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  • "Ce soir ou jamais du 08 novembre" biaisé sur "faut-il pénaliser les clients des prostituées",

    ou un dialogue pour rien.

    Copie d'écran.

    Support Wikipedia Je regarde chaque vendredi soir cette émission culturelle, qui contrairement aux autres politiques de droite, en particulier «C dans l'air» chaque soir, ou l'on voit toujours les mêmes, ce qui, outre la critique permanente de l'exécutif, n'apporte rien. Celles de Frédéric Taddeï, sont plus ouvertes, plus franches, plus intéressantes, touchant différentes obédiences politiques. Toujours conçues à partir d'auteurs de publications livresques approchantes aux sujets traités, comme s'il n'y avait que ces auteurs qui auraient une opinion valable pour s'exprimer sur un fait de société à une heure préparée pour une grande écoute. L'émission du vendredi 08 novembre 2013 dans sa partie initiale, je n'ai pas regardé la suite, montra un débat sur la prostitution à la suite de la publication dans le magazine Causette d'un article intitulé «55 raisons de résister à la tentation», et d'un manifeste sur les «343 salauds» mis en ligne par Causeur, sur les hommes qui iront aux putes. Pétition signée par quelques pointures médiatiques, Frédéric Beigbeder, Nicolas Bedos, Philippe Caubere, Marc Cohen,......déclenchèrent une forte polémique sur les réseaux sociaux. Nicolas Bedos ayant, ensuite, retiré sa signature, reconnaissant sur le plateau du Grand journal que la comparaison avec les 343 salopes était indécente.

    2Ce sujet, comme vous le savez, fait toujours monter l'audimat, revenant de façon permanente tel un serpent de mer, qui fini par être un repoussoir, sachant, que depuis qu'on en parle, la prostitution se perpétue depuis des siècles malgré les coups qui lui furent portés. Ce n'est donc pas demain qu'elle sera éradiquée et cela pour le bien de l'humanité ! D'ailleurs, j'ai écrit deux articles sur ce sujet, l'un se nomme Les bienfaitrice de l'humanité, quant à l'autre, Droite comme gauche souhaitent que la prostitution disparaisse. N'a-t-elle pas un rôle social qui rend service à ceux puceaux, handicapés, seuls et les autres. L'effet de la montée du désir n'est pas le même chez les garçons que chez les filles. Qu'on se rappelle, les favorites des rois regardaient les taches de sperme dans les draps du jeune roi, bandant la nuit malgré lui, qui montrait son désir intrinsèque de s'épancher, ce qui sonnait le moment de lui apporter de quoi se satisfaire.

    La «pute» permet, même pour des hommes mariés, comme le relate «les bienfaitrices de l'humanité», d'assouvir leurs pulsions, et que payer pour cela, est à la fois se satisfaire mais aussi donner un peu d'argent à ces femmes du sexe qui n'ont, pour beaucoup d'entre-elles pas d'autres revenus. Bien sûr il y a beaucoup à dire tant le sujet passionne les puritains ou pas, mais afin de tranquilliser le lecteur, je condamne les macs, les trafics, les prostituées exploitées et vagabondes qui fleurissent nos hôtels crasseux, les bois et forêts, n'étant pas soumises à des contrôles de santé. Je condamne l'esclavage dont elles sont aussi l'objet.

    Donc, pour ne rien vous cacher, à défaut de mieux, je suis pour une légalisation du métier du sexe, avec un statut, des impôts, et un suivi médical. D'aucuns diront que ça ne marche pas, que cette légalisation ne fera que de l'accroître, oubliant qu'il y eu des maisons closes ou cette pratique s'effectuait même avec des aristocrates, des gens de la haute, des écrivains, mais aussi avec des pauvres types qui venaient se dégorger. Il vaut mieux cela que de violer. C'était un lieu d'échanges et d'inspirations intellectuelles. Il fallu Marthe Richard, une ancienne prostituée, devenue conseillère municipale pour abolir les maisons closes par une loi qui porte son nom le 13 avril 1946, et cela bien qu'elle fut encore fichée. Mais au lieu d'éradiquer la prostitution elle l'activa dans les rues et ailleurs, ce qui ne résolu rien, pire de ce puritanisme spontané, vint la débauche et les maladies sexuelles, qui sont maintenant supplantées par le VIH.

