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Blog - Page 15

  • Manuel Valls un engagement personnel dans son discours de politique générale,

    une émotion forte quand il évoqua son destin d’immigré espagnol naturalisé et devenu premier ministre.

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    (Photo Patrick Kovarik. AFP), document Libération politique.

    Support Wikipedia On peut ne pas être en accord avec la politique du président de la République, puisqu'il fut sanctionné par les Français, c'est donc que pour ceux qui l'ont sanctionné, que le chômage ne serait pas leur principal souci, bien que le président veut le réduire par un allègement des charges aux entreprises, mais alors quoi ? Le nouveau premier ministre dans son discours de politique générale du 08 mars n'a donc rien compris puisqu'il continue la politique de son prédécesseur ! «Je le dis sans détour, nous avons besoin des entreprises, de toutes nos entreprises». «Entreprendre créer, prendre des risques, embaucher, c'est cette démarche positive que je veux encourager parce qu'elle fait du bien à notre pays». Une folie, on aurait pensé qu'avec une telle baffe, qu'il aurait proposé une autre politique puisque c'est ce qu'exprimèrent ces élections. Pas du tout, il enfonce le clou et récolte une confiance confortable de 306 voix contre 239, qui n'est pas un chèque en blanc, les écologistes, dans leur réponse, le lui ont signifié ! Ils sont fous ces députés !

    J'ai écouté son discours de vérité, comme il aima le dire, citant Pierre Mendes-France mais rendant, aussi, un hommage au travail accomplit par son prédécesseur en prenant souvent référence à la feuille de route du président.

    Son discours de 47 minutes fut un moment d'émotion lorsqu'il évoqua son cas d'immigré espagnol parvenu à cette haute fonction bien que n'étant pas né en France, mais seulement naturalisé, montrant ainsi la grandeur de la République et de la France.

    La France a cette même grandeur qu’elle avait dans mon regard d’enfant, la grandeur de Valmy, celle de 1848, la grandeur de Jaurès, de Clemenceau, de De Gaulle, la grandeur du maquis. C’est pourquoi j’ai voulu devenir Français» ! Des trémolos dans sa voix qui ont du toucher de nombreux auditeurs.

    Mais, bien plus, parce qu'il montra qu'émigré avec ses parents, rien ne peut empêcher un citoyen de devenir, par sa volonté, le personnage le plus important après le président de la République. Quelle leçon à ceux qui désespèrent et qui attendent tout de l’État !

    «Trop de souffrance, pas assez d’espérance, telle est la situation de la France», c'est par ces mots qu'il commença. Mais la France n'est pas en désespérance comme on aime à le faire croire, ce qu'il y a c'est trop d'inégalités. C'est le problème qui exaspère les classes moyennes et ouvrières quand les riches deviennent toujours plus riches, voilà ce qu'il aurait dû clamer, en expliquant ce qu'il faut faire pour les réduire. Il n'a, malgré la valeur de ses propos, pas analysé le fond de cette désespérance dont il parle. Il aurait fait comprendre, à sa gauche, qu'il la comprend mais en faisant tout ce qu'il faut pour dégager de la richesse et des emplois.

    Nous avons eu des surprises à la fois sur l'écologie, l'école et les territoires ou il stupéfia les députés lorsqu'il annonça, outre la réduction par moitié du nombre de régions, affirmant qu'elles doivent disposer d'une taille critique en s'inspirant du rapport des sénateurs Yves Krattinger et Jean-Pierre Raffarin, avec la suppression des conseillés départementaux à l'horizon 2021, sans évoquer celle des départements, mais aussi l'objectif de fonder une nouvelle carte de vie d'intercommunalité pour le premier janvier 2017 avec une clarification des compétences et une réduction de 10 milliards de la donation aux territoires.

    De nombreux points restent à définir, ils touchent directement les citoyens, mais aussi, induiront de grandes difficultés avec une majorité volatile et une droite puissante. Un programme trop ambitieux dans la situation du pays. J'ai senti frémir les députés de l'opposition maintenant qu'elle est devenue majoritaire en villes et qu'elle va avoir à gérer, avec moins d'argent leurs communes, comme elle le fit pour la gauche lorsqu'elle réduisit aussi cette donation.

