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  • Dette publique, la logistique française de réduction du déficit

    ne conduit qu'à son accroissement !

    Évolution de la dette publique depuis le 4ème trimestre 1995. © JDN. La dette publique de la France en hausse de 4,4 % sur un an. À la fin du 2ème trimestre 2013, la dette publique s'établit à 1 912,2 milliards d'euros, 93,4% du PIB, en hausse de 2,2% sur trois mois et de 4,4% sur un an.

    Support Wikipedia Comment cela se peut-il lorsque l'on clame haut et fort sa rigueur budgétaire ? De toute évidence nous empruntons trop. Serait-ce la nécessité de financer les emplois jeunes, les emplois d'avenir, les emplois francs, la Bpi, le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, et les impôts qui n'ont jamais été si hauts, conduisant à freiner l'investissement des entreprises, donc la production et l'embauche ? Le chômage en septembre est reparti à la hausse à 60.000 en métropole. Encore un coup dur pour le gouvernement. Cela montre que sa politique n'est pas seulement étroite, mais elle augmente aussi la dette. Bien sûr, les effets de la boite à outils ne sont pas encore significatifs, n'a-t-il pas tout fallu construire, faire des lois etc.....Avec mille plans sociaux sur un an, il faut subvenir.

    Une dette qui atteint 1912,2 milliards d'euros soit 93,4 % du PIB, devient difficile à réduire. Il était pourtant aisé de comprendre que, plus on affaiblit la production, déjà bien malade sous les dix ans de droite, par les impôts, et la consommation par l'austérité, plus la pauvreté augmente, et moins le déficit se réduit. Que pouvait-on faire d'autre, les coupes dans la fonction publique avaient atteint un niveau inquiétant ! La cohésion budgétaire européenne implique cette logistique. C'est la raison pour laquelle ceux qui souffrent prétendent qu'il n'y a pas de différence entre la politique de la droite et celle qui est menée ?

    Paradoxal donc, lorsque l'on voit la droite manifester sur sa propre politique !

    La Grèce, le Portugal, l'Espagne, l'Italie, qui ont appliquée la même politique d'austérité ont vu leur endettement exploser, voir la référence La Tribune, avec de lourds dégâts sociaux. Ils sont toujours dans le marasme. La France, plus industrielle, n'a fait qu'augmenter le niveau de sa dette. Elle suit la courbe infernale des années de 2009 à 2013 selon le graphique ci-dessus du Journal du Net. Elle s’élevait à 85,9 % fin 2011 et à 90,2 % fin 2012.

    Comme la croissance est absente, que l'on rembourse aux banques 50 milliards par année nos emprunts, c'est autant de moins pour la productivité des entreprises. Deux effets négatifs, austérité et improductivité, conduisent à un effet qui accroit ce que l'on veut justement réduire. C'est le b a-bas de l'algèbre que l'on apprend en sixième, deux négatifs donnent un positif.

    Mais le nombre de riches ne cesse de croître,ces Français n'ont jamais été aussi riches. La France est le quatrième pays ou les riches se sont le plus enrichis en 2013. La richesse des uns fait la pauvreté des autres. Rien d'étonnant que le déficit s’accroisse par manque d'investissement, et l'objectif de Maastricht des 3 % s'éloigne d'autant.

    Au delà d'un certain niveau de pauvreté, j'exclus dans ce terme ceux qui ne sont pas concernés, l'austérité ne conduit qu'à l'accroître, par la réduction de la consommation, l'activité productive réduisant ainsi les rentrées fiscales, qui, par ce qu'il faut faire face à nos dépenses régaliennes, par l'emprunt, notre dette s'accroît. Le fait de ne plus pouvoir acheter français accroît encore nos difficultés. Cet effet domino conduirait, à l'extrême, à un encéphalogramme économique plat, consécutif à l'augmentation entropique de cette logistique économique.

    On voit bien que les pays qui sont cités sont encore dans une situation grave après plusieurs années de galère ayant subit des taux d'emprunts excessif, accroissant leur dette, donc leur déficit. Cette logistique implacable imposée par l'Union européenne, avec le FMI, diverge au point que le FMI, reconnaissant son erreur préconise, maintenant, d'agir à la fois sur la réduction des dépenses et sur les impôts.

    La peur de taux d'emprunts importants des banques, fit, que François Hollande déclara, lors de sa campagne présidentielle, qu'il voulait réduire notre endettement. Européen convaincu, et sous nos accords européens, il accepta le MES, ce qui fit que nous furent préservés de taux élevés. Actuellement la France emprunte à des taux les plus bas de son histoire.

    J'ai toujours soutenu cette politique de réduction de la dette, on ne peut vivre avec un endettement de ce niveau. Mais, son augmentation est devenue critique au point que ce pose la question est-il possible de le réduire ?

    Dans la cascade d'effets négatifs, les frais fixes ne peuvent être réduits au delà d'un niveau qui ferait que plus rien ne fonctionne. La question se pose, le gouvernement peut-il encore réduire notre dette par les réformes structurelles dans le temps qu'il lui reste ?

    Nous avons vu que non, mais il peut réduire le déficit par rapport au PIB !

    Il annonça dans le projet de loi de finance pour 2014 un effort sans précédent. 20 milliards d'efforts structurels en 2014 dont 15 milliards censés provenir d’économies en dépenses pour 5 à 6 milliards d'augmentation des recettes. Le volet dépenses du projet de loi de finances précisa que 9 milliards pèseront, de ces 15 milliards, sur les agences et les collectivités locales, notamment grâce à une baisse de 1,5 milliard des dépenses de l’État, hors charge de la dette et pensions, soit une économie de 8,5 à laquelle s’ajouteront des économies sur la charge de la dette, intégralement affectées au désendettement. Les 6 milliards restants seraient sur la sphère sociale ? On constate d'ailleurs que l'on impose sur tout, d’où le climat contestataire actuel.

    La question pourquoi cet effort sans précédent est rejeté ?

    Mais par ce que la France se doit d'atteindre les 3 % de déficit du traité de Maastricht, ce qui se paie cher.

    Ces 15 milliards d'économies vont augmenter l'austérité et nous venons de voir que cela va contre la réduction de la dette ? On n'en sort pas ! Quelle autre solution ?

    Celle proposée par les économistes de gauche, et de Jean-Luc Mélenchon, geler le remboursement de la dette et les taux d'emprunts jusqu'à ce que notre économie redevienne saine, bien, mais quand ? Puis rembourser la dette.

    Un pays est souverain et peut refuser de rembourser sa dette, les banques le savent et quand elles accordent un emprunt elles courent un risque. Une folie ! Plus question d'emprunter dans le futur, la France ayant renié sa parole, serait contrainte de quitter l'Union européenne avec toutes les conséquences sur sa monnaie. Nous ne sommes pas au point de faire cette folie alors que d'autres pays en plus mauvaise situation économique ne l'ont pas fait. Il existe bien un droit international de l'ONU qui spécifie, «on ne peut attendre d’un État qu’il ferme ses écoles, ses universités et ses tribunaux, qu’il abandonne les services publics de telle sorte qu’il livre sa communauté au chaos et à l’anarchie simplement pour disposer de l’argent nécessaire au remboursement de ses créanciers étrangers et nationaux. Il y a des limites à ce qu’on peut raisonnablement attendre d’un État».

    Un gouvernement qui en a la volonté politique peut donc légalement suspendre le paiement de sa dette et refuser l’application des mesures d’austérité qui portent atteinte aux droits économiques, sociaux et culturels, de sa population et hypothèquent sa souveraineté.

    Mais, nous sommes loin de cet état économique. Ces économistes de gauche et Mélenchon évoquent, en exemple, l'Argentine qui, en 2011, était en faillite ne pouvant rembourser sa dette, ce qui rentre dans l'application du droit international. Résultat, un taux de chômage de 20 %, 14 millions de personnes sur un total de 37 millions d’habitants, et 38 % de la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté, une perte de pouvoir d’achat de près de 50 % en cinq ans. En 2002, l’Argentine affichait un PIB en baisse de 11 %, mais ensuite, elle affichait une croissance de plus de 8 % par an jusqu’en 2008. Ce fut donc une purge drastique des conditions sociales. Les dettes furent effacées, la croissance fut de retour. Mais les argentins sont-ils mieux après cette purge et avoir remboursé leur dette ?

    Nombreux sont ces donneurs de conseils qui n'ont aucune responsabilité.

    Pourrait-on appliquer cette cure aux Français, non, nous ne sommes pas en faillite, les institutions fonctionnent, les taux d’emprunts sont faibles et les lois sont votées, de plus nous avons des lois sociales qui préservent les plus faibles. Ce qu'il faut bien comprendre c'est que nous sommes à un tournant économique, une guerre comme le clame François Hollande. Dans cette contrainte, il faut tenir bon, et ne rien lâcher.

  • Manuel Valls le destin d'un chef,

    c'est ce qu'attendent les Français ?

    Support Wikipedia Il aura fallu 17 mois de gauche sociale libérale pour que dans son ministère de l'intérieur Manuel Valls donne la pleine mesure de sa capacité à faire ce qui, pour lui, est essentiel. Le respect de l'ordre républicain, et de la laïcité. C'est un ibérique d'origine donc très à cheval sur ces principes. L'histoire de son pays d'origine le démontre. Il fait donc sa mission dans la ligne politique définie par le président. Mais, ce qui marque le plus, c'est qu'il revendique être de gauche, ce qui, pour ceux qui s'en glorifient, il serait de droite. En fait, la gauche dans son désir d'alléger les plus faibles ne fit que leur malheur en montrant une tolérance coupable. Il n'y a pas plus intransigeant qu'un pauvre qui sent qu'il n'est pas sécurisé. C'est dans le milieu d'en bas que se développent, les mafias, les vols, la drogue, les crimes. C'est dans ce milieu que viennent les immigrés par ce que les loyers sont moins cher. C'est dans ce milieu que sont les marchands de sommeil, des noirs, des maghrébins français, et toute une population étrangère qui rend la vie communautaire délicate, surtout lorsque l'on est pauvre. La gauche et l'extrême gauche n'ont jamais comprit que seule une politique rigoureuse du droit à la sécurité est, en premier lieu, ce que ces pauvres demandent. C'est la raison pour laquelle le FN y trouve un écho favorable autrefois bastion communiste. La gauche fut souvent accusée de laxisme non sans raison.

    Être de gauche c'est apporter un plus pour les plus faibles, répartir mieux la richesse nationale pour un meilleur équilibre, mais c'est aussi veiller à la sécurité de ces Français les plus pauvres et ceux des classes moyennes. Ne sont-ils pas les premiers touchés par la délinquance ? Si l'on se rappelle en 2005 les voitures incendiées en Seine-Saint Denis, à Aulnay-sous-Bois, Bondy, Sevran, Clichy-sous-Bois, la Courneuve, ou pas moins de 375 voitures y furent brulées dans les quartiers les ouvriers, on comprend que ces habitants votent FN ! Ce sont eux qui payèrent le plus, pas ceux qui dans leur dires, eurent grand cœur .

    Manuel Valls a bien comprit, il fut maire d'une grande ville et se doit de montrer sa fermeté devant cette immigration qui n'est pas prête de s'arrêter. La forte popularité qu'il reçoit sans qu'il l'ait cherchée montre que sa politique est appréciée. Il faut avoir vécu, comme moi, les années de la guerre de 39-40 et l'occupation allemande lorsque l'on est né en France, mais fils d'immigré italien, et en plus naturalisé français avec ses parents avant la guerre. Combien de fois n'ai-je pas entendu les invectives «françaises» à notre égard lorsqu'ils clamaient que nous mangions leur pain, bien que nous étions plus Français qu'eux ! La classe d'en bas est impitoyable se comportant bien souvent sans discernement.

    L'affaire Léonarda montée de toute pièce pour mettre le gouvernement dans l'embarras ne mérite pas cette explosion de haine que l'on entend de droite à gauche. Nombreuses furent les expulsions d'enfants scolarisés qui furent reconduits dans leur pays d'origine sans que l'on en fit un problème national. C'est tout simplement un coup politique. Mais ce coup politique montre deux choses, la première est que la droite n'a aucune compassion pour cette jeune fille qui voudrait rester en France pour faire ses études. La seconde c'est le peu de respect à la loi de cette extrême gauche qui ne cesse de proférer des insultes de haine envers le ministre de l'intérieur et François Hollande. Pour des Français qui écoutent avec objectivité ces déclarations de droite de gauche et d'extrême gauche, ils doivent se dire que la politique de ceux qui profèrent ces insultes est immonde.

    Quel crédit accorder à Jean-François Copé lorsqu'il clame que François Hollande a porté un coup terrible à l'autorité de l’État ! Qui raisonnablement peut croire cela ? Cette famille fut expulsée conformément à la loi concoctée par la précédente majorité, et si François Hollande permet à cette jeune fille de revenir en France c'est par générosité. L'aide sociale française peut prendre en charge cette jeune fille et l’héberger dans une famille d'accueil. Combien de jeunes adolescents peuvent faire leur scolarité à l'étranger sans que cela pose problème ! Il suffit que son père en fasse la demande par écrit et qu'il obtienne un visa de circulation en France. Le soutien du président de la république est le garant de cette ouverture.

    Cette générosité est absente du vocabulaire de cette droite qui n'a pas honte de son bilan. Les Français ne sont pas dupes, et si François Hollande est au plus bas dans les sondages c'est sans consistance. Cela permet toutes les dérivent verbales qui se retourneront contre leurs auteurs et finiront par lui être bénéfique.

    L'opposition avec cette affaire Léonarda tenta de déstabiliser Manuel Valls en préconisant sa démission. La raison fut simple à entrevoir, il est populaire et l'on ne peut rien lui reprocher appliquant la politique de François Hollande. D'ailleurs n'a-t-il pas reconnu sa générosité, et de clamer que sa famille ne reviendra pas en France. Une politique implacable qui ne peut qu'à terme que se retourner contre ceux qui, sans vergogne, après avoir gouverné 10 ans, la condamne. Beaucoup espérèrent que François Hollande eu égard aux assauts de l'aile gauche de son parti et de quelques ministres plus à gauche qu'il le fasse démissionner. Mais le président en a besoin, de plus, il est invirable.

    Avec 56 % d'opinion favorables, il rassemble des sympathisants de droite, du centre et de gauche, même probablement d'extrême droite. Pour François Hollande c'est un pilier de son gouvernement. De plus, ils se rejoignent partageant la même politique, celle d'un socialisme libéral, c'est à dire moderne donc dénués de dogmes. Que peut faire l'opposition contre cela, rien, que subir ne pouvant attaquer que dans du vent. Les Français s'en rendent bien compte, puisque l'UMP clamant le nécessaire bilan de Nicolas Sarkozy ne réussit qu'à faire le procès de ce gouvernement.

    Faire le bilan des années Sarkozy alors que pendant au moins cinq années, elle goba tout ce qu'il fit réussissant même à faire payer à leurs sympathisants le remboursement des 11 millions de la tricherie «sarkozienne» mêlant allégrement sa campagne présidentielle avec sa charge de président.

    Quand l'on à plus de 108 millions de dettes en 2012 on la ferme, et l'on ne prétend pas donner des leçons, voir le Canard enchaîné page 2 du 06 novembre 2013.

    Ce qui saute aux yeux c'est que toutes les attaques contre manuel Valls ne font que de faire monter sa popularité et le rendre encore plus présidentiable dans quelques années. Il montre un vrai caractère de chef encaissant les coups et répondant correctement avec fermeté.

  • Sages-femmes en grève, pourquoi ne pas reconnaître le niveau de leurs études

    à sa juste valeur, mais aussi ce qu'elles font à l'hôpital public!

    Une action des sages-femmes devant le siège de France télévisions à Paris. Document Métro News.

    «Puisque personne ne parle de nous, allons les chercher. C'est en substance le message que souhaitent passer les sages-femmes qui ont décidé, ce samedi, de camper devant les locaux de France Télévisions, Paris 15ème. En grève illimitée dans toute la France depuis le 16 octobre, elles dénoncent notamment l'absence de traitement médiatique de leurs revendications et organisent des rassemblements un peu partout dans le pays ce 26 octobre».

    Support Wikipedia Pourquoi ne pas accorder à ces femmes qui, dans des conditions difficiles de l'hôpital public, mettent au monde des enfants sans distinction de race, de couleur de peau, de conditions sociales. Ce sont elles, qui diplômées d’État au terme de cinq années d'études dont une de première année de médecine les qualifiants suivant leur classement pour la formation de sage-femme dans un grand centre hospitalier universitaire. À la fin de leurs études elles font un stage de plus d'un mois et elles présentent un mémoire, voir, Le stage initiatique de fin d'étude deux sages-femmes. Elles y acquièrent le savoir leur permettant de traiter tous les cas d'accouchement. Elles ont donc atteint la qualification bac+ 5 par des études de haut niveau, mais l’État ne leur reconnait que trois des cinq années d'études. Ce sont encore elles, qui sont près des mères et de leur enfant pour leur apporter confort, conseils et assistance. La sage femme française diplômée d’État est reconnue dans le monde entier pour le niveau de sa formation et de sa compétence. Nombreuses sont les femmes qui se destinaient à ce plus beau métier du monde, et qui, ayant échoué au concours de médecine, vont à l'étranger chercher une pratique leur permettant d'exercer des accouchements. Ce qui montre pour nos sages-femmes la hauteur de leur diplôme.

    À titre d'exemple de leur charge les sages-femmes de la maternité de l'hôpital Robert Ballanger, Seine-Saint-Denis, pratiquent environ 2.400 à 2.500 accouchements par an pour une maternité de 30 lits.

    Elles assurent une grande responsabilité, la naissance d'un enfant fait la joie d'une famille, et les risques de l'accouchement sont parfois importants. Elles rencontrent des cas de plus en plus difficiles, la misère aidant. L'hôpital accepte tout le monde c'est la raison pour laquelle elles font preuve d'un grand dévouement, ce que la qualification administrative ne prend pas en compte. C'est une grande injustice, sans elles la natalité ne serait pas ce qu'elle est. C'est aussi une présence sans faille jour et nuit pendant les gardes faisant parfois plusieurs accouchements. Une défaillance par fatigue, et se trouvant parfois bien seules à prendre une décision, pourraient conduire à la perte de l'enfant avec la mise en danger de la mère, ce qui serait la pire des choses, elles ne se le pardonnerait pas. Elles acceptent tout aussi bien les reproches que les récompenses sans être affectées, seul compte pour elles la mise au monde d'un enfant. Leur métier n'a cessé d'évoluer, elles font les consultations, elles prescrivent des échographies, délivrent des ordonnances, font le suivi de la grossesse, préparent les accouchements, ce ne sont pas que de simples accouchements, comme il fut un certain temps. Ce n'est donc pas un travail dans la catégorie paramédicale, qui est leur statut actuel, mais bien un travail médical au même titre que celui d'un médecin.

    La profession paramédicale en France régit les professions de santé qui ne sont pas exercées par un médecin, un(e) sage-femme, un dentiste ou un pharmacien. Il y a donc là un abus administratif pour ne pas payer à la juste valeur leur travail et leur diplôme.

    Elles réclament donc la reconnaissance qu'elles méritent, reconnaissance qui leur fut souvent refusée. Alors ces femmes font grève depuis le 16/10/13, assurant malgré cela leur service, assignées par leur direction, et le 07 novembre, elles manifestèrent devant le ministère de la santé.

    Assimilées au personnel paramédical, alors qu'elles firent une première année de médecine suivie d'un concours national, est une hérésie. Leurs pratiques sont incluses dans la spécialité obstétrique qui comprend, la sage-femme et le médecin. L'obstétrique est un acte de dimension médicale. C’est à partir du XVIème siècle que l'obstétrique cessa d'être un domaine entièrement réservé aux femmes et dont les hommes ne s'occupaient que dans des ouvrages théoriques. L'histoire de l'obstétrique plaide pour elles puisque ce sont elles qui du second millénaire avant J.C. jusqu'à des jours pas très éloignés elles mettaient au monde des enfants sous le qualificatif de matrones.

    «Les sages-femmes sont donc en colère, et le font savoir par des slogans inscrits sur leurs blouses roses et une banderole tendue devant la maternité. Les sages-femmes du centre hospitalier André-Mignot sont en grève illimitée depuis le 16 octobre. «Nos responsabilités sont énormes et notre métier mal reconnu alors que nous devons suivre la grossesse, les accouchements et pratiquer les gestes d’urgence pour la mère et l’enfant», confie l’une des grévistes, particulièrement déterminée», Le Parisien libéré.

    L'ensemble des chefs de service des maternités de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, AP-HP, apportèrent mardi 5 novembre un soutien «sans réserve» aux sages-femmes, en grève depuis trois semaines pour obtenir un statut médical. Ils reconnaissaient leur compétence pour le statut médical de praticien de premier recours et de praticien hospitalier, elles seraient ainsi mieux rémunérées. «La demande qu'elles expriment de faire reconnaître leur compétence sous forme d'un statut médical de sages-femmes hospitalières et de ne plus être assimilées au personnel non médical est parfaitement légitime et soutenue sans réserve par les chefs de services des maternités de l'AP-HP, de même que la revalorisation salariale de leur activité», écrivent-ils.

    Ils «s'étonnent et s'inquiètent de l'absence totale de réaction et d'écoute de la part du ministère de la santé vis-à-vis de cette profession hautement indispensable à la qualité et la sécurité du service public hospitalier». Les chefs de service notent encore que «les difficultés à faire fonctionner les maternités hospitalières à l'occasion du mouvement de grève soulignent à quel point les sages-femmes sont irremplaçables et indispensables à la bonne marche des services».

    À Saint-Nazaire 54 sages-femmes suivent une grève illimité et se sont retrouvée à Paris le 07 novembre pour la manifestation.

    Dans une maternité toulonnaise, à 24 heures de la mobilisation nationale débutée le 16 octobre dans les maternités du secteur public et libéral, les sages-femmes de garde douze heures durant, jour et nuit, au bloc obstétrical, ont ouvert le cœur d'une profession médicale à haute responsabilité, et encore méconnue. En grève administrative illimité depuis le 21 octobre à l'hôpital Sainte-Musse elles se sont jointes au rassemblement national et poussèrent leur cri de colère devant les grilles du Ministère de la Santé. Elles clamèrent, aucun acte médical, consultation, accouchement, échographie...ne sont cotés, ce qui se traduit par une perte financière pour les hôpitaux en crise. «Il faut que la direction de l’hôpital fasse remonter la perte financière à l’agence régionale de santé afin qu’on revalorise la profession de sage-femme comme l’avait pourtant recommandé en 2011 le rapport de la cour des comptes de la sécurité sociale !».

    Par Sylvie Allard le communiqué des chefs de service des maternités de l'assistance publique des hôpitaux de Paris, des gynécologues obstétriciens ayant le plus de poids en région parisienne. À l’occasion du mouvement de grève des sages-femmes, les chefs de services des maternités de l’Assistance-Publique Hôpitaux de Paris souhaitent rappeler que,

    la profession de sage-femme répond à une compétence médicale qui leur donne toute capacité, en particulier, pour le suivi des grossesses et la réalisation des accouchements.

    Les sages-femmes sont indispensables au fonctionnement et à la sécurité des maternités hospitalières au sein desquelles elles réalisent une part très importante de l’activité et assument d’importantes responsabilités auprès des femmes enceintes et des nouveau-nés.

    Les difficultés à faire fonctionner les maternités hospitalières à l’occasion du mouvement de grève, soulignent à quel point elles sont irremplaçables et indispensables à la bonne marche des services.

    Les revendications des sages-femmes hospitalières sont justes et sont soutenues sans réserve par les chefs de services des maternités de l’APHP.

    La demande qu’elles expriment de faire reconnaître leur compétence médicale sous forme d’un statut de sages-femmes hospitalières et de ne plus être assimilées au personnel non-médical est parfaitement légitime, de même que la revalorisation salariale de leur activité.

    Les chefs de services des maternités de l’APHP s’étonnent et s’inquiètent de l’absence totale de réaction et d’écoute de la part du Ministère de la Santé vis à vis de cette profession hautement indispensable à la qualité et la sécurité du service public hospitalier.

    Pr Bruno Carbonne, Maternité de l’Hôpital Trousseau, Paris, APHP - Président Président de la Collégiale des Gynécologues Obstétriciens de Paris - Pr Alexandra Benachi, Maternité Antoine Béclère, Clamart, APHP - Pr Jean-Louis Benifla, Maternité Lariboisière, Paris, APHP - Pr Lionel Carbillon, Maternité Jean Verdier, Bondy, APHP - Pr Emile Daraï, Maternité Tenon, Paris, APHP - Pr Marc Dommergues, Maternité Pitié-Salpêtrière, Paris, APHP - Pr Hervé Fernandez, Maternité de Bicêtre, Le Kremlin Bicêtre, APHP - Pr François Goffinet, Maternité Port-Royal, Paris, APHP - Pr Dominique Luton, Maternité Bichat, Paris, APHP, Maternité Beaujon, Clichy, APHP - Pr Laurent Mandelbrot, Maternité Louis Mourier, Colombes, APHP - Pr Jean-François Oury Maternité Robert Debré, Paris, APHP - Pr Yves Ville, Maternité Necker, Paris, APHP.

    La manifestation du 07/11/13, a vu plus de 4.000 sages-femmes devant le ministère de la santé. Marisol Touraine reçut une délégation dans la soirée, et elle annonça la mise en place d'un groupe de travail qui devrait se réunir avant la fin du mois de novembre.

    Elles étaient plus de 4.000 pour réclamer une révision de leur statut eu égard à leur diplôme et compétences, Reuters/Jacky/Naegelen document Le Monde.fr.

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