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  • L'Europe se rétrécie,

    mais elle peut se rétécir encore plus.

    Support Wikipedia Dans la foulée de la rencontre du Merkozy le 05/12/11 à l’Élysée, voir Le dilemme socialiste sur l'Europe mais aussi celui du Merkozy, ce sommet à 27  a montré une fois de plus que la démocratie des peuples n'est pas le souci de responsables Européens. C'est grave pour l'avenir d'engager son pays dans une voie qui conduit à une perte de souveraineté. Des engagements ont été pris par les chefs d’État sans que leurs citoyens soient consultés. Seuls les chefs d’État de la Hongrie, la République Tchèque  et la Suède ont décidé de les consulter. Quant au premier ministre David Cameron, il a montré son désaccord a un point tel qu'il préfère quitter l'Union qui se dessine plutôt que de soumettre son pays à des diktats de règle d'or, il veut préserver la City. Certes, l'Angleterre n'a jamais été parfaitement intégrée à l'Union, mais n'avait-elle pas raison quand on voit ce qu'elle devient ? Il veut préserver son pays, on ne peut lui donner tord, ce qui devrait faire réfléchir les autres chefs d’État. N'est-ce pas finalement lui qui aurait raison se disant après tout cette Europe que va-t-elle apporter ? Tout montre jusqu'à présent qu'elle n'apporte que de la misère, étant impuissante face à la mondialisation de l'économie. Son but initial n'était-il pas justement d'être un contre pouvoir à cette main mise de la finance et des banques mondiales ? Elle a lamentablement échoué.

    Cette contrainte budgétaire de l'équilibre économique des pays, s'impose d'elle même sans que ce soit par des sanctions de personnes extérieures aux pays. On semble découvrir qu'un pays doit assurer l'équilibre de son économie pour qu'il soit sainement géré, mais cela existe depuis toujours, il n'est pas nécessaire de lui donner la fessée. C'est le fonctionnement même d'une famille responsable, ce que Nicolas Sarkozy n'a pas appliqué, déclarant au début de son mandat que la dette n'était pas un problème. Il faudrait bien recadrer dans la réalité des faits sa gouvernance.

    Dans ce schéma, on peut se poser la question sur la valeur des engagements pris par ceux qui ont décidé d'adhérer a un traité intergouvernemental, dont on ne connait pas encore le contenu. C'est pour cela que rien n'est réglé et que lorsqu'ils auront en mains ce fameux traité intergouvernemental que probablement certains y regarderont d'un peu plus près, d'autant qu'il conditionne une perte de souveraineté.

    L'Europe à 23 pourrait bien se rétrécir un peu plus. S'ils venaient, après avoir adhéré à cette nouvelle mouture, à ne pas respecter les conditions de Maastricht de 3 % de déficit. Comment ce duo infernal imposera ses sanctions ? De plus, si les marchés imposent des conditions impossibles à appliquer comme cela l'est actuellement avec des spreads assassins, peut-on laisser des peuples mourir de faim ?  Non, je ne comprends même pas que ce fait n'ait pas été évoqué, il montre que tout simplement la faiblesse de ces dirigeants, et ce que ce Merkozy à fait est une folie qui ne mène nulle part, puisque qu'en dernière limite, les sanctions, si elles seraient prises, ne pourront être appliquées longtemps. Il faudra bien venir en aide aux pays au bord du gouffre.

    Pour l'Angleterre c'est non, elle ne veut pas de modification du traité, à la sauce Merkozy. C'est une grande Nation. Si elle doit respecter l'équilibre de son budget, n'est-elle est assez  grande pour le faire elle-même sans une règle d'or qui ne sert à rien. Actuellement la gouvernance Européenne est à droite, elle peut changer à la suite d'élections. Les nouveaux dirigeants ont le droit d'appliquer la politique qu'ils veulent sans contrainte imposée par les précédents désavoués. C'est donc du pipeau même si c'est écrit dans la Constitution si le peuple n'en veut pas, ou alors c'est de la dictature.

    Si au mois d'avril Sarkozy est balayé que reste-t-il de ce qu'il a fait, rien, et c'est tant mieux. Merkozy n'existe plus. Cela montre la folle manœuvre de ce couple infernal se croyant éternel.

    Les caméras du monde entier ont ausculté les moindres gestes de ces dirigeants. Mais ce qui a retenu l'attention est dans la salle de réunion du Conseil ou tout le monde se congratule Sarkozy faisant jusqu'à un baise main du plus bel effet à la présidente Lituanienne Dalia Grybauskait. Il sait être agréable avec ceux qu'il a squeezés. Mais ce qui tranche, c'est le froid entre Sarkozy et Cameron. Sarkozy n'aime pas qu'on lui tienne tête, ne sait-il pas tout, mais là, il est tombé sur un os qui malgré son différent avec lui, lui a tendu la main par politesse, et que fit notre président, il se retourne lui laissant la main dans le vide. Bel exemple de politesse et de savoir vivre de notre président. Il n'est pas encore sorti de son propos «casse toi pauvre con». Quand pensent les Anglais ? The Daily Telegaph, cliquez sur le lien.

    http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/nicolas-sarkozy/8946443/Did-Nicolas-Sarkozy-snub-David-Camerons-handshake-at-EU-treaty-summit.html

    By James Kirkup, and Bruno Waterfield in Brussels 9:45PM GMT 09 Dec 2011.

    David Cameron se positionne comme le seul homme de l'Europe qui prend une mesure de distance entre la Grande Bretagne et l'Union Européenne ce vendredi, comme devenant le premier ministre à mettre un veto au nouveau traité de l'U.E.

    Monsieur Cameron à provoqué la colère générale parmi les chefs Européens en refusant de soutenir une remise en forme du sauvetage de l'Euro zone, enchantant les Tories, les conservateurs, et soulevant des questions sur le futur de la Grande Bretagne dans l'E.U.  Après le président Français Nicolas Sarkozy qui a jugé inacceptables les propositions de la City de Londres, le premier ministre a refusé de donner le support de la Grande Bretagne pour un nouveau traité créant une union fiscale parmi les membres de la zone euro........

    Nicolas Sarkozy ne pouvait accepter une dérogation pour la City de Londres, comme David Cameron ne pouvait accepter une contrainte extérieure sur la gestion de la Grande Bretagne. Voila ce qui arrive lorsque l'on veut dominer les autres, ce n'est jamais bon. On pourrait se réjouir de voir que la Grande Bretagne devienne en dehors de l'U.E, n'oublions pas qu'elle est une puissance importante dans l'OTAN, cette intransigeance de Sarkozy est regrettable.

    Deux jours plus tôt, David Cameron avait prévenu devant ses députés qu'il se battrait avec l'opiniâtreté pour défendre l'intérêt national. Le couple «Merkozy» n'a pas été déçu.

    «L'ambiance était très tendue», avoue un diplomate de la grande Bretagne. David Cameron expose ses conditions, il ne se ralliera à l'idée d'un changement de traité nécessaire pour les nouvelles règles de rigueur budgétaire, que si Londres obtient des garanties pour la City. En clair, la Grande-Bretagne veut retrouver de la marge de manœuvre face aux réglementations grandissantes imposées par Bruxelles sur les services financiers. «C'était inacceptable, cela revenait à accepter une place off-shore au sein même de l'Union européenne», résume-t-on à l’Élysée. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel proposent bien que l'Eurogroupe s'engage à ne pas s'occuper de questions relatives au marché intérieur, mais rien n'y fait, au terme de 45 minutes de réunion, les trois dirigeants se séparent sur un profond désaccord.

    Tout n'a portant pas été bleu au dîner de travail. Le Premier ministre Suédois Fredrik Reinfeldt explique qu'il n'a pas le soutien chez lui pour un changement de traité. Le chancelier Autrichien Werner Fayman indique que la base sur laquelle s'engage la discussion à 27 «n'est pas très bonne». Herman van Rompuy, le président du Conseil, décide d'éviter les questions qui fâchent. Son idée, commençons par les nouvelles règles de rigueur budgétaire qui font à peu près consensus. Le président de la BCE Mario Draghi s'active pour renforcer quelques mesures du pacte budgétaire. Ça marche, les Vingt-sept restent à table sans s'agiter.

    «Angela Merkel fait du changement de traité un symbole politique vis à vis du Bundestag», un accord à Vingt-sept devient impossible. A un moment, David Cameron ressort ses exigences pour la City. Les échanges sont musclés, notamment avec Nicolas Sarkozy, mais il se montre moins virulent que lors du précédent sommet. La Grande Bretagne se retrouve isolée à la table du Conseil. Face au refus Britannique, d'un accord, la solution d'un traité intergouvernemental des Dix-sept de la zone euro fait jour, auxquels peuvent se joindre tous ceux qui veulent. David Cameron est isolé.

    Cet accord devra être ratifié par les seuls signataires. Il sera ouvert aux pays volontaires, mêmes non membres de l'euro. Six États ont annoncé, Pologne en tête, leur intention de rejoindre l'initiative, tandis que la Hongrie, la République tchèque et la Suède préfèrent d'abord consulter leur Parlement.

    Se précise donc un noyau dur porté actuellement par Merkozy, et la Grande Bretagne avec laquelle pourraient de joindre les non signataires, qui se trouverait en dehors. C'est une brèche qui pourrait s'agrandir aux élections Française en 2012 et Allemande en 2013 qui verraient le remplacement de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, d'autant plus qu'avant ce nouveau traité, peuvent survenir d'autres problèmes aggravant la situation. Pour le moment ce ne sont que des paroles.

    On sait, qu'en France, François Hollande, s'il s'impose à la présidentielle, est opposé à une modification du traité, que pourra-t-il faire enfermé dans des accords qu'il ne soutiens pas ? C'est grave pour notre démocratie, les Français doivent le savoir.

    Un point paraît très important, aucune possibilité de souplesse n'est permise que ce soit dans le traité actuel mais encore plus dans celui qui sera concocté. C'est bien, si tout baigne, ou des sanctions avec la misère pour conséquence si cela va mal. En fait rien n'est actuellement résolu Standard & Poor's peut dégrader les cotes sans problème.

    Voici l'image de l'Europe après ce sommet, document Le Monde.fr.

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  • Les tractations de la nouvelle Europe,

    un président de droite mais effacé.


    C'est fait, nous avons notre super président genre «René Coty», un choix administratif plutôt que politique, sans pouvoir réel bien entendu, puisque n'entament pas les pouvoirs des présidents des États membres mais avec beaucoup de travail, élu pour 30 mois renouvelables, une quatrième république au sommet de l'Europe, un président exécutant les directives avec une super baronnesse Asthon of Upholland Catherine Margaret Asthon haute représentante de l'UE aux affaires étrangères et née en 1956, elle aussi sans pouvoir autre que celui de bien faire son travail.

    Les coulisses de la négociation.

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    Cette image montre la pression sur Angela Merkel pour qu'elle accepte ce que souhaitent ses partenaires. Et cela a été fait quand la candidature de Tony Blair a été écartée trop à gauche selon Angela Merkel. Quand à la nomination de Catherine Margaret Asthon, elle apparaît comme compensation au rejet de Tony Blair. Cette image montre aussi que probablement d'autres de poids politique moindre sont écartés, quand à nous nous sommes le dernier des soucis de cette négociation. Nous avons voté point.

    Le traité de Lisbonne pour être mis en application implique une super présidence un élément clés de ce traité. Il convenait donc de réfléchir au choix d'une personnalité parlant plusieurs langues et un Flamand le premier ministre Belge Herman Van Rompuy semblait tout indiqué pour à la fois l'Allemagne et la France puisque paraît-il, il parle bien Français, mais en plus démocrate chrétien. Féru de philosophie thomiste (courant philosophique se référant Thomas d'Aquin dont sa pensé a été une doctrine officielle de l'église), et d'économie né il y a 62 ans dans une banlieue de Bruxelles, premier ministre Belge et ancien ministre du budget et fin négociateur.

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    Les échos.fr

    Alors, entre les 27 les lignes téléphoniques ont dû chauffer pour que tous ces présidents et premier ministres puissent se mettre d'accord, si bien entendu tous ont été consultés pas forcément avec la même insistance tous ne font pas le même poids. Dans le rush final Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner et Herman Van Rompuy, et deux autres que je ne connais pas nous montrent leur insistance à persuader Angela Merkel de donner son accord. Elle voulait une personne de droite mais effacée, ce qui fût fait puisque Tony Blair n'a pas été retenu. En fait, plutôt que de choisir une forte personnalité comme lui, on a pris, certes une personne compétente, mais sans grande expérience, un exécutant qui ne peut donner à cette Europe l'impulsion dont elle aurait besoin. Ce n'est pas un politique au sens propre du terme, mais un bon technicien probablement. Convaincre les présidents des États membres qui sont élus, il faut du poids. En fait, Herman Van Rompuy homme discret n'a jamais sollicité une telle fonction et se trouve tout étonné de cette présidence suprême. Finalement c'est un choix qui comble tout le monde, les présidents qui n'ont pas la grosse tête ne risquent pas d'être perturbés quand aux autres, il ne leur fera pas d'ombre.

    Récapitulons, nous avons maintenant, un super président et une super ministre des affaires étrangères. Puis un président de la commission avec des commissaires, puis un parlement, et enfin la commission, le Conseil, formée par les 27 présidents et premier ministres seule instance de décision, tout le reste est pour mettre en œuvre, le parlement élu n'ayant aucun pouvoir. Mais alors, que devient la présidence tournante, et bien, elle disparaît puisque ce super président à pour fonction d'assurer de façon permanente cette gouvernance qui n'est plus tournante. Chaque État assurait tous les 6 mois cette présidence ce qui bien entendu provoquait des discontinuités dans la politique de l'UE, tous n'en n'ont pas la même vision. En outre à 27 ce n'était plus possible, un président aurait été sollicité tous les 13 ans soit 156 mois. Et puis, tous n'ont pas la même capacité de gouvernance et on l'a vu lors du passage entre Sarkozy et le président Tchèque Valclav Klaus.

    Dès lors que le traité de Lisbonne est approuvé par tous cette super présidence est impérative, mais cela ne signifie en rien que le fonctionnement de l'UE sera meilleur pour nous. Aucun de nos problèmes de délocalisation ne peut être remis en cause, la circulation au sein de l'UE sera même plus aisée. Le seul point qui paraît positif est le contrôle du coût de cette super présidence. Les excès dépensiers comme ceux de Sarkozy ne pourront plus se produire. Par contre ce qui me paraît ne pas être positif, c'est la formation de couples voir de groupes ayant une même vision jouant les uns avec ou contre les autres de leur influence, ce n'est jamais bon. La majorité qualifiée le permet, voir mon article sur le traité de Lisbonne, ici. Dans cette gouvernance l'UE ne peut que se morceler.

    Nous avons donc deux nouveaux inconnus, après dix années de réflexion le but d'avoir une Europe qui parle de la même voix serait donc atteint d'autant que ce sont des négociateurs, pas si sûr. Et puis avec Sarkozy, rien n'est acquis si l'on ne fait pas ce qu'il veut il se fâche, se sont donc des postes de figurants, comme nos ministres.

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    Ils devront faire leur poste, montrer leur charisme et leur compétence et ce sera d'autant plus difficile qu'ils n'ont pas l'expérience d'un tel poste. Pour Catherine Asthon 53 ans jamais élue, jamais ministre et peu d'expérience en matière diplomatique, de centre gauche, il faut bien équilibrer un peu, elle rassemblait les trois critères à l'équilibre entre les postes de responsabilités Européens, pas d'ombre surtout.

    Quelles sont les fonctions essentielles de cette super présidence, assurer la préparation et continuation des travaux du Conseil. Œuvrer pour faciliter la compréhension et le consensus au sein de l'UE ce qui n'est pas la moindre des tâches. Assurer au niveau de sa qualité la représentation extérieure de l'UE pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune sans préjudice des attributions du Haut représentant. L'Administration du conseil comprend trois mille fonctionnaires, c'est donc une grosse machine qui coûte.

    Pour le Haut représentant des affaires étrangères il conduit la politique étrangère et de sécurité commune. Il contribue par ses propositions à l'élaboration de cette politique et l'exécute en tant que mandataire du Conseil. Il «préside» le conseil des affaires étrangères et est «l'un des vice-présidents de la Commission». A terme, le service diplomatique européen devrait compter 5 000 fonctionnaires, une paille !

    Ce n'est pas une moindre tâche souhaitons à cette baronne de réussir ainsi qu'au super président qui auront à faire face à un nombre de plus de 200 réunions annuelles disséminées dans le monde, une tâche quasi impossible, en d'autres termes ils ne seront quasiment jamais à Bruxelles. Il faut donc s'attendre à ce que ces postes évoluent par l'injonction de personnels supplémentaires.

    Il reste un point qui n'est pas abordé dans cette nouvelle Union c'est tout simplement comment faire qu'elle ne passe au dessus de la tête de ses habitants et que le divorce se transforme en mariage. N'oublions pas que 57 % des électeurs se sont abstenus aux dernières élections en juin. Quel écho public à cette nouvelle Union? On a l'impression que tout se passe dans l'indifférence générale et que pour les Français elle représente le moindre de leurs soucis tant les problèmes qu'ils ont à faire face pour vivre sont pour eux essentiels. En fait l'UE passe pour être trop distante, trop bureaucratique une machine dénuée d'humanité pour le commun des mortels, un super gouvernement insaisissable pour beaucoup. Il faut reconnaître que jusqu'à présent que nous a apporté l'Europe autre que la politique agricole par ses subventions et l'Euro que des insatisfactions. Elle a déjà bouleversé notre existence par ce qu'il nous faut adopter d'autres populations de conditions sociales différentes, ce qui pour nous est difficile, globalement nous régressons alors que l'Europe devrait nous enrichir, et c'est sur ce point qu'elle ne peut être comprise. Beaucoup de problèmes sont survenus dont les délocalisations de nos usines dans les pays à bas coûts de main d'œuvre. Et tant que l'UE n'aura pas montré sa capacité à produire autre chose que des décrets communautaires contraires à nos conditions de vie, et à montrer qu'elle est capable de bien être, elle sera ignorée. Si la politique Européenne sert a rendre les gens plus malheureux, elle ne sert à rien. Mettre tout le monde au même niveau social est une forme de communisme et on a vu ce que c'était.

  • L'Europe, l'UMP vainqueur le 07 juin ?

    Cela dépend de la façon dont on compte.

     

    Je me hasarde peut être sachant que la droite fait en général 27 à 28 %, c'est son potentiel de référence. On sait que les élections Européennes s'effectuent par régions eu un seul tour, ce change la donne, il ne faut pas comptabiliser le nombre de voix, mais le nombre d'élus. Actuellement je ne vois aucune liste qui soutien celle de l'UMP, et un anti sarkozisme se manifestant partout, aurait-il atteint le nirvana du raz le bol général ? L'UMP vient d'allumer ses dernières cartouches sur la délinquance et l'insécurité, mais le thème est un peu usé d'autant qu'aucun effet ne s'est fait sentir depuis le Karcher de la Courneuve dans la cité des 4.000. Une indication tout de même c'est le vide qui est fait autour de notre président lorsqu'il se déplace en province, est-ce un signe ? Les mains tendues seraient celles des membres de l'UMP, quand à celles des autres, elles sont tenues à l'écart par les cars de police. Alors que doit-on en penser, l'UMP représenterait un peu moins d'un tiers des électeurs avec 26 % au dernier sondage de l'Institut CSA pour le Parisien «Aujourd'hui en France» réalisé les 19 et 20 mai, comme le montre le tableau ci dessous.

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    Les socialistes ne sont pas en position de force, avec 21 % ils ont leur base électorale habituelle, ce n'est certes pas un bon chiffre eu égard a l'anti-sarkozisme ambiant, mais le PS n'a guère fait mieux aux Européennes même au temps de sa splendeur. En fait, ce n'est pas l'UMP qui est forte mais les socialistes qui n'ont pas réussit à convaincre, étant un parti agissant de par son importance au niveau Européen et présentant un programme commun, il conviendrait de voter pour eux afin de modifier l'orientation à droite de ce parlement, ces 21 % ne seront donc pas suffisants.

    En Île de France le PS est en position délicate attaqué par les deux poids lourds UMP Michel Barnier et Rachida Dati, et le tandem Daniel Cohn-Bendit-Eva Joly pour Europe-Ecologie sans oublier Olivier Besancenot sur la liste du NPA. Dans ce contexte une opération quadras pour sauver le soldat Benoit Hamon qui serait en mauvaise position, placé en troisième position sur la liste socialiste, est lancée avec Manuel Valls, Aurélie Filippetti et peut-être Delphine Batho ainsi qu'Arnaud Montebourg et Sandrine Mazetier qui lors du congrès de Reims, les trois premiers soutenaient Ségolène Royal et les deux autres Martine Aubry. Harlem Désir est proche de Bertrand Delanoë et Benoît Hamon représente la gauche du parti. Dans le sud-ouest la liste UMP est créditée de 23,5 % d'intentions de votes contre 23 % pour le PS dans une région à forte dominance à gauche. Parmi les raisons de cette perte d'influence des socialistes, on peut évoquer la vigueur de la gauche radicale qui rassemblerait pas moins de 16% des votants. La liste du Front de Gauche conduite par Jean-Luc Mélenchon et celle du NPA menée par Myriam Martin, font jeu égal, 7%. Chez les Verts, José Bové engrange sur sa notoriété, Europe Ecologie est créditée, selon le sondage, d'un score de 8,5%. Il est certain que le PS est pris en tenaille à sa gauche par la gauche non socialiste et à sa droite par le MoDem. Survira-t-il à ces attaques, ou devra-t-il composer mais avec qui ? Le MoDem ne veut entendre aucun son de la gauche non socialiste et la gauche non socialiste aucun son du MoDem ! Dans cette conjoncture l'UMP se mare.

    Pour Martine Aubry la défaite annoncée est du coté de l'UMP. Pour elle la liste UMP est la seule qui défende la politique menée par Sarkozy, à cela rien d'étonnant, elle rejoint mon analyse, ci dessous

    Si l'on comptabilise les sondages anti UMP on arrive à 56 % contre 42 % en comptant à droite toutes celles qui ne sont pas de gauche comme le NPH-CPNT, Lalanne Waechter, et Dupont-Aignan. L'écart est net, mais il ne montre pas pour autant une forte anti-adhésion à la politique de Sarkozy, qui, si elle était mesurable, donnerait probablement un écart encore plus important. On ne peut donc tirer des conclusions de rejet absolu de sa politique intérieure sur ces élections Européennes, ou chacun joue sa chance, car en fait ces élections, pour nous Français elles n'ont d'Européennes que le nom. Mais on peut par contre affirmer qu'elles sont fortement influencées par la politique intérieure de Sarkozy qui n'est plus approuvée que par moins d'1/3 de Français.

    Une chose est certaine c'est le nombre d'abstentions blancs ou nuls en augmentation pour atteindre 54 %. Je pense eu égard au peu d'enthousiasme pour ces élections que ces mécontents ne peuvent qu'augmenter.

    Il ne faut pas oublier que le traité de Lisbonne modifié à la sauce Sarkozy que beaucoup nomment «Constitution Giscard modifiée» n'a pas été ratifié par voie référendaire mais par la voie parlementaire pour laquelle Sarkosy n'avait pas le consentement sur l'Europe. Il a été sibyllin, et finalement il a dupé les Français en passant au dessus de leur Non sur le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe élaboré et rédigé par le président Valéry Giscard d'Estaing, «voir ici, le vote des Françaises et des Français doit être respecté ?», «mais aussi ici ,Divorce sans Consentement mutuel par Dominique Dutilloy» concrétisant l'élargissement à 27, et ayant pour conséquence des décisions à une majorité relative, sauf pour des cas engageant le destin des pays membres ou l'unanimité totale des pays membres est requise. Ceux qui ont un peu de mémoire ne peuvent admettre ce hold-up de leur expression démocratique qui fait force de loi.

    On ne casse pas un vote référendaire par un vote parlementaire.

    Il nous faut remarquer que le vote en faveur du non n'existe plus, tous les partis auraient admis l'Union Européenne, ce qui est étonnant quand on connait maintenant ses défauts, délocalisations, aucune cohésion en politique étrangère, des divergences notables face à la crise, et des décisions à Bruxelles en matières alimentaire contraires à notre art culinaire fromages, vins etc...Décisions que l'on approuve quand elles nous sont agréables et que l'on rejette quand elles ne le sont pas alors que nos commissaires à la Commission de Bruxelles sont parties prenantes de ces décisions. Position plus incohérente tu meurs. Avant on pouvait encore faire confiance à nos élus et les suivre dans cette construction Européenne, mais à 27 c'est ingouvernable, et seuls les échanges commerciaux avec un peu de cohésion et de règlementation restent les seuls avantages de cette Europe. C'est d'ailleurs pour cela que d'autres veulent la rejoindre comme la Turquie pour laquelle Sarkozy, sibyllin, avait prévu un référendum qui semble ne plus être d'actualité. Il faut en avoir conscience.

    L'Europe que j'ai soutenue n'existe plus.

    Dans ce contexte, on ne peut s'étonner de cette désaffection pour l'Europe que l'on veut nous faire accepter. C'est donc une autre Europe qu'il nous faut, une Europe sociale ou les pays membres sont proches socialement, culturellement et politiquement. Cela était possible à 4 ou 5 comme lors du traité de Rome, mais l'élargissement continu et sans consentement mutuel comme l'écrit Dominique Dutilloy, ne passe plus. Nos politiques ont abusés de notre confiance et ils ont détruit l'Europe que nous espérions.

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