    Les majorités changent mais aussi les opinions suivant les circonstances politiques. J'ai trouvé la droite arrogante, irrespectueuse et la réponse de Christian Jacob lamentable pour un parti si prétentieux.

    On aurait pu penser, eu égard aux problèmes que posèrent les écologistes par leurs exigences dans la transition écologique, à leur comportement sur le conflit de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, avec l'opposition Valls-Duflot, mais aussi le fait que le président fut forcé, par l'accord dans son dos, entre Martine Aubry et les Verts lors de la primaire socialiste, que le premier ministre n'entende pas conduire la transition écologique mais, il affirme que la loi sera présentée en juin pour être adoptée en fin d'année.

    «La transition énergétique sera l’une de mes priorités. C’est une formidable opportunité économique !», a-t-il déclaré !

    On a vu, sur les bancs de l'opposition grincer les dents puisque cette transition écologique implique, en premier, le démantèlement de la centrale de Fessenheim, confirmé par Ségolène Royal sur RTL et LCI et la réduction de 75 % à 50 % la part du nucléaire.

    Sur l'échotaxe, l'un des boulets de la droite, Manuel Valls ne s'est pas prononcé mais on sait que les Verts sont pour afin de financer cette transition écologique. Or, Ségolène Royal ne veut pas ajouter une taxe aux taxes pour les transports routiers, le problème n'est donc pas éclaircit, il pèsera sur ce gouvernement.

    Sur l'école, Manuel Valls exprima que les rythmes scolaires sont une bonne chose pour les enfants puisqu'ils ont accès à des activités périscolaires sportives et culturelles, complémentaires à l'enseignement des enseignants. 93 % des communes s'y sont engagées. Ce fut un cri de refus à droite alors que seulement quelques pour cent de communes de droite refusent de les appliquer. Mais, il veut en tenir compte et se propose d'assouplir le cadre règlementaire avec les enseignants, les parents et les élus.

    «Sans croissance pas de confiance, et sans confiance, pas de croissance», affirmant que nous avons besoin des entreprises, «les soutenir c'est faire de l'emploi, de l'investissement et de l'exportation», d’où son ouverture sur la pacte de responsabilité et de solidarité.

    Tout d'abord sur le coût du travail il s'engage pour les salaires au niveau du SMIC à supprimer les cotisations patronales à l'URSSAF, de plus, le barème entre le SMIC et 1,6 fois le SMIC sera modifié en conséquence. Le coût est estimé à 4,5 milliards. Mais aussi, il n'oublie pas les salariés payés au delà du SMIC jusqu'à 3 fois. Les cotisations familiales seront abaissées de 1,8 point au premier 2016, ce qui représente un allégement supplémentaire de près de 4,5 milliard. Et, pour la première fois, les travailleurs indépendants et les artisans ne sont pas oubliés puisqu'ils bénéficieront d'une baisse de 3 points de leurs cotisations famille dès 2015, soit un coût de 1,5 milliards d'euros. Sur ces trois postes le coût global est de 9,5 milliards d'euros entre 2015 et 2016.

    Compte tenu des engagements de Jean-Marc Ayrault sur le CICE qui devrait atteindre 20 milliards d'euros en 2015, le total de l'abaissement des charges aux entreprises sera de 29,5 milliards et non 30 milliards comme il le déclara.

    De plus, «pour relever l’investissement, le gouvernement agira aussi par la fiscalité». Manuel Valls entend supprimer en trois années la «contribution sociale de solidarité des sociétés, la C3S, payée par 300. 000 entreprises. C'est une contribution sociale due par les entreprises réalisant un chiffre d'affaire d'au moins 760.000 € hors taxes. Elle finance le régime de protection sociale des travailleurs indépendants, artisans, commerçants, exploitants agricoles, etc...Le taux est de 0,16 % du chiffre d'affaire. Elle sera entièrement supprimée en trois ans. Cela représente environ 6 milliards d’euros d'allègements supplémentaires, dont 1 milliard dès 2015. Le total s'élève à 35, 5 milliards d'allègement de charges pour les entreprises, auxquelles, il convient d'ajouter la suppression de la surtaxe de l'impôt sur le résultat des sociétés instauré par la mandature précédente, de sorte que le taux normal d'imposition sera abaissé à 28 % en 2020 avec une étape intermédiaire. Le coût de cet allègement de charges ne fut pas précisé.

