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  • # ONPC du 08/02/14 en retard d'un métro de l'actualité politique,

    reçut Benoît Hamon PS qui ne sut pas défendre son gouvernement.

    Support Wikipedia Que dire de cette émission qui se veut pertinente et d'actualité ou Natacha Polony et Aymeric Caron, journalistes politiques dont le but est de commenter les actualités du spectacle et littéraire, «choisies», mais aussi de questionner, voire piéger, la personne politique invitée, le tout dans un cirque médiatico-humoristique mis en scène par Laurent Ruquier, qui se délecte du spectacle qu'il offre. Je la regarde chaque samedi soir, pas jusqu'à sa fin, l'essentiel étant dit après le passage de la personnalité politique invitée, et plus je la regarde, plus je la trouve fatigante pour ce que sont les interventions des deux duettistes Polony et Caron qui diffusent leur opinion, donc partisane, sans vraie réplique, ce qui commence à faire lourd, d'autant plus que Natacha Polony forte de sa culture historique et politique se considère, parfois enseignante, prenant ceux qui l'écoutent pour des virgules, sa «pédance» ne l'étouffant pas. Je sais bien que ce sont les gens de lettres qui ont la maîtrise du verbe et comme ils sont, de part leurs études supérieures, Science Po, ENA, HEC, Normale sup, IEPP, ESJ...forcément au dessus des autres, ce dont souffre la France, pour être industrielle.

    Ils se sont accaparés, comme d'autres, le pouvoir médiatico-politique ce qui conduit à une France de la parole, qui ne fait pas construire des usines et des produits à vendre, ce que nous manquons le plus. Souvent je dis, à ceux qui m'écoutent, avides de philosophie et fans de la parole, ce n'est pas avec ça que l'on fait des machines-outils ! La France est devenue le pays du vent de la parole, bien, mais trop, c'est trop dès lors que l'on ne parle jamais de la France des mains dans le cambouis.

    Cela étant, cette émission du samedi 08 février revêtait un intérêt par la présence de Jean-Jacques Bourdin et de Benoît Hamon le socialiste de gauche du gouvernement tendance Marie-Noëlle Lienemann. Cette émission, enregistrée, montra un décalage entre l'actualité politique de l'enregistrement et celle de sa diffusion conduisant à des erreurs que je vais essayer de corriger. La première fut envers Madame Dominique Bertinotti ministre déléguée à la famille, sur le report du gouvernement de la réforme de la famille, considérée mise au placard par des journalistes avides de propos biaisés. La seconde fut sur le pacte de responsabilité, par une question piège de Jean-Jacques Bourdin vers Benoît Hamon qui, manifestement, n'y connaissait pas grand chose, ce dont je doute, ou qui, opposé, au pacte qui, pour le moment n'est qu'un mot, ne défendit pas son gouvernement.

    Il est regrettable que cette émission, à la gloire de son animateur Laurent Ruquier, soit si peu sérieuse, eu égard l'impact politique qu'elle a. Si, bien souvent, les quelques jours qui séparent l'enregistrement et la diffusion n'ont guerre d'importance, ce ne fut pas le cas cette fois ci.

    Madame Bertinotti, sur la réforme de la famille qui, je le réécris, ne comprenait pas la PMA et la GPA, avait déclaré avoir été informée par le président et le premier ministre du report, à une date ultérieure. Lors de son passage au Grand journal de Canal +. Je me souviens de son affrontement avec le chroniqueur Jean-Michel Aphatie qui montra beaucoup de difficultés à admettre que Madame la ministre de la famille fut informée par le président et le premier ministre du report de cette réforme avant son annonce publique. Il fallut toute l'assistance de Madame Bertinotti pour qu'il donne l'impression de la croire. Il apparaissait que les infos reçues par Jean-Michel Apathie étaient plus crédibles que les affirmations de Madame la ministre.

    On peut comprendre cette réticence d'autant que ces journalistes ont des oreilles en général bien informées, mais cela signifierait que Madame Bertonotti ment ? Ne connaissant pas la source de la rumeur, même reprise par Laurent Ruquier, je crois, en effet, jusqu'à preuve du contraire que Madame Bertonotti fut bien informée par le président et le premier ministre du report avant son annonce publique.

