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  • Bon dieu, mais c'est bien sur Alain Juppé !

    Droit dans ses bottes il y a + 60 % de confiance dans sa bonne ville de Bordeaux.

    juppé

    Alain Juppé à des paroles et des actes le 2/10/14.

    Support Wikipedia Il est vrai qu'il vaut mieux avoir la confiance de sa ville pour s'engager dans le combat présidentiel que le contraire, mais dans une ville de droite est-ce une bonne analyse ? Le raisonnement ne serait-il pas faussé ? En fait tout tient à ce qu'il est de droite, ce qui va avec la tendance du moment, parce que ce qu'il fit, lorsqu'il fut premier ministre, n'incite pas à lui redonner confiance. Ce ne fut pas éclatant d'autant que les conditions économiques, sociales et médiatiques de 1995 sont à des années lumières de celles qui seront en 2017 ! Telles qu'évoluent les castes influentes qui contestent tout dès lors que l'on s'attaque à leurs privilèges, montre une France bloquée avec laquelle le président de 2017 aura à composer d'autant plus que la croissance sera atone. De même pour les corporations paysannes exsangues qui ne peuvent plus supporter la moindre taxe. Il faudra autre chose qu'Alain Juppé pour réformer sans avoir à engager la force pour faire respecter la loi, mais engager la force ce serait le début d'une révolution ! Les récentes manifs de Bretagne montrent que des Français ne respectent plus rien et la droite en est la principale responsable.

    Il ne faut pas se faire d'illusion les grosses manifs de la droite verront des grosses manifs de la gauche. Elles ne seront pas autre chose que la confirmation de cette révolte. Chirac a beau clamer, encore maintenant, qu'il est le meilleur d'entre nous (de ceux de son obédience s'entant), ce n'est pas cela qui fera qu'il puisse modifier la société française ancrée depuis des décennies dans des privilèges !

    Mais c'est vrai qu'il fut le meilleur des chiraquiens, puisqu'il eut a supporter une condamnation d'un an inéligibilité avec 14 mois de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris en 2004. Et cela, pour une mise en examen d'abus de confiance, de recel d’abus de biens sociaux, et de prise illégale d’intérêt pour des faits commis en tant que secrétaire général du R.P.R. et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. En fait tout le monde sait qu'il fut le sacrifié pour sauver celui qui l'aime tant.

    Sur le plan gouvernemental, je me souviens lorsqu'il fut premier ministre dans son second gouvernement de novembre 1995 à juin 1997 sous Jacques Chirac, il eut a affronter une grande révolte sur la remise en cause des acquis sociaux du secteur privé décidée par Édouard Balladur en 1993. Et malgré qu'il fut droit dans ses bottes, il dut enterrer le projet, ce qui montre une certaine sagesse. Mais, par contre, il augmenta les impôts par une hausse de la CSG et par la création de la CRDS, sans oublier l'augmentation de 10 % des tranches de l'ISF et de la suppression de son plafonnement. Cela fit que certains contribuables payèrent un impôt supérieur à leur revenu ! Ce qui fut aussi le cas pour ce gouvernement qui eut à subir la foudre des mécontents à la suite du blocage de la revalorisation imposable des tranches inférieures de l'impôt par Sarkozy. Alors lorsque j'entends et je vois les louanges qu'il reçut à l’émission des paroles et des actes des journalistes présents, mais aussi des sondages éloquents sur sa prestation, je me dis que les Français ont la mémoire courte, mais aussi que l'on ne dut interroger que ceux, qui, d'avance le soutenait.

    Il ne faut pas toujours se méfier des apparences, les Français ont comprit et ce n'est pas parce qu'il aurait une forte majorité aux Assemblées que le pays sera gouvernable pour autant ! Qu'importe la qualité de sa prestation aux paroles et aux actes que je trouve médiocre, l'essentiel est qu'elle lui permit de devancer dans les sondages, chez l'ensemble des Français, son ami qui le prendrait bien avec lui, mais en tant que second couteau, ce qui ne lui convient pas, il veut être le calife en 2017 ! Autant dire que ce ne sera pas gagné, Sarko, qui n'est pas son ennemi clama-t-il, va se charger de lui tailler un costard, il n'est pas homme à se laisser dépasser par un subalterne, même si, lorsqu'il fut un adolescent politique, il fut plein d'admiration pour lui.

    On sait que Sarko ne s’embarrasse pas de détail, ce ne serait pas la première fois qu'il bouscule les convenances, Charles Pasqua doit s'en souvenir, mais aussi les institutions de la République qu'il piétina à sa guise. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il traine des casserolles, je crois qu'elles sont 9 avec la dernière qui vient de sortir sur les contrats d'hélicoptères du Kazakhstan passés en 2010 pour près de 2 milliards d'euros, de quoi avoir le tournis. Mais la plus rigolote est son innocence dans l'affaire Bygmalion concernant le dépassement de ses comptes de campagne pour lesquels il est juridiquement responsable, mais aussi les fausses factures de son parti. Même L'EXPRESS ce qui n'est pas peu dire, trouve qu'il pousse le bouchon un peu loin. Sur les 9 casserolles, il y en a bien une voire deux qui écloront d'ici 2017, ce qui laisse penser que ses fanatiques supporters recevront une bonne douche glacée.

    Le jeu de poker menteur est loin d'être terminé même si d'ici 2017 il emporte la présidence de feu l'UMP, ce qui est évident vu sa cote sondagière chez les sympathisants. On sait que lorsque l'on reprend une affaire on devient responsable de son passif, à moins que créant, une autre affaire, il laisserait à ceux qui seraient encore membre de l'UMP le soin de rembourser le déficit, soit quelque chose comme 74 millions, j'attends de voir cela. Bien sur, il y a toujours des gens qui croient au père noël mais quand le navire tant à couler ils le quitte sauf que là, il faudra rembourser, et le pire serait, qu'ils prennent une gamelle en 2017 ! Le triumvirat Fillon, Juppé, Chatel, confirmé par le bureau politique, s'est engagé dans cette période transitoire, il porte donc légalement la charge de la dette, et lorsque Sarkozy sera élu, il le sera sous l'étiquette UMP avant qu'il en fasse un parti à sa mesure, il faudra bien que les responsabilités s'affirment et Fillon avec Chatel plus les Copé et autres, faisaient partis, depuis 2012 du bureau politique de l'UMP, donc forcément au courant des comptes, mêmes s'ils nient, ce ne peut être le portier le responsable. Pour Juppé, c'est différent, il était en dehors de cette période de fausses factures ce qui lui donne une virginité, donc forcément plus présidentiable que les autres et bien plus que Sarko de ce point de vue.

    Venons-en aux programmes, celui de Sarko est dans le flou sur de nombreux points mais reste dans la ligne de la droite forte tout au moins dans ses propos, mais je pense qu'il est globalement plus à gauche que les autres, Juppé-Fillon, même s'il veut supprimer les 35 heures, avec les heures supplémentaires à re-fiscaliser, ce qui est une connerie. La suppression des 35 heures supprime ipso facto les heures supplémentaires et re-fiscaliser des heures supplémentaires qui ne le sont plus, il faudra le faire !

    Tous ont en commun dans leurs propos, mais ce ne sont que des paroles, la réduction des dépenses de 110 milliards pour Fillon 100 milliards pour Juppé en cinq ans, et là aussi, il faudra le faire s'ils viennent à être élus, j'attends de voir ! Les plus virulents sont donc Juppé et Fillon qui peuvent toujours le clamer puisqu'ils ne sont actuellement responsables de rien. Cela conduirait à une à austérité qui irait à l'encontre de la croissance puisqu'elle appauvriserait les Français en augmentant le chômage. On voit bien qu'ils parlent sans bien réfléchir, d'une part le FMI ne voit pas pour l'Europe une croissance au dessus de 0,8 % cette année et voit même récession et déflation. Quant à l'année prochaine il voit pour la France une croissance entre 0,4 et 1,4 % autant dire que ce n'est pas favorable au retour de l'emploi, et d'autre part celle de l'Allemagne qui la boostait se réduit par la baisse de ses exportations, surtout dans les pays d'Europe. Ses ventes vers l'étranger ont chuté de 5,8 % sur un mois en données corrigées des variations saisonnières. À cela, il faut ajouter que le pays ne va pas bien et que de nombreux travaux et équipements ne sont pas réalisés, l'Allemagne n'est vantée que par les économistes de droite. L'Allemagne ne tirant plus l'Europe par le haut par sa politique d'austérité, la croissance s'écroule.

    Sarkozy, Juppé, Fillon ont des divergences sur l'ISF. Sarko ne veut pas nécessairement le supprimer mais réfléchir à une réforme. Juppé le supprimer ainsi que pour Fillon. Quant à la retraite Sarko pense porter l'âge de départ à 63 ans et les deux autres à 65 ans. Assouplir le droit du travail pour Juppé et Fillon, pour Sarko il faudra que le parlement définisse un nouveau code du travail concentré sur les droits fondamentaux des salariés, et bien sur revoir les seuils sociaux. Et puis le remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

    En d'autres termes les programmes sont semblables, mais aucun ne donne l'enthousiasme pour redresser la France. Finalement, ils feraient pire que le gouvernement actuel !

  • Hervé Gourdel une phase de la guerre contre l'Etat islamique.

    La décapitation d'Hervé Gourdel ce qu'il ne fallait pas faire.

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    Hervé Gourdel randonneur, guide de haute montagne, apprécié par tous ceux qu'ils l'ont connu fut assassiné de la façon la plus sanglante qui soit.

    Support Wikipedia Ce fut l'émoi, le choc, la barbarie à l'état pur, on savait qu'ils décapitaient des otages en Syrie, ce que l'on ne savait pas, par contre, c'est que dans les montagnes Kabyles on décapitait aussi. Un signe d'obédience pour se faire reconnaître par l'organisation d’Al-Baghdadi, le chef de l’EI. En fait, ceci montre la surenchère dans la barbarie entre Abu Bakr Al-Baghdadi et feu Ben Laden. La tête d'Hervé Gourdel servit de passeport. Al Qaïda est dépassée bien que l'EI soit l'émanation d'Al Qaïda. Ce mouvement est né en Irak, lorsque, pour combattre l'occupation américaine de 2003, une poignée d'anciens officiers de l'armée de Saddam Hussein et de fondamentalistes irakiens, rejoints par des djihadistes venus d'Afghanistan, prêtèrent allégeance à Al-Qaida, Le Nouvel Obs. Sa création remonte à 2006, lorsqu'Al-Qaïda en Irak forma avec cinq autres groupes djihadistes le Conseil consultatif des Moudjahidines. Le 13 octobre 2006, le Conseil consultatif proclama l'État islamique d'Irak (EII), lequel se considérait, à partir de cette date comme le véritable État de l'Irak, puis également, à partir de 2013, de la Syrie. Initialement lié à Al-Qaïda, l'EII s'en est progressivement affranchi, Wikipédia. L'État islamique qui prit sa puissance en Syrie en 2011 devint un acteur majeur du djihad dans cette partie du Moyen-orient couvrant les zones sunnites transfrontalières de l'Irak et de la Syrie. Une terre quasi désertique peuplée par les chrétiens d'Irak à Mossoul et par les peshmerga Kurdes. Il s'agit en fait de la guerre de religion séculaire entre sunnites et chiites que Saddam Hussein et le parti baas avaient réussit à maîtriser.

    De ce fait, ces djihadistes puissamment armés avec l'argent du pétrole qu'il extraient des puits qu'ils ont pris par les armes, et qu'ils vendent à des coûts très inférieurs au marché, n'ont d'autre but que de combattre l'État chiite du Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, et ses milices chiites soutenues par l'Iran, un reste de la guerre américaine d'Irak.

    On savait, également, que depuis 2010 des islamistes armés du Magreb islamique se revendiquant d'Al-Qaïda et de ses filiales, avaient déjà assassinés sept otages français. La première organisation, le Front al-Nosra, créé en janvier 2012, prêta allégeance à Al-Qaida. La seconde Daesh, acronyme arabe de l’État islamique, qui apparaît en Syrie début 2013, est beaucoup plus ambitieuse et entend bien supplanter Al- Qaida sur la scène du djihadisme mondial fondamentaliste. Il s'en suit une surenchère à celui qui sera le plus barbare, puisque le Front al-Nostra, la branche syrienne, menaça samedi 27 septembre les membres de la coalition par le biais d'une vidéo diffusée sur internet, Le Monde.

    « Ces États ont commis un acte horrible qui va les mettre sur la liste des cibles des forces djihadistes dans le monde entier », a prévenu Abou Firas Al-Souri, porte-parole d'Al-Nosra. L'offensive des alliés représente une « guerre contre l'islam », a-t-il ajouté.

    De là, à ce que ces différents branches djihadistes d'Afrique du Nord se rattachent à Daesh, il n'y a qu'un pas. Ainsi se forme une toile terroriste capable de combattre les États du Sahel, la Mauritanie, le Nigeria, la Centre Afrique, le Niger, le Tchad, le Soudan, en tout 25 États sans compter la Turquie, l'Irak et la Syrie. Ce n'est donc plus que quelques groupuscules terroristes qui prenaient des otages pour une rançon. C'est une véritable organisation structurée qui, avec des revenus importants. menace le monde occidental.

    L'Algérie depuis longtemps est en guerre contre ces groupuscules éparpilles dans ses montagnes et capables de faire des coups, voir l'article sur l'attaque de centre pétrolier d'In Amenas. Les autorités algériennes les combattent, mais elles ont donc de grandes difficultés a les éradiquer, les montagnes kabyles offrent des caches protectrices. La question que l'on doit se poser est comment le groupe armé Jund al-Khilafah fut prévenu qu'un Français ouvrait une nouvelle voie avec cinq compagnons algériens dans le massif de Tizi Ouzou, et cela quelques jours à peine que l'EI lança son défit contre la France ? Il y a là une coïncidence troublante qui fait peser à un coup monté par des Algériens en relation avec ces djihadistes.

    Deux jours après qu'Hervé Gourdel fut enlevé, par le groupe armés de Jund al-Khilafah et décapité, les pays occidentaux prirent conscience du danger de ces fous d'Allah contre l'humanité. Ces cinq compagnons furent interrogés par les autorités judiciaires et l'on apprit, par El Watan.com, qu'ils ont été relâches, mais restent sous contrôle judiciaire pour ne pas avoir averti de la présence d'un Français parmi eux.

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    Le massif ou l'armée algérienne effectue les recherches pour retrouver le corps d'Hervé Gourdel, document rfi, REUTERS/Louafi Larbi.

    L'engagement britannique auprès des États-Unis et de la France fut approuvé par le parlement anglais avec une large majorité pour des frappes aériennes en Irak, mais aussi le Danemark et la Belgique rejoignirent la coalition pour frapper l'EI. C'est donc une prise de conscience devant le danger que représentent ces djihadistes en Afrique, en Syrie, en Irak, même en Europe.

    Tuer un homme inoffensif que l'on prend, les armes à la main parmi ses compagnons en train de marcher, pour le tuer deux jours après un ultimatum qui ne pouvait qu'être rejeté, ou est le but de ces criminels sinon tuer sauvagement un représentant Français !

    img007Devant la grande mosquée de Paris, les musulmans français ont exprimé le rejet de cette barbarie. Pour eux l'Islam est une religion de paix. Nous musulmans de France disons halte à la barbarie. Ce crime n'est donc pas qu'une attaque contre un Français, mais aussi contre la communauté musulmane qui s'est senti atteinte par cette horreur. L'amalgame est vite fait et il importait que les musulmans de France réagissent. Une campagne fut lancée sur les réseaux sociaux par la Fondation active change avec pour slogan «Not in my name» , pas en mon nom, «ne tuez pas d'innocents en mon nom». Une vidéo de 1,19 minutes fut diffusée à partir de 10 septembre qui montre 10 musulmans hommes et femmes, se succéder pour expliquer, chacun en quelques mots, leur rejet de l'organisation État islamique.

    Vendredi 26 septembre à « Ce soir ou jamais » l'émission de Frédérique Taddeï, portait sur la guerre contre l'État islamique. Étaient présents deux anciens ministres des Affaires étrangères Hubert Vedrine et Dominique de Villepin parmi S. Bessis, F. Encel, J. Doré, P. Conesa, M. Gabriel et Jérémy Rifkin.

    La position pour l'intervention fut soutenue par Hubert Vedrine et la position non interventionniste soutenue par Dominique de Villepin relayée par certains autres. Ce qui m'a paru étrange dans ce débat que je n'ai pu regarder entièrement, c'est le manque de réalisme des opposants. On peut toujours trouver des arguments à tout, mais il arrive un moment ou une décision s'impose et c'est le rôle de responsables de prendre cette décision. Parce que la question fondamentale ne fut clairement exposée, fallait-il laisser l'EI se développer au risque qu'il prenne des proportions importantes ? Bien sur on peut toujours noyer le poisson en trouvant des tas d'arguments aussi justes les uns que les autres pour clamer que l'on ne pourra éradiquer le terrorisme ! Bien sur, nous savons tous que ce qui se passe au Nord de l'Irak est dû à la guerre américano-irakienne qui détruisit le régime de Saddam Hussein, mais est-ce une raison pour laisser l'EI envahir l'Irak ? Pour Dominique de Villepin, ce qu'il importe c'est que les interventions militaires sans des objectifs ciblés ne peuvent être efficaces, la guerre contre le terrorisme ne peut pas être gagnée, ce fut son argumentation majeure. Le terrorisme est une main invisible, changeante, on ne se bat pas contre une main invisible avec les armes de la guerre. Il faudrait donc, pour lui, utiliser les mêmes armes que celles des terroristes, mais il ne dit pas comment ? Un pays à ses propres armes qui ne peuvent être les même que celles des terroristes, et c'est là, que ce pose la question au responsable, quand on n'a pas ces armes que doit-on faire ? De plus l'argument de dire que depuis que le terrorisme est combattu que ce soit en Afghanistan en Afrique ou ailleurs, il n'a fait que se développer. c'est malheureusement un triste constat, mais que serait-il devenu si rien n'avait été fait ? En outre, si la France participe c'est sur l'appel du gouvernement irakien. Et la question est, devions-nous ne pas répondre alors que les peshmergas n'ont pas d'armes capables pour rependre leur territoire, et d'éviter le massacre des chrétiens ? Certes, les pays du golfe qui possèdent près de 500 avions selon Monsieur Villepin auraient les moyens d'intervenir, mais ils ne furent appelés. Et puis, l'argumentaire aurait été de dire que ces pays voulaient envahir l'Irak. La réponse d'Hubert Vedrine, fut de dire que l'intervention était inévitable, qu'il ne s'agit pas du terrorisme en général, mais de ce qui se passe en Irak et en Syrie et que cela atteint un niveau de déstabilisation, de barbarisme de risques de contagion et de sanctuaires qui firent que notre intervention était inéluctable. La clairvoyance de Vedrine contre l'amalgame Villepin.

  • Nicolas Sarkozy ou les deux neurones d'un bonimenteur.

    Mais aussi est-ce que vous me prêtez deux neurones d'intelligence ?

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    Document le Nouvel OBS, Nicolas Sarkozy sur la plateau de France 2, le 21 septembre 2014 (FRANCE 2/AFP).

    Est-ce que vous croyez que si j'avais quelque chose à me reprocher au fond de moi, je viendrais m'exposer dans un retour à la politique comme aujourd'hui ?

    En fait il n'est qu'une victime puisqu'il n'est jamais parti n'ayant pas admis d'avoir été battu !

    Support Wikipedia Qui ne se rappelle pas quelques semaines après avoir quitté l’Élysée, les va et vient à son QG de campagne de ses fidèles qui, de toutes parts, contestaient la victoire de François Hollande. Un véritable offensive s'amorçait dans un gouvernement bis prêt à renverser le président. La droite qui se croit dépositaire de la légitimité politique est fervente de ces actions en bousculant la République. Le moment était propice, François hollande n'avait vaincu Sarkozy que de 1,6 % des suffrages, des ministres novices, un président qui n'avait jamais exercé de fonctions importantes et toute la charge médiatique de ce parti qui poussait. Il fallu quelques rappels de Bernard Debré sur la validité de l'élection de François Hollande et sur la solidité des institutions pour que, petit à petit, ce putsch naissant fasse psitt.

    Ce qui est extraordinaire chez lui c'est sa prétention, sa pédance, il veut rassembler droite, centre, gauche, écologistes, libéraux et former un grand rassemblement pour changer la France. Même pas de Gaulle n'eut cette prétention. J'ai, écouté son interview d'auto satisfaction, de contradictions, j'ai donc retrouvé le même qu' il y a deux ans et demi, les doigts pointés tel le professeur sûr de ses propos. Comme l'a dit François Fillon sur la 2 on ne peut changer ce que l'on a en soi. On sentait bouillir en lui une révolte qui le taraudait depuis 2 ans et demi.

    « Non seulement j'en ai envie mais je n'ai pas le choix ».

    C'est extraordinaire cette prétention, lorsque des indispensables il y en a plein les cimetières ! On en revient à croire qu'il se croit lui-même à force de se rabâcher la même chose. Sarkozy n'a pas changé comme il le prétend seulement, comment aborder son interview, s'il ne le dit pas qu'il est différent ? Il lui faut bien des excuses, l'humilité du départ n'a duré qu'un moment pour qu'ensuite il hausse le ton pour, bien vite, attaquer son successeur, comme l'écrit Françoise Frezzos dans son blog, « le loup a mangé l'agneau ». Attaquer le président même s'il prétend ne pas vouloir polémiquer avec lui, le débat du second tour lui reste dans la gorge.

    «Je n'ai pas menti, que reste-t-il de cette série d’anaphores vous savez, moi président, une longue litanie de mensonges ! ».

    Mais la question est, est-ce que le président a menti lorsqu'il clama cette série d'anaphores ? Nul ne le sait, mais aussi nul sait pourquoi il ne l'applique pas ! Dans cette incertitude on peut dire aussi des mensonges. En fait taper sur le président en ce moment ou 87 % des Français le rejettent, ce n'est pas glorieux d'autant qu'il ne peut se défendre, voir les articles précédents. Sarkozy ne coure aucun risque et comme le clama Fillon tout le monde peut le battre !

    Et puis comment, il a osé casser ce que j'avais fait ! Cela lui reste aussi dans la gorge, comme si ce qu'il avait fait avait été approuvé par les Français ! Cela montre que sa réapparition n'a d'autre but que celui de sa vengeance, tout le reste n'est que du bla-bla-bla. Pour Sarkozy, il était impensable que l'on puisse ré-fiscaliser les heures supplémentaires. Cela montre encore qu'il n'a pas changé, mais s'il avait, comme il le prétend deux neurones d'intelligence, il devrait se rendre compte que ces heures défiscalisées représentaient 8 milliards et étaient payées par tous ceux qui n'en bénéficiaient pas dont les retraités, les chômeurs etc... . De plus, elles permettaient aux entreprises de ne pas embaucher, donc de ne pas réduire le chômage. Le patronat veut que l'on travaille plus, mais ne veut pas réduire le chômage.

    Peut-on dire qu'il a murit sa défaite, non, mais selon lui seulement des erreurs, ce qui n'est pas la même chose. Murir sa défaite consistait à en faire l'inventaire, de ce qu'il fit pendant les cinq années de sa présidence et qui fut désapprouvé. Donc, nous expliquer comment se fait-il qu'à la fin de son mandat la dette de la France était de 1.825 milliards pour 1.210 milliards en 2007 soit une augmentation de 615 milliards sous son mandat. Quant au commerce extérieur il était en 2012 à moins de 67,2 milliards ! Notre industrie est derrière celle de l'Italie. A cela, il faut ajouter qu'il a piétiné les institutions par un pouvoir personnel, dont il s'excuse d'ailleurs, mais c'est dans sa nature, il le dit lui même qu'il ne peut faire confiance aux autres. J'ai changé, mais ce n'est pas la première fois qu'il le dit et il ne change pas.

    Et puis, lui aussi, ne respecte pas ses promesses. En 2007 il annonçait le 15 février sur TF1, c'est,

    « j'ai un projet c'est redonner la parole aux Français par le référendum en annonçant qu'il briguerait un second mandat ».

    Or, dans son interview que propose-t-il le référendum pour lever les blocages des corps intermédiaires. Ceux qui croient cela se mettent le doigt ou je pense. Ajoutez sa vulgarité que je n'ai pas oubliée quant il clama «casse-toi-pauv'con» au salon de l'agriculture le 23 février 2008. De plus, il n'a fait aucune réforme de fond de peur de ne pouvoir être réélu. Et maintenant il se déclare tout neuf et il faudrait le croire ! Il compte sur les difficultés de l'exécutif, le rejet de François Hollande pour se faire une santé mais, il ne suffit pas de clamer,

    « les Français ont dit leurs espoirs, leurs incompréhensions et parfois aussi leurs déceptions ». « J'ai vu monter comme une marée inexorable le désarroi, le rejet, la colère à l'endroit du pouvoir ».

    pour être cru, mais proposer une politique qui fasse l'adhésion et là nous avons vu ses esquives, car de politique il n'en a pas. Même sur le mariage pour tous il fut sibyllin,

    « j'ai vraiment détesté la façon dont ça a été mené. Beau résultat pour un président qui prétendait rassembler la France. Il l'a divisée, il a monté les uns contre les autres comme jamais. On a humilié la famille, tout un tas de gens qui sont descendus la rue, ils se sont radicalisés. Je n'utiliserai pas les familles contres les homosexuels, comme on a utilisé les homosexuels contres les familles ».

    Un gros mensonge, François Hollande n'a pas utilisé les familles contre les homos, c'est la droite qui l'a fait en provoquant des manifestations insurrectionnelles comme elle sait le faire. En fait, ce fut une diversion pour ne pas prendre position, sachant que sa famille comme, il le dit, n'a pas de position affirmée sur ce point.

    Murir sa défaite consistait a reconnaître le bilan qu'il laissa à son successeur sur le chômage, les entreprises, la compétitivité et sur le commerce extérieur, mais c'est du détail. Avouer cela, il ne le pouvait pas tellement imbus de lui. En fait, il demande de l'indulgence pour ses erreurs mais pas de mea-culpa.

    Son objectif c'est tout d'abord de prendre l'UMP, « je suis candidat à la présidence de ma famille politique écrit-il sur sa page facebook ». Il veut transformer l'UMP de fond en comble en bâtissant une formation politique du XXIème siècle, il a reçu la lumière qui fera de lui un grand. Mais auparavant, il lui faudra régler l'affaire Bygmalion et les dépassements de ses frais de campagne de 18. 556. 175,95 euros de fausses factures, selon les conclusions de l'enquête préliminaire dont Le Monde prit connaissance. Ses frais de campagne de 2012 se montent en réalité au coût d'environ 41 millions, bien au-delà du plafond légal de 22,509 millions d'euros ! Et qui peut croire un seul instant qu'il n'était pas au courant sachant que la dette cumulée voisine les 74 millions ? Selon Mediapart Sarkozy aurait dissimulé 17 millions d'euros de frais de campagne aux autorité de contrôle en 2012. Et puis, il aura à éliminer son ami qu'il vénérait lorsqu'il était petit, ce bon vieux Juppé, mais comme le Canard du 24/09 le relate, page 2, il ne fait pas le poids, « mais je vais le tuer », et la réplique tout aussi brève fut « tu sais ou me trouver ». Voilà qui promet des jours heureux

    Si l'on ajoute à cela les autres affaires qui le menace, Tapie, Karachi, le supposé financement libyen, les écoutes téléphoniques, les sondages de l’Élysée, des autres détails. D'ici deux années et demi, peut-on s'attendre qu'au moins l'une d'elles le fasse réfléchir ? Pas sûr il est tellement fort !

    Logiquement, il prendra l'UMP avec un autre nom, quant à l'élection présidentielle de 2017, seul objectif de retour sur l'aire politique, il a une chance si les socialistes sont éliminés au premier tour, ce qui est déjà écrit. En affrontement direct contre Marine le Pen, il se retrouve président pour cinq années. Seule une affaire judiciaire peut l'en empêcher.

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