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afghanistan - Page 2

  • Ben Laden n'est plus,

    mais Ayman Al-Zawahri lui succède.

    Support Wikipedia Nous savions tous que l’œuvre de Ben Laden ne pouvait s'éteindre et que son réseau terroriste contre l'Occident et particulièrement contre les États-Unis et Israël se poursuivrait, voir «Nos récents morts d'Afghanistan». Sa mort annoncée sans cadavre montré, mais jeté en mer, pour cause de martyrisassion dans les milieux intégristes musulmans n'a rien résolu, par ce que sans preuve «c'est non crédible ?», et par ce qu'il n'est pas seul dans ce réseau terroriste «Al-Qaïda». D'autres chefs peuvent revendiquer le leadership pour tuer, «sans visage», des innocents pour je ne sais quel autre but que d'assouvir une vengeance contre le monde Occidental qui ne peut être qu'inutile. Espérer que les États-Unis ne soutiennent plus Israël montre un rêve utopique une méconnaissance de la puissance du lobby juif, mais aussi espérer qu'Israël puisse par ces actions terroristes modifier sa politique à l'égard des Palestiniens, montre aussi une utopie. Seule une action mondiale reconnaissant un État palestinien peut contraindre Israël à le reconnaître sur des frontières consenties entre les deux parties, à moins qu'une guerre qui mettrait Israël en difficulté ne remette tout en question.

    Ayman Al-Zawarhi, n'est pas un inconnu, il était le numéro deux de ce réseau terroriste, Ben Laden n'étant qu'un symbole héroïque pour une partie des musulmans, leur porte drapeau aux yeux du monde.

    Ayman Al-Zawarhri devient maintenant l'homme le plus recherché au monde.

    Référence Now Public, image de YankeeJim's chanel 16 juin 2011.

    De Al-Ahram Hebdo, cet Égyptien de 59 ans était en fait le favori pour lui succéder. Dès le premier jour, il n'a pas caché de suivre la même voie et de déclarer le djihad, la guerre sainte aux États-Unis et à Israël.

    «Nous devons continuer sur la voie du djihad pour chasser les étrangers de la terre des musulmans et purger cette terre de l’injustice. Ben Laden continuera de hanter l’Amérique, Israël et leurs alliés croisés, leurs agents corrompus, qui ne trouveront pas le sommeil et la sécurité tant qu’ils occuperont des terres de l’islam» a menacé le nouveau leader après avoir fait l'éloge du chef disparu.

    Les Américains pensent que maintenant que Ben Laden n'existe plus que la menace terroriste s'est affaiblie prennent ce prétexte pour retirer les troupes d’Afghanistan, raisonnement faux d'après Maha Al-Cherbini auteur de l'article d'Al-Arham Hebdo. En fait, l'idéologie de Ben Laden serait gravée dans la mentalité de tous ses disciples dont Ayman Al-Zawahri, déclarant que ce dernier pourrait être plus redoutable que son prédécesseur, n'ayant rien à perdre. En 2001, alors qu’il fuyait l’Afghanistan pour se réfugier dans les zones tribales Pakistanaises, son épouse, ses deux filles et son fils, restés à Qandahar, le fief des Talibans, ont été tués par les bombes Américaines. Dès lors, Ayman Al-Zawahri n’a qu’une idée en tête, se venger. Le nouveau leader aurait conçu la structure d’Al-Qaëda, il en serait le vrai «cerveau». La majorité des opérations commises par le réseau à travers le monde porteraient sa marque, entre autres les attentats contre les ambassades Américaines au Kenya et en Tanzanie, en août 1998, ceux de Madrid (2004) et de Londres (2005), sans oublier ceux du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

    Ayman Zawahri a exhorté tous les moudjahidins en Afghanistan, au Pakistan, en Irak, en Somalie, dans la péninsule arabique et au Maghreb islamique à «redoubler d’efforts dans le djihad contre les croisés et leurs agents». Il a aussi encouragé les Pakistanais à se soulever contre leurs militaires mercenaires et leurs hommes politiques corrompus qui ont transformé le Pakistan en une colonie Américaine. Saluant les soulèvements populaires en Tunisie, en Égypte, en Libye, en Syrie et au Yémen, il a assuré les jeunes protestataires dans ces pays du soutien d’Al-Qaëda. «Nous menons avec vous un même combat contre les États-Unis et leurs agents», a-t-il dit. Mais en fait est-il écouté ?