    Le problème est qu'il ne définit pas comment il refinancera l'ensemble de ces allègements de charges ? Mais, le sait-il ?

    Le cadeau du gouvernement est aux salariés au SMIC dans le cadre du pacte de solidarité associé au pacte de responsabilité. Il portera sur un allègement de cotisations salariales au premier janvier 2015, donc pas d'augmentation des salaires et ne provoquera pas de réaction sur l'échelle des salaires. Agir sur le salaire net afin de donner à ces salariés un gain de 500 € par année, soit un demi treizième mois, est le but de ce pacte. Ce gain sera dégressif entre le SMIC et 1,3 SMIC. On ne peut s'empêcher de voir, dans ces allègements de charges l'influence des mesures prises par le président du Conseil Matteo Renzi en Italie.

    «Notre redressement passera aussi par notre indépendance financière», c'est à dire notre dette. Mais bien sur Monsieur le premier ministre, c'est le cœur du problème. Elle nous coûte 50 milliards par an en remboursements d’emprunts. C'est vrai que sous les dix années de droite, la dette s'est accrue de 600 milliards d'euros et je ne pense pas qu'elle soit comme vous l'avez dit, une responsabilité collective. Il y a des proportions qui ne sont pas les mêmes dont il convenait de préciser. C'est vrai aussi que le déficit structurel de 5,2 % du PIB fut ramené par Jean-Marc Ayrault à 4,3 % du PIB et qu'il convient de poursuivre.

    Donc, vous vous engagez à 50 milliards d’euros d’économies sur trois ans de 2015 à 2017, avec un effort partagé par tous !

    «L’État et ses agences en prendront la plus grande part, 19 milliards d’euros. 10 milliards proviendront de l’assurance maladie et 10 milliards supplémentaires des collectivités locales. Le reste viendra d’une plus grande justice, d’une mise en cohérence et d’une meilleure lisibilité de notre système de prestations».

    Monsieur le premier ministre, vous n'avez pas dit toute la vérité, vous avez dit celle que vous pouviez dire. Le compte de tout ce que vous avez promis fait 85,5 milliards d'euros, c'est un trou énorme dans nos finances, comment comptez-vous le combler ? Nul ne doute que votre volonté de bien faire est évidente, mais, vous n'en avez pas les moyens. Vous avez donné une illusion, c'est déjà beaucoup, mais les réalités arrivent très vite. Vous espérez que l'embauche de chômeurs apportera ce qui manque, mais le patronat n'embauche que s'il a des commandes, et elles arrivent toujours avec un délai de carence, qui sera préjudiciable.

    Le discours du premier ministre.

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  • Beaucoup fut fait, mais beaucoup reste à faire Monsieur le premier ministre,

    en moins de trois années si vous tenez jusque là ?

    Support Wikipedia Le gouvernement Ayrault-Hollande qui a succédé à celui de Fillon-Sakozy, ne rencontra pas les mêmes difficultés que la succession Sarkozy-Chirac, qui eut une même continuité politique. Hollande-Ayrault se devaient d'appliquer une politique sociale démocrate, conformément à leur conviction, qui fut axée contre le chômage par leur boite à outils. Ils ont espéré, devant l’hécatombe des suppressions d'emplois, rappelez-vous Citroën Aulnay, Good Year et bien d'autres, qu'elle pouvait inverser la courbe du chômage qui, logiquement de lui-même ne pouvait que ralentir. Il n'en fut rien même si, pour les jeunes, la courbe s'inversa. C'était sans compter sur les séniors qui furent licenciés, sans égard à la charge de la société, comme le montre le graphique ci-dessous.