    Vous aurez comprit que vouloir éradiquer la prostitution par une loi qui pénaliserait les clients est un non sens et complètement absurde. En d'autres termes, puisque l'on ne peut agir efficacement sur les prostituées agissons sur les clients. C'est un projet qui fut émis par les députés socialistes Maud Olivier, Essonne, et Catherine Coutelle, Vienne, les 27,et 29 novembre. Mus par le désir de faire respecter la dignité des Êtres humains. C'est beau, mais, quelque peu angélique, d'autant plus que cela s'oppose à la liberté de disposer de son corps pour toutes sortes de pratiques, dont le sexe. Le projet de loi fut présenté de la façon suivante entendant,«sanctionner le fait de solliciter, d'accepter ou d'obtenir des relations de nature sexuelle d'une personne qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, en échange d'une rémunération ou d'une promesse de rémunération», une connerie.

    2Pour les putes ce projet de loi ne contient aucune mesure sociale, mais toujours plus de répression. Donc, avant même d'être débattue au parlement cette proposition de loi mit dans la rue quelques 300 prostituées indépendantes criant, «clients pénalisés égale putes assassinées», dénonçant la «putophobie», et distribuant des tracts expliquant que surveiller et punir les rapports sexuels entre adultes consentants étaient une atteinte aux libertés publiques.

    A la suite de cela, Causette dans son numéro 40 recensa les 55 raisons de résister à la tentation, celles qui devraient ôter aux hommes l'envie d'acheter du plaisir aux prostituées, et parmi elles,

    • parce qu’il y a toujours moyen de se bricoler une pute acceptable avec une pastèque trouée, c’est écologique et semi-comestible,
    • parce que, tant qu’il y aura des étrangères qui mangent le pain des françaises, vous boycotterez la prostitution,
    • parce que si la prostitution est un boulot comme un autre, vous devriez le conseiller à votre fille, il y a des opportunités à l’international,
    • parce que toutes ces adolescentes étrangères formées à la va-vite dans des centres de dressage n’ont plus le respect du travail bienfait,
    • parce que vous avez peur de penser à cette maman qui ne sait jamais trop quoi répondre quand son enfant lui demande comment s’est passée sa journée,
    • parce qu’on ne souhaite à personne d’être un enfant de putain, faudrait voir à essayer d’arrêter de leur en faire,
    • parce que vous n’êtes jamais sur que cette “fille” qui vous excite tant n’en a pas une plus grosse que la vôtre.

    D'aucuns trouvèrent cet article provocateur, putophobe, scandaleux, faisant une caricature de ceux qui, par nécessité, voir par obligation, vont s'épancher.

    Et puis, en réaction, dans touche pas à ma pute, surgit le manifeste sous forme de pétition des «343 salauds», que l'on peut lire ici, dans la ligne du manifeste des 343 salopes sur la liberté de disposer de son corps pour se faire avorter, manifeste paru dans le Nouvel Observateur n°334 du 5 avril 1971, que l'on peut lire ici.

    Dans le premier cas, il s'agissait d'avorter selon son désir, et dans le second d'utiliser son sexe sans contrainte avec les putes. Mais quel est le trait d'union entre «les salopes» dont je récuse le mot. Il est vrai quand 1971 l'avortement était interdit, et «les salauds» qui malgré la loi, iraient aux putes. Dans le premier cas, il s'agissait de réclamer la légalisation de l'avortement, et dans le second de combattre le projet de loi de pénalisation des clients pour combattre la prostitution, ce qui n'a rien d'une analogie avec l'avortement.

    L'émission de «Ce soir ou jamais» abordait en premier le manifeste des 343 salauds. L'on y vit surtout Élisabeth Levy, directrice de Causeur, défendre, becs et ongles, son appel des 343 salauds.

