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hollande - Page 2

  • Le président fera son devoir jusquà la fin, mais on a bien compris

    qu'il ne se présentera pas en 2017.

    image de septembre et octobre 2014

    Document Métro-News, photo AFP, la riposte tranquille

    Le dernier rempart sera tombé avant la catastrophe sociale.

    Tous ceux qui l'ont jeté aux orties n'aurons que le regret de l'avoir injustement rejeté.

    Support Wikipedia Les décennies de luttes sociales ne seront plus qu'un souvenir pour ceux qui y ont participé, il ne fait aucun doute que François Hollande ne se représentera pas. Pourquoi le ferait-il, insulté, vilipendé, rejeté par 87 % des Français alors, il fera sa pénitence de président pour redresser la France jusqu'au bout, du début du commencement de la réduction des avantages sociaux. Parce que la droite qui reviendra ne fera pas du Hollande qui réforme lentement vers l'équilibre de nos finances. La droite sarkoziste qui fait le forcing à force de pub sur BFMtv sera brutale à l'image de la droite forte de son équipe, prétentieuse, prônant de 100 à 150 milliards d'économie sur les dépenses, bonjour les dégâts. Après qu' elle aura réduit voire laminé les avantages sociaux, ne vous faites pas d'illusion, à l'image de François Bayrou, elle aura modifié le Code du travail, qui dans un geste indigne le jeta sur la table avec celui de la Suisse lors de l'émission des paroles et des actes qui suivit la conférence de presse de François Hollande. Quel respect pour tous les Français qui ont combattus pour une meilleure existence face aux abus des patrons.

    Comparer notre Code du travail à celui de la Suisse montre le mépris de ce Monsieur pour les ouvriers. J'avais envie de crier quand j'ai vu ce geste car si notre Code du travail est indigeste, incompréhensible, lourd, il est l'histoire des combats contre un patronat qui fut sectaire voire inhumain pendant une grande période de notre histoire. Ce ne sont pas les ouvriers les responsables mais lui même, car ils étaient subordonnés à ses ordres. Et ils se sont défendus pour faire petit à petit ce Code du travail, qui, certes a besoin d'être remanié mais pas jeté pour le montrer comme la cause d'un frein à l'embauche, une honte.

    L'argument qui consiste à dire qu'il vaut mieux un Code du travail dépouillé pour embaucher, que des chômeurs, est tout simplement une arnaque visant à crédibiliser les Français. Si sa modification sur les seuils sociaux et le travail le dimanche peuvent donner de l'embauche, cela n'a rien à voir avec le chômage qui est lié à la croissance ! Le Code du travail n'a jamais fait 5 millions de chômeurs !

    Comparer la Suisse à la France en matière de législation du travail revient à ne rien connaître de ce pays. La Suisse pays libéral, riche, banquier du monde pratiquant le secret bancaire et havre des évadés fiscaux, ne peut avoir un Code du travail représentatif des relations patronat syndicat de notre pays. La mentalité des Suisses n'a rien à voir avec celle des Français. Cette comparaison n'est donc qu'une provocation contre ceux qui travaillent, qui se battent pour leur existence. Mais de cet homme, il ne faut pas s'en étonner, imbus de sa personne, fourbe et hypocrite et capable de tous les coups.

    J'ai commencé à travaillé à l'âge de 16 ans en 1945, je connais bien ce qu'étaient les conditions de travail à cette époque. Les usines étaient sombres, sales, on travaillait parmi les courroies et les poulies dans un bruit ambiant assourdissant des presses d'outillage qui n'étaient pas loin, dans un air chargé de vapeur d'huile. Les femmes qui alimentaient les presses, les mains attachées par précaution, au cas elles auraient fait une fausse manœuvre, pendant huit heures, le risque était présent. Elles ne pouvaient faire un besoin naturel sans que le chef en donne l'autorisation et le temps était contrôlé. On mangeaient à la gamelle sur un coin d’établi, pas de réfectoire et toujours dans ce bruit qui n’arrêtait pas. On pointait matin midi et soir pour ceux qui sortaient et si l'on arrivait en retard, c'était un quart d'heure qui n'était pas payé. Quant aux vestiaires et lavabos avec les toilettes ce n'était pas triste, mais à 16 ans on s'habitue à tout et les salariés n'avaient pas le choix. Ces conditions étaient dures et on virait facilement les salariés mécontents. Le syndicalisme naissant n'était pas encore ce qu'il est devenu. C'est donc bien à cause de ces conditions, et de bien d'autres, que ce Code du travail est devenu si lourd.

