Avertir le modérateur

Blog - Page 16

  • Municipales second tour, la solution Valls,

    pour ne pas dissoudre l'Assemblée nationale.

    Manuel Valls, la dernière chance du président pour faire le pacte de responsabilité et le nouveau de solidarité ?

    4373468_6_4910_manuel-valls-le-25-fevrier-a-l-assemblee_896ae8d84675da7d1bb729e926850830

    Manuel Valls à l'Assemblée nationale répondant à Claude Goasguen.

    Support Wikipedia Quand on subit un tel revers, pour ne pas dire une blessure, on ne cherche pas à remanier comme un vague espoir de sauver son quinquennat, mais qui ne l'est pas. La politique sanctionnée par les ouvriers qui se sentent abandonnés et les classes moyennes étranglées, n'est que celle du président. Elle fut appliquée à la lettre par Jean-Marc Ayrault qui lui était fidèle. Fidèle au point d'être le fusible d'une politique de gauche, habituel, dit-on, mais injuste. Il aurait vidé son cœur à qui vous pensez selon le Canard enchaîné, page 2. La politique de la boite à outils, qui devait inverser la courbe du chômage n'a pas suffit. Elle reste une mesure de gauche qui sera donc complétée par le pacte de responsabilité une autre manière de réduire le chômage par celle des charges des entreprises. C'est deux mesures, une gauche et une de droite.

    Ce ne sont pas les couacs, les discordes entre ministres, le mensonge de Christiane Taubira qui n'en était pas un, la sécurité qui est impossible à juguler dans un état de crise, les annonces non tenues du président sur le chômage qui décrédibilisent la confiance, parce que tout le monde sait bien que ce gouvernement, inhomogène, novice, lourd, après 10 années de droite, que la situation récoltée était catastrophique. Le président prétend l'avoir connue, pour ne pas être accusé d'ignorance, ce qui ne change rien au fait. En 2013, 263 fermetures de site industriels furent annoncés presque autant qu'en 2012 ! Connaissait-il cela ?

    Ce sont les impôts et le chômage qui ont fait ce désastre socialiste qui frise une abstention moyenne de 37, 5 % sur les deux tours. Mais aussi l'incapacité des gouvernements précédents à porter une crédibilité, ce qui provoque un rejet des politiques des deux partis majoritaires, même si la droite reste soudée quelques soient les affaires. A droite, les affaires furent mobilisatrices.

    La gauche ouvrière s'est tuée, jamais une droite n'est revenue aussi forte après avoir été battue il y a 21 mois. Le socialisme municipal, fonctionnaires ouvriers, sa racine volatilisée, l'édifice s'écroule.

    Se sanctionner par un non vote, alors que la droite ne fit rien pendant dix années, c'est voter contre soi. Quelle baffe à vous retourner la tête. En charge, la droite appliquerait une politique encore plus austère, il suffisait d'écouter François Fillon au journal de 20 heures sur la 2. La sanction socialiste, remit la droite prétentieuse en ligne, alors pourquoi voter, puisque rien ne change ?

    On sait bien qu'en 21 mois, aucun gouvernement ne peut réparer la faillite de notre industrie, son incompétitivité est catastrophique, notre commerce extérieur est au fond du fond. L'abstention importante du second tour de 38,5 % confirma celle du premier à 35, 87 %, elle peut être analysée de la façon suivante.

    Tout d'abord au niveau local, de nombreuses municipalités de gauche, ont augmenté leurs impôts pour compenser les réductions des donations aux collectivités territoriales, mises en place par le gouvernement précédent. Ils sont devenus plus lourds que ceux sur leur revenu. Les communes de gauche, surtout communistes, au lieu de faire des économies ont conservé leur charge de personnel et se sont endettées. Le gel du barème de l'impôt sur le revenu par la précédente majorité fit que les tranches inférieures payèrent des impôts pour la première fois, puisqu' ils furent prélevés l'année suivante. Les socialistes eurent à subir le mécontentement de ses salariés. À cela, si vous ajoutez la suppression des heures supplémentaires défiscalisées vous avez un ensemble qui fit la sanction des classes moyennes et ouvrières. Un Front national démagogique en embuscade, anti européen et vous avez tous les ingrédients d'un tsunami.