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    Les entreprises profitèrent de cette période de transition pour dégager leurs «vieux», ce qu'elles n'auraient pas fait avec Sarkozy en place. L'alternance leur fut propice d'autant plus que François Hollande fut confronté à une impopularité jamais atteinte, ce qui forcément le diminuait, alors pourquoi se gêner ! François Hollande ne pouvait faire d'emblée un pacte de responsabilité de réduction des charges aux entreprises et son action porta sur cette boite à outils qui, après plus de 22 mois de gouvernement Ayrault, montra son impuissance, le chômage ne s'inversa pas. Ce manque de résultat fut sanctionné par une partie de son électorat de la manière que l'on sait. La boite à outils mesure de gauche critiquée par la droite, ne fut pas prisée dans les entreprises privées qui réclamaient de la flexibilité et François Hollande fit, début 2013, un accord pour plus de flexibilité-sécurité pour les entreprises et les salariés, pièce maîtresse de la flexibilité réclamée par le patronat. En cas de «graves difficultés conjoncturelles», les entreprises peuvent imposer à tous les salariés une baisse momentanée des salaires, jusqu'au SMIC et une modulation de la durée du travail en plus ou en moins d'heures travaillées pendant une durée de deux ans au maximum. Cela ne réduisit pas le chômage qui continua à croître, bien que cette mesure offre la flexibilité réclamée depuis longtemps. Le patronna fit la politique de la droite pendant que la gauche de la gauche tapait sur le gouvernement !

    À cela, le gouvernement Ayrault et le Parlement socialiste menèrent une série de mesures pour la sécurité, l'emploi et la société dont les principales sont présentées ci-dessous.

    Un redressement budgétaire continu de 4,8 % de déficit en 2012 à 4,3 en 2013, mais l'objectif des 3 % en 2015 ne sera pas atteint.

    Le 16 août 2012 le gouvernement annonce la création à partir de 2013 de 500 postes de policiers et de gendarmes chaque année

    Le CICE, Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi qui conditionne une baise de 6 % des charges pour les entreprises sur la base de leur masse salariale, mis en vigueur début 2013 pour les impôts 2014, coût 20 milliards d'euros. Il permet jusqu'à 1.700 € d'économie par salariés en 2013.

    En mars 2013 le parlement adopte l'article premier du projet de loi sur la refondation de l'école, celui-ci définit les grandes orientations du texte et programme la création de 60.000 postes durant le quinquennat,

    En mai 2013 le gouvernement officialise le mariage pour tous par la loi n° 2013-404 du 17 mai 2013.

    En septembre 2013, le gouvernement lance 34 plans de reconquête industrielle associant industrie privée et investissements publics.

    En décembre 2013 le gouvernement annonce la création de 16 zones de sécurité prioritaires portant leur nombre à 80.

    Revalorisation du RSA de 1,3 % le premier janvier 2014

    Projet de loi sur l'égalité hommes femmes adopté en janvier 2014 par l'Assemblée nationale.

    Début janvier 2014 port obligatoire du matricule pour les forces de l'ordre.

    Le 21 janvier 2014, la loi concernant la réforme des retraites publiée au Journal officiel.

    Le 04 février lancement du troisième plan cancer

    En février 2014 la loi sur le non cumul des mandats validée par les Sages pour une application à partir de 2017.

    IVG et contraception remboursés à 100 % pour toutes les femmes et les jeunes filles de 15 à 18 ans à partir du 31 mars 2014.

    On ne peut nier l'importance du travail fait par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et la majorité socialiste en si peu de temps.

    Et maintenant le pacte de responsabilité et de solidarité que le premier ministre Manuel Valls est chargé de mettre en œuvre dans un contexte socialiste déplorable. Outre ces deux dossiers, il doit retourner la situation électorale pour les européennes. Il est donc attendu par les Français.