    Ce Code représente un progrès social dont tous les Français salariés comme patrons, car il fonctionne dans les deux sens, ce que ce Bayrou ne connait pas, ils en ont profité et profitent encore. Sans lui les abus, salariés ou patronaux n'auraient pas de limites, et quand j'entends dire que l'on ne peut licencier sans que le patron se retrouve aux Prudhomme, cela montre la mentalité de ceux qui voudraient le faire sans aucun respect des règles de protection des salariés. Le carnet de commandes ne justifie pas tout. On ne voit cela que dans des pays socialement sous développés. S'il y a des tribunaux prudhommaux c'est bien parce qu'il y eut et il y a des abus salariés et patronaux.

    Les Français sont prêts à sacrifier tout ce qu'ils ont pour obole patronale !

    La provocation patronale de la vieille de la question de confiance de Manuel Valls le démontre sans ambiguïté. Proposer un Smic au rabais, la suppression des 35 heures pour ne pas payer les heures supplémentaires, et la suppression de deux jours de congés, ce qui ne donnera pas un iota de croissance. Ajoutez à cela, la retraite à 65 ans, le CDI supprimé, autant de régressions sociales qui devraient faire réfléchir ceux qui veulent jeter François Hollande aux orties.

    Bien sûr les conditions de travail ont évoluées heureusement, mais l'ignorance de certains responsables politiques du monde ouvrier en dit long sur leur valeur sociale quand on jette le Code du travail devant des millions de téléspectateurs. Comment croire qu'ils puissent résoudre les problèmes des Français. Aucun des responsables politiques présents de Marine Le Pen à Pierre Laurent ne s'est élevé contre ce geste dégradant. Seule cette femme, syndicaliste de Force ouvrière sauva l'honneur. Il est temps que la politique vienne aussi du peuple afin que ce ne soit pas toujours les mêmes qui pendant des décennies en font leur métier.

    Sarkozy pointe à nouveau son nez, avec les mêmes, sans jamais être parti, ou est le renouveau politique de cette droite qui ne devrait plus exister eu égard aux affaires qu'elle traine ? Nulle part un homme politique mis en examen ne pourrait réapparaître politiquement, qu'elle image donne-t-on au monde !

    Que l'on aimerait que ceux qui prétendent guider les Français soient propres, pas comme Cahuzac, pas comme Thévenoud, mais aussi Balkany mis en examen qui est encore sur les bancs de l'Assemblée nationale. Quand le patronat pratique la surenchère quand il bénéficie depuis cet été du CICE qui donne 6 % de réduction des charges avec une baisse d'au moins 6 % sur la parité de l'euro, on voit que, comme certains politiques, il n'a aucun scrupule.

    J'ai écouté le président et contrairement à ceux de mauvaise foi, je trouve qu'il fut bon, émouvant, sincère et parfois pathétique. Quand je lis sur le Point l'article de Charlotte Chaffanjon, «Deux heures pour du beurre», je trouve que c'est de l'irrespect et un jugement guidé dans un but partisan. De même quand j'entends cette nouvelle chroniqueuse à ONPC dire que le président n'a rien dit, je trouve cela révoltant. Laisser la liberté totale à la presse et aux médias comme il le laisse faire c'est finalement agir contre lui-même lorsque de tels propos sont prononcés. Quant on a des Français qui ne respectent plus rien c'est notre démocratie qui est en péril.