    Reste le cas de Benoît Hamon interrogé sur ce que les journalistes Natacha Polony et Aymeric Caron, ainsi que d'autres tous heureux, appellent la reculade sur la PMA et la GPA, alors qu'en fait elles n'étaient pas incluses dans le projet de réforme, ce qui me fait dire que ceux qui manifestèrent contre furent squeezés, d'autant plus, que ce sont les députés socialistes qui reprendront à leur compte cette réforme.

    L'autre question fut de Jean-Claude Bourdin, comment le gouvernement va financer les 50 milliards du pacte de responsabilité, en contre partie de l'emploi d'un million de chômeurs ? Benoît Hamon ne répliqua pas sur la PMA, et la GPA, manifestement il était gêné. C'était jouer sur du velours pour Natacha Polony et Aymeric Caron le plus percutant sur cette supposée reculade, au point qu'il fut pris à parti par Jean-Claude Bourdin considérant que ce problème était d'importance mineure par rapport au pacte de responsabilité. Ce fut un des moments qui fit rire Benoît Hamon de voir deux journalistes se prendre ouvertement dans un silence religieux de Natacha Polony.

    Sur la question des 50 milliards il fit une diversion sur les projets qu'il élabore comme ministre délégué à l'économie solidaire pour la délivrance des médicaments en fonction des doses prescrites. Et c'est vrai que cela pourrait faire des économies à la sécu, aux mutuelles, et bien sûr aux Français, mais cela ne répondait pas à la question posée. Il est évident que Benoît Hamon ne put critiquer le gouvernement comme ministre, il est soumis à une cohérence gouvernementale. Cette question avait pour Benoît Hamon un écho favorable à sa ligne politique étant opposé comme la gauche du PS à faire payer par les Français ce pacte de responsabilité, sachant que les entreprises ne joueraient pas le jeu.

    Benoît Hamon esquissa donc autant que faire se peu la question de Jean-Claude Bourdin, mais il fut contraint de reconnaître que l'embauche d'un million de chômeurs tenait de la fanfaronnerie.

    En fait, et c'est là ou est le piège, il ne fut pas question dans la conférence de presse du président d'un cadeau de 50 milliards aux entreprises, mais seulement de la suppression des allocations familiales qui, avec le CICE, feraient sur la fin du mandat 50 milliards d'euros, dans l'exigence d'une contre partie d'embauche ! La suppression des allocations familiales ne seraient que pour 35 milliards d'euros. La question de Jean-Jacques Bourdin visait à la fois la connaissance de Benoît Hamon sur le pacte de responsabilité, mais aussi sa réaction.

    En fait, il ne fut pas déçu par le creux de Benoît Hamon, si y attendait-il ?

    La vraie question reste comment financer la perte de ces 35 milliards d'euros, puisque le CICE constitue une réduction d'impôts, par la réduction des recettes fiscales ? Cela risque de faire très mal puisqu'il faudra compenser.

    La réponse qu'aurait dû dire Benoît Hamon, est que ce pacte n'est encore finalisé, que des discussions sont en cours avec les acteurs sociaux, et que ce projet doit être soumis à un vote de confiance du parlement.

    On voit que Benoît Hamon ne fut pas à la hauteur pour réponde aux deux duettistes Natacha Polony et Aymeric Caron, mais aussi à Jean-Claude Bourdin.

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  • Entre les manifs du début 2014 et celles qui précédèrent le 6 février 1934,

    l'affaire Stavinski, un trait d'union que les historiens n'hésitent pas à faire !

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    Le 6 février 1934 sur la place de la Concorde à Paris. (Photo AFP)

    Support Wikipedia Les historiens nous rappellent que la politique est un éternel recommencement. Leur pensée, malgré le temps se porte quelques 80 années plus tard, pour expliquer le lien entre les manifestations de la marche pour la vie du 19 janvier, du jour de colère du 26 janvier, et de la manif pour tous du dimanche 02 février qui a vu une temporisation de l'exécutif sur la réforme de la famille.

    Pour les historiens, ce qui se passa il y a 80 ans jour pour jour, le 06 février 1934 ou des manifestations emmenées par les ligues nationalistes d'extrême droite dégénérèrent en émeutes devant l'Assemblée nationale, leur rappelle ce qui vient de se passer en 2014.

    Bien que ces manifestations soient politiquement différentes et d'une autre époque, elles expriment, selon eux, une France radicale et pour certains une poussée des extrêmes. Celle catho du 02 février montra son conservatisme face à une société française qu'elle juge décadente, politiquement corrompue, le mariage pour tous des LG, qui serait une queue de trainée de la Révolution française. Sans le clamer son désir d'ordre dans la famille montre un nationalisme social qui impliquerait une forte autorité contre cet espace de liberté sur l'avortement et le mariage pour tous, qu'elle juge être un crime comme l'exprimait l'idéologie de Charles Mauras. Il est bien connu qu'après chaque grande crise se développe des idéologies droitières et fascisantes.

    Après la Grande guerre, c'est ce que déclenchèrent, la montée du fascisme italien dans sa marche sur Rome le 28 octobre 1922 qui avait pour but d'impressionner le gouvernement en place, le national socialisme allemand fondé en 1920, par l'arrivée au pouvoir d'Adolph Hitler le 30 janvier 1933 comme chancelier du Reich, et le communisme stalinien dès le début des années 30, furent un contexte politique propice à la crise du 6 février 1934. Toutes ces idéologies eurent pour trait d'union la misère qui s'en suivit, et la grande dépression née en 1929 aux États-Unis.

    Pour les historiens le nationalisme intégral eut pour ambition d'être une doctrine contre-révolutionnaire, assurant la cohésion de la France et sa grandeur. Il partit d'un mot d'ordre, «politique d'abord», et d'un postulat, le patriotisme, que la Révolution aurait effacé au profit du nationalisme. Pour Charles Maurras, la société française de la fin du XIXème siècle fut minée par la décadence et la corruption qui remontèrent principalement à la Révolution française, et qui atteignirent leur paroxysme dans l'affaire Dreyfus

    Les années 1930 couvrent la période de 1930 à 1939 de la famine, amplifiée de la crise économique du krach boursier de 1929, la montée des extrémismes, des guerres et des tensions internationales, de la xénophobie et de l’antisémitisme, qui finalement déclenchèrent la Seconde Guerre mondiale. Pendant les trois premières années de la décennie, le principal souci fut la crise économique généralisée.

    Cette crise politique traversa la France des années folles qui vit l'emblématique Joséphine Baker dans une France qui ne pensait qu'à s'amuser, elle déboucha, notamment, dans une instabilité politique. Bien que ce ne puisse être le cas de la cinquième République, qui, avec le président de la République élu au suffrage universel des français, donne une stabilité politique, la poussée xénophobe de la droite contre toute avancée sociétale, ébranle l'exécutif. Le gouvernement socialiste, à peine majoritaire, montre ainsi sa faiblesse face à ces manifestations réactionnaires.

    La France des années 1930 fut marquée par plusieurs poids qui l'empêchèrent de se développer politiquement, socialement et économiquement. On retrouve ce schéma actuellement. Il y a une similitude entre le 6 février 1934 et le jour de colère du 26 janvier 2014, et la manif catho à Paris avec une opposition de la gauche qui joue contre son intérêt, dans un esprit de revanche contre François Hollande, face à une droite puissante.

    La journée du 6 février 1934 doit énormément aux manifestations quasi quotidiennes qui la précédèrent sur près d'un mois, impulsées au début par la seule Action française, contre les voleurs et les assassins à la suite du scandale de l'affaire Stavinski. Elles contribuèrent à la chute du gouvernement Camille Chautemps et déclenchèrent les émeutes antiparlementaires précédents celle du 6 février 1934. Ces émeutes obligèrent l'ensemble de la mouvance à entrer progressivement dans le jeu, les Croix de feu du colonel de la Rocque compris. Son programme exposé dans le livre Service public en 1934 revendiquait un christianisme social associé à un nationalisme traditionnel, rejet de la lutte des classes, du régime des partis, du racisme, du totalitarisme et l'adoption d'une politique libérale sur fond d'un régime fort avec un parlement affaibli. Il se distinguait des autres mouvances par son respect de la légalité républicaine, refusant de participer aux violences du 6 février 1934 et de se joindre aux émeutiers de la Place de la Concorde par le maintien des Croix de Feu sur la rive gauche de la Seine. Il s'est contenté de commander, à partir de son poste de commande à quelques rues de la chambre des députés, la participation disciplinée de ses troupes aux manifestations.

    L’escroc Stavinski à la suite de son décès en janvier 1934 dans des circonstances mystérieuses conduisit au scandale politique, monté par les adversaires au gouvernement instable de Camille Chautemps soupçonné de corruption, et le firent démissionner l'accusant que cette mort profitait plus à la gauche, aux radicaux donc à lui même.

    Camille Chautemps fut remplacé par Édouard Daladier en janvier 1934 qui, ensuite, démissionnera le 7 février à la suite des émeutes du 6 février. Ces manifestations des anciens combattants des ligues d'extrême droite nationalistes d'environ 30.000 manifestants «criants à bas les voleurs», dégénérèrent à quelques pas de l'Assemblée nationale, par ce qu'elles protestaient contre le limogeage du préfet de police Jean Chiappe haï de la gauche. Elles firent une quinzaine de morts et 657 blessés, 14 tués et 62 blessées par balles.

    Pour comprendre le 6 février lorsque le gouvernement présidé par Édouard Daladier, le jour ou il doit être présenté à l'Assemblée, Édouard Daladier limogea le préfet de police Jean Chiappe accusé par les journaux de gauche d'être impliqué dans l'affaire Stavinski, alors que la droite dénonçait un marchandage avec la SFIO, et que la plupart des journaux de Paris s'indignèrent, la Liberté, L'Ami du peuple, L'Intransigeant, L'Écho de Paris, le Petit Parisien qui prirent fait et cause pour Jean Chiappe par des appels à manifester le 6 février à des endroits divers. L'Ami du Peuple, relayant l'appel de Solidarité Française, écrivit, «il faut que le gouvernement se rende compte que le peuple est réveillé et qu'il avance, décidé à en finir avec les internationaux révolutionnaires et les politiciens pourris». Pour contrer Édouard Daladier appliqua une série de sanctions, mutations et autres, visant à éloigner les hommes mouillés par cette affaire. D'autres manifestations se produisirent les 7, 9, 12 février.

    De nombreuses questions se posèrent ensuite, y-a-t-il eu complot ? Qui des forces de l'ordre ou des manifestants tirèrent les premiers ? Les sommations ont-elles été faites par les forces de l'ordre ? Quelles armes furent utilisées ? Ce contexte influença profondément et durablement la vie politique jusqu'à la Seconde guerre mondiale.

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  • La Sarkozie en pleine tourmente avec,

    Ziad Takieddine, Karachi, les sondages de l’Élysée, Tapie, Guéant , puis Copé, et maintenant Buisson,

    Nicolas-Sarkozy-et-Patrick-Buisson

    Document du JDD/Reuters

    Support Wikipedia Cela fait beaucoup pour la Sarkozie. A-t-on déjà vu une telle trainée de casseroles, certes, elles ne sont pas toutes directement imputable à l'ancien président Nicolas Sarkozy mais, elles le touche. La dernière affaire Buisson sonne le coup de grâce avant les municipales. De mensonges en vérités, Patrick Buisson eut beau démentir qu'il n'a jamais enregistré des réunions stratégiques en présence de Sarkozy et de ses collaborateurs que l'on nomme de premier cercle, Jean-Michel Goudard publicitaire, Claude Guéant, Pierre Giacometti biens connus, et Franck Louvrier président de Publicis et conseiller du président, Sarkozy ne faisait rien qui ne soit pas dans le vent des sondages, tout le contraire du président Hollande. Son avocat Maître Gilles William Goldnadel, a donc aussitôt démenti l'information d'un article du Point, et l'avocat ajoutait même «Le Point raconte n'importe quoi, selon le site Atlantico. Ce n'est qu'à la suite des révélations du Canard enchaîné et du site Atlantico que l'avocat s'est repris sur BFM tv. Pour lui ce ne serait que des notes de travail afin d'études.

    De plus, Buisson détruisait la plupart des enregistrements pour en faire d'autres, ce qui est tout à fait normal, lorsqu'ils ne servent plus à rien, mais il lui arrivait aussi d'envoyer des enregistrements à Étienne Mougeotte quand il était directeur des rédactions du Figaro. Pour d'autres, biens informés, sur les agissements de Patrick Buisson, ce serait simplement une façon d'ouvrir son parapluie en cas de mises en cause de son action. Dans ce milieu, les peaux de bananes sont partout.

    Selon le Canard enchaîné, un de ses amis explique que Patrick Buisson voulait faire un verbatim des années Sarkozy afin d'inscrire son nom au panthéon de l'histoire. Or, cette argumentation fut reprise le mercredi 06 mars à l'émission C dans l'air d'Yves Calvi, par le journaliste Yves Thrérard directeur adjoint à la rédaction du Figaro, évoquant le verbatim de Jacques Attali lors des années Mitterrand. D'ailleurs, il fut le seul à tenir ces propos, tant ils sentaient la partialité. Seulement, il oublia, au passage, que le dictaphone de Patrick Buisson était dans la poche de sa veste, ce qui n'a rien à voir avec les notes de Jacques Attali, et avec les années Mitterrand. On comprend bien son attention d'atténuer la portée de ce scandale, c'est d'ailleurs ce qui lui fut rétorqué par le magistrat honoraire Philippe Bilger.

    Il s'agissait de concrétiser des changements au sein du gouvernement afin de s'adapter à une évolution née du printemps arabe, et de préparer l'échéance de mai 2012. Il fut donc question de Michèle Alliot-Marie, ministère des affaires étrangères qui, à l'époque, était soupçonnée de liaison avec le président de la Tunisie Ben Ali, au moment ou il était sur le point d'être renversé, et de Brice Hortefeux qui tenait le ministère de l'intérieur et dont la crédibilité était menacée sur la sécurité, mais aussi sous le coup d'une condamnation pour injures racistes. De plus, Gérard Longuet devait prendre les Armées à la place d'Alain Juppé qui devait prendre les Affaires étrangères.

    Sarkozy, toujours selon le Canard enchainé qui tient les enregistrements, demanda à ses collaborateurs, «vous n'avez pas d'état d'âme pour Brice ?». Buisson, «on n'en a tous, on aime Brice, mais il faut faire un choix politique». Sous entendant que Brice Hortefeux ne peut être le politique qu'il faut pour 2012. Sarkozy de répliquer «qu'il ne veut finir comme Daniel Vaillant avec Jospin ?». «Brice dit que le sentiment d'insécurité a régressé alors que toutes les études montrent que ce n'est pas vrai». Finalement Claude Guéant va le remplacer. Quant à MAM, elle fut virée.

    Ou le débat vaut son pesant d'or, c'est autour de Jean-Louis Borloo ministre d’État et de l’Écologie qui espérait le poste de premier ministre, il rêvait rappelez-vous, il se sentait devenir puissant. Mais quand Sarkozy évoqua le remplacement de François Fillon, ce fut tout autre chose, il pensait plutôt à Alain Juppé,

    «remplacer Fillon par Borloo, c'est grotesque. Y a qu'une seule personne qui pourrait remplacer Fillon aujourd'hui, c'est Juppé. Je m'entends très bien avec Alain. Même si Fillon n'est pas décevant, il est comme on le sait. Le fait qu'il disparaisse là, il va s'en prendre plein la gueule».

    Dans cette réplique Borloo en prend aussi plein son nez, ce qui ne l'empêcha pas de soutenir Sarkozy, mais pouvait-il faire autrement ? Quant à Fillon, tout juste pas décevant, il resta premier ministre.

    Ce qui est merveilleux dans ce débat c'est l'importance attachée aux sondages, et ce que l'on en tire, pour faire valser les ministres, avec la cote d'amour du président. Le travail qui est fait n'a que peu d'importance, il suffisait d'être dans la jambe de Sarkozy et bien noté par Patrick Buisson. Et, pour cela, Patrick Buisson s'y connait quand il dit à son Petit ou le Nain, «tu as pris une bonne décision politique, forte, courageuse. Entre la manière dont tu apparaitras et ce que tu fais, il y a un président dont la densité ne cesse de monter». Il manipulait fort avec des mauvais.