    Il a un discours de droite comme dit Copé reste à voir si sa politique sera comprise à gauche ? Installé à Matignon dans l'ancien bureau du président du Conseil du front populaire, il se sent chez lui, ayant fréquenté Matignon depuis plus de 20 années. La confiance lui sera accordée, elle ne fut jamais refusée à un premier ministre. Ne faut-il pas lui laisser le temps de montrer sa valeur par la cohésion de son gouvernement mais aussi par la réussite de sa politique, qui se présente difficile. Il aura à convaincre une fronde de 90 parlementaires socialistes notamment l'aile gauche du parti, menée par Martine Aubry pour une inflexion à gauche, un front qui se dresse contre la ligne Hollande.

    Un texte intitulé «les conditions de la confiance» fut signé par 86 parlementaires. Ce texte préconise de mettre fin à la politique européenne d'austérité qui a enfoncé l'Europe dans la récession. C'est un bras de fer qui s'annonce aussi contre la commission, mettant François Hollande en situation difficile puisqu'il s'est engagé à une réduction des déficits et de 50 milliards sur les dépenses et les charges aux entreprises, que devra soutenir Manuel Valls devant cette commission. La mise en ouvre du pacte de responsabilité en dépend. On mesure, dès à présent, la fronde socialiste qui devrait convaincre, un peu plus, que la gauche ne peut gouverner dans une situation de crise.

    La dissolution de l'Assemblée nationale comme je l'ai écrit, aurait répondu à ce problème, laisser faire la droite et attendre !

    Les Verts et cette fronde risquent de stopper Manuel Valls dans son élan, s'ils venaient à ne voter que les lois qui seraient en faveur des augmentations de salaires pour les salariés les plus modestes, en passant sous silence les répercussions dans l'échelle des autres salaires. Manuel Valls devra donc jouer serré. Les députés frondeurs demandent, en outre, d'intensifier le redressement productif et la création d'un pacte national d'investissements négocié jusqu'au niveau des entreprises, aux mesures plus couteuses du pacte de responsabilité. En fait, rien concernant la réduction des charges des entreprises, ce qui importe le plus pour François Hollande pour la réduction rapide du chômage.

    Vas-t-on vers une scission des socialistes en deux, ceux plus à droite vers le centre et ceux plus à gauche vers le Front de gauche. Si les élections européennes sont catastrophiques pour le PS on peut le craindre. La transformation de l'échiquier politique commence avec le retrait de Jean-Louis Borloo de la politique pour une force centrale de gauche et de droite, les intérêts sont finalement plus proches entre eux que la droite socialiste avec sa gauche.

    c4nlogo

  • Un gouvernement hollandais-valls, plus politique mais,

    plus arasé que rénové fait de ministres permutés.

    François Hollande à Valls faites du Valls.

    Support Wikipedia Il faut aller vite, le temps presse, il ne reste que 2,5 années pour avoir des résultats avant la présidentielle, alors Valls faites du Valls ! Un cri obligé, après avoir longtemps hésité, devant le désastre dont-il pouvait sortir par le haut en dissolvant l'Assemblée nationale, comme je l'ai écrit et que personne ne releva. Miser sur Valls pourquoi faire ? Un nouveau gouvernement, c'est peut-être en tirer un profit s'il réussit, puisqu'il garde la main. S'il échoue, c'est aussi un adversaire sérieux en moins pour 2017, c'est aussi un bon calcul.

    Dans ce Valls gouvernement, il y a deux nouveaux Ségolène Royal et François Rebsamen, tous les autres sont les mêmes. Plus politique, des expérimentés c'est mieux, moins épars ce qui revient à resserrer, c'est plus exact, mais dans la continuité du précédent hollandais dont la base Voltaire, Michel Sapin se confirme avec l'apport Ségolène Royal, des incontournables aussi avec Stéphane le Foll, Jean-Yves-le-Drian, Laurent Fabius, un normal sup et agrégé, deux universitaires, puis des normaliens Marisol Touraine et Aurélie Filipetti, des indispensables pour la gauche, trois universitaires Christine Taubira, Benoît Hamon, Arnault Montebourg, puis trois fidèles universitaires qui feront bien leur boulot, Najat Valaud-Belkacem, Marilyse Lebranchu, Bernard Cazeneuve, plus le nouveau et ami François Rebsamen universitaire aussi. Donc pas de grandes pointures, HEC, ENA, l' X, qui viendraient perturber le président. Mais le Droit prime François Rebsamen, George Pau-Langevin, Arnaud Montebourg, Najat Vallaud-Belkacem, Sylvia Pinel, ainsi que l'Institut des sciences politiques Arnaud Montebourg et Najat Vallaud-Belkacem à Sciences Po Paris et Bernard Cazeneuve à Sciences Po Bordeaux.

    Le moins glorieux, Manuel Valls, universitaire Paris 1 Panthéon-Sorbonne, licence de droit, mais Tobiac ou il connut Alain Bauer. Cultivé par son père peintre dans un milieu politique d'intellectuels, il apprit, dès son enfance la politique, n'est-ce pas la meilleure formation ? Pas besoin de grands diplômes mais du bagout, de la répartie, du discours et de l'analyse avec du caractère, mais aussi de la chance.

    Finalement ce gouvernement Valls apparait très équilibré, sans Verts qui ont refusés un poste qu'ils ne retrouveront jamais avec l'engagement d'une part de proportionnelle, mais aussi une gauche qu'il a voulu forte et des sociaux démocrates. On disait, la presse, que Valls aurait imprimé sa marque, les journalistes cherchent toujours pour vendre, mais en fait rien, sinon un long entretien avec le président d’où sortit de leur chapeau Bernard Cazeneuve à l'intérieur. Un homme de bureau à gauche, rien de Sarkozy ou de Valls, dans un poste de combat avec le syndicat Alliance police nationale bien à droite, ce n'est pas du gâteau, mais attendons. De même Montebourg à l'économie qui devrait secouer la fourmilière de Bruxelles sur le déficit. Un bien, peut être, Sapin veillera ? Mais aussi sous le même toit, le couple Sapin-Montebourg, un sage avec un dépensier, l'affaire Arcelor Mittal devrait vous rappeler une nationalisation qui ne se fit pas. Grosse question aussi sur le commerce extérieur entre Bercy et le Quai d'Orsay, mais Fabius est un poids lourd, Valls a tranché, c'est Fabius. Hamon, ancien patron des jeunes socialistes proche des syndicats étudiants, à l’Éducation nationale aura fort à faire après le désordre Peillon avec les rythmes scolaires. Benoît Hamon, l'obscur qui ne m'a paru à la hauteur lire, # ONPC du 08/02/14 en retard d'un métro de l'actualité politiques.

    On reconnait la maitrise Hollande aux postes clés donc pas trop de Valls, mais des couacs possibles, attention à Ségolène Royal, il faut bien qu'une équipe prenne ses marques.

    François Hollande laissera manœuvrer Manuel Valls, échaudé par l'expérience Jean-Marc Ayrault avec un gouvernement pléthorique, difficile à maitriser. Jean-Marc Ayrault lui a montré ce qu'il ne fallait pas, court-circuiter son premier ministre.

    Au Conseil des ministres il devrait y avoir des échanges, on peut compter sur Ségolène qui connait bien les points faibles du père de ses enfants. Elle devrait le débloquer pour qu'il se définisse. Il faut compter avec elle pour se frotter à Manuel, c'est que l'on doit craindre le plus. Son coup sur l'échotaxe avant le premier conseil des ministres, incorrigible. Qu'elle ait envie de faire, éloignée depuis longtemps des décisions gouvernementales, c'est compréhensible, mais attention. Cet exécutif comprend trois politiques de la primaire socialiste, c'est dire, pour deux d'entre eux la prétention qui les anime.

    Lors de la passation de pouvoirs avec Jean-Marc Ayrault, ou il reconnu le travail fait par lui et les conditions difficiles qu'il eut à affronter, Valls n'hésita pas à s'engager à «faire encore plus et plus vite». Plus direct on ne peut dire, il ne montra pas de sentiment. Un peu dur pour Jean-Marc Ayrault qui eut tout à affronter.

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    Jean-Marc Ayrault éconduit regarde avec amertume la jeunesse de son vainqueur dans la cour de Matignon. La lutte pour le pouvoir, dénuée de sentiment, est cruelle mais la défaite fut telle que le président fit ce choix. Document Jean-Claude Coutausse/French-politics pour Le Monde.fr .