    Il susciterait de la méfiance par ce qu'il est Égyptien. Les Américains auraient des doutes quand à sa capacité à gérer l'organisation vu qu'il n'a pas le charisme de Ben Laden. De plus, il serait autoritaire rendant tout dialogue difficile conclut le secrétaire à la défense Robert Gates. Devant assurer sa survie, il éprouvera de grandes difficultés à imposer son autorité.

    Pour les États-Unis, le nouveau chef subira le même sort que Ben Laden, et sera très vite éliminé a assuré le chef d’état-major interarmes Américain, l’amiral Mike Mullen, ajoutant que la désignation d’Al-Zawahri n’était pas une surprise pour Washington. «Lui et son organisation continuent à nous menacer. De même que nous avons cherché à arrêter et à tuer Ben Laden et sommes arrivés à le faire, nous ferons certainement la même chose avec Zawahri», a lancé Robert Gates, ajoutant que la désignation d’Al-Zawahri «importe peu» et ne change en rien le fait que l’idéologie d’Al-Qaëda est «en faillite».

    Ayman Al-Zawahri est né le 19 juin à Maadi en banlieue du Caire, dans une famille bourgeoise. Petit-fils d’un imam de la mosquée d’Al-Azhar et fils d’un professeur de pharmacologie, il faisait partie de ces jeunes bourgeois Égyptiens des années 1960 qui rejetaient le traitement réservé aux islamistes en Égypte sous Nasser. En 1974, il est diplômé en chirurgie de l’Université du Caire, et ses convictions religieuses sont très précoces. Dès 15 ans, il rejoint le groupe des Frères musulmans, al-Ikhwan al-Muslimin, le groupe fondamentaliste arabe le plus ancien, ce qui lui vaut une arrestation un an plus tard. A leur contact, il se radicalise de plus en plus dans les années 1970.

    En 1979, il intègre le groupe radical, le Jihad islamique, et y prend des responsabilités d'organisateur et de recruteur. Il figure parmi la centaine de personnes arrêtées à la suite de l'assassinat du président Égyptien Anouar el-Sadate mais innocenté par la justice Égyptienne. Il est alors relâché après avoir purgé une peine de prison de trois ans pour trafic d'armes.

    Dans les années 1980, il voyage en Afghanistan pour combattre avec les moudjahidins contre l'armée rouge. Sur place, il rencontre Oussama Ben Laden, qui gère un camp de moudjahidins appelé Maktab al-Khadamāt, MAK. Tous deux travaillent sous la direction du Palestinien Abdullah Azzam dans le cadre de l'invasion Soviétique en Afghanistan. Après la séparation du MAK, Zawahiri s'associe à Oussama Ben Laden pour organiser le groupe Al-Qaïda.

    En 1990, Zawahiri revient en Égypte, où il continue à orienter le Jihad islamique dans une direction plus radicale, employant les connaissances et tactiques enseignées en Afghanistan. En 1997, Zawahiri est tenu pour responsable du massacre de Louxor, où sont tués 62 personnes dont 58 touristes étrangers. Il est condamné à mort par contumace en 1999 par un tribunal militaire Égyptien.