    L'éclosion du FN qui était, déjà latente, à l'élection présidentielle trouva un terrain favorable. 12 villes furent emportées par lui, Béziers, Beaucaire, le 7ème secteur de Marseille, Fréjus, Le Luc, Cogolin, Camaret-sur-Aigues, Le Pontet, Henin-Beamont, Hayange, Villers-Cotterets, Nantes-la-Jolie, auxquels il faut compter 1.525 conseillers municipaux. L'électorat populaire, la base de l'électorat socialiste et communiste fut son pourvoyeur. Une situation impossible à retourner en moins d'une décennie de gestion municipale, c'est cuit.

    Nous avons vu, lors du débat de l'opposition-majorité sur France 2 pendant que les résultats s'affichaient sous les yeux des invités qu'il y avait incompatibilité de vues entre les écologiques et les socialistes. C'était criant ! Comment peut-on continuer à gouverner avec Cécile Dufflot qui montra une telle indifférence ? Cela choqua la droite, qui se voulait modeste et en fit la remarque.

    Que devait faire le président d'autre que de dissoudre l'Assemblée nationale pour sortir par le haut de ce désastre ? Toute autre solution ne peut que l'affaiblir devant ses partenaires. Choisir Manuel Valls comme premier ministre ultime possibilité parce qu'il est la personnalité de gauche la plus appréciée des Français, mais surtout à droite, est un pari risqué.

    Dans un tel désastre, 155 villes passent de gauche à droite, on laisse aux vainqueurs la gestion du pays et puis on attend pour voir. Que ce ne soit pas réjouissant, c'est évident, mais c'est démocratique et honorifique. Faire accepter, à ceux qui se sont abstenus, une réduction de 50 milliards des dépenses pour financer un pacte de responsabilité mais aussi de solidarité, ils ne peuvent y souscrire, ils ont déjà payés.

    Que le président ait tout fait pour réussir, on peut le contester, mais ce sont les Français qui jugent et pas moi. François Hollande un rêveur, je commence à le croire, remanier avec des antagonismes si marqués tient du poker, même si Pascal Canfin, Cecile Dufflot ont confirmés qu'ils «n'entendaient pas participer» au nouveau gouvernement dirigé par Manuel Valls, leur avenir politique est en jeu dirent-ils.

    Manuel Valls ne peut ne pas avoir des Verts à son gouvernement, compte tenu de leurs résultats nationaux, mais il devra se passer d'eux même après leur avoir proposé l'écologie, le logement et le transport. Le bureau politique des Verts refusa cette offre «malgré les propositions faites par Manuel Valls, conditions en l'état ne sont pas réunies pour une participation». C'est l'orientation du président sur le pacte de responsabilité qu'ils ne veulent plus cautionner, alors qu'avant le désastre, ils étaient au gouvernement. Le pacte n'a plus de vers !

    Les choses sont claires, Cécile Dufflot pourra aisément soutenir les glandeurs qui ont saccagé la ville de Nantes dans la manifestation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ils seront dans l'opposition et soutiendront les projets pour lesquels l'écologie sera au rendez-vous et s'opposeront dans le cas contraire.

    À cela, il faut de tenir compte des sensibilités socialistes qui ne sont pas toutes cohérentes et de la parité hommes femmes, pas aisé. Il y aura des couacs et autres désagréments, même si le gouvernement est resserré autour d'un chef à poigne, de combat dit-on, mais qui manque de diplomatie. C'est un gros risque. Si Manuel Valls se grille, le président se grille aussi.

    François Hollande ne veut changer de politique, son allocution télévisée du 31 mars l'a montré, il est tenu à des engagements, il n'a donc aucune chance de retourner l'opinion, même s'il venait à réussir l'inversion de la courbe du chômage. D'autres élections vont avoir lieu, les européennes le 25 mai, les régionales et départementales en 2015, autant de défaites qui s'ajouteront avant la présidentielle de 2017. Il lui faudra tenir !

    Faire une dissolution de l'Assemblée nationale, lui aurait permit de mettre la droite aux affaires, de la laisser avec son caca de l'écotaxe et d'attendre la réaction des bonnets rouges. De Gaulle l'aurait fait !