    Ce fut un spectacle sur le sujet, «faut-il pénaliser ou pas les clients des prostituées ?». Comme on pouvait le penser, les avis furent partagés, mais enflammés. Élisabeth Levy fut prise à partie par le réalisateur et porte parole de zéro macho, Patric Jean, un collectif d'hommes qui milite pour l'abolition de la prostitution, se coupant la parole mutuellement. Cela fit un débat confus sans rien apporter de concret ou seul Bruno Gaccio impassible, prenant peu la parole, mit tout le monde d'accord en clamant qu'il fallait se poser la question qu'est-ce j'apporte de mieux pour ces femmes et pour ces hommes ? S'adressant à Élisabeth Levy, il lui clama que c'est un beau coup pour son journal. Il termina en disant qu'éradiquer la prostitution est assez illusoire, ce que tous les participants savaient d'ailleurs, mais l'hypocrisie aidant, ils préférèrent parler puisqu'ils étaient invités remplissant ainsi leur contrat. Pour lui, son sentiment qu'un statut pour ces femmes qui choisiraient d'être prostituées en pleine conscience et de payer des impôts, pour travailler du sexe, serait un pis aller, méritant débat. Cela règlerait le problème de l'argent, des femmes, des hommes et de l'esclavage clama-t-il !

    Le plus jubilatif fut Frédéric Taddeï, heureux de ce spectacle, passant la parole des uns aux autres. Mais ce qui fut surprenant, ce fut que des journalistes, écrivains, producteurs, humoristes,.... débattirent de ce sujet sans qu'au moins une prostituée fut présente ainsi que le syndicat du travail sexuel ! On a marché sur la tête. C'est bien français, on parle, on décide sans les intéressés.

    Depuis ce débat le chanteur Antoine lance sur le site du Point.fr une autre pétition, qui montre qu'il n'est pas insensible à ce fait de société. Cette pétition moins polémique semble avoir plus de poids que celle des «343 salauds». Signée par d'autres célébrités, Florence Arthaud, Alain Souchon, Mickey 3D, Mireille Darc, Chantal Goya, Raphael, Thomas Dutronc, Catherine Deneuve ou encore Line Renaud...elle porte sur le refus de pénalisation des clients qui ont recours à leur service, sans cautionner ni promouvoir la prostitution, mais il souhaite que l'on donne aux personnes qui se prostituent les mêmes droits qu'aux autres travailleurs !

     

  • L'hypocrise de la gauche de la gauche de la gauche,

    comme si elle ne savait pas que François Hollande était plutôt un démocrate, de gauche !

    Support Wikipedia L'élection présidentielle au scrutin majoritaire à deux tours implique entre deux postulants au second tour de faire un choix. Il s'agit bien d'un choix et non, pour l'immense majorité des Français, d'exprimer une politique, qui, par défaut, se résume au choix d'une vague idéologie. Le parti des abstentionnistes en est le reflet. La cinquième république si anti démocratique qu'elle soit, puisque nombreux sont ceux qui ne sont pas représentés dans cette élection, ni dans la législative qui suit, a néanmoins le mérite, qui s'effrite, d'obtenir une majorité parlementaire en position de gouverner.

    Si les pouvoirs du président de la république, une fois élu, sont immenses, sa majorité présidentielle, est volatile, et dans le cas de François Hollande elle fut formée d'un patchwork étendu allant de la droite à la gauche jusqu'à l'extrême gauche. Et l'on sait que la gauche de la gauche est plus attachée à son idéologie que la droite, mue par des intérêts politiques différents. La gauche est instable, toujours divisée, cela explique, en partie, la chute de la cote de popularité de François Hollande avec une gauche de la gauche plus réactionnaire que l'opposition de droite.

    Nanti d'une faible majorité présidentielle, 51 % et quelque chose, il est d'autant plus vulnérable puisque composée d'accords faits dans son dos avec EELV, pendant la primaire socialiste, de sympathisants, de contraints, et d'indécis, qui au gré des difficultés économiques, qu'ils connaissaient, et qui savaient qu'elles ne pouvaient être résolues en quelques mois, lui confirmèrent, dans les sondages, leur forte opposition, le mettant en grandes difficultés pour qu'il puisse poursuivre sa politique.

    En d'autres termes, nombreux sont ceux, je dirais même sa majorité présidentielle qui se vengent de la contrainte du choix politique imposée, par l'élection présidentielle, tant l'expérience qu'elle montra et montre, qu'un homme politique élu président ne peut voir autre chose que la chute de cote de sa popularité.

    C'est le fait de l'élection présidentielle qui reporte sur le président l'ensemble des difficultés. Le cas de François Hollande est emblématique ayant été élu, plus par le rejet de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, que pour une politique socialiste de gauche démocratique, et consensuelle. C'est d'ailleurs le paradoxe des socialistes qui, pour gouverner, se rapprochent contraints et forcés du centre droit, et qui pour être élus se rapprochent de leur gauche et de la gauche de la gauche ! C'est d'ailleurs identique pour la droite de gouvernement se rapprochant de l'extrême droite, ignorant ensuite ses électeurs.

    Cette ambiguïté fut, et est encore la cause des difficultés socialistes à conserver une gouvernance, ce qui fait dire à la droite qu'elle est plus légitime que la gauche pour gouverner.

    Cette élection présidentielle au scrutin majoritaire à deux tours inhibe, au second tour, pour une grande majorité de Français, tous les espoirs et toutes les considérations politiques qu'ils pouvaient exprimer. Ne leurs laissant que des rancœurs d'avoir voté pour celui qui, par défaut, est le plus proche de leur obédience politique, puisqu'il faut exprimer son devoir de citoyen.

    Mais aller voter, par défaut, par ce que on ne peut faire autrement, en se disant ensuite, connaissant sa politique, je ne vais pas hésiter à lui exprimer mon opposition, c'est de la grande hypocrisie, sachant qu'il ne prendra pas en compte mon vote.

    C'est de cela qu'il s'agit, si celui pour lequel on a voté est élu, en l'occurrence François Hollande. Ce n'est rien d'autre qu'un rejet de cette obligation du choix contraint, et d'une hypocrisie ne confirmant pas le vote fait.

    François Hollande fit une campagne présidentielle basée sur des annonces chargées de rassembler un maximum de voix, c'est à dire, en rassemblant aussi largement que possible dans son obédience politique, son discours du Bourget le prouve. Ce qui se faisait sous la quatrième république se fait maintenant à l'élection présidentielle, dans le fond rien n'est changé. Il faut rassembler pour une majorité. Sans cette condition, François Hollande n'aurait eu aucune chance d'être élu, c'est aussi une contrainte consécutive au scrutin majoritaire. En d'autres termes, il en est aussi une victime, puisque abandonné par ceux là même qui votèrent pour lui, on retrouve la quatrième république.

    Le choix donné par cette cinquième république est tout simple, il est entre droite et gauche. Il fut motivé par la considération que les parlementaires de la quatrième république furent incapables de gouverner et qu'il devenait impératif, d'éviter qu'ils continent à renverser les gouvernements lors de la guerre d'Algérie provoquant l'instabilité gouvernementale. Seulement, on oublia, que des Français sont incorrigibles et qu'ils tiennent à s'exprimer, donc à transposer le parlement dans la rue sous couvert de démocratie. La rue se trouve donc être le théâtre de la grogne française par des manifestations monstres, comme celles de la loi Savary sur les écoles confessionnelles, du CPE de Dominique de Villepin, et dernièrement du mariage pour tous, sans tenir compte de celle des bonnets rouges. Une contestation de désobéissance, très violente contre l'écotaxe, prend, de plus en plus d'importance, ajoutée à d'autres, par suite de la crise, et des impôts qui sont devenus trop lourds.

    Mais c'est nous qui ne sommes jamais satisfaits, qui ne cessons de réclamer conduisant à une dette qui atteindra bientôt 2.000 milliards d'euros ! On n'en sort pas. Les Français sont égoïstes, et trop bien nourris,

    Ces manifestations, non seulement attaquent nôtre démocratie, mais activent la poussée populiste xénophobe source de tous les dangers. Elles expriment une droitisation activée par les échecs des partis de gouvernement, de notre industrie face à la mondialisation, mais aussi par celui de l'Europe incapable d'une politique cohérente face à la crise, aux déficits, et à l'immigration. 20.000 Roms, le complot de l'affaire Léonarda, les réfugiés de Lampédusa et d'ailleurs aux portes de l'espace Schengen suffirent à instrumentaliser toutes les peurs.

    Invraisemblable quand on pense que nous sommes 65 millions, et la quatrième puissance militaire mondiale ! Alors, puisque l'on a essayé les partis de gouvernement essayons le FN s'expriment ainsi de nombreux français ! Raisonnement plus néfaste pour la France je ne vois pas. Mais, le pire est que la droite de gouvernement courre après voyant une possibilité de sauver quelques sièges creusant par la même sa tombe. Nous nous voilons la face pour ne pas voir qu'il n'y a pas de solutions miracle à une industrie au bord du gouffre, à cet exode migratoire.

    Seule une politique comme celle de François Hollande sérieuse face aux déficits pour la compétitivité, et contre le chômage est porteuse d'espoirs. Paul Krugman qui fut prix Nobel d'économie en 2008 nous fait comprendre que finalement, la politique menée par François Hollande est la bonne, voir Courrier international. Le FN s'il venait aux responsabilités serait pris à son propre piège.

  • Le racisme exutoire du mal vivre

    gagne la France, mais pas seulement elle.

    Support Wikipedia Non, la France n'est pas raciste, mais beaucoup de français le sont. La France n'est pas raciste par ce qu'elle accepta et accepte des gens de tous horizons dès lors qu'ils remplissent les conditions d'un visa, d'une intégration, d'une naturalisation. La France est un exemple d'humanité, c'est ce qui fit et fait sa richesse. De tous temps la France fut et est une terre d'accueil. La France à des départements d'Outre-Mer ou sont des gens de couleur, ils sont français. Notre équipe de football comporte de nombreux joueurs de couleur. Des ministres sont noirs et la plus emblématique est Madame Christine Taubira. La France est donc multiraciale, et elle forgea sont destin aussi par le sacrifice de soldats magrébins et noirs. Ce qui se passa par les insultes envers le président représentant la France aux cérémonies du 11 novembre, et par la Une de minute sur Christine Taubira l'assimilant à un animal est une attaque immonde contre une représentante de notre démocratie, contre nos morts, et notre république. Le climat d'inconfiance dans notre capacité à surmonter le chômage, les plans sociaux qui ne cessent de tomber et les faillites d'entreprises, ne justifient pas tout. En 2013 ce sont un peu plus de 1.000 plans sociaux qui furent officiellement ouvert, selon les données encore provisoires du ministère du travail.

    La France est donc martyrisée, hystérisée, et ce ne sont pas les manifestations ni les dégradations en tous genres, ainsi que le changement de gouvernement, etc....qui vont améliorer la situation. Tout ce qui est fait est déconsidéré, c'est le divorce entre l’exécutif et une Commission européenne qui veut des réformes de structure, et disons-le franchement réduire nos avantages sociaux, et l'impossibilité de les faire. Les Français réclament des policiers, des transports, des subventions, la Bretagne, Marseille, Lille, .....une meilleure sécu, de meilleurs soins....tout ce qui est contraire à la réduction de nos déficits. Notre dette augmente comme nos impôts par ce qu'il faut faire face à toutes ces obligations, mais aussi à celle d'atteindre les 3 % de déficit sous la menace de forts taux d'emprunts.

    La quadrature du cercle lorsque la croissance est absente.

    La faute à qui, à l'Europe incapable bien entendu qui a accepté tout et n'importe quoi détruisant le social, mais aussi à l'Allemagne qui profite de la faiblesse des pays du Sud par ce qu'elle ne joue pas le jeu, n'ayant pas de SMIG, payant sa main d’œuvre migratoire avec une aumône.

    Notre système productif est attaqué par cette concurrence mondiale qui nous oblige à nous remettre en cause. C'est une nouvelle France qui doit se mettre en marche face à l'évolution de l'internet qui détruit tout sur son passage, la Redoute en est l'exemple, mais aussi du monde dans ses incohérences par ce que certains pays jouent un jeu malhonnête par le fait qu'il n'y a aucune régulation de concurrence. C'est une guerre économique. On utilise de la main d’œuvre à très bas coûts par ce qu'aucune règle internationale ne régit le travail.

    Le capitalisme règne en maître, alors qu'en France ce sont des lois qui régissent le coût du travail, outre l'Allemagne, dans beaucoup de pays, hors Communauté européenne, il n'y a pas de salaire minimum. On paye les ouvriers avec quasiment rien, voir même on ne les payent pas dans certains pays du Golfe. Il nous est donc difficile de lutter, nos avantages sociaux minent notre compétitivité par rapport aux autres !

    Dans ce contexte, l'afflux d'immigrés fait peur, d'autant plus qu'il est montré comme responsable de nos difficultés. Exploité politiquement, les difficultés économiques aidant favorisent l'émergence du nationalisme d’où, le rejet de l'autre qui n'est pas comme nous. L'autre, différent de couleur et de race devient un exutoire qui, avec la liberté de parole, conduit à des propos racistes. La non condamnation de ces propos donne encore plus d'ampleur à leur expression, puisque les enfants sont tentés de suivre leurs parents dans leurs propos racistes.

    Le racisme comme le fascisme obédiences droitières éclosent dans l'exploitation de la misère provoquée par cette même droite, le comble de l'arnaque.

    La richesse des plus riches n'a jamais été aussi florissante.

    Il fallu deux semaines pour que les médias s'emparent du racisme à la suite des attaques impardonnables contre Madame Christine Taubira. Ce ne fut sa fonction qui fut attaquée, mais sa personne. Mais aussi deux semaines pour que le gouvernement déclare son indignation, comme si il était pétrifié. C'est ce que les médias clamèrent, mais ce n'est pas ce que le gouvernement fit. De la bouche du ministre des relations Alain Viladies avec le parlement, Madame la Garde des Sceaux remercia le président de la République qui, dès la première minute et à deux reprises en Conseil des ministres fit une déclaration tout à fait solennelle contre l'agression dont elle fut l'objet. Mais, on aurait aimé que ce soit clamé plus franchement par le président directement envers Madame Taubira, au lieu de le faire en Conseil des ministres, ce qui n'aurait pas donné prises aux médias.

    Il ne veut pas faire du Sarkozy !

    D'après ce que l'on entend, ce serait pour ne pas entrer dans le jeu du FN ! Mais le FN, n'a pas besoin du gouvernement pour faire sa pub, elle est depuis longtemps sur les médias qui en sont les principaux responsables.

    Pourquoi donc la ministre de la justice clame l'isolement dont elle fut l'objet ?

    Dans une interview dans Libération du 29 octobre Christine Taubira clama, «ce qui m’étonne le plus c’est qu’il n’y a pas eu de belle et haute voix qui se soit levée pour alerter sur la dérive de la société française», et c'est vrai que l'on aurait aimer entendre l'opposition, la gauche et le président de la république. Ne pas envenimer le sujet d'accord, mais là c'est autre chose par ce que les attaques dont elle fut l'objet, sans réaction ferme de solennelle de l'opposition, de la gauche et du président, le racisme se banalise par la liberté de paroles qui se développe. Ce n'est pas la politique qu'entend mener le président, laissant la liberté au peuple de s'exprimer dans une démocratie à l'anglaise, mais les Français ne sont pas des Anglais.

    Il n'y a plus aucune retenue lorsque des enfants donnent deux bananes pour la guenon !

    Mais doit-il intervenir, sachant qu'il la nomma ministre de la république, et qu'elle fut ovationnée par la majorité au parlement ? L'opposition plus hypocrite resta muette approuvant ainsi les deux bananes à la guenon, que la honte s'abatte sur elle. S'il intervenait, il se lancerait dans le jeu alors qu'il doit être au-dessus de la mêlée.

    La cause du racisme faschissant qui outre, la résultante de la crise, est la remise en cause du fonctionnement du monde ébranlé par le désir des peuples à plus de liberté et de justice. Le décalage social entre le Nord et le Sud accentué par les révoltes arabes est tel qu'il provoque une immigration importante qu'il nous est impossible d'arrêter. Les Français ont peur et éructent sur les immigrés, les noirs.

    Cette poussée raciste n'atteint pas que la France, l'Italie dont on connait le passé fasciste retrouve ce vieux démon. Elle est plus atteinte que nous. Cécile Kyenge, ministre italienne est en proie à toutes les insultes. Six mois après sa nomination au gouvernement comme ministre de l'intégration, première femme noire dans un gouvernement italien, il ne se passe pas une semaine sans que des propos racistes la visent. Ils sont issus d'élus du parti anti-immigré de la Ligue du Nord ou de groupuscules d'extrême droite. De même, pour le joueur de foot noir de la squadra azura Mario Balotelli de l'AC Milan qui ne cesse d'être attaqué, voir, La droitisation de l’Europe est en marche sous l’effet de la crise.

    Racisme, xénophobie, discrimination raciale, anti sémitisme, intolérance sont la constatation de la Commission européenne dans son rapport annuel sur les activités de l'ECRI, sur la période du 1 au 31 décembre 2011. Il note outre la crise, que les coupes dans les programmes sociaux augmentent la pauvreté, renforçant des sentiments négatifs accentuant la fracture sociale. Le multiculturalisme est remis en cause et la discrimination à l'emploi est omniprésente. Racisme et intolérance sont en hausse en Europe et conduisent à la violence raciste.

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