    Le 23 février 1998, il développe ses vues dans un texte écrit avec Oussama Ben Laden sous le titre «Le Front islamique mondial contre les juifs et les croisés». Ce texte constitue un pas important permettant d'élargir ses combats à l'échelle planétaire. Ainsi le Jihad islamique qui rejoint la nébuleuse d'Al-Qaida, sera reconstitué en partie sous le nom de Talaëh al-Fatah. Après la deuxième guerre d'Afghanistan, (actuelle), on perd sa trace. Certaines sources, en 2002, relatent son assassinat par des forces inconnues mais, début septembre 2003, une vidéo montrant Zawahiri et Ben Laden ainsi qu'un enregistrement audio, relayé par la chaîne qatarienne Al Jazeera, laissent supposer qu'ils sont tous deux en vie.

    Le département d'État américain offre une récompense de 25 millions de dollars pour des informations pouvant mener à l'arrestation d'Ayman al-Zawahiri, considéré comme impliqué, notamment, dans les attentats à la bombe du 7 août 1998 à Dar es Salaam en Tanzanie et à Nairobi au Kenya. Ce même département l'a officiellement placé en deuxième position, sur une liste des 22 terroristes les plus recherchés.

    Le 13 janvier 2007, suite à une attaque Américaine dans un village à la frontière Pakistanaise qui fait 17 morts, les médias relayent une information sur la mort de Zawahiri mais celle-ci est démentie le lendemain. Le 23 janvier 2007, dans le prolongement de son démenti, Ayman al-Zawahiri apparaît dans une vidéo critiquant les décisions de George W. Bush au sujet de l'Irak et de la Somalie. Ce message intervient alors que Bush vient d'annoncer, le 11 janvier 2007, l'envoi de «plus de vingt mille soldats Américains» afin de renforcer l'effectif déjà sur place. Le 13 janvier 2007, suite à une attaque Américaine dans un village à la frontière Pakistanaise qui fait 17 morts, les médias relayent une information sur la mort de Zawahiri mais celle-ci est démentie le lendemain.

    Le 4 mars 2008, il publie sur Internet un livre intitulé Al-Tabri'a (en Français l'Absolution) dans lequel il réfute les critiques formulées en 2007 par son ancien compagnon de route, le jihadiste repenti Imam al-Sharif, aujourd'hui emprisonné au Caire.

    Le 24 mars 2008, dans un message radiophonique, le troisième en une semaine,  diffusé par le réseau as-Sahab, il appelle les musulmans à de nouvelles attaques contre les intérêts Juifs et Américains dans le monde et à «surveiller les cibles, collecter de l'argent, apporter l'équipement, effectuer les préparatifs, et ensuite, en invoquant Allah, rechercher le martyre et le paradis». En avril 2008, dans un message audio, il accuse l'Iran et le Hezbollah de vouloir discréditer Al-Qaida en soutenant qu'Israël serait impliqué dans les attentats du 11 septembre 2001.

    Le 3 août 2009, il menace la France de représailles en raison de la position de cette dernière sur les questions du voile islamique et d'Israël notamment.

    En 2011 il devient l'homme le plus recherché du monde, après la mort de Oussama Ben Laden, le 2 mai 2011. Le 16 juin 2011, il est intronisé chef d'Al-Qaïda, remplaçant Saïf al-Adel qui assurait l’intérim.

  • Nos récents morts d'Afghanistan,

    une réponse à la visite de Sarkozy,

    ils sont morts pour rien.


    Support Wikipedia Ce ne sont pas les propos de Ségolène Royal que j'exprime dans ce «mort pour rien», ce sont ceux de nombreux Français qui le pensent aussi. Ce n'est pas, que je n'ai pas, comme beaucoup une haute valeur de la vie d'un homme, de nos soldats en l’occurrence, mais il faut reconnaître que notre engagement en Afghanistan est une grave erreur, voir mes articles, «L'Afghanistan ce merdier»,  «La nasse de l'Afghanistan», «Les Talibans sont pires que des barbares». Cette propagande qui vise à nous faire croire que c'est pour la paix, contre le terrorisme, justifiant ainsi notre présence dans cette guerre, décision d'un président des États-Unis Georges W.Bush qui pour se venger du 11 septembre 2001, nous contraignit aussi. La solution contre le terrorisme passe par la résolution du conflit Israélo-palestinien pour lequel Georges Bush n'a fait qu'activer l'hégémonie Israélienne. Il fit plus de morts et de misère par ses guerres en Irak et en Afghanistan mais aussi dans son pays que ce fou de Ben Laden qu'il voulait combattre. Il nous engagea avec d'autres dans une guerre qui ne peut avoir de solution viable. Les Soviétiques n'ont-ils pas abandonnés leur engagement dans la première guerre d'Afghanistan de 1979 à 1989 contre les Moudjahidins qui a ravagé pendant dix années ce pays et qui ne servit à rien !

