la France à l'égard des marchés eu égard à notre dette, mais aussi pour des taux d'intérêts aussi bas que possible. Renouvelant son engagement d'une plus juste équité, ceux qui ont le plus devront acquitter davantage. Et là, il attaque.

    Cet effort sera le plus important depuis 30 ans. Mais, il refuse «une hausse générale et indifférenciée des impôts sur les ménages, qui dégraderait leur pouvoir d'achat». Quant aux entreprises, il déclare, que la charge fiscale serait répartie entre PME et grands groupes «de façon à mieux prélever sans nuire à la compétitivité». Pour les dépenses, François Hollande a précisé son intention de les maîtriser. «Les dépenses hors charge de la dette et pensions seront stabilisée en valeur, ce qui permettra de réaliser sur la seule année 2013 des économies de plus de 10 milliards d'euros».

    François Hollande qui salut l'installation du nouveau procureur général Gilles Johanet qu'il connait bien puisqu'il était un de ses anciens issu comme lui de la Cour des comptes.

    François hollande - Déficits : la France vise... par publicsenat

    Profitant également de l'importante décision de la BCE de racheter les dettes des pays soumis à des taux d'intérêts qui ne font que creuser encore plus leur déficit et accroître la misère de leur citoyens, il estima que le temps était venu de tirer un trait sur cette phase de la crise. Il est évident que se jouait l'avenir de la zone euro et que Mario Draghi c'est contraint et pressé qu'il s'est résigné à envisager ces rachats auxquels seule l'Allemagne semble s'y être opposé.

    Sur la taxe à 75 % qui n'est que pour deux années il faut le préciser et sur les impôts déclarés, une controverse s'est installée sur le fait que l'engagement du président serait modifié. Cette imposition ne concernerait plus que la moitié des deux milles de personnes qui étaient prévues initialement. Ce sont Les Échos.fr qui sont à l'origine de cette information. C'est probablement lors des entrevues avec le patronat que le président aurait adouci cette imposition. Cette taxe intégrerait la CSG et la CRDS, ce qui réduirait le niveau de son imposition, elle ne deviendrait ainsi effective que sur la base de 67 %, ce qui est moins lourd et ferait plaisir au Conseil constitutionnel. De plus, elle serait soumise au nombre de parts du ménage, c'est à dire qu'elle porterait sur un million par membre du couple. Par ailleurs les revenus pris en comptes seraient seuls les revenus d'activité. Les revenus d'artistes et écrivains et sportifs en seraient exempts, puisqu'ils n'ont pas de conséquence sur l'investissement, contrairement aux revenus industriels excessifs. Il est évident que ces aménagements s'ils se confirment rendront plus sucré l'imposition aux plus fortunés, et qui peut être regarderont à deux fois avant de s'expatrier.

    Mais cela ne changera pas la décision de Bernard Arnault le patron le plus riche d'Europe avec une fortune évaluée à 41 milliards de dollars, qui désire prendre la nationalité Belge lui offrant ainsi la double nationalité. Ses gains, 10, 7 millions d'euro de salaire fixe, de rémunération variable et de stock-options en 2011. Il pourra vivre en France comme il le clame, et prétend qu'il paiera ses impôts également en France, mais alors pourquoi prendre la double nationalité d'autant que l'on peut résider en Belgique sans problème ? Il justifierait cela par des liens professionnels et familiaux avec la Belgique. Son groupe Arnault a de nombreux investissements en Belgique. Curieux n'est-ce pas qu'il fasse cette démarche au moment de la taxation à 75 % des revenus supérieurs à un million d'euros. Un Français en pointillé qui part lorsque la gauche vient au pouvoir et qui revient lorsque c'est la droite, et ces gens là veulent nous donner des leçons de patriotisme !

    Pour Jean-Marc Ayrault l'engagement sera tenu sur la taxe à 75%, ainsi que pour le président comme le montre la vidéo ci-dessous.

    Imposition à 75% : François Hollande assure... par BFMTV

    Il est évident que la droite se plait dans un déficit puisqu'elle ne veut pas imposer les classes supérieures. D'ailleurs Sarkozy ne s'en est pas caché lorsqu'il devint président, pour lui la dette n'avait aucune conséquence. Pour la gauche, accusée à tord d'être dépensière, la dette représente ce qu'il faut combattre, d'ailleurs, il y a dix ans les comptes étaient à l'équilibre sous Jospin. C'est sous le premier gouvernement Raffarin que la dette commença à croître.

    Dimanche 09 septembre François Hollande qui est l'invité de TF1 aura surement à s'expliquer sur cette taxe et sur ce qui attend les Français.

  • Les vacances n'ont pas été populaires au président et du premier ministre

    qui ont une forte baisse de confiance dans les sondages.

    Support Wikipedia Il fallait s'attendre à ce que des Français soient mécontents, plusieurs facteurs pourraient expliquer cette chute de 5 points pour le président passant sous la cote de 50 % selon le baromètre CSA pour les Échos.fr. À cela s'ajouterait un soupçon d'inactivité de 72 % pour faire face à la crise et au chômage ! Ne voit-on pas dans ce constat encore l'empreinte de Sarkozy qui bluffait montrant ses muscles, mais qui donnait de l'espoir une façon squeezer les Français ? Ils ne s'apercevaient que plus tard du désastre de cette logistique, mais c'était du temps de pris. Le retour à une gouvernance respectueuse des institutions entre le président et le premier ministre a donc encore du mal à s'affirmer. Le fonctionnement du couple Hollande-Ayrault fait chuter leur confiance. Ce n'est pas par ce que l'on ne fait pas de long discours que l'on ne fait rien ! Ce sondage montre une incohérence le gouvernement n'a été opérationnel qu'en juillet, bien qu'agissant par décrets dès début mai, ne faut-il pas que ces décrets soient votés ? Les vacances sont en août et à la reprise la gouvernance est dans le rouge ? Ce n'est pas sérieux ! C'est donc une offensive tout azimut à gauche de la gauche, les critiques vont bon train sur la politique du gouvernement au point que la CGT demande de choisir entre le Medef et les syndicats ! Le problème est que les syndicats ne donnent pas de travail, et que ceux qui en ont le pouvoir sont les patrons. Classé d'amateur ce gouvernement sait très bien qu'il doit aussi rassurer le patronat, d'ailleurs Jean-Marc Ayrault est allé à leur université d'été, pour un homme de gauche c'est une avancée, mais c'est aussi du réalisme. Quand à François Hollande, il les invite à déjeuner. De suite, Mélenchon le trublion de la politique clame «une faute politique», «un signe de faiblesse». Là dessus, Bernard Thibault annonce une journée d’action en octobre «pour la défense de l’industrie et de l’emploi». La gauche de gauche déclare la guerre à la gauche sociale démocrate. Remarquez, il a raison, la défense de l'industrie et de l'emploi n'est-ce pas ce que fait Jean-Marc Ayrault en allant saluer le patronat !

    Les opinions négatives sont en hausse de 42 et 47 % pour le président. Pour le premier ministre c'est «quif-quif» sa cote de confiance tombe à 42 % et les mécontents sont à 42 % !

    3

    Document Les Échos.fr. Cliquez sur l'image.

    Ce qu'il faudrait connaître c'est, quels sont les mécontents ? Bien sûr à droite on doit en trouver le plus, normal, mais à gauche de la gauche il doit y en avoir pas mal non plus. Ce ne serait que la confirmation d'une situation qui se perpétue lorsque ce sont des socialistes qui sont aux commandes. François Hollande fut vainqueur de l'élection présidentielle, avec les voix, et encore pas toutes, des partis extrêmes communistes, parti de gauche et d'autres. Ils ne pouvaient faire autrement, voter à droite aurait été un non sens. Ce n'est, depuis toujours, qu'un électorat occasionnel qui exprime son mécontentement sur tout ce qui ne lui semble pas bon, faisant fi des réalités. Il a voté parce qu'il le fallait, mais avec la ferme intention de mettre en difficulté ceux là même pour qui ils avaient votés. Et en ce moment c'est sur la ratification du Traité de Stabilité de la Coordination de la Gouvernance, le TSCG, puisque celui-ci ne sera pas ratifié par référendum. Réclamé également par d'autres y compris des socialistes et des écologistes. Voir, La règle d'or n'a pas a être inscrite dans la Constitution. Les attaques bien qu'elles soient démagogiques de Jean-Luc Mélenchon contre le gouvernement semblent avoir eu un écho histoire d'exister. Comme celle d'ailleurs sur le coût des carburants à la pompe, une promesse de blocage des prix au détail de François Hollande qui coûte cher.

    Pour Mélenchon, il faut faire payer les grandes sociétés pétrolières qui font des profits énormes ! Le gouvernement n'avait pas à réduire la taxe sur les carburants. Mais, il oublie au passage que ce sont des entreprises privées, donc libres de pratiquer les prix qu'elles veulent, et qu'en outre, la mission sur le prix des carburants n'a pas trouvé de marges indues. Ce qui signifie que les marges brutes examinées ne montrent pas une évolution anormale selon l'inspection générale des finances et du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies. Pour Mélenchon il ne resterait qu'à prendre son fusil ! On voit de suite la valeur démagogique et politique de Mélenchon. S'il eut réfléchit il aurait préconisé les transports en communs, le covoiturage ou la marche à pieds seuls conditions pour faire baisser le prix des carburants. Il aurait même dû préconiser le boycott des pompes qui pratiquent des prix trop élevés, l'effet aurait été immédiat.

    A cette gauche extrême viendrait s'ajouter le mécontentement des jeunes qui selon Les Échos.fr seraient 79 % des moins de 25 ans qui le jugent trop peu mobilisé. Les 18-24 ans ne sont plus que 45 % à déclarer faire confiance à François Hollande. Une baisse de 17 points en un mois. Là aussi c'est du farfelu quand on pense à l'héritage laissé par les années Sarkozy à rattacher aux difficultés que rencontra Obama avec l'héritage de Georges Bush. Ce mécontentement traduit plus une réalité sur leur situation que sur l'inaction du gouvernement. Ils ont eu une espérance clamée par François Hollande quand il disait qu'il veut faire de la jeunesse une priorité avec la justice. A Tulle au soir de son élection, il déclara,

    «aujourd'hui, je demande à être jugé sur deux engagements majeurs, la justice et la jeunesse. Chacun de mes choix se fondera sur ces seuls critères, est-ce juste et est-ce vraiment pour la jeunesse ? Et quand, au terme de mon mandat, je regarderai à mon tour ce que j'aurai fait pour mon pays, a-t-il poursuivi, je ne me poserai que ces seules questions, ai-je fait avancer la cause de l'égalité ? Et ai-je permis à la nouvelle génération de prendre toute sa place au sein de la République ?».

    C'est donc au terme de ses cinq années qu'il veut être jugé, mais les jeunes ne peuvent attendre leur situation est précaire, le chômage ne cesse de croître. Les plans sociaux, PSA 8.000 emplois, Air France 5.122 emplois, Conforama 288 emplois, Sanofis-Aventis entre 1.200 et 2.500 emplois, BTP 6.000 emplois, Castorama 1.167 emplois, Carrefour 3.000 emplois et la liste n'est pas terminée, voir la liste des plans sociaux, de quoi donner le frisson au gouvernement. Selon le Parisien.fr le 29 mai 2012, 90.000 postes étaient en sursis.

    Document d'archives du Parisien.fr, cliquez sur l'image.