    Non François Hollande n'a pas parlé pour ne rien dire, il a expliqué sa politique et mis les choses au point. On peut ne pas aimer sa politique, mais elle est la plus adaptée dans le contexte actuel ou il faut à la fois réformer, c'est à dire réduire notre endettement, aider les entreprises sans oublier les ménages du bas de l'échelle et le tout dans une zone euro sans croissance ou presque, mais aussi lorsque l'on n'est pas soutenu par les Français. Il a une majorité parlementaire, n'en déplaise à ceux qui voudraient qu'il parte avant la fin de son mandat, parce qu'ils savent très bien qu'il aura des résultats positifs, même s'ils tardent à venir. Dans une ambiance hostile il mit ces journalistes, qui ne cessent injustement de le critiquer, devant leurs responsabilités leur répondant du tac au tact.

    Quand Nicolas Sarkozy se présente avec pour staff, un ancien directeur de la police nationale Frédéric Péchenard, qui eut à intervenir pour étouffer une conduite en état d'ébriété de son fils et d'empêcher sa garde à vue, qui sera son directeur de campagne, et Michel Gaudin, ancien préfet de police de Paris, et ami frère de Claude Guéant, qui dirigera son cabinet et le sondeur Pierre Giacometti, spécialiste des analyses d'opinion, on voit de suite son orientation politique basée sur les sondages. Le député-maire de Tourcoing, Gérald Darmanin sera, lui, le porte-parole, avec un cabinet sous l'aile de Brice Hortefeux.

    François Hollande déclara sur les sondages, « il n'est écrit nulle part dans la Constitution que ce serait un sondage qui ferait que le pouvoir pourrait être exercé ou pas » c'est toute la différence avec Nicolas Sarkozy qui, pour lui, l'opinion garantie le succès, certes, mais pas le redressement de la France. CQFD.

  • Même à trois pour cent selon Opinionway_Le Figaro de mai 2014, il ne partira pas, les institutions veillent.

    Voulues par de Gaulle en 1962, réduites à 5 ans en 2.000, il en a encore pour trois ans !

    Support Wikipedia Deux lourdes baffes électorales successives, un PS à moins de 14 % aux européennes, après avoir perdu, par abstention massive, 155 villes au profit de la droite qui s'en glorifia, voila une situation pour le moins inquiétante pour le président. Coté par le sondage à 3 % de bonnes intentions pour des candidats socialistes qui pourraient se présenter à la présidentielle de 2017, Valls, Aubry...il serait gommé pour 2017. Mais 2017 c'est dans trois ans ! Ce sondage n'est qu'un moyen pour l'abattre encore plus, du Figaro normal me direz-vous. Mais aussi, pourquoi se gêner, cuit pour cuit autant que l'on en finisse puisqu'il n'a plus de pouvoir. Taper sur un mort vivant aucun danger, mais ce n'est voir le problème que par le coté qui fait plaisir, car c'est le président et qu'il est toujours a l’Élysée. C'est aussi cela que ce sondage signifie, même si on ne l'écoute plus selon ceux qui l'écoutent mais qui ne l'écoutent pas !

    Avouez que le matraquage médiatique dont il est l'objet glisse sur sa carapace politique mais fait du mal à la France, puisqu'il lui reste encore trois années pour faire ce qu'il veut. C'est con n'est-ce pas, et cela se retournera contre ceux qui le matraquent puisqu'ils se référèrent au temps médiatique alors que nos institutions s'appliquent dans un temps long. Ils aimeraient bien qu'il rende son tablier, afin qu'il ne puisse profiter du fruit de ce qu'il a engagé. Mais ils expriment un rêve. Ils se voient reprendre l'Élysée, mais manque de pot, y a comme un hic, ils sont encore en plus mauvais que lui ! Il est encore bien présent notre président sur la scène internationale, les Grands du monde viennent le rencontrer à la commémoration du D Day. De plus cela ne l'empêche pas de voir la chancelière Angela et de discuter, et elle l'écoute !

