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délinquance - Page 2

  • Ou en est la sécurité de Sarkozy,

    après celle de Daniel Vaillant ?

    «Voir aussi la sécurité de Sarkozy».

    Support Wikipedia Qui ne se souvient pas des propos de Nicolas Sarkozy lorsqu'il prit le ministère de l'intérieur le 06 mai 2002 sous la gouvernance de Jean-Pierre Raffarin ? Il n'avait pas de propos assez durs pour qualifier la politique de son prédécesseur Daniel Vaillant et sur la politique angélique de la gauche en matière de police et de sécurité. Ses premières actions, a part ses propos «débarrasser les Français de la racaille», de «nettoyer les banlieues au karcher» en montrant ses gros bras entourés de cars de police, furent la suppression de la police de proximité mise en place par le précédent gouvernement justement pour lutter et prévenir contre l'insécurité, voir «L'échec de Sarkozy, la sécurité». Et puis bien entendu la fusion police gendarmerie le 1er janvier 2009 pour ne faire qu'un seul corps sous ses ordres, alors que ce sont deux corps différents, voir AgoraVox.

    Le nombre de lois publiées est assez impressionnant pour un résultat médiocre. On sait bien que trop de lois tuent la loi, ne sachant plus ce qu'il faut appliquer. De plus, les effectifs de police ont été considérablement réduits estimant que la vidéo pouvait remplacer la présence policière. Cette prolifération de caméras sécuritaires, si elle apporte un plus, toute information est bonne à prendre, encore faut-il qu'elle soit exploitable, ce qui n'est pas prouvé eu égard à son coût de dépouillement.

    J'ai subi en décembre 2010 le vol à la tire de ma carte bancaire et le délit a été très important, et malgré les caméras qui enregistrent tous les achats dans les magasins ou ils furent effectuées, les coordonnées et l'heure des achats étant connus, aucun des voleurs n'a encore été appréhendé et pourtant des recoupements sont possibles, il suffit de le vouloir. Aux dernières informations rien n'a encore été fait ! La prolifération des délits de toutes sortes fait que nos services de police, pas assez nombreux, sont contraints de faire des choix ne pouvant tout traiter. Les délits mineurs comme le vol à la tire d'une carte bancaire par exemple sont laissés dans les dépositions, par ce que les assurances et les banques remboursent le délit en général. Cet ensemble de délits de vols à la tire, vols à la portière, de portables arrachés des mains, de petites agressions corporelles, voire de voitures, ou cambriolages d'habitations qui ne sont jamais résolus, empoissonnent plus les Français que les grosses affaires.

    Une vingtaine de lois sur la sécurité intérieure ont été votées depuis 2002. Si le nombre global des crimes et délits constatés par la police est en baisse, ce qui reste à vérifier, tout n'est pas déclaré à la police sachant que souvent c'est inutile aucune suite n'est donnée, d'autant que vous êtes mal reçu. Une forme plus grave et plus violente de délinquance est en augmentation constante, celle des agressions physiques et crimes contre les personnes. Ceux-ci représentaient 303.552 des infractions constatées en 2002 et 408.251 en 2008, soit une augmentation de +34 % en 6 ans ! Parallèlement, les atteintes volontaires à l’intégrité physique 381.400 en 2002 sont en hausse de plus de 19% en 7 ans pour s'établir à 455.911 atteintes enregistrées en 2009. Mais, le plus révoltant est aussi le fait que de nombreuses condamnations ne sont pas exécutées faute de prisons.

    On tue maintenant pour rien, que ce soit dans la rue et même à l'école par des enfants et adolescents. Les crimes n'ont pas de limite, un vigile de 35 ans d'une discothèque d'Ivry sur Seine à été abattu vers 4 heures du matin par ce qu'il en refusait l'entrée. Les trois hommes qui s'étaient présentés sont repartis et sont revenus armés d'un fusil, et l'un deux a tiré à deux reprises sur ce groupe de vigiles.

    La question que beaucoup se posent est «la politique répressive engagée par Sarkozy dans une situation de misère, ne nourri-t-elle pas la délinquance ?» Dans ce contexte le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des forces de sécurité publique fait le point.

    Ce rapport de 248 pages nous apprend ce que nous savions déjà, une baisse des moyens en effectifs, mais cette baisse de moyens est inégale. Par exemple la Seine-Saint-Denis a vu ses effectifs augmentés de 8,8 %, dans l’Essonne 8 %, une faible hausse en Seine-et-Marne 2,2 %, dans le Val-d’Oise 1,3 % et les Yvelines 0,7 %, et une baisse non négligeable dans les Hauts-de-Seine - 3,0 % et le Val-de-Marne - 4,4 %. Pour Paris l'évolution serait favorable par suite de l'intégration des départements limitrophes, Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, sous l’effet de l’instauration de la police d’agglomération en septembre 2009, au sein de la nouvelle Direction de la Sécurité de Proximité de l’Agglomération Parisienne (DSPAP). Les effectifs parisiens sont restés stables entre le 1er janvier 2006 et le 1er janvier 2010 avec 20.394 agents à cette date tandis que ceux de la police nationale ont diminué de 1,6 % au cours de la même période. Par contre depuis 2009 un renversement de tendance sur l'évolution des effectifs des services de la DCSP, Direction Centrale de la Sécurité Publique, et des unités de la gendarmerie départementale, s’inscrit dans le cadre de celle de la police et de la gendarmerie dans leur ensemble, retracées par le tableau ci-dessous.

    Dans le cadre de la loi de finance la réduction des services publics s'est poursuivie en 2011 à hauteur de 712 emplois et la gendarmerie à hauteur 96 emplois. Le mouvement de réduction s'est poursuivi sur le nombre de policiers fonctionnaires dans les DDSP pour tomber à 50.928 au 1er janvier 2011, annulant de plus de la moitié l'accroissement qui avait été obtenu au cours de la période 2003-2009. A cela vient s'ajouter une baisse des budgets de fonctionnement hors rémunération. La période 2006-2010 voit la réduction des dépenses de fonctionnement avec une hausse des rémunérations que l'on peut attribuer à la politique au mérite malgré la baisse des effectifs.

    Nous avons donc le résultat suivant, notre police nous coute globalement plus cher avec moins d'effectifs c'est à dire moins de sécurité.

    Le rapport marque un développement des polices municipales, qui sous une forme cachée supplie à la police de proximité supprimée par Sarkozy sans que pour autant elles disposent des mêmes moyens. Elles sont un pis aller développé par les communes mais ne peuvent lutter contre la délinquance. Ces polices municipales sont nommées par le maire et sont à la charge des communes. Elles reçoivent un double agrément du préfet et du procureur de la République et prêtent serment devant le tribunal d’Instance dans leur ressort. Ces policiers municipaux comme les Agents de Surveillance de la Voie Publique AVSP, titulaires ou contractuels, n'appartiennent à aucun cadre d’emplois spécifique ce qui rend leur fonction quelque peu précaire. Ils sont munis d’une carte professionnelle, mais n’ont pas qualité d’agent de police judiciaire adjoint et ne suivent pas de formation obligatoire. Ils ne peuvent pas porter d’armes de 4ème et 6ème catégories. Ils sont chargés de la verbalisation aux infractions au Code de la route, au Code de la santé publique et peuvent constater les infractions aux règles relatives aux bruits de voisinage et sont affectées à la surveillance des abords des écoles. L’îlotage est organisé à des fins préventives et ne conduit pas à des interpellations. Le seul armement dont, le cas échéant, sont dotés ces policiers relève de la 6ème catégorie. Ils ne travaillent pas la nuit. Compte tenu de l'hétérogénéité des polices municipales la Cour recommande

    • d'instaurer la transmission aux préfets, outre les maires, des avis de fin de formation des stagiaires émis par le CNFPT, Centre National de la Fonction Publique Territoriale, afin de motiver les décisions d’agrément,
    • créer une obligation de formation continue des directeurs de police municipale,
    • étudier de nouvelles modalités de contrôle des polices municipales par le ministère de l’intérieur.

    Le développement de la vidéo-surveillance est fortement controversé car son but qui serait de compenser le manque des forces de police sur la surveillance des voies publiques et des transports est contesté. Il est prévu d'implanter 60.000 caméras à l'horizon 2012 sachant qu'en 2008 20.000 étaient implantées. En dehors des chiffres donnés par le ministère de l'intérieur et ceux recensées par l'enquête de la Cour des comptes qui montre des écarts, c'est le but politique qui est cherché. La vidéo-surveillance rebaptisée vidéo-protection dans le cadre de la loi Loppsi du 14 mars 2011 est considéré comme l'un des moyens pour réduire le nombre des délits et améliorer leur taux d’élucidation, voir Loppsi qu'est-ce c'est, et Loppsi qu'est-ce qu'on a retiré. Le rapport rappelle que le Conseil constitutionnel a annulé les dispositions de l’article 18 de la Loppsi 2 qui autorisait des personnes privées à procéder à une surveillance de la voie publique parce qu’elles constituaient «une délégation à ces personnes des tâches inhérentes à l’exercice par l’État de ses missions de souveraineté» et méconnaissait «les exigences constitutionnelles liées à la protection de la liberté individuelle et de la vie privée». A ainsi été retirée de la loi, votée par le Parlement, la possibilité pour l’autorité publique ou toute personne morale de confier par convention l’exploitation de son système de vidéo-surveillance de la voie publique à un opérateur public ou privé agréé par le préfet, et le cas échéant, à une société de sécurité placée sous le régime de la loi du 12 juillet 1983 relative aux activités privées de sécurité. Le rapport souligne par ailleurs une absence des contrôles à postériori. Dans sa conclusion, le rapport pointe l'efficacité de la vidéo-protection la ou elle est largement implantée comme à Nice mais aussi pointe son coût de 300 M€, subventionné, en moyenne, à hauteur de 40 % par l’État, au moyen du Fond Interministériel de Prévention de la Délinquance FIPD, doté de 30 M€ en 2010. Les collectivités territoriales financent 60 % de l’investissement et supportent les dépenses de fonctionnement, de l’ordre de 300 M€ par an. En conséquence, il aurait été souhaitable, notamment du fait de l’importance des sommes en jeu, qu’une évaluation de l’efficacité de la vidéo-surveillance accompagne, sinon précède, la mise en œuvre, de ce plan de développement accéléré. La France se caractérise par la quasi-absence d’enquête scientifique sur le sujet. Une seule étude a été menée par le ministère de l’intérieur essentiellement à partir des statistiques de la délinquance enregistrées à l’état 2001. Cependant, ses résultats contradictoires, autant que sa méthode, ne permettent pas d’en tirer des enseignements fiables. Les études menées à l’étranger ne permettent pas non plus de conclure à l’efficacité de la vidéo-surveillance de la voie publique.

    La Cour recommande un certain nombre de mesures comme,

    • de se doter des moyens d’une connaissance exacte du déploiement des systèmes de vidéo-surveillance par les collectivités locales,
    • d’engager une évaluation de l’efficacité de la vidéo-surveillance de la voie publique dans la prévention de la délinquance et l’élucidation des délits,
    • d’organiser l’insertion systématique par les services de police dans les comptes-rendus d’enquête,
    • de mettre en œuvre une mesure analogue dans la gendarmerie nationale,
    • de joindre à l’arrêté préfectoral d’autorisation des systèmes de surveillance de la voie publique la liste nominative, ou au moins fonctionnelle, des personnes habilitées à visionner les images,
    • de prévoir l’obligation pour les communes de soumettre tous les personnels chargés de l’exploitation de ces systèmes à l’obligation de suivre un programme de formation conforme à un modèle type arrêté par voie réglementaire, d’inciter les communes à adopter un règlement intérieur du CSU, Centre de Supervision Urbain.

    On ne comprend pas, à l'étude de ce rapport, les critiques formulées par Claude Guéant et l'UMP, alors que la Cour des comptes fonctionne d'une façon collégiale, d'autant que les magistrats qui la compose sont les mêmes que ceux sous Philippe Seguin. En outre, et cela est important, le rapport à été présenté à toutes les institutions qu'il évoque, elles sont en annexe à partir de la page 190. Les 33 maires auxquels ce rapport à été présenté ne l'ont contesté sur le fond, pas plus que le garde des Sceaux.

    Les observations de Claude Guéant sont à la page 196. Pour lui un nombre «important d’inexactitudes, d’erreurs d’analyse, d’oublis et d’appréciations manquant parfois d’objectivité». Il regrette que les auteurs se soient limités à la seule période 2002-2009. Il conteste le mot «contrasté» mentionné au début du rapport. Par contre, il note que la Cour reconnaît positivement, dans une autre partie du rapport, «que la politique conduite dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure d’août 2002, s’est traduite par huit années consécutives de baisse de la délinquance et ce, alors que la population Française dans le même temps augmentait de 3,2 millions d’habitants». Il s'élève fortement contre la fausse allégation selon laquelle les récentes évolutions budgétaires «pourraient ne pas être sans risques pour l’efficacité de l’action des forces». Une telle appréciation «ne repose sur aucun fondement sérieux». Il annonce qu'il est décidé à poursuivre cette politique d’aide à l’équipement partout sur le territoire avec pour objectif le déploiement de 60.000 caméras d’ici 2012. Pour ce faire, outre les 35 millions d’euros entre 2007 et 2009, 30 millions d’euros ont été mobilisés sur le fond interministériel de prévention de la délinquance en 2010 et un effort similaire sera effectué en 2011.

  • La délinquance,

    si l'on avait de bonnes statistiques ?

    La délinquance a pour dépendance la misère, ou il y a misère il y a délinquance ce sont deux faits qui évoluent ensemble, c'est évident. Plus la misère est grande plus la délinquance est importante, leur évolution suit globalement la même pente. La misère croit de façon continue, la délinquance croit de façon aléatoire mais sa pente moyenne suit celle de la misère. Croire que l'on va réduire la délinquance est un leurre, elle pour base outre la misère l'incivisme annonciateur de la délinquance. Ou, il y a incivisme il y a délinquance ce sont deux compagnons. On le constate partout dans ces banlieues ghettos ou le bien communal est vandalisé, ou les rues sont sales jonchées de papier, ou l'on crache et on pisse dans les rues, ou il n'y a pas le respect de l'autre, ou il y a le mal à vivre par un rejet de la société dans laquelle vivent les gens, voir ici l'échec de Sarkozy. De cela découle tout le reste.

    La misère c'est quand on s'aperçoit que l'on est rien, elle est morale et matérielle mais surtout intellectuelle par une éducation déficiente, des parents misérables font des enfants misérables. L'école ne peut rien faire à cet état, le plis est pris à la naissance, espérer modifier ce fait est un leurre. Faire de la répression bien entendu, on ne peut faire autrement, il faut sanctionner même durement en sachant bien que la peur n'écarte pas le danger.

    Cela est d'autant plus exact que l'évolution de la délinquance toucherait maintenant les séniors, les personnes de plus de 60 ans. Les projections démographiques de l'Insee donnent une idée de l'ampleur que pourrait prendre la délinquance des seniors, en France aujourd'hui, «un habitant sur cinq est âgé de 60 ans ou plus», mais «cette proportion passera à un sur trois en 2050», rappelle l'étude. Si l'évolution de la délinquance des anciens devait épouser celle de la pyramide des âges, le nombre d'aînés mis en cause par la police passerait donc d'environ 24.000 aujourd'hui à près de 40.000 par an. Pour Alain Bauer criminologue, ce sont les conditions physiques du vieillissement, les gens vivent plus âgés en meilleure santé influe sur les comportements. Déjà, la police commence à attraper dans ses filets davantage de vieux trafiquants de drogue. «Et ce ne sont pas de fébriles vieillards qui cachent chez eux la marchandise sous la contrainte d'un gang de jeune qui les menace. Ils trafiquent délibérément, souvent pour améliorer substantiellement leur retraite», précise un fin connaisseur des dossiers, Le Figaro,fr.

    Plus la répression est dure plus la délinquance est dure, c'est la réaction à l'action. Sarkozy le sait bien, ses gesticulations et ses annonces très dures, il n'y croit pas, c'est seulement pour sa réélection, la sécurité est un bon levier électoral. Le problème pour lui est que l'action qu'il a mené pour la prise du pouvoir n'est plus crédible maintenant. La volonté qu'il manifestait en 2007 contre la délinquance qui a été un facteur dominant, se heurte à l'échec de sa politique pour sa crédibilité en 2012 à continuer dans une action essentiellement réprésive, bien qu'il ne puisse faire autrement vu l'état dans lequel elle est devenue. En fait la délinquance n'est pas son problème s'il l'était il n'agirait pas de cette façon et comme il ne peut supprimer l'évolution de la misère qu'il a engendrée par sa politique de classe, il n'a que la répression pour montrer qu'il agit, mais cela ne peut que se retourner contre lui dans le temps. Ce qu'il espère c'est que cela ne ne nuira pas à sa réélection, à voir ?

    Bien sûr la misère n'est pas toujours délinquance heureusement avant et après la seconde guerre mondiale il y avait de la misère mais elle était comprise, elle touchait une grande partie de la population, actuellement ce qui pose problème c'est l'écart entre le haut de la société et le bas le très bas. Les moyens de communication montrent ce que l'on ne voyait pas avant et cela est un facteur de révolte, on ne tolère plus cette injustice, le monde a évolué pas la droite qui reste sur des politiques de répressions.

    Dénationaliser les bandits une annonce sans fondement eu égard aux difficultés Constitutionnelles engendrées, la plupart de ces délinquants n'ont pas d'autre nationalité de sorte que s'ils sont dénationalisés ils deviennent apatrides ce qui est formellement interdit de faire et de plus, ils s'en moquent. Sarkozy le sait, mais pour son électorat qui n'y voit que du feu c'est tout bon. Pour eux pas de problèmes la délinquance ne les touche pas, elle n'est pas encore dans leur quartier, pour les autres qu'ils se démerdent avec. En attendant les Français ont leur os à ronger et ils oublient un peu l'affaire Woerth, c'est donc tout bon pour Sarkozy. Quand à l'opposition si elle condamne ses propos elle risque d'être accusée de complaisance envers ces bandits, et comme elle n'est pas à la hauteur, elle n'argumente pas comme il le faudrait pour justifier qu'ils sont contraire aux droits de l'homme, voir l'article du Nouvel OBS.com, ici. Ce n'est pas par des phrases jetées au vent que l'on montre sa compétence.

    Pour en venir aux chiffres qui sont nos seuls éléments permettant une vision globale de la délinquance bien que cette vision demande à être affinée, tous les crimes et délits n'ont pas la même importance en termes de pénalité et en termes médiatiques, le bulletin pour l'année 2009 publié en janvier 2010 de l'Observatoire national de la délinquance (prendre le document acrobat reader plus clair) et des réponses pénales enregistrées en 2009 par les services de police et les unités de gendarmerie et de police donne l'état des lieux.

    En 2009, en France métropolitaine, le nombre de faits constatés d’atteintes aux biens est en baisse de moins de 1 % par rapport à 2008 (- 0,7 %, soit - 15 849 faits constatés), le nombre d’atteintes volontaires à l’intégrité physique enregistrées s’est accru de 2,8 % (soit + 12 240 faits constatés) et celui des escroqueries et infractions économiques et financières a diminué de 2,7 % (soit - 10 304 faits constatés).

    Les faits constatés d’atteintes aux biens, d’atteintes volontaires à l’intégrité physique et d’escroqueries et infractions économiques et financières entre 2004 et 2009 en France métropolitaine, sont recensés sur le graphique ci dessous.

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    Entre 2004 et 2009, le nombre d’atteintes aux biens en bleu (vols et destructions et dégradations) enregistrées par la police et la gendarmerie a connu cinq baisses annuelles successives. Il est passé de plus de 2,7 millions en 2004 à environ 2,2 millions en 2009, soit - 17,8 %. En volume, cette variation correspond à près de - 500 000 faits constatés en cinq ans. De 2004 à 2008, le nombre d’atteintes aux biens a baissé chaque année de 75 0000 faits constatés ou plus. Entre 2006 et 2007, la différence a même dépassé le seuil des 170 000 faits constatés en moins sur un an, soit - 6,7 %. En comparaison des quatre diminutions annuelles qui l’ont précédé, la baisse de 0,7 % observée entre 2008 et 2009, soit - 15 849 faits constatés, est de 5 à 10 fois plus faible en volume. Cela marque un arrêt dans la période de fortes baisses des faits constatés d’atteintes aux biens. En vert les escroqueries et infractions économiques et financières.

    En 2009, l’augmentation annuelle du nombre de faits constatés d’atteintes volontaires à l’intégrité physique en orange est proche en proportion de celle de 2008, elle s’établit à + 2,8 %, sachant qu’en 2008 elle se situait à + 2,4 %. En 2005 et 2006, on avait déjà pu mesurer deux hausses annuelles consécutives présentant, elles aussi, une certaine proximité, + 5 % entre 2004 et 2005 et + 5,6 % entre 2005 et 2006. C’était à l’époque des taux d’accroissement annuels deux fois plus élevés que ceux des deux dernières années. Sur les cinq dernières années, 2007 se distingue car le nombre de faits constatés d’atteintes volontaires à l’intégrité physique avait peu varié sur un an (- 0,2 %, soit - 899 faits constatés). Entre 2004 et 2009, les quatre hausses annuelles de 2,4 % ou plus se traduisent par une augmentation des faits constatés de 16,3 % : le nombre d’atteintes volontaires à l’intégrité physique enregistrées est passé de moins de 392 000 en 2004 à plus de 455 000 en 2009, soit + 64 054 faits constatés, lire la suite de préférence sur le document acrobat reader.

    Que nous indiquent ces données, pour les biens il y a effectivement une diminution sur ceux qui sont enregistrés et c'est un bien, mais peu déclarent à la police les vols et dégradations qu'ils subissent. La raison est simple on ne retrouve jamais ou presque les fauteurs de ces vols ou dégradations de sorte qu'il est normal de constater une baisse. A titre d'exemple, «j'ai été cambriolé trois fois dont la dernière avec vol de bijoux et de ma voiture à mon domicile qui a été retrouvée lors d'une chasse avec la police dans Paris à la suite de tirs d'armes à feu et l'on n'a jamais retrouvé les voleurs».

    Pour les atteintes à l'intégrité des personnes physiques les faits sont plus graves et les déclarations forcément plus nombreuses, et là on constate une hausse entre 2004 et 2009 la hausse est de 16,3 % puisque l'on est passé de 392.000 en 2004 à plus de 455.000 en 2009, soit 64.054 faits supplémentaires. Il n'y a pas lieu de s'en réjouir, mais il n'y a pas lieu comme le déclare notre ministre Brice Hortefeux qu'il a permis un retournement de tendance depuis sa prise de fonction. Or, Brice Hortefeux a fait valoir le 14/01/10 qu'en sept ans, la délinquance générale avait reculé de 14%, faisant environ 500.000 victimes de moins par an.

    Cela est faux sur la délinquance aux personnes physiques, sur les biens le recensement n'est pas réaliste, quand au reste les éléments d'appréciation n'existent pas pour les gens.

    Plus significatif est ce graphique qui donne Variations annuelles des faits constatés d’atteintes aux biens, d’atteintes volontaires à l’intégrité physique et d’escroqueries et infractions économiques et financières entre 2004 et 2009 en France métropolitaine

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    On remarque  les atteintes aux personnes physiques courbe en rouge ont toujours été positives et entre 2008 et 2009 l'augmentation est de 2,8 %. Pour les atteintes aux biens courbe en bleu ont toujours été négatives mais avec une augmentation entre 2008 et 2009 pour n'être que de - 0,7 %. Pour les infractions économiques et financières courbe en vert la chute est spectaculaire entre 2008 et 2009 -2,7 %.

    Quelle leçon tirer de ces résultats sinon de constater que la délinquance reste forte surtout pour les atteintes aux personnes physiques, et c'est logique. Ce rapport montre également, graphique ci dessus, que le nombre de faits constatés d’homicides, de tentatives d’homicide et coups et violences mortels pour 100 000 habitants en France métropolitaine, selon les enquêtes de recensement et estimations de populations au 1er janvier de l’INSEE sont en augmentation constante entre 1996 et 2009 ils passent de 57796 à 62449 en milliers ce qui signifie que la délinquance se durcit avec la répression. Alors dans sa politique Sarkozy ne pouvait faire autrement que de frapper fort mais ce ne peut être qu'un fait d'annonce pour les raisons invoquées précédemment. Par analogie ce n'est pas en clamant que l'on veut être riche qu'on le devient.

    La délinquance est continue mais fluctuante tantôt elle baisse tantôt elle augmente, elle sera le mal de notre société qui devra se protéger elle même comme cela se fait dans certaines régions avec des services de police payés par les habitants dans des centres sécurisés. Mais plus grave encore ce sera celle des séniors qui pose des problèmes à nos prisons qui devront être équipées en conséquence pour les personnes âgées, toilettes équipées de poignées, escaliers adaptés, personnel spécialisé etc... Notre président n'aura su que développer les prisons en y mettant aussi des personnes âgées.

     

  • L'échec de Sarkozy,

    la sécurité.

    Lorsqu'il est arrivé au ministère de l'intérieur sous le gouvernement Raffarin, Sarkozy n'avait pas de mots assez durs pour qualifier la politique de son prédécesseur Daniel Vaillant et sur la politique angélique de la gauche en matière de police et de sécurité. Ses premières actions a part ses propos de nettoyer les banlieues au karcher en montrant ses gros bras entourés de cars de police, ont été la suppression de la police de proximité mise en place par le précédent gouvernement justement pour lutter et prévenir contre l'insécurité. Le contact dans les banlieues à risques avec la population était un facteur de confiance et de sécurité pour ces populations. Pour Sarkozy, ses déclarations sur la police lors de son déplacement à Toulouse ont été le 04 février 2003, «La police de proximité est là pour prévenir mais si elle est faite au détriment du travail d'investigation et d'interpellation, elle ne sert à rien...», «La police n'est pas là pour organiser des tournois sportifs, mais pour arrêter des délinquants, vous n'êtes pas des travailleurs sociaux». Toulouse venait d'être classée bonne dernière au palmarès d'élucidation des affaires dans les villes Françaises. Quelques jours plus tard, Jean-Pierre Havrin, directeur départemental de la sécurité publique de Toulouse et pilier de la police de proximité sous la gauche, était muté, c'est la méthode Sarkozy, la mutation des préfets.

    Or, le 15/04/2010, sept ans après la suppression de la police de proximité, le ministre de l'Intérieur continue de la caricaturer comme une réforme ayant transformé les policiers en «socio-éducateurs sportifs». Pour Sébastien Roché, la police de proximité avait consisté à mettre en place des équipes polyvalentes et territorialités. Leur mission, discuter avec la population et les acteurs locaux de la sécurité, enregistrer les plaintes, mais aussi mener des enquêtes et arrêter les délinquants. «Le propos du ministre est d’autant plus faux que la spécificité de la police de proximité Française, par rapport à celles qui existaient ailleurs, tenait justement à ce qu’elle avait une dimension de police judiciaire de quartier». Pour Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat SGP Unité Police a aujourd’hui un discours critique au sujet de la réforme… Mais davantage à propos de son installation que sur ses missions. «Ce qui a tué la police de proximité, c’est sa généralisation à marche forcée dans un contexte de manque d’effectifs. Mais dans les quartiers où elle avait été mise en place à titre expérimental, comme à Clichy-Montfermeil par exemple, elle a permis d’avoir de vrais résultats. C’était une police opérationnelle, qui faisait de la prévention, de la répression, du démantèlement de trafics de stupéfiants, etc....

    Il est évident que les propos de Sarkozy en 2003 ont été reçus 5/5 par les Français c'est d'ailleurs leur grande erreur en donnant à Sarkozy l'Élysée sur cette confiance aveugle, on n'en voit le résultat aujourd'hui. Sarkozy est capable d'arrêter les délinquants, de les punir lourdement, de remplir les prisons, mais pas d'arrêter la délinquance, il ne fait pas mieux que ses prédécesseurs à part ses coups médiatiques et la délinquance est devenue du banditisme.

    Ces méthodes à l'emporte pièce en remplaçant les préfets avec force présence médiatique ne trompent plus personne. En septembre novembre 2009 les courbes de popularité replongent, les violences contre les personnes sont en hausse de 5 %, les cambriolages de 12 %, et le bilan de l'ex-ministre de l'intérieur est critiqué par la gauche. Le chef de l'État convoque, le 1er septembre, le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, ainsi que le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, pour un rappel à l'ordre. Une «réunion aux allures de conseil de guerre», écrit Le Figaro. Nicolas Sarkozy ordonne «de mobiliser les forces de sécurité» pour «inverser la tendance». Deux mois plus tard, le 24 novembre, le chef de l'Etat organise, au Perreux-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, une «table ronde» sur la sécurité. L'objectif cette fois : orienter les élections régionales sur cette thématique, alors que la crise ternit le bilan économique du gouvernement. «Il faudra que chacun se positionne, est-ce qu'il donne la priorité à la lutte contre la délinquance ou à ses fantasmes», interroge Nicolas Sarkozy ? Le chef de l'Etat promet une nouvelle fois des résultats, «Tous ceux qu'on ne prendra pas sur le fait, on les prendra par les éléments de train de vie, (...) les voitures, les montres». En mai 2010, ce sont les régionales mais la mayonnaise ne prend plus, et au sein de son électorat le thème de la sécurité ne fait plus recette, la droite prend une déculottée mémorable.

    On constate que si la délinquance apparaît moins importante selon les statistiques publiées par le ministère de l'intérieur, encore faudrait-il que tout soit recensé, qu'elle devient de plus en plus dure. Elle fabrique du grand banditisme qui agit dans un climat social favorable et qui n'hésite pas à tirer avec des armes de guerre sur notre police, voila ou nous en sommes. L'évolution que l'on constate est devenue telle que l'on ne voit plus comment lutter contre ces malfrats, plus on en emprisonne, et plus il y en a. C'est affligeant cette politique qui ne s'attaque pas au germe social de cette délinquance, est-il encore possible de réduire ce problème ? C'est grave pour notre démocratie, ces banlieues ou règne le non droit, ces bandits qui n'ont rien à perdre, et qui de ce fait volent, dégradent, brulent, pratiquent le commerce de la drogue, et qui, pour l'un d'entre eux, Karim Boudouda, 27 ans venant de commettre un holdup au Casino d'Uriage-les-Bains sommé de s'arrêter, tire sur la police, force le barrage et se fait tuer.

    Et puis c'est le déferlement des gens du voyage, une cinquantaine cagoulés, pour la mort de Luigi Duquenet tué par un gendarme sans sommation paraît-il, des quartiers saccagés, des voitures brulées, une boulangerie pillée, une gendarmerie à Saint-Aignan village du Loir-et-Cher attaquée à coups de hache et de barres de fer, des arbres tronçonnes, des feux tricolores vandalisées et une ville de 3.400 habitants sous contraintes, impossible à supporter. Après la reddition, à la police, du conducteur présent aux coté du gitan tué par le gendarme, deux hommes ont écopés, par le tribunal correctionnel de Blois, le 22/07, l'un de 10 mois de prison ferme et le second de 4 mois avec sursis pour des dégradations commises au village de Saint-Aignan.

    Attaque de la gendarmerie de Saint-Aignan


    Qui va payer ces dégradations ?

    Sarkozy est le seul responsable de l'évolution de la société à l'Américaine par sa politique, ses prises de position il a aggravé la rébellion sous-jacente par l'abandon administratif et social de ces banlieues.

    Il faut ouvrir à ces jeunes d'autres perspectives que la délinquance ou le trafic de drogue, voila le problème, et là il ne sait pas faire par ce que sa politique est justement de ne pas considérer ces gens, et de les reléguer dans des lieux pourris pour ne pas les voir. Ses espérances sont qu'ils acceptent leur sort sans broncher, et s'ils se révoltent les mettre en prison.

    Nous avons nos terroristes.

    Et puis à Grenoble vendredi 16/07 avec la mort par balles d'un bandit après holdup lors d'un échange de tirs avec la police dans le quartier de La Villeneuve au sud de Grenoble ou il était originaire. Le second bandit avait trouvé refuge dans la cité. Revenus en force pour l’arrêter, ils furent attaqués par une trentaine de malfaiteurs qui leur tirèrent dessus à l’arme automatique et qui incendièrent des dizaines de voitures et d’abris-bus. Une gradée de la police a témoigné que les délinquants de la cité ont ouvert le feu à l’aide de fusils et d’armes de poing afin, dit-elle, de venger la mort de leur camarade tué par les policiers.

    Violences urbaines à Grenoble



    Un habitant de Grenoble témoigne, cette cité calme est devenue un territoire hors droit. Onze morts violentes sur l'année 2009, la plupart à l'arme lourde et en plein jour, il y a surtout un total incivisme dans la ville, dégradations systématiques du bien public, incendies de voitures, total sans-gêne de gens qui descendent de voiture au beau milieu d'une avenue pour aller acheter des cigarettes, qui jettent tout et n'importe quoi par les fenêtres de leurs immeubles, crachent au sol dans les transports publics, urinent là où leur prend l'envie etc... Bref, qui se tiennent totalement en marge de la «vie ensemble». Le quartier de La Villeneuve avait déjà été brulé il y a un an.

    Cela sonne comme une cloche un manque d'effectifs pour faire respecter l'ordre, on peut muter les préfets autant que l'on veut mais sans effectifs suffisants on ne peut maîtriser cet incivisme résultat d'une ville en mal de vivre, et dans les banlieues pauvres c'est bien souvent pareil.

    Le Post publie le 01/11/2007, un règlement de comptes sanglant ayant fait deux morts et trois blessés dans le quartier sensible de La Villeneuve. Ils étaient trois. Trois hommes habillés de noir, lourdement armés, qui sont arrivés d'un pas décidé sur la place des Géants. Leurs cibles s'y trouvent. Cinq hommes, qui discutent avec animation dans un coin de la place. Certains d'entre eux s'appuient sur les sculptures géantes qui ont donné leur nom à la place. Les trois hommes ouvrent le feu. Ils appartiennent à un gang rival, et viennent se venger. La guerre des gangs fait rage à Grenoble depuis le début de l'année. Et c'est un véritable déluge de feu qui s'abat sur les cinq hommes. Quatre d'entre eux s'écroulent au sol, le cinquième est touché à la main. Deux des plus gravement atteints décèderont pendant le trajet à l'hôpital. La police, prévenue rapidement, arrive sur les lieux, mais ne peut que constater les dégâts. Les deux autres blessés sont toujours à l'hôpital. Les cinq victimes étaient bien connues des services de police.

    La délinquance d'une façon générale ne peut que s'amplifier, et ce que l'on peut reprocher à Sarkozy ce sont ses propos à l'encontre de ses prédécesseurs ainsi qu'à sa politique de réduction des forces de police et à la suppression de la police de proximité qui commençait à porter ses fruits. C'est donc un échec par ce qu'il avait la prétention d'éradiquer cette délinquance, ce qui n'est pas le cas. Le problème est que maintenant pour l'éradiquer on ne voit pas comment, si l'on arrête ces bandits d'autres continuent le trafic de la drogue seule voie qui leur permet de l'argent. De plus, et d'aucuns ne peuvent contredire, qu'un jeune qui ne voit pas d'avenir dans sa condition, que lui reste-il sinon la rue, le trafic de drogue voyant que ceux qui le font échappent quelques temps à la police et qui sont prêts à accepter les conséquences de leurs actes.

    Pour François Bayrou, la politique de sécurité montre ses très grandes limites.

    «Cette politique de sécurité montre aujourd'hui les très grandes limites qui sont les siennes et il faut la remettre en question sur des sujets très importants», a-t-il dit sur France Inter. Interrogé sur le discours musclé du chef de l'État proclamant sa volonté de «livrer une véritable guerre» à la criminalité, M. Bayrou a estimé que Nicolas Sarkozy ne faisait que se livrer à un exercice habituel. «Cela fait dix ans que Nicolas Sarkozy a la responsabilité de la sécurité en France et cela fait trois ans qu'il est à la présidence de la République. Pourquoi, est-ce-qu'on a besoin d'annoncer comme une nouvelle extraordinaire qu'on va faire respecter la loi? La loi doit se faire respecter sans avoir besoin de déclaration à grand son de trompe», a fait valoir M. Bayrou. «Combien de fois avons-nous entendu dire, plus de zone de non-droit, tolérance zéro, et tous les jours on a la preuve du contraire, ce qui veut dire que la politique de sécurité ne va pas dans le bon sens et qu'il faut en changer», a-t-il ajouté, sur les Échos.fr.

    Le préfet de l'Isère est remplacé.

    Après l'annonce de mener une véritable guerre contre la criminalité Nicolas Sarkozy a remplacé le préfet de l'Isère par un préfet de choc l'actuel préfet de la Meuse, Eric Le Douaron, policier de métier, et qui «a été durant six ans un très remarquable directeur de la sécurité publique à Paris», souligne Nicolas Sarkozy. Il l'installera lui-même dans ses fonctions le 30 juillet, d'après Le Figaro.fr. Cette politique est la continuation de celle menée en Seine Saint-Denis ou Christian Lambert 63 ans ancien chef du Raid a succédé à Nasser Meddah en avril par une décision du 07 avril.

    L'escalade est telle que Charles Pelligrini ancien patron de l'Office central de répression du banditisme, ce sont des territoires perdu pour la république. «Oui, je suis convaincu qu’inéluctablement on s’oriente vers un modèle à l’Américaine, avec des gangs ultra violents et tout puissants, et, d'un autre côté, des quartiers sécurisés pour les riches.

    C'est l'aveu d'une politique de classe instaurée par Sarkozy, voila la réalité.

    Croire que la police de proximité peut faire quoi que ce soit contre la délinquance telle qu’elle s’exerce aujourd’hui est une gageure» à lire sur Marianne 2.fr. Pour Charles Pelligrini «je ne sais même pas s’il y a une réponse. On peut faire tous les Grenelle que l’on veut. Pour ma part, je considère que le gouvernement fait vraiment ce qu’il peut. Mais qu’est-ce qu’il peut ?»

    En huit années de règne sans partage de Sarkozy sur la sécurité qui l'a porté à la présidence quel est le résultat, il faudra bien au moins une fois que l'on se rende compte qu'il est mauvais. La réduction des effectifs de police dont ne parle pas Charles Pelligrini est un facteur de cette évolution du banditisme d'une société devenue à l'Américaine. La gauche qui a été vilipendée n'a jamais eu autant de pouvoir pour lutter contre la délinquance, qui peut prétendre le contraire ?

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