    Ce ne fut pas sans bataille que Jean-Marc Ayrault donna sa démission. Deux heures de discussion avec son camarade de chaise à l'Assemblée nationale ne suffirent pas à le dissuader de prolonger son expérience. Cette fois, il avait dit ce qu'il voulait, ce qui le changeait de son obéissance à son égard. Mais le président resta muet sur ses intentions, comme à son habitude indécis, n' ayant pas encore tranché, mais penchant pour son départ. Il reçoit Valls pour encore discuter. Ce n'est qu'en milieu d'après-midi que le chef de l’État téléphona à Jean-Marc Ayrault pour lui demander sa démission. Cela fut douloureux pour François Hollande, bien qu' il avait acté depuis longtemps le remplacement de son ami, mais il n'arrivait pas à le faire, sachant que la responsabilité de la déroute, c'était lui ! Jean-Marc Ayrault le savait, la baffe était trop forte. Selon son entourage, «Ayrault accepta sans problème, c'est la règle de la Vème République, même s'il part avec un goût d'inachevé», confia un proche du premier ministre, Le Monde.fr. L'enfer de Matignon de Raphaëlle Bacque, Albin Michel, avait encore frappé.

    Jean-Marc Ayrault n'avait pas d'ambition pour la rue Saint-Honoré, il était d'une parfaite loyauté. Manuel Valls interrogé sur TF1 déclara, continuité, loyauté, «nous sommes tous des hollandais», ce qui ne signifie pas qu'il puisse ne pas avoir des prétentions.

    Jean-Marc Ayrault accepta une politique impopulaire, les élections l'ont montrée, en sera-t-il également avec Manuel Valls ? Oui, puisse qu'il s'engage à appliquer la feuille de route définie par le président,

    «le président souhaitait répondre aux messages des Français, un message de déception, de colère, de crainte vis-à-vis de l'avenir ; nous parlons aux Français qui connaissent le chômage, le surendettement. En deux jours, nous avons composé le gouvernement sans doute le plus resserré, le plus compact, un gouvernement de combat décidé au service des Français pour répondre à leur message».

    Le risque d'être encore sanctionné est donc réel, mais dans ce cas il ne restera plus de socialistes ! Les électeurs iront-ils jusque là ? Nous le sauront bientôt. Si Valls réussit, il le devra à Jean-Marc Ayrault.

    Valls sur TF1 expliqua, à la question concernant son équipe qui est la même à deux ministres près, «changer d'entraineur c'est important», «important pour permettre de mieux jouer de manière collective. Il y a une rupture, pas une révolution, dans bien des domaines, nous allons continuer le travail de Jean-Marc Ayrault, à qui je souhaite rendre hommage». Le président à la légitimité pour fixer la politique de la France, c'est lui qui fixe le cap et «c'est ensemble de manière efficace que nous l'avons composé».

    Réaffirmant qu'il est de gauche,«mon ambition pour la France est qu'elle réussisse, que les Français vivent mieux. Il y a de la division, du pessimisme, de la morosité, il y a beaucoup de difficultés, elles sont incontestables, mais il y aussi beaucoup d'atouts».

    En fait, dans le cap du président rien ne fut changé, a-t-il écouté le message qui lui fut envoyé ? Oui, par la baisse des cotisations salariées mais en 2017, oui, par un pacte de solidarité qui est à faire mais sans argent ! Les difficultés sont donc les mêmes, les premiers ministres changent mais rien ne change !

    Le président à fait le choix de répondre aux conditions de la Commission européenne, pour lesquelles il va demander une rallonge d'une année pour l'objectif des 3 % de déficit, plutôt qu'à celles des Français qui l'ont sanctionné. Il est pris dans un étau. La Commission ne lui accordera pas de sursit, les autres pays plus atteints que nous par la crise sont parvenus à cet objectif.

    Déjà la cote de Valls baisse, il n'a plus que 40 % de Français qui lui vont confiance, tandis qu'à droite les ténors font un carton. Alors, Valls faites une politique de droite et cassez le social !

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