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gaza - Page 3

  • Gaza, le conflit israélo-palestinien, suite,

    le Hamas a besoin d'une leçon sérieuse, il est en train de la prendre.

    Shimon Perez

    Comment voulez-vous faire la paix.

    Les armes de l'autorité palestinienne contre Tsahal,Par K. A. TOAMEH. 05.01.09.

    Des représentants du Hamas ont affirmé dimanche que leur milice se battait contre Tsahal dans la bande de Gaza avec les armes confisquées à l'Autorité palestinienne durant l'été 2007, quand le groupe terroriste a pris le contrôle de la région.

    Le groupe terroriste a en effet réussi à prendre possession de toutes les armes qu'Israël, les Etats-Unis et d'autres pays avaient données aux forces du président de l'AP, Mahmoud Abbas.

    Le mouvement islamique utilise plusieurs véhicules blindés de l'AP, ainsi que des dizaines de milliers de fusils et de pistolets, de mitrailleuses lourdes, de jumelles de vision nocturne, de gilets pare-balles et d'un grand nombre de munitions.

    Des sources proches de l'organisation terroriste ont par ailleurs déclaré que des membres du groupe rival des Brigades des martyrs d'al-Aksa, la branche armée du Fatah, s'étaient portés volontaires auprès des unités du Hamas.

    Les terroristes d'autres factions armées prennent également part aux combats. Parmi eux, des membres du Djihad islamique, des Comités de la résistance populaire et du Front populaire de libération de la Palestine.

    Les Brigades des martyrs d'al-Aksa ont confié que les combattants du Fatah combattaient dans plusieurs zones, à Beit Hanoun, Beit Lahiya et à la périphérie de la ville de Gaza.

    Le groupe a ajouté que ses hommes avaient fait éclater une charge explosive près d'un véhicule de Tsahal au centre de la bande de Gaza. Cinq hommes du Fatah auraient été blessés suite à cette explosion, dont deux gravement. Il n'a pas été précisé si ces hommes luttaient avec le Hamas.

    De son côté, le leader du Fatah Marwan Barghouti a envoyé ses salutations dimanche au Hamas et à tous les combattants impliqués dans les combats contre Tsahal. Il a exhorté toutes les factions palestiniennes à mettre leurs différences de côté et de s'unir pour combattre Tsahal à Gaza.

    L'information sur l'implication de membres du Fatah dans les combats contredit l'allégation selon laquelle le groupe terroriste aurait placé des militants de cette faction ennemie en prison ou les aurait éliminés. Cela afin d'éviter que le Fatah n'exploite l'opération de Tsahal pour saper le gouvernement Hamas (ISRAEL VALLEY Site Officiel de la Chambre de Commerce France Israël)

    La stratégie de l'état major d'Israël, Gaza-ville prise dans un étau, l'affrontement décisif se précise, par Mati Ben-Avraham Rubrique: Editorial Publié le 5 janvier 2009 à 10:20, cliquez,ici.

    Au terme de la première journée de l’offensive terrestre, la stratégie de l’état-major israélien dans la bande de Gaza se dessine plus clairement :

    1) réduire au silence les sites de lancements de missiles,

    2) prise en étau de Gaza-ville;

    3) fractionner la bande de Gaza en deux dans le sens est-ouest (l’axe Netzarim) pour empêcher tout apport d’hommes et de munitions à la ville encerclée,

    4) opérations coup-de-poing dans le sud et poursuite du bombardement de l’axe Philadelphie à fin de détruire systématiquement les tunnels de contrebande,

    5) intervention de la marine qui accentue l’effet d’isolement recherché.

    Selon les données fournées par le porte-parole de l’armée, 73% des sites de lancement de missiles situés dans le nord de la bande de Gaza ont été neutralisés. L’avancée des unités d’élite, prudente afin d’éviter toute perte inutile, est suivie par un deuxième contingent chargé lui de contrôler le terrain conquis. Des lors, des voies d’approvisionnement sécurisées sont mises en place. Les forces au sol bénéficient systématiquement d’une couverture aérienne, principalement hélicoptères de combat et drones d’observation qui relaient, en temps réel, les données du terrain. C’est là un plus qualitatif par rapport aux engagements terrestres de la guerre menée contre le Hezbollah au cours de l’été 2006.

    Si donc le calendrier opérationnel se déroule sans anicroche majeur pour l’instant, l’état-major se garde de toute euphorie. Au contraire. De fait, après la prise en main de ce que le Hamas considère comme sa zone de sécurité, les forces terrestres vont devoir entreprendre la phase cruciale de toute l’opération, à savoir le démantèlement du centre de gravité du système de domination par la terreur développé par le Hamas.

