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  • On n'a rien compris, avec le même programme Valls fait 62%, puis 58% alors,

    qu' Ayrault faisait 23 % d'opinions favorables et maintenant ?

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    L'équipe à Méluche le tribun rouge, un nouveau Alexis Tripas, Pierre Laurent, pas Olivier Besancenot, à Paris le 12/04/14. AFP/Pierre Andrieux, document le Monde.fr.

    Support Wikipedia Même président, même programme, toujours aussi rejeté par l'autre gauche, qui dans une démagogie à la Le Pen, crie Hollande ça suffit, mais Méluche et ses amis, bien qu'ils aient mieux mobilisé que lors de leur manif précédente, vont lasser, trop les Français n'aiment pas. Hollande fait «Vallser» la politique, tout en valsant ! Qu'elle différence, cette autre gauche de la gauche est contre ce qu'est l'Europe, il n'y a pas qu'elle, même le président et le FN, pour la retraite à 60 ans, même le président et le FN sont pour, contre l'austérité, même le FN, mais le président l'assume, c'est très facile quand on n'a pas de responsabilité. Ils la veulent cette responsabilité en espérant ne pas l'avoir, ce qui va bien avec les sondages puisque les Français à 62 %, puis à 58 % quelques jours après, viennent de montrer qu'ils ne veulent pas la leur donner ! Tant mieux pour eux parce qu'ils pourront encore défiler.

    Le brave sérieux et dévoué ancien premier ministre, de gauche ce que l'on ne peut contester, Jean-Marc Ayrault était crédité de 23 % d'opinions favorables et Manuel Valls, de droite en une semaine à peine obtient 62 %, 58 % à ces mêmes sondages avec le même programme, il y a un truc que je ne comprends pas ! Ils sont fous ces Français ! Il n'a même pas fait le moindre exploit, il a parlé 47 minutes et hop, il est au top ! De plus, il enfonce le clou avec un programme à 35,5 milliards d'euro d'aide aux entreprises qu'il faudra financer et 50 milliards de réduction des dépenses qu'il faudra supporter pour financer le plan de responsabilité ! On aide les entreprises et on serre la ceinture aux Français, voila ce que Méluche et ses amis devraient promouvoir comme politique, ils auraient la faveur des Français. Un trou de 85,5 milliards non financés et qui pèseront sur les Français, voir, Manuel Valls un engagement personnel dans son discours de politique générale.

    Leurs pensées sont impénétrables, mais surtout des veaux. Le sondage LH2 pour le Nouvel Observateur sur un échantillon de 974 personnes réalisé les 10 et 11 avril sur une population d'âge supérieur à 18 ans effectué après la déclaration de politique générale du premier ministre montre qu'il fait un bond de 6 points de sa cote au moment de sa nomination. De quoi refroidir l'ardeur de ceux qui envisageaient de critiquer la politique du président ! Mais aussi de lui donner des soucis avec une cote de satisfaction de 27 % qui vient de tomber à 18 % après avoir été à 23 % suivant le site Atlantico, on s'y perd dans ces ténèbres le pauvre 40 points en dessous de son premier ministre. On va finir par l'aimer ce président. J'avais écrit, il faut dissoudre l'Assemblée nationale, et voilà, il ne m'a pas écouté !

    Mais le plus paradoxal est que les sympathisants de gauche sont satisfaits à 76 % ? Pour un premier ministre qui est considéré à droite c'est à se tordre de rire. À droite il récolte 50 % d'opinions positives plus que leurs ténors, c'est fou !

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    Un numéro de haute voltige selon le Nouvel Obs ce n'est pas mon avis, on n'a simplement à faire à des déboussolés qui jouent à saute mouton avec leurs opinions. Ce que montre cette enquête c'est que tout peut basculer, dans un sens ou dans l'autre, que l'on ne peut faire confiance à des sondages faits dans un moment privilégié, ce qui brille trop vite, se ternit aussi vite, mais qu'importe on aura vécu un bon moment de rigolade après une telle déculottée électorale. Ils montrent, aussi, que l'on ne peut faire une politique qui soit basée sur des sondages comme le fit l'invertébré Nicolas Sarkozy qui ne pouvait rien faire sans eux.

    Cette enquête devrait inquiéter la droite qui n'est pas au mieux voire même plus dans la boue que le PS d'autant que le mouvement démocrate de François Bayrou donne 72 % ! Assiste-t-on à un regroupement dans au centre d'une gauche sociale libérale qui serait une force pragmatique dans ce monde qui ne sait ou il va ?

    Un tel sondage, à 62 %, le jour ou l'autre gauche de la gauche celle des mélenchonistes communistes et anti capitalistes NPA défilait, 100.000 personnes contre 25.000 selon la police et tout ça contre l'austérité, montre qu'elle est une force d'opposition qui ne pèse pas par rapport aux 76%. Quoique qu'elle fasse elle parait dépassée à cause d'un conservatisme séculaire. Les drapeaux rouges ne peuvent que faire fuir plutôt que de réunir. Des gens de bonne volonté certes mais en dehors du temps et depuis trop longtemps. Non pas que s'opposer à l'austérité ne soit le désir de tous, même du président, mais ne faut-il pas retrouver une industrie compétitive ? C'est bien de défiler drapeaux rouges en tête mais cela n'apporte rien tout comme les bonnets rouges qui n'ont pas réussit à faire abandonner l'application de l'échotaxe.

    La France a changée, elle n'est plus la même qu'en 1945 ou le communisme qui était le parti le plus puissant, il n'a fait, dans sa lutte, contre le capitalisme, que le bonheur de la droite avec une politique pro-soviétique qui, elle aussi, s'est écroulée. Seuls ceux qui entreprennent peuvent apporter de la richesse pas ceux qui s'y opposent sans faire de distinction entre ceux qui s'enrichissent et exploitent et ceux qui apportent du bien social. Au lieu d'infléchir une politique en s'associant à l'évolution des techniques et du monde ouvrier, ils ne font que de se mettre en dehors, ce qui, à terme, les écarte de toute influence positive, ils n'auront jamais le pouvoir.

    Ces sondages sont révélateurs par le fait que les Français préfèrent un homme jeune comme premier ministre avant de le préférer à la présidence de la république. Ce qui ne présage rien de bon pour François Hollande bien affaiblit et Alain Juppé. Ce sondage à 62 %, montre aussi que toutes les classes d'âge sont en progression sauf pour les 18-24 ans, moins un point mais à 71 % et pour les 50-64 ans moins 4 points mais à 55 % !

    Manuel Valls est donné bon communiquant, il sait vendre sa politique d'après les spécialistes, mais cela n'est valable que si elle est crédible, or dans l'état actuel elle n'est que paroles. Il obtiendra la confiance sur les 50 milliards de réduction des dépenses, mais devant ses effets, c'est là qu'il aura à communiquer.

    François Hollande dans ce chambardement municipal vient de troquer son costume de président normal, pour un président de combat. La cinquième République et la situation économique ne font pas de cadeaux, il faut tailler dans ce qui n'est pas performant. Il montre, ainsi, qu'il reste le patron et va jusqu'à nommer premier ministre celui qui va le «bouffer». Mais, il agit aussi à l'Élysée en changeant son secrétaire général Pierre-René Lemas pour son intime copain hollando-sarko Jean-Pierre Jouyet, un autre de la promo Voltaire. Le ménage ne s'arrête pas là, outre les ministres inutiles, il s'attaque au secrétaire général du PS, Harlem Désir qui n'est plus désiré. Il est vrai comme gamelle on ne fait pas mieux, mais à le caser comme secrétaire d'État aux affaires européennes montre, pour lui, qu'elles n'ont aucune importance. En fait, il le met au placard, ce qui est loin d'être une promo. Le problème c'est qu'il y ait allé à la hussarde ce qui ne plait pas. Il faudrait savoir, quant il est un mou dur, on le critique et quand il est un dur de dur aussi ! C'est vrai qu'il piétine un peu ses propos quand il disait, moi président je ne m'occuperais pas de tout, mais il s'agit de son parti qui est dans le caca, alors ne vaut-il pas mieux virer l’incapable député européen en attendant un Congrès socialiste qui n'est pas souhaitable pour le moment. Une autre baffe serait fatale aux socialistes. Cela montre aussi que la députation européenne n'est que la voie des incapables! Alors Hollande bashing, ça continue ! C'est tous contre lui du FN à la gauche de la gauche, même certains socialistes ! Quel destin !

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  • Manuel Valls un engagement personnel dans son discours de politique générale,

    une émotion forte quand il évoqua son destin d’immigré espagnol naturalisé et devenu premier ministre.

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    (Photo Patrick Kovarik. AFP), document Libération politique.

    Support Wikipedia On peut ne pas être en accord avec la politique du président de la République, puisqu'il fut sanctionné par les Français, c'est donc que pour ceux qui l'ont sanctionné, que le chômage ne serait pas leur principal souci, bien que le président veut le réduire par un allègement des charges aux entreprises, mais alors quoi ? Le nouveau premier ministre dans son discours de politique générale du 08 mars n'a donc rien compris puisqu'il continue la politique de son prédécesseur ! «Je le dis sans détour, nous avons besoin des entreprises, de toutes nos entreprises». «Entreprendre créer, prendre des risques, embaucher, c'est cette démarche positive que je veux encourager parce qu'elle fait du bien à notre pays». Une folie, on aurait pensé qu'avec une telle baffe, qu'il aurait proposé une autre politique puisque c'est ce qu'exprimèrent ces élections. Pas du tout, il enfonce le clou et récolte une confiance confortable de 306 voix contre 239, qui n'est pas un chèque en blanc, les écologistes, dans leur réponse, le lui ont signifié ! Ils sont fous ces députés !

    J'ai écouté son discours de vérité, comme il aima le dire, citant Pierre Mendes-France mais rendant, aussi, un hommage au travail accomplit par son prédécesseur en prenant souvent référence à la feuille de route du président.

    Son discours de 47 minutes fut un moment d'émotion lorsqu'il évoqua son cas d'immigré espagnol parvenu à cette haute fonction bien que n'étant pas né en France, mais seulement naturalisé, montrant ainsi la grandeur de la République et de la France.

    La France a cette même grandeur qu’elle avait dans mon regard d’enfant, la grandeur de Valmy, celle de 1848, la grandeur de Jaurès, de Clemenceau, de De Gaulle, la grandeur du maquis. C’est pourquoi j’ai voulu devenir Français» ! Des trémolos dans sa voix qui ont du toucher de nombreux auditeurs.

    Mais, bien plus, parce qu'il montra qu'émigré avec ses parents, rien ne peut empêcher un citoyen de devenir, par sa volonté, le personnage le plus important après le président de la République. Quelle leçon à ceux qui désespèrent et qui attendent tout de l’État !

    «Trop de souffrance, pas assez d’espérance, telle est la situation de la France», c'est par ces mots qu'il commença. Mais la France n'est pas en désespérance comme on aime à le faire croire, ce qu'il y a c'est trop d'inégalités. C'est le problème qui exaspère les classes moyennes et ouvrières quand les riches deviennent toujours plus riches, voilà ce qu'il aurait dû clamer, en expliquant ce qu'il faut faire pour les réduire. Il n'a, malgré la valeur de ses propos, pas analysé le fond de cette désespérance dont il parle. Il aurait fait comprendre, à sa gauche, qu'il la comprend mais en faisant tout ce qu'il faut pour dégager de la richesse et des emplois.

    Nous avons eu des surprises à la fois sur l'écologie, l'école et les territoires ou il stupéfia les députés lorsqu'il annonça, outre la réduction par moitié du nombre de régions, affirmant qu'elles doivent disposer d'une taille critique en s'inspirant du rapport des sénateurs Yves Krattinger et Jean-Pierre Raffarin, avec la suppression des conseillés départementaux à l'horizon 2021, sans évoquer celle des départements, mais aussi l'objectif de fonder une nouvelle carte de vie d'intercommunalité pour le premier janvier 2017 avec une clarification des compétences et une réduction de 10 milliards de la donation aux territoires.

    De nombreux points restent à définir, ils touchent directement les citoyens, mais aussi, induiront de grandes difficultés avec une majorité volatile et une droite puissante. Un programme trop ambitieux dans la situation du pays. J'ai senti frémir les députés de l'opposition maintenant qu'elle est devenue majoritaire en villes et qu'elle va avoir à gérer, avec moins d'argent leurs communes, comme elle le fit pour la gauche lorsqu'elle réduisit aussi cette donation.

    Les majorités changent mais aussi les opinions suivant les circonstances politiques. J'ai trouvé la droite arrogante, irrespectueuse et la réponse de Christian Jacob lamentable pour un parti si prétentieux.

    On aurait pu penser, eu égard aux problèmes que posèrent les écologistes par leurs exigences dans la transition écologique, à leur comportement sur le conflit de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, avec l'opposition Valls-Duflot, mais aussi le fait que le président fut forcé, par l'accord dans son dos, entre Martine Aubry et les Verts lors de la primaire socialiste, que le premier ministre n'entende pas conduire la transition écologique mais, il affirme que la loi sera présentée en juin pour être adoptée en fin d'année.

    «La transition énergétique sera l’une de mes priorités. C’est une formidable opportunité économique !», a-t-il déclaré !

    On a vu, sur les bancs de l'opposition grincer les dents puisque cette transition écologique implique, en premier, le démantèlement de la centrale de Fessenheim, confirmé par Ségolène Royal sur RTL et LCI et la réduction de 75 % à 50 % la part du nucléaire.

    Sur l'échotaxe, l'un des boulets de la droite, Manuel Valls ne s'est pas prononcé mais on sait que les Verts sont pour afin de financer cette transition écologique. Or, Ségolène Royal ne veut pas ajouter une taxe aux taxes pour les transports routiers, le problème n'est donc pas éclaircit, il pèsera sur ce gouvernement.

    Sur l'école, Manuel Valls exprima que les rythmes scolaires sont une bonne chose pour les enfants puisqu'ils ont accès à des activités périscolaires sportives et culturelles, complémentaires à l'enseignement des enseignants. 93 % des communes s'y sont engagées. Ce fut un cri de refus à droite alors que seulement quelques pour cent de communes de droite refusent de les appliquer. Mais, il veut en tenir compte et se propose d'assouplir le cadre règlementaire avec les enseignants, les parents et les élus.

    «Sans croissance pas de confiance, et sans confiance, pas de croissance», affirmant que nous avons besoin des entreprises, «les soutenir c'est faire de l'emploi, de l'investissement et de l'exportation», d’où son ouverture sur la pacte de responsabilité et de solidarité.

    Tout d'abord sur le coût du travail il s'engage pour les salaires au niveau du SMIC à supprimer les cotisations patronales à l'URSSAF, de plus, le barème entre le SMIC et 1,6 fois le SMIC sera modifié en conséquence. Le coût est estimé à 4,5 milliards. Mais aussi, il n'oublie pas les salariés payés au delà du SMIC jusqu'à 3 fois. Les cotisations familiales seront abaissées de 1,8 point au premier 2016, ce qui représente un allégement supplémentaire de près de 4,5 milliard. Et, pour la première fois, les travailleurs indépendants et les artisans ne sont pas oubliés puisqu'ils bénéficieront d'une baisse de 3 points de leurs cotisations famille dès 2015, soit un coût de 1,5 milliards d'euros. Sur ces trois postes le coût global est de 9,5 milliards d'euros entre 2015 et 2016.

    Compte tenu des engagements de Jean-Marc Ayrault sur le CICE qui devrait atteindre 20 milliards d'euros en 2015, le total de l'abaissement des charges aux entreprises sera de 29,5 milliards et non 30 milliards comme il le déclara.

    De plus, «pour relever l’investissement, le gouvernement agira aussi par la fiscalité». Manuel Valls entend supprimer en trois années la «contribution sociale de solidarité des sociétés, la C3S, payée par 300. 000 entreprises. C'est une contribution sociale due par les entreprises réalisant un chiffre d'affaire d'au moins 760.000 € hors taxes. Elle finance le régime de protection sociale des travailleurs indépendants, artisans, commerçants, exploitants agricoles, etc...Le taux est de 0,16 % du chiffre d'affaire. Elle sera entièrement supprimée en trois ans. Cela représente environ 6 milliards d’euros d'allègements supplémentaires, dont 1 milliard dès 2015. Le total s'élève à 35, 5 milliards d'allègement de charges pour les entreprises, auxquelles, il convient d'ajouter la suppression de la surtaxe de l'impôt sur le résultat des sociétés instauré par la mandature précédente, de sorte que le taux normal d'imposition sera abaissé à 28 % en 2020 avec une étape intermédiaire. Le coût de cet allègement de charges ne fut pas précisé.

    Le problème est qu'il ne définit pas comment il refinancera l'ensemble de ces allègements de charges ? Mais, le sait-il ?

    Le cadeau du gouvernement est aux salariés au SMIC dans le cadre du pacte de solidarité associé au pacte de responsabilité. Il portera sur un allègement de cotisations salariales au premier janvier 2015, donc pas d'augmentation des salaires et ne provoquera pas de réaction sur l'échelle des salaires. Agir sur le salaire net afin de donner à ces salariés un gain de 500 € par année, soit un demi treizième mois, est le but de ce pacte. Ce gain sera dégressif entre le SMIC et 1,3 SMIC. On ne peut s'empêcher de voir, dans ces allègements de charges l'influence des mesures prises par le président du Conseil Matteo Renzi en Italie.

    «Notre redressement passera aussi par notre indépendance financière», c'est à dire notre dette. Mais bien sur Monsieur le premier ministre, c'est le cœur du problème. Elle nous coûte 50 milliards par an en remboursements d’emprunts. C'est vrai que sous les dix années de droite, la dette s'est accrue de 600 milliards d'euros et je ne pense pas qu'elle soit comme vous l'avez dit, une responsabilité collective. Il y a des proportions qui ne sont pas les mêmes dont il convenait de préciser. C'est vrai aussi que le déficit structurel de 5,2 % du PIB fut ramené par Jean-Marc Ayrault à 4,3 % du PIB et qu'il convient de poursuivre.

    Donc, vous vous engagez à 50 milliards d’euros d’économies sur trois ans de 2015 à 2017, avec un effort partagé par tous !

    «L’État et ses agences en prendront la plus grande part, 19 milliards d’euros. 10 milliards proviendront de l’assurance maladie et 10 milliards supplémentaires des collectivités locales. Le reste viendra d’une plus grande justice, d’une mise en cohérence et d’une meilleure lisibilité de notre système de prestations».

    Monsieur le premier ministre, vous n'avez pas dit toute la vérité, vous avez dit celle que vous pouviez dire. Le compte de tout ce que vous avez promis fait 85,5 milliards d'euros, c'est un trou énorme dans nos finances, comment comptez-vous le combler ? Nul ne doute que votre volonté de bien faire est évidente, mais, vous n'en avez pas les moyens. Vous avez donné une illusion, c'est déjà beaucoup, mais les réalités arrivent très vite. Vous espérez que l'embauche de chômeurs apportera ce qui manque, mais le patronat n'embauche que s'il a des commandes, et elles arrivent toujours avec un délai de carence, qui sera préjudiciable.

    Le discours du premier ministre.

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  • Beaucoup fut fait, mais beaucoup reste à faire Monsieur le premier ministre,

    en moins de trois années si vous tenez jusque là ?

    Support Wikipedia Le gouvernement Ayrault-Hollande qui a succédé à celui de Fillon-Sakozy, ne rencontra pas les mêmes difficultés que la succession Sarkozy-Chirac, qui eut une même continuité politique. Hollande-Ayrault se devaient d'appliquer une politique sociale démocrate, conformément à leur conviction, qui fut axée contre le chômage par leur boite à outils. Ils ont espéré, devant l’hécatombe des suppressions d'emplois, rappelez-vous Citroën Aulnay, Good Year et bien d'autres, qu'elle pouvait inverser la courbe du chômage qui, logiquement de lui-même ne pouvait que ralentir. Il n'en fut rien même si, pour les jeunes, la courbe s'inversa. C'était sans compter sur les séniors qui furent licenciés, sans égard à la charge de la société, comme le montre le graphique ci-dessous.

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    Les entreprises profitèrent de cette période de transition pour dégager leurs «vieux», ce qu'elles n'auraient pas fait avec Sarkozy en place. L'alternance leur fut propice d'autant plus que François Hollande fut confronté à une impopularité jamais atteinte, ce qui forcément le diminuait, alors pourquoi se gêner ! François Hollande ne pouvait faire d'emblée un pacte de responsabilité de réduction des charges aux entreprises et son action porta sur cette boite à outils qui, après plus de 22 mois de gouvernement Ayrault, montra son impuissance, le chômage ne s'inversa pas. Ce manque de résultat fut sanctionné par une partie de son électorat de la manière que l'on sait. La boite à outils mesure de gauche critiquée par la droite, ne fut pas prisée dans les entreprises privées qui réclamaient de la flexibilité et François Hollande fit, début 2013, un accord pour plus de flexibilité-sécurité pour les entreprises et les salariés, pièce maîtresse de la flexibilité réclamée par le patronat. En cas de «graves difficultés conjoncturelles», les entreprises peuvent imposer à tous les salariés une baisse momentanée des salaires, jusqu'au SMIC et une modulation de la durée du travail en plus ou en moins d'heures travaillées pendant une durée de deux ans au maximum. Cela ne réduisit pas le chômage qui continua à croître, bien que cette mesure offre la flexibilité réclamée depuis longtemps. Le patronna fit la politique de la droite pendant que la gauche de la gauche tapait sur le gouvernement !

    À cela, le gouvernement Ayrault et le Parlement socialiste menèrent une série de mesures pour la sécurité, l'emploi et la société dont les principales sont présentées ci-dessous.

    Un redressement budgétaire continu de 4,8 % de déficit en 2012 à 4,3 en 2013, mais l'objectif des 3 % en 2015 ne sera pas atteint.

    Le 16 août 2012 le gouvernement annonce la création à partir de 2013 de 500 postes de policiers et de gendarmes chaque année

    Le CICE, Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi qui conditionne une baise de 6 % des charges pour les entreprises sur la base de leur masse salariale, mis en vigueur début 2013 pour les impôts 2014, coût 20 milliards d'euros. Il permet jusqu'à 1.700 € d'économie par salariés en 2013.

    En mars 2013 le parlement adopte l'article premier du projet de loi sur la refondation de l'école, celui-ci définit les grandes orientations du texte et programme la création de 60.000 postes durant le quinquennat,

    En mai 2013 le gouvernement officialise le mariage pour tous par la loi n° 2013-404 du 17 mai 2013.

    En septembre 2013, le gouvernement lance 34 plans de reconquête industrielle associant industrie privée et investissements publics.

    En décembre 2013 le gouvernement annonce la création de 16 zones de sécurité prioritaires portant leur nombre à 80.

    Revalorisation du RSA de 1,3 % le premier janvier 2014

    Projet de loi sur l'égalité hommes femmes adopté en janvier 2014 par l'Assemblée nationale.

    Début janvier 2014 port obligatoire du matricule pour les forces de l'ordre.

    Le 21 janvier 2014, la loi concernant la réforme des retraites publiée au Journal officiel.

    Le 04 février lancement du troisième plan cancer

    En février 2014 la loi sur le non cumul des mandats validée par les Sages pour une application à partir de 2017.

    IVG et contraception remboursés à 100 % pour toutes les femmes et les jeunes filles de 15 à 18 ans à partir du 31 mars 2014.

    On ne peut nier l'importance du travail fait par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et la majorité socialiste en si peu de temps.

    Et maintenant le pacte de responsabilité et de solidarité que le premier ministre Manuel Valls est chargé de mettre en œuvre dans un contexte socialiste déplorable. Outre ces deux dossiers, il doit retourner la situation électorale pour les européennes. Il est donc attendu par les Français.

    Il a un discours de droite comme dit Copé reste à voir si sa politique sera comprise à gauche ? Installé à Matignon dans l'ancien bureau du président du Conseil du front populaire, il se sent chez lui, ayant fréquenté Matignon depuis plus de 20 années. La confiance lui sera accordée, elle ne fut jamais refusée à un premier ministre. Ne faut-il pas lui laisser le temps de montrer sa valeur par la cohésion de son gouvernement mais aussi par la réussite de sa politique, qui se présente difficile. Il aura à convaincre une fronde de 90 parlementaires socialistes notamment l'aile gauche du parti, menée par Martine Aubry pour une inflexion à gauche, un front qui se dresse contre la ligne Hollande.

    Un texte intitulé «les conditions de la confiance» fut signé par 86 parlementaires. Ce texte préconise de mettre fin à la politique européenne d'austérité qui a enfoncé l'Europe dans la récession. C'est un bras de fer qui s'annonce aussi contre la commission, mettant François Hollande en situation difficile puisqu'il s'est engagé à une réduction des déficits et de 50 milliards sur les dépenses et les charges aux entreprises, que devra soutenir Manuel Valls devant cette commission. La mise en ouvre du pacte de responsabilité en dépend. On mesure, dès à présent, la fronde socialiste qui devrait convaincre, un peu plus, que la gauche ne peut gouverner dans une situation de crise.

    La dissolution de l'Assemblée nationale comme je l'ai écrit, aurait répondu à ce problème, laisser faire la droite et attendre !

    Les Verts et cette fronde risquent de stopper Manuel Valls dans son élan, s'ils venaient à ne voter que les lois qui seraient en faveur des augmentations de salaires pour les salariés les plus modestes, en passant sous silence les répercussions dans l'échelle des autres salaires. Manuel Valls devra donc jouer serré. Les députés frondeurs demandent, en outre, d'intensifier le redressement productif et la création d'un pacte national d'investissements négocié jusqu'au niveau des entreprises, aux mesures plus couteuses du pacte de responsabilité. En fait, rien concernant la réduction des charges des entreprises, ce qui importe le plus pour François Hollande pour la réduction rapide du chômage.

    Vas-t-on vers une scission des socialistes en deux, ceux plus à droite vers le centre et ceux plus à gauche vers le Front de gauche. Si les élections européennes sont catastrophiques pour le PS on peut le craindre. La transformation de l'échiquier politique commence avec le retrait de Jean-Louis Borloo de la politique pour une force centrale de gauche et de droite, les intérêts sont finalement plus proches entre eux que la droite socialiste avec sa gauche.

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