    Les socialistes n'ont plus d'électorat de base, c'est une perte d'au moins 20 % d'électeurs. Des villes de la Seine-Saint-Denis à gauche depuis des décennies sont passées à droite. Plusieurs bastions communistes comme Bobigny, 49, 3 % d'abstention passa à l'UDI avec 53,41 % des voix après 94 années de gestion communiste. À Saint-Ouen 44, 79 % d'abstention autre bastion communiste vira à droite, c'est le candidat divers droites qui l'emporta avec 53,17 % des voix, devant la maire sortante, Jacqueline Rouillon. Au Blanc-Mesnil 43, 41 % d'abstention Didier Mignot communiste fut battu par l'UMP Thierry Meignen, élu avec 50,76 % des voix après 83 ans de communisme. Le Blanc -Mesnil est le fief de Maire-Goerges Buffet ancienne secrétaire général de parti communiste. À Bagnolet 49, 93 % d'abstention c'est le socialiste Tony Di Martino, 35,56 % des voix qui l'emporta, à l'issue d'une quadrangulaire, devançant Laurent Jamet communiste après une gestion communiste depuis 1928. Mais c'est à Villejuif, ville de Georges Marchais, qu'est la plus douloureuse défaite communiste depuis 1925, 45, 23 % d'abstention tomba à Franck Le Bohellec, UMP, avec 48,70 % des suffrages, face à Claudine Cordillot, maire depuis 1999. Dans ces forteresses communistes, les habitants votaient de moins en moins découragés de constater cette dictature démocratique. À Montreuil bastion communiste c'est la liste contre nature entre le Front de gauche Patrice Bessac, EELV et le PS qui l'emporta avec 37, 06 % devançant Jean-Pierre Brard divers gauches avec une abstention 46,98 %.

    A Aulnays-sous-Bois, la ville socialiste passa à droite avec 60, 7 % contre 39, 3 % avec une abstention de 43,43 %. À Limoges bastion socialiste depuis 1912 passa à droite pour 45, 07 % des voix avec une abstention 35, 79 %. À Roubaix ville socialiste de 94.186 habitants passa à droite avec 34,84 % des voix contre 33,18 % avec une abstention de 56,59 %. C'est bien la base socialiste et communiste qui fit monter le FN et la droite !

    Au niveau national, l'abstention au second tour atteint 38,5 % pour 36, 34 % au premier tour. Le non vote est bien une sanction dont il faut analyser l'importance. Bien que ce sont des élections municipales, la dimension nationale fut largement présente dans les grandes villes, Marseille, Lyon, Toulouse, mais aussi à Lille, Strasbourg, Montpellier, moins à Paris par suite d'un scrutin d'arrondissements.

    La presse européenne est septique quant à la nomination de Manuel Valls. En Allemagne, la Süddeutsche Zeitung, centre gauche, estime que «les effets de ce remaniement feront long feu». «Les problèmes demeurent, le président doit trouver une stratégie pour ranimer l'économie, redresser les finances, soulager les citoyens et empêcher une fronde au sein de son parti», explique-t-il.

    Au Royaume-Uni, Le Times, «Hollande en difficultés nomme un dur au poste de premier ministre».

    En Italie, le quotidien des milieux économiques, Il Sole 24 Ore, présente Manuel Valls comme «le socialiste qui fait un carton chez les électeurs de droite». Appelé à «sauver la gauche française», durant ces deux dernières années, il s'est fait une réputation de dur, «il ne plaît pas à l'extrême gauche, qui a souvent demandé sa tête». La Stampa, le quotidien de Turin, estime qu'il s'agit là «d'un choix hasardeux, que d'aucuns qualifient déjà de «cohabitation» entre le président et son premier ministre, tant les deux hommes semblent différents et incompatibles», tirés du Monde.fr.

    c4nlogo

  • Les paroles et les actes du 27 mars de l'entre deux tours des municipales,

    une émission pour exprimer le désamour des Français pour la politique !

    img278

    Capture d'écran.