    La géographie du terrain, ses frontières avec le Pakistan 2430 km et l'Iran 936 km sont une source d'évasion pour les Talibans. C'est donc voué à l'échec malgré notre désir d'arriver à pacifier ce pays. Nous ne pouvons y rester indéfiniment et dès que nous serons partis les Talibans reviendront, c'est une évidence. Ce n'est pas ce gouvernement transitoire qui pourra  empêcher leur retour, et la position Française est hypocrite, mensongère, niant l'évidence même. Bien sûr François Fillon à raison quand il répond à Ségolène Royal en clamant «celui qui meurt pour la paix, au service de son pays, personne n'a le droit de dire qu'il est mort pour rien. (...) Il a donné sa vie pour les autres, dans l'honneur». Mais il ne s'agit pas de la paix qui est impossible dans ce pays ni de l'honneur de nos soldats, il s'agit d'arrêter cet engagement au plus vite et de reconnaître l'erreur commise. Ce n'est pas sans raison que ces morts sont survenus la vieille de notre fête nationale histoire de nous faire comprendre que nous devons partir ! D'ailleurs notre président et le premier ministre n'avaient-ils pas une cravate noire en signe de deuil ! Les Talibans peuvent tuer comme ils le veulent et déstabiliser le président Hamid Karzaï n'importe ou, ça c'est la triste réalité. N'ont-ils pas tué aussi le plus jeune demi-frère paternel Amed Wali Karzaï du président Hamid Karzaï le 12 juillet par balles par un de ses gardes du corps ! Cela devrait nous faire réfléchir et nos gouvernants un peu plus pour les faire arrêter de clamer l'honneur de nos soldats que l'on sacrifie.

    La corruption est telle dans ce pays qu'il est impossible de la réduire à rien. Le trafic de l'opium représente la source principale de revenu de ces populations dans ce pays de montagnes. Elle alimente la corruption et ne pouvant la remplacer par une autre source de revenus elle subsiste malgré les efforts déployés. La production Afghane d'opium représentait en 2008 93 % de la production mondiale. Elle générait à la fin de 2009  3,4 milliards de dollars selon un rapport de l'UNODC, United Nation Office on Drug and Crime. Comme je l'ai écrit dans l'un de mes articles il suffit simplement de menacer de mort la famille d'un garde du corps pour que celui-ci tue un responsable, la mafia napolitaine en quelque sorte. On peut rien contre cela ! Bien sûr que nos soldats sont glorieux, bien sûr qu'ils méritent le respect, mais bien sûr aussi que nos dirigeants sont coupables de nier l'évidence.