    Là dessus histoire de mettre un peu d’ambiance, Montebourg réveille la guerre du nucléaire, en affirmant qu'elle est une énergie d'avenir ! Propos repris de suite par Manuel Valls. Tollé chez les écolos qui oblige le premier ministre invité sur la 2 d'affirmer que François Hollande ne s'est engagé que d'arrêter l'exploitation de la centrale de Fessenheim et de réduire la part du nucléaire de 75 % à 50 % d'ici 2025. Mais, c'est là que s'installe un imbroglio journalistique des médias heureux de souffler sur les braises, accusant le gouvernement de dire et de faire tout et son contraire, comme le clame Greenpeace. Or, Montebourg et Valls ont parfaitement raison, le nucléaire n'est pour le moment que la seule énergie que nous puissions utiliser pour notre industrie et notre électricité domestique. Le recours aux énergies fossiles sont trop polluantes, et de plus elles tendent à disparaître. En outre, le gaz de schiste les Verts n'en veulent pas, alors qu'est-ce qu'on fait ? Curieux qu'il ne soit pas venu à l'esprit de certain et du premier ministre de clamer que la réduction du nucléaire, ne conditionne pas sa disparition ! Et que, dans ce cas, le nucléaire apparaît avec les énergies renouvelables, la seule opportunité que nous avons. L'opposition silencieuse laissant les gauches en découdre doit bien se marrer.

  • La réponse de François Hollande à l'ultimatum de Peugeot,

    dans son interview du 14 juillet 2012.

    3

    «L’État ne laissera pas faire» en s'adressant à Laurent Dalahousse, cliquez sur l'image.

    Au ministère de la marine.

    Le contexte,

    Support Wikipedia les sujets avaient été bien muris dans les médias, l'affaire de la fermeture de l'usine Peugeot à Aulnay qui avait été annoncée deux jours auparavant et l'augmentation de la CSG courait sur le Web. Les commentaires allaient bon train. La fermeture de l'usine d'Aulnay par les syndicats, accusant la direction de Peugeot ainsi que le gouvernement précédent de l'avoir cachée couvait depuis longtemps. Seulement mensonges aidant, le PDG Philippe Varin et le gouvernement prétendaient que non, voir le Canard enchaîné du 18 juillet. «PSA: les mensonges de la direction et les prudences de l’État». Les élections perdues par la droite remettaient en cause ce pacte implicite entre Philippe Varin et Sarkozy. «La gauche au pouvoir n'aurait pas les largesses que la droite sans contre parties». Il ne restait plus qu'à Peugeot l'ultimatum sur la fermeture de l'usine. La preuve est flagrante Christian Estrosi, si nous étions en place PSA ne fermerait pas Aulnay. «Il aurait peut-être suffi, il y a deux mois, de regarder comment accompagner par des prêts PSA pour pouvoir répartir la production entre les sites de Sochaux, de Mulhouse, de Rennes et d'Aulnay, et ainsi sauver un site industriel».

    Le Monde.fr titrait le 09 juin 2011 que l'usine d'Aulnay était menacée de fermeture. La CGT détenait un plan secret sur l'avenir des sites de production. Ce plan secret fut présenté au comité de la direction générale le 08 septembre 2010 et au comité stratégique de surveillance le 28 septembre. Ce sont donc près de 8.000 salariés qui seraient touchés sans compter ceux des sous traitants. Mais ce sont aussi 200 millions perdus par mois ce qui ferait d'après le Canard entre 1,2 et 1,8 milliards d'euros de pertes pour Peugeot, le sacrifice pour le soutien électoral de Sarkozy coûte cher.

    Le constructeur automobile aurait bénéficié de 7 milliards d'euros d'aides publiques ces dernières années alors que c'est un groupe privé, bien entendu sans contre parties, c'est bien dans la droite ligne de la politique droitière, donner l'argent du contribuable sans rien exiger.

    Hors de question pour le ministre du redressement productif et pour le gouvernement de laisser passer les 8 000 suppressions d'emplois de PSA Peugeot Citroën. «On ne peut pas accepter quelque chose comme cela» clamait le ministre du redressement productif. Peugeot à reçu 4 milliards d'aides de l’État au cours des années passées, c'est de l'argent donné sans contre partie clamait Marisol Touraine ministre des affaires sociales sur Europe 1. L'opposition clamait que c'était le coût du travail de même que le PDG Philippe Varin, faux !