    Cet article a été rédigé avant la déroute socialiste, dont j'aurais l'occasion d'évoquer

    Support Wikipedia En fait une émission pour une émission, le désamour des Français pour la politique est bien connu et comme les Français demandent tout, que la France est en crise ainsi que l'Europe, la politique à ses limites. C'est bien sur la forte abstention du premier tour des élections municipales, qui motiva cette émission, pour lesquelles l'abstention fut de 35,87 % soit 2,27 points de plus que la précédente municipale de 2008, voir, Municipales 2014 le premier tour du 23 mars. Et c'est vrai que l'abstention aux élections municipales est élevée, mais moins qu'aux cantonales ou elle atteignit 53,64 % au premier tour de 14 mars 2010, moins qu'au référendum sur le quinquennat du 24 septembre 2000 ou elle fut de 69,8 %, moins qu'aux élections législatives de 2012 au second tour ou elle fut de 44,59 % et moins qu'aux élections européennes de juin 2009 ou elle fut de 59,37 %. Donc nous pouvons penser que cette émission n'avait d'autre but, par le service politique de France 2, que de faire une émission entre les deux tours par suite que l'abstention fut surtout un non vote pour la gauche et plus particulièrement contre le gouvernement socialiste, mais aussi par l'éclosion du Front national. Il est bien visible que les journalistes de France 2 sont à droite, c'est à dire qu'ils n'invitent pas les extrêmes Front national, Front de gauche avec les communistes. Et pourtant ces formations de gauche ont fait bien plus que le FN qui fut médiatisé pendant plusieurs jours jusqu'à en faire un fromage. Alors avec tant de pub comment s'étonner que le FN ne fasse pas des conseillers municipaux. Et afin de rétablir un peu d'objectivité dans ces informations biaisées, je reproduis ce que j'ai reçu du blog de Jean-Luc Mélenchon.

    img277

    Le résultat est éloquent, conseillers municipaux Front de gauche + de 2.000 FN 473, quant aux villes gagnées Front de gauche 67, FN 1.

    Les invités de cette émission furent pour la première partie "la fracture démocratique", Michel Sapin, ministre du travail, Brice Teinturier, délégué général d'IPSOS, Laurent Wauquiez, député UMP de Haute-Loire, Roselyne Bachelot, ancienne ministre UMP, Edouard Martin, ancien leader syndical et candidat PS aux élections européennes, Julian Bugier, journaliste, Alexandre Jardin, écrivain et cofondateur du mouvement Bleu-Blanc-Zèbre, Jean-Pierre Le Goff sociologue au CNRS et Salah Amokrane, directeur de l'association Tactikollectif.

    Pour la seconde partie Michel Sapin, Laurent Wauquiez et Edouard Martin répondront aux questions de François Lenglet, Matthieu Pigasse, directeur général de la banque Lazard, Paolo Lévi, correspondant de l'ANSA à Paris et Jean-Louis Bourlanges, ancien député européen et essayiste.

    Mais aucun industriel, aucun ouvrier, aucun ingénieur, aucun commercial, comme si ces personnes ne participent pas aux élections et n'ont pas d'opinion ? Par contre, pour celles qui furent invitées qu'elles sont leur expérience de la vie d'usine, de l'industrie ? Édouard Matin ancien syndicalistes de chez Arcelor Mittal était bien seul, contre des gens qui n'ont jamais mis les mains dans le cambouis. Les journalistes n'invitent pas les acteurs de l'industrie, ils ne sont pas intéressants pour débattre, bien que ce soit eux qui créent de la richesse.