    Ce ne sera pas facile, même pour des soldats aguerris. Gaza-Ville, si l’on suit les services de renseignements aussi bien Israéliens qu’Egyptiens, a été transformée en camp retranché, maisons piégées à l’explosif, rues minées, bunkers, galeries souterraines minées pour une part, permettant l’acheminement d’hommes et de munitions d’un point à un autre, d’autre part, tireurs d’élite embusqués aux étages d’immeubles, sur les toits, sans oublier les mines anti-personnel, les roquettes et autres… Le terrain de prédilection donc de l’organisation, le lieu de tous les dangers pour les soldats israéliens. Mais un face-à-face inévitable.

    Le maire de Tel-Aviv, Ron Huldai, nous confiait, hier, qu’Israël ne pouvait se payer le luxe d’un second ratage.

    «Ce qui est en jeu à Gaza, dit-il, ce n’est pas simplement la sécurité des habitants du sud du pays, mais principalement la victoire de la démocratie en général et du monde arabe musulman modéré sur le fanatisme, l’absolutisme de l’islam intégriste».

    Et de fait, au moment où la diplomatie entend faire entendre sa voix, cet enjeu ne devrait pas être absent des débats, n’être pas éclipsé par les images de destruction, de souffrances exploitées à plein par les services de propagande du Hamas, relayés par des médias occidentaux en mal d’humanisme, confondant sensibilité et sensiblerie. Notre confrère de la MENA-PRESSE a livré, à cet égard, des chiffres impressionnants «…10000 tonnes de vivres, de médicaments et matériel médical (200 camions) livrés en huit jours par Israël…» Et Israël continue à fournir carburants et électricité à la bande de Gaza, dont l’un des principaux bénéficiaires, hors les hôpitaux, est…le Hamas !

    Al-Oufok Site du Mouvement Démocratique Arabe S’il veut la paix, Sarkozy doit accepter de parler au Hamas. lundi 5 janvier 2009,cliquez ici

    sil-veut-la-paix-sarkozy-doit-parler-avec-le-hamas-arton5281-379x260.1231184443.jpgSarkozy et Hosni Moubarak.

    S'il veut la paix, Sarkozy doit accepter de parler au Hamas. ( L'Union
    Juive Française pour la Paix
    )

    La décision de rehaussement des relations entre l'Union européenne et Israël prise par le conseil européen sous présidence Kouchner était dans le contexte un véritable « permis de tuer » accordé à Israël. La « condamnation » hier de l'intervention terrestre par le Président Sarkozy à la veille de sa tournée au Proche-Orient peut être entendue comme une prise en compte du large mouvement de dénonciation de l'agression israélienne sur Gaza et de la complicité européenne.

    Cependant elle pourrait n'être qu'une gesticulation dans la mesure où, dans le même temps, il continuerait de soutenir le refus israélien de négocier avec le Hamas, alors qu'il n'y a pas d'autre voie pour la paix.

    Il est peu probable que Sarkozy soit entendu, ne reconnaissant pas le Hamas, et celui-ci continuant de lancer ses roquettes contraint Israël à poursuive son action militaire.

    Cette absence du Hamas à Annapolis en signait d'ailleurs l'échec programmé.

    Le gouvernement israélien sait pertinemment qu'en « punissant » la population de la bande de Gaza et en « soutenant » l'Autorité Palestinienne il affaiblit cette dernière et renforce le mouvement qui a remporté démocratiquement les dernières élections législatives.

    Cette stratégie consistant à affaiblir les uns dans des négociations devenues une véritable farce et essayer de détruire les autres au prix d'un grand massacre vise à perpétuer l'occupation et signifie le refus de tout Etat Palestinien.

    Il ne s'agit pas pour l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix) de « soutenir le Hamas ». Mais quand on fait la guerre à un « ennemi » on sait que c'est avec cet « ennemi » qu'il faudra négocier, sinon on se place dans une logique d'extermination.

    Ehoud Barak, ministre de la défense. La stratégie israélienne est de prétendre qu'elle n'a pas de « partenaire » , qu'il n'y a que des terroristes. Israël peut tenir un langage aussi grossièrement mensonger parce que la « communauté internationale » et les médias continuent de parler des actions de l'armée israélienne comme destinées à assurer la sécurité de la population d'Israël en riposte aux roquettes des terroristes, alors que le nombre des victimes qu'elles provoquent sont sans commune mesure avec les morts, les blessés, les privations imposées par Israël puissance occupante, pratiquant un véritable terrorisme d'Etat, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, au mépris du droit international et de toutes les conventions qu'il a lui-même signées. Dire que l'on veut la paix à Gaza et ne vouloir parler qu'à une Autorité Palestinienne confinée à Ramallah et réduite à l'impuissance, c'est se tromper ou plus probablement vouloir tromper l'opinion, c'est en tout cas ne rien faire pour hâter la fin du massacre. Si Sarkozy part au Proche-Orient en continuant de parler des « terroristes du Hamas » et jamais du terrorisme de l'Etat d'Israël, il se montrera une fois de plus complice du crime qui est en train e se dérouler.

    L'offensive à Gaza.

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    Le Monde du 06 janvier.

    Ehoud Barak, ministre de la défense.

    Notre opération sera aussi large et profonde qu'il sera nécessaire.