    Certes, il y a Bayrou, qui trouve que son intervention improvisée sur la 2 à 20 heures après la baffe des européennes était nulle et qu'il fallait qu'il démissionne. Maintenant qu'il devient le chef de l'UDI, Borloo en retrait, il ne se sent plus pisser, à nouveau sous le feu des médias. Tant que la France aura des gabarits de ce calibre pour remplacer Hollande, il peut dormir tranquille.

    Nombreux à droite oublient ce qui s'est passé en 1958, c'est à dire la cinquième République. Elle fut faite pour eux par le général de Gaulle qui a souhaité être élu par les Français au suffrage universel direct à deux tours en 1962 et qui ne pensait pas que ceux qui ne cessent de se référer à lui, contesteraient un président qui fait son devoir. Là, nous voyons la puissance de cette législation, car sans elle, il y aurait un bordel monstre. La France doit se réformer et de nombreux Français ne veulent en payer le coût, par contre, ils veulent conserver leurs privilèges.

    Mais ce n'est pas en tapant sur le président que la situation changera, ceux qui viendraient à sa place feraient pire. De plus, on ne gouverne pas un pays avec des sondages comme le faisait Sarkozy, mais pour qu'il aille mieux.

    Pensez donc, un socialiste est forcément un incapable, il n'y a qu'à taper fort, et Hollande est un mou, sans envergure, il ne peut que démissionner d'autant qu'il n'a plus ou presque plus de majorité au parlement ! Je crains fort qu'ils vont encore manger leur chapeau.

    Pour le moment ceux qui sont dans le caca, c'est bien ceux qui crient à droite et à la gauche non socialiste, démission ! La gauche non socialiste de Mélenchon qui voulait avaler le PS, on ne l'entend plus avec 6, 33 % ! Il y a des fois des illuminés qui en se rasant le matin comme Bayrou, croient qu'ils vont être président ! De même que les écolos qui ont pris aussi une belle baffe par rapport à 2009 avec 8,95 % .

    Pour la droite, ce qu'elle oublie un peu trop vite, est que la justice est libre, et qu'elle essaye de faire son boulot. Bien sur, elle est toute étonnée des affaires qui lui tombent dessus. Sarkozy président aurait été cool, ni vu ni connu, manque de pot, c'est Hollande un incapable, alors il faut le virer. Vous me suivez bien, les casseroles de Sarkozy sont encore attachées à ses basques et encore trois ans pour qu'elles fassent leur boulot.

    L'affaire Bygmalion n'a pas encore dit son dernier mot. Pour l'instant Copé est mis au placard, il est vrai qu'il a poussé le bouchon un peu loin en faisant payer, par dons, les sympathisants UMP afin de rembourser 11 millions de fraude fiscale. Il est fort ce Copé dans la magouille d'autant plus que pour 60 % de ces dons, tous les Français y ont participé. Mais les donateurs, ont par voie de conséquence, remboursé la fraude des comptes de campagne de Sarkozy ! Et ce parti à la prétention de gouverner la France ! Mais ce qu'il faut savoir c'est ce que déclare le directeur adjoint de la campagne de Sarkozy, Monsieur Jérôme Lavrilleux, que les malversations présumées se montreraient précisément à 11 millions ! En d'autres termes, ce n'était pas pour rembourser l'UMP que ces dons furent demandés, mais pour effacer des malversations. Donc ces Français se sont rendus coupables et complices d'avoir, de façon indirecte, fait en sorte que cette fraude n'apparaisse pas ! Vont-ils être condamnés ? Vont-ils être remboursés ?

    Autant de questions que l'on peut se poser. Mais ce n'est pas tout, la perquisition chez Bygmalion du 31 mai a montré une double comptabilité liée à l'élection présidentielle de 2012. Le coût réel des 42 meetings de Nicolas Sarkozy s'élève à 19 millions d'euros, sur un montant final autorisé de 22,5 millions pour l'ensemble de la campagne. Ce serait à la suite d'une consigne de double facturation, une pour l'UMP et l'autre pour la commission des comptes de campagne. Mais le comble fut atteint lorsqu'ils clamèrent que Sarkozy n'était pas au courant, franchement, ces gens prennent les Français pour des imbéciles, et c'est vrai qu'il y en a qui le sont puisqu'ils votent encore pour l'UMP !