    D'après l'industrie automobile Française, analyse et statistiques de 2010, la production mondiale tous véhicules, place PSA au sixième rang mondial à 3 millions de véhicules soit une baise de - 8,5 %. Renault qui a continué de développer des synergies au sein de son alliance avec Nissan, a construit près de 2,3 millions de véhicules soit une baisse de - 5 % mais reste toujours onzième. La production des constructeurs Français a représenté 8,7 % de la production mondiale, soit moins que le plus haut niveau atteint en 2001 avec 9,8 %, mais plus que les 7,3 % de 1997. Pendant ce temps la production mondiale s'est dégradée de - 13 %. Entre 2008 et 2009 la production Allemande a subi une chute de - 13,8 %, la France - 20,3 %, le Royaume-Uni - 33,9 % et l'Italie - 17,6 %. Trois de ces pays, sauf la France, ont des coûts de production inférieurs aux nôtres et seule l'Allemagne s'en tire bien. C'est donc bien un problème de stratégie de développement et de ventes qui mine la compétitivité de cette entreprise. En misant sur des voitures de moyenne gamme et principalement sur les marchés Français et Européen, alors que la classe salariale moyenne Française est fortement affectée par l'austérité, la vente des voitures s'en trouve très affectée. De plus c'est un marché fortement concurrentiel. Ce n'est pas non plus un problème de charges patronales, comme le précise l'article que j'ai écrit, Le faux problème des charges patronales. Ce ne sont pas les 3,2 % d'écart avec l'Allemagne qui font que Peugeot perd 200 millions d'euros par mois !

    Néanmoins François Hollande a déclaré, «nous allons analyser le coût du travail, nous allons alléger les cotisations qui sont sur le seul travail, toutes les ressources seront sollicitées», il y aurait des secteurs à prioriser.

    C'est interview a commencé par le bilan laissé par le gouvernement précédent. Une dette de 90 % du PIB, un chômage de 10 % et un déficit extérieur de 70 milliards d'euros, triste bilan !

    François Hollande a marqué ainsi son programme restaurer nos comptes, et notre industrie. C'est le défit de son quinquennat. Quelles sont ses marges de manœuvre ? Avant tout redresser nos finances pour attaquer ensuite la politique industrielle. «Nous pouvons faire en sorte qu'Aulnay reste un site industriel, il faut que le nombre d'emplois soit réduits» a martelé plusieurs fois François Hollande. «L'État ne peut pas rester indifférent, la direction de Peugeot a nié être dans la réflexion de ce plan, je considère qu'il y a eu mensonge, sur le «timing» de l'annonce, et report après les élections», mais ça c'est du passé.

    Je considère ce plan inacceptable.

    Le président «n'écarte aucune ressource» clame-t-il contre les déficits. Comment par une refonte de nos prélèvements obligatoires en intégrant tous les revenus, c'est à dire mêmes ceux du patrimoine. Il est en effet injuste que, dans la situation laissée par le précédent gouvernement, seuls les revenus du travail participent au redressement des comptes publics. Déjà un certain nombre de mesures ont été annoncées.

    La suppression des heures supplémentaires défiscalisées. Le travailler plus pour gagner plus est donc terminé, le plus d'équité sociale l'exigeait. Elles toucheraient 9,2 millions de salariés, mais les entreprises de plus de 20 salariés qui les appliquent ne seraient pas affectées. Elles coûtaient à l’État près de 5 milliards d'euros par an, soit une moyenne de 500 euros par an et par salarié selon le rapporteur du budget Gilles Carrez UMP. Une partie de cet argent donnera du souffle à la Sécu. Le problème est que ce dispositif n'a pas, pleinement, profité à ceux qui en avaient plus besoin. Sur les 9,2 millions, il y a beaucoup de salariés qualifiés. Ce sont presque 2,5 milliards d'euros d'impôt que les salariés payeront en plus. Elles auraient détruit 30.000 emplois en 2011 selon l'OFCE, Observatoire Français de Conjoncture Économique. Mais rien ne prouve que cette suppression puisse créer de nombreux emplois, ce sont les entreprises qui en sont maître. Elles ont perdu un avantage, et comme la flexibilité salariale n'est pas admise, il est évident que de nombreux chefs d'entreprise regarderont à deux fois avant d'embaucher. La droite a placé la gauche devant ce dilemme. Mais l'équité républicaine de tous les citoyens devant l'impôt s'impose. Comment peut-on admettre que certains n'en payent pas sur ce qu'ils gagnent alors que d'autres en payent, mêmes les retraités !

    Le retour à la taxation de l'ISF aux mêmes conditions qu'avant la réforme Sarkozy, mais avec le même plafond de 1,3 millions d'euros. Une contribution exceptionnelle et une augmentation des droits de succession. Abaissement du plafond de l'abattement en ligne directe, et augmentation des droits de donation. Augmentation des droits de rappel fiscal de 10 à 15 ans sur ces donations, les Echos.fr.

    L'autre point reste la CSG qui est à l'étude avec d'autres pistes pour réformer la protection sociale. «Il n'y aura qu'un seul mot dans ma bouche qui sera employé parce qu'il correspond à ce que je veux faire, l'effort, l'effort juste». «Oui, il nous faut faire des efforts, y compris en faisant des économies, y compris en appelant les ressources par la fiscalité de ceux qui ont eu beaucoup du gouvernement précédent», déclarait François Hollande. Depuis quelques temps des bruits circulaient sur une hausse de la CSG de 2 à 4 points. Elle serait un prélèvement à portée plus large que la TVA sociale. Il faut savoir qu'une hausse de la CSG de un point rapporte 11 milliards d'euros, le Canard enchaîné du 11 juillet 2012. Si tel est le cas toutes les classes de la société seraient touchées, et on ne voit pas comment éviter que la classe inférieure ne le soit pas. A moins que cette hausse soit graduée en fonction du revenu déclaré ? Or, 60 % des Français seraient contre cette augmentation. Rappelons que la Cour des comptes chiffrait à 33 milliards les recettes qu'il fallait trouver pour ramener le déficit public à 3 % en 2013, voir La réalité c'est maintenant.

    Rappelons que la CSG fut un impôt créé par Michel Rocard très critiqué à cette époque par la droite dont elle fit ensuite aussi un large usage. Il est proportionnel au revenu s'appliquant aussi aux retraités. L'autre point symbolique reste la taxation à 75 % des revenus déclarés au dessus d'un million d'euros, voir La taxation des hauts revenus proposée par François Hollande.

    Autres points soulevés,

    il n'y aura pas de règle d'or dans la Constitution quelque soit la décision du Conseil constitutionnel. J'ai dit aux Français que la règle d'or, «se ferait dans le cadre d'une loi organique». Une loi organique permet de ne pas inscrire dans la Constitution la règle d'or qui toucherait à la souveraineté nationale. Le trait signé par les 27 États de la zone euro dont la France le 02 mars 2012, n'implique pas que la règle d'or soit inscrite dans la Constitution. Le texte du traité précise que les États membres devront transposer cette «règle d'équilibre budgétaire» dans leurs systèmes juridiques nationaux au moyen de dispositions contraignantes, permanentes et de préférence constitutionnelles. L'inscription dans la Constitution n'est donc pas obligatoire. Il suffit simplement que la loi organique s'impose lors de l'établissement à la loi de finance adoptée chaque année pour fixer le budget de l’État.

    Sur le pacte budgétaire, «j'ai renégocié ce pacte», s'est-il félicité. «L'Europe est en crise du fait de l'ajout de plans d'austérité aux plans d'austérité». «J'ai fait prévaloir la croissance, j'ai appuyé la supervision des banques, et la création de la taxe sur transactions financières», c'est un progrès.

    La moralisation de la vie politique, souhaitant l'exemplarité au sommet de l’État, François Hollande a confirmé la création d'une commission, présidée par Lionel Jospin. Elle planchera sur plusieurs thèmes, «modes de scrutin, cumul des mandats, implication des parlementaires, financement de la vie politique, charte éthique». «Aucun conflit d'intérêt ne doit être toléré, a-t-il rappelé, et tous les partis politiques seront consultés».

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu