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délinquance - Page 3

  • La délinquance l'un des grands échecs de Sarkozy,

    vous avez assez de cette bande de racaille on va vous en débrasser !

     

    Tout le monde se souvient de cette phrase lancée sur la dalle d'Argenteuil le 25 octobre 2005 lorsqu'il était ministre de l'intérieur. Et puis, «je vais nettoyer cette racaille au Karcher» mots qui ont mis le feu aux banlieues. C'était à la Courneuve le 20 juin 2005 à 22 heures dans la citée des 4.000. Les voyous vont disparaître, «je mettrai les effectifs qu'il faut, mais on nettoiera la Cité des 4000». Une dizaine de jours plus tard, toujours à La Courneuve, il renchérit, le terme «nettoyer au Karcher» est le terme qui s'impose, parce qu'il faut nettoyer cela. Alors une vidéo à été faite que je conseille d'écouter entièrement,

    Le vrai Sarkozy


    Bien entendu cette délinquance doit être combattue, mais pas avec de tels mots, en balançant des épaules, mais avec des actes, qui ne sont pas de l'esbroufe, ni du populisme, ni du sécuritaire, mais des vrais actes respectueux des personnes. Et de plus ne pas réduire le nombre de policiers et gendarmes. Sarkozy veut moins de policiers par voitures pour multiplier les patrouilles et moins de CRS mobilisés dans les cars. L'idée est lancée, la police et la gendarmerie doivent faire preuve de plus de souplesse dans leur mode d'organisation. Ce n'est qu'à ce prix qu'elles pourront surmonter les pertes d'effectifs que leur impose la révision générale des politiques publiques (RGPP).

    «On ne fera pas le coup des effectifs», on ne peut s'exonérer de la règle du «un sur deux», c'est-à-dire le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite, dans les faits, à Beauvau, le rythme serait plutôt de un sur trois, voir ici. Faire éclater les prisons par le trop plein n'est pas non plus la solution car elle conduit à cette délinquance aux suicides, voir mon article Mort avant de vivre ici .

    Calais, la loi de la jungle
    LEMONDE.FR | 17.09.09

    © Le Monde.fr

    On se rappelle le coup de bluff de Sarkozy quand il a fermé Sangatte, les clandestins se sont retrouvés dans la rue à migrer un peu partout. Contrairement aux déclarations de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, la destruction du camp n'a pas «réglé» le problème des exilés. Ils ont essaimé à travers le Calais dans des camps de fortune situés à Dunkerque, Cherbourg, Dieppe ou à proximité des aires d'autoroutes de Norrent-Fontes et Grand-Synthe. «Ces endroits existaient déjà à l'époque de Sangatte, mais après 2002, ils se sont multipliés», explique Gérard Sadik, de la Cimade.

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    Au centre de Sangatte, les immigrés clandestins vivent dans un hangar, aidés par la Croix Rouge Française. Olivier Jobard / SIPA

    Alors Eric Besson qui veut être plus réaliste veut fermer lui aussi la jungle la semaine prochaine dans une déclaration mercredi 16/09/09 sur TF1. Une «solution individuelle» serait proposée à chacun, les choix proposés étant le «retour volontaire», la demande d'asile ou l'expulsion. «si la situation en Afghanistan ne le permet pas, il n'y aura pas de retour forcé» dans ce pays, a-t-il toutefois affirmé. Depuis deux ans, les filières clandestines ont reconstitué une nouvelle plaque tournante du trafic d'êtres humains, à proximité directe du port de Calais, affirment les services de M. Besson, parlant d'une «zone de non-droit». Evidemment ce n'est pas par ce que vous fermez la porte que les clandestins partent, il faut une solution alternative sans cela ils errent dans les rues.

    Il y a des filières clandestines c'est évident, les combattre bien entendu, mais le problème de l'immigration est général, et il ne peut y avoir une solution que par l'aide aux pays migrants. Plus le décalage entre pays riches et pauvres sera maintenu voire accru plus l'immigration prendra de l'importance.

    «Avoir tout misé sur la répression est une des caractéristiques de la droite qui ne connait rien d'autre que l'affrontement par la force et qui a toujours montré que c'était une erreur. Un chef d'État doit être équitable et ne pas faire de l'injustice économique par ses réformes qui sont la cause de tout, sans justice entre les Français, pas de paix sociale».

    Que ce soit difficile de combattre la délinquance nul n'en doute mais on ne trompe pas les Français de cette façon en prétendant l'éradiquer alors qu'elle ne cesse d'augmenter. Ce servir de la peur pour arriver à ses fins à être président de la République n'est pas honorable. Si un homme ou femme de gauche avaient prononcé ces mots et se seraient conduit de la sorte, ils auraient été vilipendés.

    Il a fallu vraiment que l'opposition soit tombée bien bas pour que Monsieur Sarkozy soit devenu président de la République, ses divisions ont été le tremplin de la droite.

    En octobre 2005 deux adolescents qui fuyaient la police, par peur me semble-t-il puisqu'ils n'avaient rien fait de mal, meurent dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois le 27 octobre et les émeutes se sont répandues à travers la France. L'état d'urgence a été déclaré le 08 novembre 2005 et a été maintenu pendant trois semaines.

    Les faits d'émeutes dans les banlieues tout le monde s'en souvient, et il est logique de penser que le comportement agressif et vulgaire de notre président ne pouvait que conduire à des émeutes mettant en danger nos vies, la chasse au faciès conduisant à la cagoule et faisant le reste. Elles ont fait beaucoup de mal aux Français surtout aux habitants de ces banlieues qui ont vu leur voiture incendiée et leur ville saccagée.

    Ces voyous qui n'ont rien n'ont rien à perdre,

    et la question est pourquoi sont-ils des voyous ?

    Sur les voitures brulées, c'est la chape de plomb, l'État a interdit la publication des chiffres sur le nombre de voitures brulées, il ne faut pas que l'on sache, circulez il n'y a rien à voir. C'est dire si les chiffres doivent être éloquents !

    J'avais noté les chiffres publiés par le Monde.fr du 03/01/09, 1447 véhicules ont été incendiés la nuit de la Saint Silvestre, 30,64 % de plus qu'il y un an. Dans la nuit du 31 décembre 2007 au 1er janvier 2008, quand 878 véhicules avaient brûlés. 35 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés dans toute la France. Ils ont procédé à 288 interpellations, soit 29 de plus qu'en 2008. Mais pour spectaculaire qu'il soit, ce n'est pas cet accroissement qui frappe les observateurs. Le ministère de l'intérieur relève que pour la première fois le phénomène atteint des départements ruraux qui ne sont habituellement pas le théâtre de violences.

    Ainsi en Charente, dans l'Ain, le Calvados, le Loir-et-Cher, les Deux-Sèvres ou en Haute-Savoie, des voitures ont été brûlées, entre une et six selon les lieux, là où, le reste de l'année, les responsables de la sécurité n'observent pas de tension particulière. C'est donc devenu un acte banal, on brule des voitures pour faire comme tout le monde, «qui n'a pas brulé sa voiture ?» serait presque le slogan de respect entre ces voyous, et Sarko que fait-il, il empêche la publication des chiffres, comme il ne peut mettre tout le monde en prison.

    C'est le début de son impuissance.

    Quand au 14 juillet motus et bouche cousue. Seul le bilan de la première nuit a été communiqué, «quelques 500 véhicules» auraient été incendiés pendant la nuit du lundi 13 au mardi 14 juillet, ce qui constitue le plus mauvais résultat jamais enregistré la veille de la Fête nationale. Malgré des demandes répétées au ministère de l’intérieur et à la direction générale de la police nationale (DGPN), aucun chiffre n’a été donné concernant la seconde nuit, du mardi 14 au mercredi 15, «La nuit du 14 juillet, la place Beauvau impose le silence sur le nombre de voitures brulées, voir l'article du Monde.fr ici».

    Mais ce qui est le plus grave ce sont les cas des policiers et gendarmes qui ne sont pas révélés combien sont-ils à avoir été blessés et à avoir subi des injures et autres balivernes pas agréables. C'est bien de soutenir la police, il le faut, et ce serait mieux si une politique différente ne l'exposerait pas à ces confrontations et émeutes par une prise en compte d'une justice économique ne laissant pas une classe de la société à la dérive. Mais là aussi, la société est responsable puisqu'elle rejette en dehors des villes ces malheureux pour ne pas les voir.

    Alors on assiste à une évolution que l'on ne peut plus maîtriser, les cambriolages sont en forte hausse + 12 %, les braquages de commerce et de banques +25 %, au cours de la dernière année, quand aux agressions et violences aux personnes + 14 % entre 2002 et 2008, et à nouveau plus de 4 % depuis un an. Dans ma rue, au mois d'août près de chez moi, trois cambriolages, et puis rien la police est débordée, elle note sur son cahier et basta. Dans le square les femmes seules sont agressées, on les pousse dans le dos, elles tombent, blessées, visage tuméfié épaule luxée plusieurs jour d'immobilisation on prend leur sac et on ne retrouve pas les délinquants. Les effectifs sont réduits, je crois que dans ma commune une seule voiture de police est disponible pour 32.000 habitants ! Alors, le président fait des effets de menton «la hausse des agressions et des cambriolages est inacceptable», il faut de meilleurs résultats, oui mais comment ? Les limites sont atteintes on ne peut plus rien ou pas grand chose on a laissé se développer le cancer de la pauvreté par une politique dogmatique de classe.

    Le déficit budgétaire de l'État a plus que doublé en un an.

    La situation des finances publiques ne cesse de se détériorer, le déficit du budget de l'État Français a atteint 109 mds d'€ au 31 juillet contre 51,4 mds un an plus tôt, a annoncé vendredi le ministère du budget. «L'écart d'une année sur l'autre, 57,6 mds d'€, s'explique principalement par le poids de la conjoncture économique sur l'évolution des recettes, et à hauteur de 25,8 mds, par l'effet des différentes mesures de soutien à l'économie», indique le ministère. La conjoncture économique est certes mauvaise conséquence d'une politique libérale soutenue par Sarkozy et consorts, elle a donc bon dos, mais les réformes telles le bouclier fiscal et les heures sup défiscalises nous privent de recettes rendant encore plus catastrophique notre économie.

    Au 31 juillet, les recettes du budget général de l'État s'établissaient ainsi à seulement 133,8 mds d'€, contre 175 mds à la même date en 2008, soit une baisse de 23,5 %. Les recettes fiscales nettes accusent une baisse de 37,5 mds sur un an, dont 11 mds de manque à gagner lié aux mesures de soutien à la trésorerie des entreprises dans le cadre du plan de relance. Quant aux dépenses totales de l'État, elles progressent de 5,3 % sur un an, atteignant fin juillet 215,2 mds d'€, contre 204,4 mds il y a un an. Nous ne sommes pas dans une réduction des dépenses alors que celles des Français subit une forte baisse l'État lui augmente les siennes allez comprendre, le chômage est en forte augmentation par suite de la baisse de l'activité en général due à celle de la consommation, sans consommation suffisante l'économie s'effondre. Le blocage des salaires et l'augmentation des prélèvements et autres taxes ont tué les recettes fiscales et sans les privilégiés qui ont un revenu assuré nous serions en faillite, nous sommes aux portes d'une divergence économique grave.

    Ce n'est pas avec cette perspective que la délinquance risque de se réduire mais d'augmenter. Les quelques années Sarkozy qui ont suivit celles de Chirac ont creusé notre abime économique tout en accroissant la délinquance.

    La «politique du chiffre» consistant à récompenser le travail, cheval de bataille de la droite, menée depuis des années, y compris en indexant la rémunération des policiers sur leurs performances et le nombre d'affaires élucidées, est un fiasco.

    Premièrement,

    elle privilégie la répression au détriment de la prévention de la délinquance, plus indispensable que jamais dans une société fragilisée. La suppression de la police de proximité n'a rien arrangé, elle avait pour but une action préventive. L'esprit obtus du président, absolument hors du temps, en déclarant que la police n'a pas être dans les quartiers sensibles mais à faire son travail, ce qui est vrai dans l'absolu, mais montre qu'il ne sait pas s'adapter à l'évolution de la société. Être présent dans ces quartiers sensibles proches des gens est une forme de prévention et de régulation.

    En demandant au gouvernement un nouveau «plan» en la matière, le chef de l'Etat reconnaît d'ailleurs le bilan déplorable de sa «loi sur la prévention sur la délinquance de mars 2007» voir le résumé sur Libération.fr ici .

    Deuxièmement,

    la réduction des effectifs de police, engagée cette année, n'assure plus aux forces de sécurité les moyens dont elles estiment avoir besoin. Enfin, la surpopulation des prisons pose cruellement la question de l'application des sanctions pénales. Ni le «coup de collier» demandé par M. Hortefeux aux policiers, ni les coups de menton du président de la République ne suffiront pour régler ces problèmes le Monde.fr ici.

    L'espérance d'une évolution sociale meilleure est un leurre, les effectifs des entreprises ont été épurés, les embauches s'il y en a seront au salaire minimal, à prendre ou à laisser. Les rentrées fiscales ne seront pas à la hauteur pour redresser nos comptes, les taxes ont atteint leur limites, donc les moyens de lutte conte la délinquance ne seront pas assurés.

    Seule une politique différente pourrait apporter un peu d'air.

  • Du fait divers au fait général,

    d'auscultation des cartables.


    Le 15 mai dernier dans un collège de Fenouillet en Haute-Garonne, une enseignante a été légèrement poignardée (blessée) par un élève de 5ème, fait rarissime mais qui fait suite à de nombreux actes de délinquance dans nos écoles commis par des élèves de plus en plus jeunes. Les chiffres sont inquiétants, 34 % des lycées (enseignement général et technologique), 56 % des lycées professionnels et 60 % des collèges se disent concernés par les violences verbales. 34 % des lycées, 54 % des lycées professionnels et 57 % des collèges se disent concernés par les violences physiques. (Source : Education nationale).

    Cette violence s'exprime sous différentes formes, elle est principalement verbale, injures entre élèves ce qui a toujours existé.

    Une scène se passe à la cantine d’un collège parisien. Un élève se sert de l’eau à la fontaine et, sans le faire exprès, éclabousse son voisin. Le ton monte, les insultes partent, «Tu pourrais t’excuser, espèce de c... ». Très vite, les deux élèves s’empoignent, jusqu'à ce qu’un adulte intervienne et les sépare. Les élèves sont tendus, les nerfs sont à vifs.

    Ce genre de dispute est fréquent. Doit-on en conclure qu’il existe aujourd’hui davantage de violence dans les établissements scolaires ? «Il y a toujours eu des bagarres dans les cours de récréation, mais, depuis quelques années, nous sentons monter une tension très forte», témoigne Jean-Louis Dubremetz, directeur du collège Saint-Joseph de Lille. Son établissement de 460 élèves se situe en périphérie, près de quartiers constitués de barres d’immeubles. «La violence est surtout verbale, insultes, impolitesse, marques d’irrespect. Très rapidement, les élèves peuvent en venir aux mains, voir ici .

    Dans l’ensemble scolaire Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle à Saint-Denis, qui accueille 2 200 élèves, Mona Decreton, directrice du collège, fait une constatation semblable, «Les élèves s’insultent fréquemment, et cette manière de s’exprimer leur paraît normale. «La violence verbale est en quelque sorte le symptôme d’un manque de respect à l’égard des biens et des personnes, qui peut conduire ensuite à des comportements plus graves».

    Entre élèves et enseignants la violence est récente, elle est de rejet, le mal vivre, elle n'existait pas il y a plusieurs années. Le respect du maître n'est plus ce qu'il était et il suffit d'un seul cas dans une classe pour que d'autres se livrent aux insultes afin de se monter dans une dominance de bande. Les enseignants ne maîtrisant plus la situation sont déstabilisés et les mauvaises notes pleuvent rendant ainsi une classe ingouvernable. Des élèves sont renvoyés.

    Il y aurait le harcelement sexuel des garçons sur les filles et sur certains élèves handicapés.

    Le viol très très isolé dans les écoles, inconnu dans certaines localités. Il y a un exemple récent, une élève a été victime d’un viol collectif de la part de ses camarades dans une grande ville.

    Le vandalisme est bien souvent venu de l'extérieur à l'école, les élèves s’en prennent souvent aux édifices publics, aux cabines téléphoniques, aux bâtiments de l’école, aux matériels pédagogiques.

    Les vols et rackets sont en forte augmentation dans l'école primaire, un agissement de bandes.

    Et bien entendu les cas marginaux de délinquance à l'arme blanche pour se venger de mauvaises notes ou pour des luttes d'influence entre bandes. De plus en plus, des jeunes ont le sentiment d’appartenir à une cité, à un groupe d’immeubles. Des bandes se forment et, à l’occasion, s’affrontent. Il arrive que le territoire en cause soit beaucoup plus réduit, Mona Decreton se souvient d’une querelle violente dans un bus, entre deux filles qui se disputaient le même garçon...

    La violence qui sévit à l’intérieur des établissements scolaires est une violence «importée» de l’extérieur. Eveline Geoffroy, directrice de Saint-Germain de Charonne à Paris 3ème, aime rappeler que «la rue entre dans l’école tous les matins». Son établissement se trouve dans le XXe arrondissement, dans un quartier populaire, dont les habitants sont de nationalités, de cultures et de religions différentes. Cette diversité est bien sûr représentée parmi les 700 élèves, écoliers et collégiens, accueillis par l’établissement. Les tensions existant dans le secteur ont forcément des répercussions dans la vie scolaire. «Tout ce qui est «tricoté» ici dans la journée peut être défait en une nuit et à reprendre le lendemain».

    L'école n'est-elle pas le reflet de notre société, c'est une société en miniature et d'aucuns diront que c'est l'abandon des parents dépassées par leur situation familiale, c'est vrai si l'on se place dans le contexte d'il y a plusieurs dizaines d'années, ou la famille représentait encore une valeur, mais ce n'est plus le cas. Nous avons détruit la famille par désir de liberté d'égoïsme et d'indépendance. Le père la mère ne sont plus écoutés, ils ne sont plus un exemple, comment le pourraient-ils, ayant des difficultés pour vivre créant parfois un climat conflictuel, et l'enfant, ne sachant que faire, va chercher dans la rue, avec ses copains un peu de joie.

    N'est-elle pas recomposée pour beaucoup d'entres elles, n'est-elle pas devenue libre par tout ce qu'elle montre aux enfants, ou sont les interdits ? N'a-t-elle pas perdu ses références, tout cela ne conduit-il pas à faire naître chez le mineur, qui raisonne peu, et qui dans une ambiance conflictuelle par des parents sans travail, montre une révolte désordonnée qui s'exprime sur son terrain, la rue et l'école ?

    Ou est l'exemple de nos dirigeants qui pour beaucoup d'entres eux montrent un exemple détestable par le peu d'honneur dans leur comportement politique et civique. Sans chef exemplaire moralement, politiquement, civiquement sur lequel la société puisse prendre exemple, elle perd ses repères.

    Il faut un chef à une nation qui représente une valeur d'exemple !

    Evolution inéluctable qui n'a plus de remède puisqu'elle résulte de l'abandon par la société d'une partie de sa population.

    Alors ne sachant résoudre le problème de fond, Xavier Darcos prône la fouille à l'école. Le ministre de l'Education nationale a proposé de réfléchir à la création «d'une force mobile d'agents» et jugé nécessaire de pouvoir fouiller les élèves en cas de soupçon. Il a proposé jeudi 21 mai de réfléchir sur des missions de prévention et de contrôle de la violence, et jugé nécessaire de pouvoir fouiller les élèves suspectés de transporter des armes. «Puisqu'il faut des moyens, mais des moyens bien utilisés, je veux mettre en débat la possibilité de créer, auprès des recteurs, une force mobile d'agents qui pourront intervenir dans les établissements sur des missions de prévention et de contrôle», a-t-il déclaré lors de l'ouverture du 90e Congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP), qui se tient à La Rochelle de jeudi à samedi.

    Il n'est pas dit d'ailleurs qu'elle soit accepté pas les parents qui verraient d'un mauvais œil la fouille de leurs enfants.

    Que doit-on en penser, en premier c'est ce que j'ai appelé la politique des cas, voir ici. On risque d'apporter, à partir de quelques cas certes graves, un remède, étendu à tous, qui peut s'avérer plus néfaste que le mal que l'on veut juguler.

    Si, la mise en place de portiques de détection de métal pourrait empêcher l'entrée de couteaux ou autres objets contendants, elle ne résout en rien la violence verbale et la violence tout court. Sans couteaux on peut violer une ou des filles voire tabasser un écolier qui n'accepterait pas le racket de la bande, insulter son maître. Il n'est pas nécessaire d'avoir un couteau pour faire du mal, c'est donc une mauvaise solution.

    La politique menée depuis des années est une politique d'escalade vers la répression associée à la réduction des moyens et effectifs. On voit qu'elle ne produit aucun effet positif sur la délinquance juvénile. La réduction des pions, c'est à dire des surveillants dans les collèges n'a rien arrangé, bien au contraire elle permet à la délinquance de s'épanouir envers les maîtres, et ils sont contraints de sanctionner, ce n'est pas leur rôle. A partir de là, les jeunes au lieu de s'en prendre aux pions s'en prennent à eux. On a cassé le paravent des pions entre les voyous et les maîtres. Alors, on souhaite le rétablir par une force mobile d'agents, mobile qui ne serait donc pas sur place, c'est n'importe quoi ! Il faut qu'elle y soit, qu'elle connaisse les fauteurs de troubles en d'autres termes qu'elle remplace les pions qui ont été supprimés.

    Comment peut-on faire face à la situation ? En rétablissant les pions, mais le mal est fait, il sera difficile de le juguler.

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