    Quant à Guillaume Peletier vice-président démissionnaire de l'UMP, à Neung-sur-Beuvron, il a vu, dans le cadre de cette affaire Bygmalion, les inspecteurs de la division économique et financière de la police judiciaire de Nice perquisitionner chez lui. Cette affaire Bygmalion n'a pas terminé de mettre l'UMP dans la mélasse d'autant qu'elle voit ses sympathisants aller au FN ! Pour ce sympathisant de 40 ans au Sarkothon «les dindons de la farce c'est encore nous les électeurs UMP !». Pour un autre, «cette gabegie raye d'un trait l'impression d'honnêteté qu'avaient Copé et Sarkozy à mes yeux». Un aveugle qui vient de voir clair !

    Mais sans sourcilier un instant, François Hollande modifie la carte des régions, comment ose-t-il avec si peu de crédibilité ?

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    Document Élysée.fr.

    Tribune du président à la presse quotidienne du 30 juin 2014.

    Vent debout la droite est contre, la gauche non socialiste aussi et même certains socialistes ! Mais en fait ce n'est pas contre le fait que la carte des régions soit modifiée pour plus de compétitivité, pour des économies contre les doublons, qui se feront sentir plus tard, mais contre lui. C'est vrai que cette réforme dont on parle depuis longtemps s’imposait, mais c'était la droite qui voulait la faire à sa façon. C'est vrai aussi que cette grosse affaire générera des obstructions. Vous pensez bien que certains ne vont pas se laisser dépouiller sans réagir et de ce fait ramer à l'envers. Déjà Xavier Bertrand clame avant de connaître le dossier que c'est «une très très mauvaise méthode élaborée sur un coin de table». Il en sait des choses était-il à l’Élysée ? Quant à Dominique Bussereau député UMP, «je suis choqué par la façon dont s'est décidée cette réforme, c'est-à-dire sans aucune concertation, je n'ai jamais vu une gouvernance aussi ridicule et cela va se terminer en eau de boudin». La droite comme l'Église n'ont jamais fait avancer la société.

    Quant à la suppression des conseillers généraux en 2020, un flot de critiques s'abattent sur la réforme. Vous pensez que tous ces conseillers qui touchaient des sous avec un boulot de parlottes ne vont pas se laisser faire.

    A gauche, Claudy Lebreton, président de l'Assemblée des départements de France et président, PS, du conseil général des Côtes-d'Armor, « on ne prendra pas le maquis ». « J'ai rencontré le président de la République, j'ai interrogé le premier ministre, ils sont incapables d'apporter la preuve qu'en supprimant les départements on ferait des économies », a-t-il déclaré à Mediapart. Un imbécile qui ne comprend pas la potentialité de cette réforme. En fait, c'est maintenant au premier ministre et aux ministres de rentrer dans le détail, pour vaincre les obstructions. Sinon à quoi servent-ils ?

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  • Je n'ai rien à perdre, vous n'avez plus rien à perdre ?

    Ce qui compte c'est que le pays ait tout à y gagner.

    Si j'ai gagné ce n'est pas parce que j'avais un programme éblouissant, c'est sans doute parce que mon prédécesseur avait échoué !

    La reconquête dans le courage.

    Support Wikipedia Seul contre tous ou presque, une majorité d'une voix à l'Assemblée nationale, avec 41 députés socialistes qui s'abstinrent de voter, 12 écologistes, 3 chevènementistes et 12 Front de gauche qui votèrent contre, le pacte de responsabilité et de confiance et François Hollande ne désarme pas. Les majorités vont être plus difficiles, il faudra négocier à chaque projet. Les députés devraient en être satisfaits, ils vont servir à quelques choses. Iront-ils jusqu'à se faire hara-kiri et provoquer une dissolution ?

    Une droite extrême qui fait des ravages dans les classes populaires, qui, on le sait, sont les plus conservatrices et qui ont la haine des immigrés. C'est leur faute si tout va mal ! J'en sais quelque chose pour avoir subi avec mes parents pendant l'occupation allemande, la morale de bas niveau de ces gens là qui nous invectivaient en nous traitant de sale rital, alors que nous étions plus Français qu'eux ! Les années n'ont pas changé leur mentalité très populiste et très enracinée qui est passée du communiste au Front national, pour ne pas dire au national socialisme. Et cette droite qui ne fit rien pendant 10 années et qui se met à donner des leçons, qui crie au tripatouillage électoral, à l'entourloupe, à la République bananière sur la réforme territoriale avec des entreprises ayant perdu toute compétitivité. Mais aussi cette gauche de la gauche qui bientôt ne sera plus qu'un souvenir tant son comportement est déplorable. Son abstention qui ne mène nulle part, si non à faire élire les gens de droite tout en leur donnant du cash avec le sénat en guise de crise sur le gâteau.

    Situation politique plus ubuesque je ne connais pas. Avec cela, le taux de chômage «ne devrait baisser que faiblement vers la fin 2015», selon l'OCDE. Un organisme international formé d'économistes qui n'a même pas senti venir la crise de fin 2008, c'est dire s'il est crédible. De plus, on peut s'interroger de la validité de ses calculs et s'il a pris en compte l'influence du Cice sur les charges des entreprises qui doit se faire sentir à partir du 15 mai. Avec cela, la Commission européenne qui prédit à 3, 4 % le déficit public par rapport au PIB au lieu des 3 % annoncés par le gouvernement. Là aussi ce sont des économistes qui auraient souhaités une réforme structurelle, mettant à mal notre système social.

    Décidément François Hollande ne leur fait pas plaisir. Qu'à cela ne tienne 3,4 % au lieu de 3 % on ne va chipoter, quand on part de 4,7 % en 2012 avec une dette de 2.000 milliards d'euros, 600 milliards sous la droite et un chômage qui s'est envolé à cause d'entreprises sans vergogne liquidant les plus de 50 ans en masse. Un ensemble de situations et de prévisions qui devraient en décourager plus d'un avec une cote de popularité de 18 à 20 %. Pas le président, il encaisse et continue sa politique, il fait ça pour la France parce qu'avant lui rien ne fut fait. On se demande bien pourquoi puisqu'il ne peut plus être réélu, ce sera pour son successeur.

    La France est sans contestation possible à droite. De plus, les voix de la gauche de la gauche lui manqueront. Se battre dans ces conditions pourquoi sinon avoir son nom dans les livres d'histoire comme le président le plus impopulaire mais le plus courageux.

    Il espérait l'inversion de la courbe du chômage et l'espère encore pour justifier éventuellement de se représenter, mais, il n'a pas comprit que cela ne servait à rien parce que l'on dira qu'il n'y est pour rien. Le chômage ne peut que s'arrêter de lui même de progresser. En fait, il a échoué non pas par sa politique mais parce qu'il a reprit une situation catastrophique sur tous les plans économiques et cela avec un gouvernement sans expérience. Dix ans dans l'opposition, c'est trop dans un tel contexte international, avec des médias qui vont jusqu'à vous filmer pisser, cela ne pardonne pas.

    Mais le courage aurait été aussi de dissoudre l'Assemblée nationale, comme je l'ai écrit, et laisser la droite se battre avec son plan de réformes structurelles de 130 milliards, mais aussi avec ses contradictions, vous voyez les dégâts. Les 41 frondeurs socialistes, les écolos, les communistes, les mélenchonistes et autres au tapis. D'un coup l’hémicycle de l'Assemblée aurait été vidé de cette gauche qui marche à coté de ses souliers. Front national et l'UMP s'affronteraient et François Hollande se marrerait. En 2017 François Hollande reposé, en forme, recevrait dans ses bras son second mandat.

    Non, il est courageux, pas pour lui, mais pour la France, c'est bien aussi. Ce qui signifie aussi que ceux qui sont contre lui n’œuvrent pas pour la France, ce qui confirme ce que j'ai toujours pensé. On fait de la politique son métier avant tout, le bien des Français éventuellement, mais c'est toujours après.

    Alors il répond, le 6 mai, à une invitation de Jean-Jacques Bourdin au terme des deux années de gouvernance ou il eut à éviter que la France ne tombe en faillite. Mais la veille le 5 mai, il fait une annonce au JDD dans laquelle il déclare que le retournement économique arrive. «On est entré dans la deuxième phase du quinquennat, le redressement n'est pas terminé, mais le retournement économique arrive». Le problème est qu'il est le seul à le croire même si ce n'est pas dénué de réalité. Il défend ce qu'il fit, «on a évité l'austérité dans la première phase, on ne sera pas dans la facilité au cours de la deuxième phase. Il y aura une pause fiscale avec une baisse des prélèvements pour les travailleurs. On fera des économies, mais il y aura de la redistribution. On a évité des économies sur la moitié des retraités et sur les fonctionnaires de catégorie C».

    Avec Jean-Jacques Bourdin, il déclare avoir des regrets, «ne pas avoir expliqué la situation au début du quinquennat, ne pas être intervenu dans le débat sur le mariage pour tous pour le faire voter plus vite».

    Aux questions, avez-vous sous-estimé les difficultés économiques ? Avez-vous caché la vérité sur les comptes publics ? Avez-vous égaré les Français qui ont le cœur à gauche en affirmant vouloir combattre la finance ? Pourquoi ne pas avoir dit aux Français tout de suite que vous alliez augmenter les impôts, question idiote tous les Français savaient qu'il augmenterait les impôts. Il répond,

    «on reprend dans l’ordre vos questions. D’abord est-ce que j’ai dissimulé la gravité de la crise ? Non, je l’avais évoquée pendant la campagne présidentielle. Est-ce que je n’ai pas suffisamment dit au lendemain de l’élection que la situation que j’avais trouvée était grave ? Oui, je ne l’ai pas suffisamment dit. Parce que je n’ai pas voulu simplement me défausser», et de conclure qu'il avait un rapport de la Cour des comptes, «qui était déjà suffisamment grave dans ce qu’il signifiait de notre dette, celle de nos prédécesseurs, et du déficit qui m’était laissé. Mais il y a un point que je n’ai pas suffisamment souligné, c’est la dégradation de la compétitivité de l’industrie française, nos pertes de marchés».

    Le clou de cette interview fut sur la réforme territoriale ou François Hollande veut accélérer le processus. Manuel Valls avait évoqué lors de son discours de politique générale, la réduction du nombre de régions de 22 à 12 qui serait effective pour 2018. Et François Hollande enfonce le clou en évoquant un report des élections régionales de 2015 à 2016, ce qui permettrait « d'avoir le temps » de redécouper la carte des régions. « Une réforme majeure doit être portée. Il n'y a plus de temps à perdre. On verra alors qui sont les conservateurs et qui sont les réformateurs », a-t-il déclaré.

    À ce sujet au «C dans l'air» du 06 mai, on a pu constater l'hypocrisie des intervenants qui tous étaient pour la réforme mais tellement peu et qu'il fallut qu'Yves Calvi demande plusieurs fois s'ils approuvaient cette réforme. Ils y trouvaient tant de difficultés et de problèmes qu'ils montraient implicitement leur refus. Et de demander, pour le représentant de la Bretagne un référendum. Il faut dire qu'ils étaient de droite, ce qui aurait été la même chose s'ils étaient à gauche de la gauche. Cela montre que François Hollande est dans le vrai et laisse entrevoir d'importantes difficultés pour le gouvernement à faire passer cette réforme au parlement.

    Pour François Fillon, il n'y a que des pays totalitaires pour faire ça !

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