    Par respect pour les États-Unis qui sont venus nous aider à vaincre le nazisme au prix de leurs nombreux morts nous nous sommes engagé à leur coté. Nous en sommes à 70 morts avec les cinq derniers soldats tués et le dernier le 14 juillet dans la province de Kapita dans l'Est de l'Afghanistan maintenu par les forces rebelles. En dix années c'est certes peu et beaucoup à la fois car ils apparaissent inutiles depuis notre engagement avec la coalition de l'Alliance du Nord, Royaume-Uni, France, Canada,.... en soutien aux États-Unis. Le but affiché par Georges Bush était la capture de Oussama Ben Laden et de détruire l'organisation Al-Qaëda qui possédait des bases dans le pays avec la bénédiction des Talibans dont il fallait aussi combattre leur barbarie en les chassant du pouvoir et instaurer un gouvernement provisoire dirigé par Hamid Karzaï à la suite des accords de Bonn de décembre 2001. Les Talibans engagèrent alors une guérilla contre la Force Internationale d'Assistance et de Sécurité, FIAS, qui regroupait les forces armées sous commandement de l'OTAN. Cette force internationale résulta de l'adoption de la résolution 1386 du Conseil de sécurité des Nations unies, après le renversement du régime des Talibans, par l'opération «Liberté immuable, Enduring Freedom», menée par une coalition internationale conduite par les États-Unis, et conformément aux engagements des pays participant à la conférence de Bonn, le 5 décembre 2001. D'autres résolutions seront prononcées 1413, 1444, 1510 1563, 1623, 1659 et 1707 concernent la FIAS. Un accord militaro-technique, établi entre le commandant de la FIAS et l'Autorité de transition Afghane, comporta des directives complémentaires relatives aux opérations de la Force. Ces mesures ont ouvert la voie à la création d'un partenariat trilatéral entre l'Autorité de transition Afghane, la Mission d'Assistance des Nations unies en Afghanistan, MANUA, et la FIAS.

    Notre engagement propre fut annoncé par Lionel Jospin sous le régime de la cohabitation avec Jacques Chirac chef des armées, il commença le 17 novembre 2001 par l'envoi du porte-avions Charles-de-Gaulle et de son groupe aéronaval constitué de deux frégates, d'un pétrolier ravitailleur, d'un sous-marin, d'un aviso en mer d'Arabie au large du Pakistan. Le groupe appareilla le 1er décembre 2001 pour une mission qui dura sept mois jusqu'au 1er juillet 2002.

    C'est le deux janvier 2002 que les premiers soldats Français de la Force internationale en Afghanistan arrivèrent au nord de Kaboul. Au total, 640 militaires Français seront déployés dont 400 dans le cadre de l'opération Epidote de formation de l'armée nationale Afghane par nos soldats au sein d'Enduring Freedom et Ares dans la traque de Ben Laden.

    http://video.google.fr/videoplay?docid=-6142559562534513040&hl=fr

    La présence de l'armée Française dans ces deux opérations s'illustre par une présence maritime dans l'océan Indien, qui comprend des engagements d'aéronefs de l'aviation navale sur le territoire Afghan, l'action d'unités, avions de chasse, d'observation et drones, de l'armée de l'air, à partir de l'Afghanistan ainsi que des bases situées dans des pays limitrophes, et la participation d'unités de l'armée de terre aux opérations de sécurisation et d'instruction.
    Au 1er novembre 2009, 3 850 militaires Français étaient engagés dans ce pays, dont le soutien aérien et la participation à la Combined Task Force 150 dans l'océan Indien. À ce chiffre s'ajoute les 150 gendarmes déployés fin 2009. 2 500 des militaires sont déployés depuis cette date dans la Brigade La Fayette, clé du dispositif, dirigée depuis avril 2010 par le général Pierre Chavancy et placée sous commandement Américain. En 2010, la décision a été prise d'un envoi supplémentaire de 250 soldats, le contingent Français en Afghanistan atteignant désormais le nombre de 4 000 hommes.

    Effectifs fin 2010 auxquels il faut ajouter 150 gendarmes, source Wikipédia.

    En 2009, le coût des opérations était de 450 millions d'euros en 2009, ce qui représenta près de la moitié des 870 millions d'euros consacrés aux forces Françaises hors de la métropole. En 2010, celui-ci fut estimé à 470 millions d'euros soit 54 % des 867 millions d'euros consacrés aux OPEX.

    La guerre d'Afghanistan nous coûte 1,3 million par jour.

    Le prochain article sera Ben Laden n'est plus, mais Al-Qaëda subsiste !