    Mais, c'est ensuite lorsque Goudart quittant l’Élysée avec Buisson en voiture officielle, que le duo refait le film.

    Guéant boit du petit lait, mais il fouette, «il nous aura bien servit sur les dossiers sensibles». Des maîtres du monde ! Goudard, «MAM, Bachelot ou mon ennemi intime Darcos, tu découvres à la tête de la république des ministres nuls», «archinuls» renchérissait Patrick Buisson.

    Ce fut un tollé tant à gauche qu'à droite tous les politiques se sont indignés que l'on puisse enregistrer à son insu les propos du président de la République, mais dans la Sarkozie qui marchait sur les institutions rien d'étonnant que des conseillers se comportent de cette façon.

    Si l'on en croit l'avocat de Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy était au parfum des enregistrements. Les époux Sarkozy n'ont portés plainte que pour atteinte à l'intimité de leur vie privée. Ils,

    «ne peuvent en effet accepter que des propos, tenus à titre privé, aient été enregistrés et soient diffusés sans leur consentement, la protection du secret des conversations privées constituant par ailleurs l’un des fondements d’une société démocratique».

    Il n'est donc pas question de plainte contre Patrick Buisson, ce qui serait plus exact puisqu'il a violé la confiance du président, c'est porter atteinte à l’État, c'est une affaire d’État.

    Dans d'autres pays Patrick Buisson serait déjà en prison.

    Cette plainte n'est en fait que ce que pouvaient faire de moins les époux Sarkozy. Toute autre plainte aurait aggravé l'affaire médiatiquement. Tout ce qui touchait les propos concernant les ministres, ne sont pas directement dans la plainte. Donc, l'avocat Maître Gilles William Goldnadel, à raison, Sarkozy savait.

    Quant à Patrick Buisson, il porte plainte pour vol des enregistrements. Mais, l'affaire se corse, le site Atlantico porte plainte pour diffamation le 6 mars contre Valeurs actuelles et contre Slate, voir Le Monde.fr.

    L'affaire n'est pas prête d'être étouffée, malgré le lobbying des médias pour qu'elle le soit. Patrick Buisson, est finalement à l'image de celui qui l'a choisi. Le problème est que cela entache toute la politique qui n'en avait pas besoin. Les deux affaires coup sur coup, Copé, Buisson ne peuvent qu'avoir des répercutions sur les municipales, faisant ainsi le bonheur du FN. L'abstention risque de battre des records, d'autant que d'autres affaires, outre celle de Copé avec les documents de l'UMP dans une armoire sous scellés par un huissier, et vous avez ce qu'il y a de pire à l'UMP. La crédibilité de cette droite qui ne respecte rien, ne peut être qu'entamée.

    L'affaire Bettencourt bien qu'elle se soit terminée par un non lieu, du fait que l'accusation d'abus de faiblesse qui ne constituait pas un lien direct avec la remise d'espèces par Madame Liliane Bettencourt en 2007 à Monsieur Nicolas Sarkozy, fut qu'il lui évita une mise en examen. Il n'en reste pas moins une suspicion de fraude, puisque d'autres personnes sont mises en examen. De plus, les autres affaires la Sarkozie montrent qu'elle a profité de son pouvoir pour agir dans un flou coupable, qui conduit les juges à mener des enquêtes.

    Dans le dossier du financement de la campagne électorale de Sarkozy en 2007, Ziad Takieddine est directement impliqué, voir, «qui est-ce», mais aussi «l'affaire Karachi et son ombre Takieddine», homme d'affaire franco-libanais qui affirmait que Kadhafi avait financé la campagne électorale de Nicolas Sarkozy. Il y a aussi le cas des 500.000 euros de Claude Guéant, voir «des tableaux à 500.000 € aux fonds d’enquête et de surveillance, l’affaire Claude Guéant».

    Les sondages de l’Élysée sont aussi l'objet d'une enquête depuis début 2013 sur la régularité des contrats conclus, sans appel d'offres, entre l'Élysée et neuf instituts de sondage. Un bureau et le domicile parisien de Patrick Buisson, encore lui, ont été perquisitionnés début avril 2012. Et puis le feuilleton Tapie du tribunal arbitral sur les 403 millions de l'affaire Adidas, voir «l'Affaire Tapie».

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