    Il est bien évident que si l'on interroge les mécontents sur la situation politique pratiquée à droite et à gauche, depuis 1958, avec un large avantage pour la droite, que les Français n'ayant pas connu d'autre politique, ne peuvent rejeter, que celle qu'ils subissent depuis si longtemps. Raz le bol, défiance, révolution, affaires politico-judiciaires récentes ne peuvent qu'activer le rejet. Seulement la question concernant la situation de crise dans laquelle nous sommes, ne fut pas posée. Adressez-vous à un chômeur, à une personne qui ne fait que tempester contre tout, qui galère pour vivre et vous avez ces réactions qui furent recherchées pour l'émission. Seulement 8 % des Français ont confiance en la politique et 23 % aux médias, c'est probable dans un état de crise ou le chômage et le pouvoir d'achat deviennent des problèmes et que les résultats se font attendre. Mais de là, à dire ce que Brice Teinturier directeur général d'IPSOS a constaté, que certains Français rejettent la démocratie pour un autre système politique à 24 % qui va jusqu'à 40 % pour les sympathisants du FN, c'est le marqueur d'un fascisme latent qui ne présage rien de bon. Le FN préfère la préférence nationale à la préférence communale, les habitants des municipalités conquises par le FN s'en rendront compte. Le nationalisme de ce parti n'a pas changé il est dans un coin pour ressortir dès qu'il en aura la possibilité. Des extrémistes ont toujours existés et il était prévisible qu'à la fois la politique de l'UMP, qui draine les casseroles de Sarkozy, ses luttes internes, l'échec de 10 années de gouvernance, la France a perdu son industrie, nous ne vendons plus rien, nôtre commerce extérieur est au fond des fonds, que la politique de François Hollande soit sanctionnée par les classes moyennes, par la classe inférieure, le gauche du Front de gauche et les communistes qui veulent leur revanche, mais aussi parce qu'il veut, comme le fit Gerhard Schröder pour l'Allemagne, remettre la France dans la compétitivité. Que se figurent-ils ceux qui ont sanctionnés qu'ils vont avoir d'un coup de l'argent avec la droite qui cache son jeu et le FN qui profite de la situation, alors que nous avons une dette énorme, que nous avons besoin d'emprunter et que nous risquons d'être sanctionnés par les banques sur les taux d'intérêts et la Commission de Bruxelles.

    La société civile représentée par Jean-Pierre Le Goffle sociologue au CNRS, Salah Amokrane directeur de l'association Tactikollectif, et Alexandre Jardin, écrivain et cofondateur du mouvement Bleu-Blanc-Zèbre, ont présentés des initiatives consistant à compléter l'action politique, bien qu'elles soient à confirmer comme celle d'avoir un Rib dans un bureau de tabac sans que soit vérifier la crédibilité de celui qui ouvre un compte. De là à prétendre, qu'avec ce Rib, il peut trouver du travail, c'est prendre ceux qui l'ont écoutés pour des imbéciles. Que les initiatives privées soient les bienvenues, c'est évident, mais elles ne peuvent se substituer à l'action politique.

    Quant à la proposition de Mathieu Pigasse de partager en deux, les 50 milliards de prévus pour le pacte de responsabilité, 25 aux entreprises, 25 à la consommation, ce qui serait séduisant, mais, il oublie qu'il n'y a plus de produits français à acheter, et que toute relance de la consommation, profitera aux produits étrangers et aux bas de laine des ménages.

    Quant à la passe d'armes entre Laurent Wauquier et Michel Sapin sur les impôts pour lesquels Michel Sapin ne répondit pas correctement, je tiens à préciser que si la classe moyenne et les faibles revenus furent imposés, c'est bien à cause du gel des tranches d'imposition mit en place juste avant la fin de la mandature de Nicolas Sarkozy. Comme le paiement de l'impôt est l'année suivante, c'est sur les socialistes que le mécontentement s'est exprimé.

    De même, la suppression des heures supplémentaires défiscalisées, qui portaient surtout pour les salariés qualifiés, pas sur les bas revenus, faisaient une discrimination au sein de l'entreprise, tous n'en profitèrent pas. De plus, seuls quelques millions de Français, 8 en bénéficièrent alors que les autres, dont les retraités, portaient fiscalement, la charge fiscale de ce cadeau dont le coût pour l’État était de 3,5 milliards par année soit 17,5 milliards en cinq ans. Les Français bénéficiaires de ce coup tordu n'ont pensés qu'à eux, pas aux autres, pas à la France.

    J'ai trouvé Michel Sapin un peu fatigué, pas assez de mordant, face à la jeunesse de Laurent Wauquier.

    Le point qui fit débat fut l'intervention d'Édouard Martin sur la suppression, par le Conseil constitutionnel de la loi Florange, loi qui oblige les entreprises de trouver un repreneur dans le cas d'une fermeture d'usine lorsque l'entreprise fait du bénéfice. Invalidation saluée par l'UMP et par le patronat. Cela montre bien, les deux classes qui s'affrontent, avec l'hypocrisie patronale qui trouve normal qu'une entreprise ferme et licencie son personnel, lorsqu'elle fait des bénéfices ! Reportant ainsi sur la société la charge de ces personnes. Les Français qui ont sanctionnés François Hollande au premier tour de ces municipales ont là un exemple de ce qui les attend. Le second tour devrait amplifier le premier puisque les Français sont des veaux comme l'exprimait le général de Gaulle. Devant cette situation, le président devrait dissoudre l'Assemblée nationale et ainsi restituer aux gagnants ce qu'ils ont laissés

    c4nlogo

  • Municipales 2014 le 1er tour du 23 mars,

    toute la politique attendait cette élection.

    La droite reste forte malgré les affaires.

    La gauche volatile est en danger.

    Le FN éclore

    Le président François Hollande a des problèmes

    Support Wikipedia À un peu moins de deux années de gestion gouvernementale socialiste, c'était le premier test national des forces politiques communales au niveau de plus de 36.000 communes françaises pour l'élection des conseillers municipaux, avec une nouveauté l'élection de conseillers communautaires au suffrage direct dans les communes de plus de 1.000 habitants. Ce test, fort attendu par l'opposition UMP et fort redouté par les socialistes, fut nationalisé par l'UMP, par suite de la cote de l'exécutif, 23 % d'opinions favorables pour le président de la République, dans l'espoir d'une revanche sur celles de 2008 ou elle prit une déculottée, rêvant qu'elle serait une sanction de la politique socialiste, qui, quand on y regarde bien, fut très proche de la politique que l'UMP pratiquait, c'est ce qui démobilisa l'électorat de gauche.

    Cet espoir fut exaucé sans difficulté, non pas par la cohérence politique des ténors de l'UMP qui se déchirent. L'opposition jouait sur du velours, les élections municipales sont toujours néfastes pour le parti aux affaires. Ce que d'ailleurs on peut analyser de la façon suivante, les élections municipales portent avant tout, pour de nombreux électeurs, sur la gestion communale et pour quelques uns sur la politique nationale ce qui les amènent à la sanctionner. Ce ne sont donc plus que des élections municipales, les résultats l'ont largement montré, de nombreuses villes bien à gauche, Lille, Lyon, ....ont des maires en ballotage certes, favorables, mais avec moins de voix qu'en 2008, bien que leur gestion soit proche de leurs administrés. C'est bien la politique de l'exécutif qui fut sanctionnée, malgré que ce sont des conseillers municipaux, puis des maires qui sont élus !

    La politisation de la société change sa nature qui est de distinguer ce qui est politique de ce qui ne l'est pas, mais est-ce la faute des électeurs alors que les maires se présentent sous l’étiquette de leur parti politique ? Pas certain que ce soit une bonne chose, une gestion communale ne doit pas être différente suivant la couleur politique des élus. Son rôle est de traiter tous ses administrés de façon égale, indépendamment de leur couleur politique.

    On est contraint à reconnaître que l'UMP a bien joué, en politisant les élections municipales qui, après quelques mois d'exercice d'un gouvernement nouvellement élu, offrent la possibilité d'une sanction par une partie des électeurs qui l'ont élu, mais c'est répondre à coté, car cela ne résout rien.

    Le chômage ne cesse de croître, 31.500 demandeurs d'emplois en février, ce n'était pas le moment d'affaiblir l'exécutif.

    L'électeur de droite ou de gauche ne fait pas de détail, bien que la politique municipale soit différente de la politique nationale qui est conditionnée par des contraintes budgétaires de déficit et de chômage ainsi que par la compétitivité des entreprises. Mais, cet électeur veut que sa commune soit l'émanation de son opinion politique indépendamment de la couleur qu'elle a, au moment du vote, même si elle fut bien gérée et cela, à des conséquences non négligeables sur la ville ou il vit. Les maires de gauche ont une approche bien plus sociale que ceux de droite envers leurs administrés, mais est-ce un argument ?

    Le plus paradoxal dans cette élection, est que les électeurs de gauche qui se sont abstenus donnent de la puissance à l'opposition politique par l'apport financier des postes de maires et de conseillers élus. En d'autres termes, l'abstention, qui fit le vote sanction est une sanction à eux-mêmes. Comme disait le général de Gaulle les français sont des veaux !