  • 91.000 dossiers révélés par le site Wikileaks,

    montrent le double jeu du Pakistan et révèlent des atrocités contre les Afghans

     

    isi-map-316.1280217417.jpgSource The Var Log Pakistan Aids Insurgency in Afghanistan, Reports Assert, ici .

    Les Américains en guerre en Afghanistan ont longtemps soupçonnés le service d'espionnage du Pakistan de guider l'insurrection Afghane sous une forme secrète, même quand le Pakistan recevait chaque année un milliard de dollars de Washington pour son aide contre les militants selon un «trove» accord militaire secret ? Les documents rendus disponibles par le site Web Wikileaks d'analyse politique et sociétale dont l'objectif est de donner une audience aux fuites d'information dont le fondateur est Julian Assange, indique que le Pakistan pourtant allié apparent des États-Unis permet à des représentants de son service d'espionnage, Inter Services Intelligence ISI, de se réunir avec les Talibans dans des sections stratégiques secrètes pour organiser des réseaux d'unité de militants afin de lutter contre les soldats Américains, et fomenter des attaques y comprit des attentats suicides contre la coalition en menant la traque pour assassiner les chefs Afghans.

    Pris ensemble ces rapports indiquent que les Américains en opération sont submergés par les comptes rendu de réseaux de Pakistanais actifs et collaborateurs qui opèrent à travers la ceinture tribale Pakistanaise au sud de l'Afghanistan ainsi que dans la capitale Kaboul. De nombreuses informations non vérifiées et de menaces ne peuvent être vérifiées n'étant pas de tirées de «l'intelligence» Afghane qui considère le Pakistan comme un ennemi et paye les informateurs. De nombreux rapports décrivent des attaques qui n'apparaissent n'avoir pas eu lieu.

    Mais plusieurs rapports sont tirés de sources militaires évaluées comme fondées.

    Certains rapports mentionnent que les officiers de l'intelligence Pakistanaise sont en relation avec Al Qaeda pour projeter des attaques. Les experts cautionnent cela, bien que des groupes de militants en relation directe avec l'Agence d'espionnage du Pakistan, la direction de l'inter-service de l'Intelligence, ISI ou Al Qaeda soit difficile.

    Les dossiers contiennent des informations de première main mentionnant la fronde des Américains face à la réticence du Pakistan à faire face aux insurgés qui ont lancés des attaques près des postes de la frontière Pakistanaise se déplaçant par camions pour se retirer ensuite sur le territoire Pakistanais. Les frustrations qui en résultent pour les soldats sur le terrain et de la rancœur sur ce qui semble être de la supercherie Pakistanaise.

    Ce mois ci, la secrétaire d'État Hillary Clinton dans une de ses fréquentes visites par les officiels Américains vers Islamabad a annoncé une assistance de 500 millions à une cause commune de partenariat entre les États-Unis et le Pakistan. Les rapports suggèrent que les militaires Pakistanais aient agit à la fois en tant qu'allié et ennemi. Comme l'Agence Pakistanaise d'espionnage fonctionne depuis longtemps, les autorités Américaines la soupçonne d'un double jeu. Celui d'une coopération en prêchant exercer une influence dans les nombreux et mêmes réseaux que ceux des Américains qu'ils veulent éliminer.

    En secret, les fonctionnaires de l'administration Bush et Obama ainsi que les commandements supérieurs ont confronté les hauts dirigeants militaires Pakistanais avec les accusations de complicité de l'Inter-service de l'intelligence ISI, dans les attaques en Afghanistan. Ils leurs ont même présenté les fonctionnaires Pakistanais et les employés militaires sensés coopérer avec les militants et avec les listes d'ISI.

    Benjamin Rhodes vice conseiller à la sécurité nationale pour les communications stratégiques, a déclaré que le Pakistan avait été un allié important dans lutte contre les groupes militants et que les soldats Pakistanais ainsi que les services de renseignement avaient travaillé aux cotés des États-Unis pour capturer ou tuer Qaïda (Ben Laden ?) et des dirigeants Talibans. Néanmoins, il a déclaré que le statut quo n'est pas acceptable et que «le paradis» pour les militants au Pakistan constitue une menace intolérable et qu'il doit tout faire pour y répondre. Le gouvernement Pakistanais, les militaires Pakistanais et l'Intelligence service doivent poursuivre leurs combats stratégiques contre les groupes extrémistes violents à l'intérieur des frontières, a-t-il déclaré. Le soutien militaire Américains doit continuer. Lire la suite sur The New Yorh Times.

    Les révélations sur les coulisses de la guerre en Afghanistan embarrassent les Américains. Ces milliers de documents dévoilés par le site Wikileaks conforte l'idée qu'ils sont en train d'échouer. Le débat sur le double jeu des services secrets des Pakistanais pose la question de confiance. Les documents publiés n'offrent pas de révélations nouvelles mais ils constituent une menace. Le sentiment grandissant que cette guerre ne peut être gagnée paraît trouver un accueil favorable eu égard à l'importance des documents dévoilés. Pour le moment, les «crimes de guerre» imputés aux forces de l'OTAN ou la sous-estimation délibérée des victimes civiles font l'objet de peu d'attention. Si 61 % des victimes sont imputables aux «insurgés», Talibans et leurs alliés, 20 % le sont aux forces de l'OTAN, 10 % aux troupes Afghanes et 6 % aux milices locales, toutes deux encadrées par les Occidentaux. En nombre «d'incidents sécuritaires enregistrés», juin a été «le mois le plus important depuis 2002». Un haut responsable de l'administration a accusé WikiLeaks d'être «un média non objectif, adversaire de la politique Américaine en Afghanistan». La sénatrice démocrate Dianne Feinstein a exigé l'ouverture d'une «vaste enquête» sur les fuites. la publication de ces documents est loin d'avoir la portée des célèbres «Pentagon Papers», comme le croit Julian Assange, rendus publics en 1971, ils montraient les mensonges et les omissions volontaires de l'administration Américaine entre 1964 et 1968 lors de la guerre du Vietnam. Washington accentue ses critiques encore ce matin 28/07/10 contre le site Wikileaks mettant en cause la stratégie d'Obama. Réveille-toi Amérique.

    «La publication par WikiLeaks des documents secrets nous donne 91.000 raisons de mettre fin à la guerre», a lancé mardi à la Chambre des représentants le représentant démocrate de gauche Dennis Kucinich, l'un des plus farouches opposants au conflit Afghan. M. Kucinich faisait référence aux quelques 91.0000 documents confidentiels révélés lundi, dont certains dénonçant le soutien présumé du Pakistan aux insurgés Afghans, Les Echos.fr .

    Le double jeu du Pakistan est compréhensible et évident. Les Américains ne peuvent rester indéfiniment en Afghanistan et tôt ou tard les Talibans seront maîtres du pays. Or, le Pakistan ne peut faire autrement que de ménager les Talibans, ils seront ses voisins.

    Le journal de Kaboul relate le 26 juillet que le site Wikileaks dévoile que plus de 75.000 rapports secrets des États-Unis couvrent la guerre en Afghanistan. Ce site en collaboration avec le Guardian, le New York Times et le Spiegel a publié 91.000 rapports des forces alliées en Afghanistan. Ces révélations sont dévoilées dans le journal de guerre Afghan, The Kabul War Diary, comme un secret extraordinaire couvrant la guerre de 2004 à 2010. Ces rapports décrivent une majorité d'actions militaires mortelles auxquelles ont participé les États-Unis.

    Ils comprennent le nombre de personnes mentionnées pour être tuées, blessées ou détenues pendant chaque action ainsi que l'endroit géographique précis de chaque action militaire, les unités impliquées et les principaux systèmes d'armes utilisés.

    The Afghan War Diary est la plus grande archive significative quand à la réalité de la guerre qui n'a jamais été publié durant le déroulement de ce conflit. La mort de dizaines de milliers n'est qu'une statistique mais les archives indiquent les endroits et les faits principaux correspondant à la plupart des morts. Il est à espérer selon ce journal que ces publications mèneront à une modification complète de la guerre en Afghanistan et donneront les éléments pour modifier son évolution. La plupart des données ont été notées par des soldats et des officiers de renseignements écoutant la radio depuis la ligne de front. De plus ces rapports couvrent la plupart des unités de l'armée Américaine à l'exception de la plupart des activités des Forces spéciales Américaines. Les rapports ne couvrent généralement pas le top des opérations secrètes ou européennes et d'autres opérations de la FIAS, Force Internationale d'Assistance à la Sécurité. Ils contiennent certaines informations des officiers des Marines, des ambassades Américaines et des éléments de corruption et de développement au travers de l'Afghanistan.

    Chaque rapport comporte la date et l'heure précise d'un fait que l'Armée Américaine considère important. Il inclut plusieurs champs normalisés, le type de l'évènement, sa catégorie, combien ont été tués, blessés, emprisonnés, et de civils tués, alliés, les forces du pays hôte, et un certain nombre d'autres domaines. On peut lire la suite sur la traduction Google ici.

    Le Monde.fr qualifie ces faits de «crimes de guerre», ce terme n'est pas utilisé dans ce journal mais tout le laisse penser. Le compte rendu du Monde.fr donne une interprétation différente du The Afghan War Diary dont on peut lire la traduction Google ici.

    Les documents fournis par Wikileaks fournissent des informations sur une unité secrète la «Task Force 373», dont la traduction est ici. L'existence de cette force spéciale était déjà connue mais ses activités ne l'étaient pas. Ses fonctions sont de capturer ou tuer sans autre forme de procès les Talibans figurant sur une liste d'environ soixante-dix personnes, connue sous le nom de «JPEL», Joint prioritised effects list. Entre 2004 et 2009, 4 288 personnes auraient été arrêtées par la Task Force et détenues au sein d'une prison spéciale, la BTIF, Bagram Theatre Internment Facility. Selon ces rapports les activités de la Task Force se sont intensifiées depuis l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche. Ils mentionnent par ailleurs de nombreuses bavures perpétrées au sein de cette unité : des civils, y compris des enfants, ainsi que des policiers Afghans ont fait les frais des combats liés aux missions de la Task Force, et certains meurtres ont été couverts. Des documents portent la mention «à ne pas divulguer aux forces étrangères» de fait, la Task Force 373 prend ses ordres directement du Pentagone et agit en dehors du commandement de l'OTAN.

    Le cas de la Task Force s'inscrit dans une problématique plus large, mise en exergue par les documents de Wikileaks, l'ampleur du nombre de victimes civiles. La lecture des «journaux de guerre Afghans» permet de conclure que ce nombre est largement sous-estimé. Les documents permettent d'évaluer le nombre des victimes civiles à plus de 2 000, principalement lors de bombardements ou de fusillades «en bord de route». Ces incidents qui surviennent lorsque, par crainte des attentats-suicides, des soldats attaquent des voitures, camions, bus ou piétons qui se conduisent de façon «menaçante» ou qui refusent d'obéir aux ordres. On peut lire la suite sur Le Monde.fr .

    La guerre en Afghanistan n'est pas si simple qu'on pourrait le croire. Ces révélations si elles sont encore prises à la légères montrent tout simplement que les Américains se comportent en «criminels de guerre» même si ce mot est lourd, et nous qui sommes son allié nous en devenons complice. Le but de cette guerre était de pacifier et d'aider le peuple Afghan à combattre les extrémistes Talibans, en instaurant une démocratie. Il est évident que ce qui vient d'être révélé est tout autre et nous place dans une situation inconfortable nous obligeant à des éclaircissements pour déterminer le juste du faux afin de revoir notre présence dans cette coalition.

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