    «Je n'ai jamais vu cela !», dit Rami, un Palestinien joint par téléphone, la presse n'ayant toujours pas la possibilité d'entrer dans Gaza.

    « Les Israéliens ont franchi toutes les limites. C'est comme un feu d'artifice. La guerre des étoiles. Il y a des explosions de tous les côtés, de la mer, de la terre, du nord, du sud. La nuit, c'est impressionnant. La ville est plongée dans le noir, car il n'y a plus d'électricité. C'est la ville fantôme, mais le ciel est illuminé et il y a toujours ce bruit assourdissant des F-16, des Apache»,

    raconte Rami, qui habite au neuvième étage d'un immeuble du centre de la ville de Gaza.

    S'ils veulent rentrer dans le camp de réfugiés de Jabaliya, ce sera une «boucherie», prévient Iyad, un autre Palestinien.

    «Ils ont lancé des tracts, piraté les radios et les télés pour annoncer que tous les habitants qui étaient en contact ou à proximité des membres du Hamas risquaient d'être pris pour cible. Mais ici, ils sont presque tous Hamas»,

    reconnaît ce résident du camp.

    Ils nous ont donné un numéro de téléphone à appeler en Israël et nous garantissent la sécurité. Mais que croient-ils ? Que tout le peuple palestinien va se transformer en collaborateurs ?

    Comment peuvent-ils détruire les mosquées comme celle de Beit Lahiya causant la mort de près vingt personnes et penser que l'on va sauver notre vie pour donner des informations ?

    Depuis le début du conflit, au moins 512 Palestiniens dont 87 enfants ont péri et 2 500 ont été blessés, selon des sources médicales palestiniennes. Côté israélien, un soldat a été tué et 49 autres ont été blessés. Le bilan ne cesse de s'alourdir.

    Comment faire la paix.

    «Nous n'avons pas quitté notre maison depuis huit jours, Nous n'osons même pas aller dans le jardin ou bien s'approcher des fenêtres. Nous entendons tourner les hélicoptères et le bruit des avions et des explosions. C'est l'enfer ! Les rues sont vides. Il y a peu de circulation. Tous les habitants de la zone frontalière essaient de fuir mais ils craignent de sortir» , explique Tarek du quartier Rimal à Gaza.

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    C'est pour Israël la dernière chance de mettre le Hamas hors d'état.

    Ne voulant pas négocier avec lui, il n' a pas d'autre solution. Y arrivera-t-il c'est peu probable, car d'autres viendront, les Palestiniens de Cisjordanie se joignent à ceux de Gaza, c'est pour eux la vie ou la mort, mais pas la mort sans combattre. Que leur risquent-ils de plus au point ou ils en sont ?

    De plus, le 20 janvier Bush inconditionnel d'Israël ne sera plus aux commandes et l'incertitude plane sur ce que fera Obama. Il est donc évident que les Israéliens veulent éliminer le Hamas avant la prise de fonction d'Obama.

    La communauté internationale portera une lourde faute même si elle veut un cessé le feu humanitaire, ne pas reconnaitre le Hamas alors qu'il se bat pour son existence, ce sont des humains que l'on ne peut effacer sous le prétexte qu'ils réclament leur terre et qu'Israël à annexée par leur colonisations en ne respectant pas les accords signés. Voir tous ces avions, navires de guerre, chars, tirer sur ce peuple c'est quelque chose d'horrible qui n'a que des armes légères pour se défendre. Comment ne pas les soutenir devant ce déchaînement inhumain pour des roquettes lancées que l'on vient n'en vient à justifier, même si Israël à droit à son existence, a défendre son territoire, et à la paix.

    La guerre médiatique fait rage. Les télévisions arabes assurent une couverture quasi permanente des opérations qui se déroulent à Gaza, bravant la censure militaire Israélienne. Le Hamas exploite cette situation pour d’un côté, multiplier les apparitions et les annonces de pertes infligées aux Israéliens, et de l’autre côté, agir sur les nerfs et le moral des Israéliens. Cette stratégie a déjà fait ses preuves lors de la guerre du Liban, en 2006.

    Plus le Hamas annonce des pertes infligées à Israël, plus il fait des adeptes et des soutiens parmi des populations chauffées à blanc (arabes notamment, mais aussi des européens tiers-mondistes et les inconditionnels de la cause palestinienne qui a perdu ses valeurs sous l’influence du Hamas...). De plus en plus d’auditeurs vissés aux écrans de télévision arabes se réjouissent à l’annonce de chaque nouvelle mort Israélienne. Alors, on voit bien que ce carnage ne peut servir la cause Israélienne, et plus ce conflit fera de morts Palestiniens, plus de monde soutiendront les Palestiniens.

    Israël est en train de perdre en voulant gagner sans honneur.

    Massacre à Gaza

     

    Gaza, ville assiégée, le dos à la mer, bombardée, pilonnée, martyrisée, comment peut-elle enterrer ses morts, le choléra guette ?

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