    Ce raisonnement colle bien avec le pourcentage d'abstentions qui est de 35,87 % source du ministère de l'intérieur pour 33,6 % en 2008, soit 2, 27 points de plus, (à noter que nous avons eu des estimations qui indiquaient 38,5 % et d'autres 35 %). À noter aussi que selon un sondage Ipsos/Steria pour radio France, que les abstentionnistes seraient plutôt jeunes, seulement 41 % de votants chez les 18-24 ans, plus de 76 % chez les plus de 60 ans, et marqués à gauche, 56 % de votants chez les sympathisants d'Europe Écologie-Les Verts. Pour l'UMP le vote aurait atteint plus de 76 %. Pas besoin que l'exécutif se décarcasse pour les emplois jeunes !

    Cela s'est traduit pour la gauche par 37,74 % de voix contre 46,54 % des voix pour la droite, alors qu'en 2008, 45, 1 % des voix étaient à gauche contre 40,8 % à droite. La gauche a perdu dans ce premier tour 7,36 % de ses électeurs et la droite en a gagné 5,74 %. On voit dans ces chiffres une montée moins élevée que la perte de l'électorat de gauche. Ils montrent, que si la gauche prend une déculottée de 7,36 %, la droite voit aussi une partie de ses électeurs qui se sont abstenus et d'autres qui sont passés au FN.

    L'extrême droite fait 4,65 % alors qu'en 2008 elle a fait 0,68 % des voix et l'extrême gauche 0,58 % pour 1,49 % des voix en 2008. La poussée du FN est de 4 points par rapport à 2008 tandis que pour l'extrême gauche, qui fut une composante de cette abstention, c'est aussi la chute.

    Il faut aussi considérer que la gauche était plus divisée que la droite, dans une ville comme Montreuil en Seine-Saint-Denis par exemple, au moins sept listes de gauche s'affrontaient, ce qui déboussole l'électeur. Même dans ma commune, il y avait cinq listes de gauche.

    La droite beaucoup plus unie n'avait que le FN comme principal adversaire à part quelques villes ou deux listes de droite s'affrontaient, mais c'était marginal.

    Au second tour, se forme à gauche des alliances, contre nature, ce que l'on peut déplorer, mais nécessité politique oblige pour réduire, sans trop y croire, une déroute. À droite, les alliances sont politiquement plus consensuelles.

    À Paris l'accord PS-ELLV est conclus, mais dans le 5ème arrondissement, la candidate Florence Berthout s'allie avec la liste dissidente de Dominique Tiberi qui rejoint NKM. Dans le 12ème arrondissement, l'UDI rejoint l'UMP. Dans le 18ème, l'UMP dissidente rejoint la gauche. Paris devient indécis, le duel sera serré.

    Les écologistes ont obtenus d'Anne Hidalgo 18 sièges de conseillés contre neuf actuellement. C'est moins qu'en 2001 mais plus qu'en 2008.

    À Marseille Patrick Mennucci et le Front de gauche s'accordent par secteurs. De plus l'accord PS, ELLV pourrait permettre qu'il finisse en tête dans au moins trois secteurs. Avec 46 % d'abstention l'accord arrive bien trop tard, ce n'est plus qu'un baroud d'honneur de la gauche qui ne vaincra pas le maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin qui est a 20 points de son adversaire Patrick Mennucci. Le candidat du Front national, Stéphane Ravier, arrive en 2ème position avec 22% des voix. La honte pour les électeurs de gauche qui se sont abstenus.

    Le grand gagnant avec l'abstention qui ne fut jamais aussi forte et bien sur le FN, ce qui est logique, mais c'est marginal, 4,65 %, il partait de rien. Il fait partout de bons scores et il obtient un élu Steeve Briois dès le premier tour à Hénin-Beaumont, ville de plus de 10.000 habitants, avec 50, 26 % des suffrages, contre une gauche divisée avec quatre listes. Nous verrons bien si le FN est capable de réduire le chômage de cette ville ?

    Il fait aussi une percée dans sept autres villes, Perpignan avec Louis Alliot, Avignon avec Philippe Liottiaux, Forbach avec Florian Philipot, Béziers avec Robert Ménard, Fréjus avec David Rachline, Tarascon avec Valerie Laupies, Saint-Gilles avec Gilbert Collard. Il se présente comme une troisième force politique nationale. Sur les 585 listes présentées par le FN, 330 sont présentes au second tour soit 55,6 % de réussite, un record. En 1995, année faste où le FN avait gagné trois villes, il y avait eu 116 triangulaires.

    Que le FN soit présent sur le plan national, que la bi- polarisation politique fasse émerger une tri-polarisation politique c'est encore trop tôt mais cela permettra de voir ses capacités de gouvernance locales, qui furent catastrophiques lors des précédentes expériences, Toulon, Oranges, Vitrolles, Marignane.

    Sa poussée est due au vote des ouvriers, le nationalisme a toujours séduit la classe ouvrière. Les socialistes espéraient que l'UMP transvaserait vers le FN, c'est plutôt la gauche qui souffre dans le Sud-est et dans le Nord ou sont les taux de chômages les plus élevés. Les socialistes n'ont plus qu'un électorat de fonctionnaires d'employés et de cadres moyens.

    À droite, les caciques de l'UMP furent élus dans un fauteuil. Les affaires Copé, Buisson, les écoutes Sarkozy n'ont pas démobilisés leurs électeurs, la droite reste forte. Alain Juppé, Christian Jacob, Jean-François Copé, François Baroin, Patrick Balkany, ont ainsi été réélus dès le premier tour. Même constat pour Laurent Wauquiez, Eric Woerth, Xavier Bertrand, ou encore Hervé Mariton .

    Au centre, Hervé Morin, Yves Jégo, André Santini. Français Bayrou de retour dans son obédience d'origine est en ballotage favorable puisqu’il a recueilli 41% des suffrages lors du premier tour.

    À gauche, Michel Sapin, et à Tulles, Bernard Combes s’est imposé dès le premier tour. Benoît Hamon est arrivé largement en tête. Laurent Fabius dans le Grand-Quevilly élu avec 76 % des voix. En revanche, Guillaume Garot pourrait bien perdre Laval, où il avait pourtant été élu dès le premier tour en 2008, il est cette fois en troisième position sur la liste PS. À Metz, Aurélie Filipetti est numéro deux sur la liste PS, où le maire sortant est au coude-à-coude avec son adversaire de l’UMP. À Lille, Martine Aubry est en ballotage favorable avec près de 35% mais perd près de dix points par rapport à l’élection de 2008. À Lyon, Gérard Collomb fait aussi la course en tête avec près de 36% des voix et se trouve également en ballotage favorable. Ce sera plus difficile, mais pas impossible, pour Pierre Cohen à Toulouse, ce dernier a recueilli un peu plus de 32% des voix, soit près de six points de moins que son adversaire UMP.

    L'électorat de gauche ne soutient pas le gouvernement qu'il a élu, alors qu'il lui demande tout sans considérer le bilan laissé par la droite pendant 10 années ! Ce n'est pas en moins de deux années que l'on peut effacer le bilan de la droite.

    La puissance des ténors de la droite n'est plus à démontrer. La gauche ne s'est pas dégagée de ses démons, elle reste pour son extrême dans un conservatisme hors du temps. Il suffisait d'entendre Pierre Laurent à mots croisées le lundi 24 pour s'en rendre compte.

    On ne peut rien pronostiquer de définitif, mais le second tour devrait confirmer le premier. Quand à un virage de la politique de François Hollande la gauche se fait des illusions. Sa position est guidée par l'obligation d'un déficit de 3 % et d'une réduction de la dette, avec celle du nombre de chômeurs. François Hollande bien que, pris dans étau, ne changera pas. Sa parole est engagée. Par contre, il devrait s'expliquer franchement devant les Français pour montrer sa politique, cette élection l'oblige afin qu'il ne trompe à nouveau ceux qui, au second tour, ont essayés de limiter les dégâts. Le changement de gouvernement par un gouvernement resserré apportera du souffle, mais n'y changera rien, par contre, il faut qu'il soit plus politique, l'arrivée de Ségolène Royale serait une bonne chose avec d'autres. S'il change de premier ministre, ce que je ne lui conseille pas, ses difficultés ne viennent pas de lui, mais de sa politique. Son intervention ratée au soir des résultats était difficile après cette déculottée, et ceux qui tapent sur lui, sont des veaux. Quant à la gauche abstentionniste qu'elle fasse attention, le président peut très bien dissoudre l'Assemblée nationale, ce qui fit le général de Gaulle en renvoyant tous les mécontents dans leur foyer. Alors vive Sarkozy qui se retrouvera avec le chômage qu'il laissa.

    c4nlogo

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu