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  • Hollande l'ami d'Israël ou la diplomatie du donnant donnant ?

    En visite d’État, François Hollande fait du grand jeu.

    Document Élysée.fr

    Support Wikipedia On ne savait pas que notre président était à ce point ami d'Israël. On ne connaissait pas non plus son intransigeance sur le dossier nucléaire iranien. Mais on savait son attachement à la création de deux États palestinien et israélien, ayant déjà reçu Mahmoud Abbas et Benyamin Nétanyahou à l’Élysée. Cette visite d’État de trois jours dans cette terre de Palestine nous fit découvrir un François Hollande magnant toutes les subtilités diplomatiques pour être à la fois israélien et palestinien.

    L’accolade, d'un démocrate de gauche avec un idéologue de droite dure, les conflits s'estompent devant les intérêts.

    Agissant dès son arrivée sur la terre d'Israël en déclarant avec conviction en hébreu,«Tamid esha'er haver shel Israel !», je serais toujours un ami d'Israël, sur le tapis rouge à sa descente d'avion reçu par Shimon Pérès et Benyamin Nétanyahou. Tout comme Nicolas Sarkozy qui le fut en 2008 mais avec Ehoud Olmert, le premier ministre de l'époque.

    Il voulu reconnaître l'honneur qui lui était fait, auréolé aux yeux de ces deux dirigeants de son inflexibilité sur le dossier iranien. Cette phrase en hébreu devant cette droite inflexible dont le chef est Benyamin Nétanyahou, me fit penser que finalement François Hollande était plus à droite que je le pensais. Et je me suis dis, ce n'est pas possible, c'est de la diplomatie par ce que pour convaincre, il faut montrer que l'on est un ami qui vous veut du bien, mais aussi dire ce qu'il faudrait faire, sans faire de vagues !

    Mais jamais un président n'était allé aussi loin dans un tel soutien. Selon le politologue Frédéric Encel dans son précis de géopolitique, «de quelques idées reçues sur le monde contemporain», François Hollande du temps où il était premier secrétaire du Parti socialiste, a toujours été le chef social-démocrate européen le plus favorable à Israël. Il existe selon Le Point.fr chez le président de la République et les poids lourds du gouvernement une tendance qui a toujours considéré la sécurité d'Israël comme prioritaire.

    De cela découle les conditions de ce voyage être en bons termes avec les israéliens qui tiennent le bâton, ce qui n'empêche pas de l'être également ensuite avec les palestiniens qui souffrent. Par ce que finalement, sans me tromper, je crois que le fond est de dire à l'un comme à l'autre entendez-vous, faites des concessions pour arriver à deux États indépendants, mais forcément intimement liés, et cela dans un rapport de force inégal, c'est toute la difficulté. De ce fait, il doit apparaître aussi à droite, sinon plus que le furent ses prédécesseurs, en Israël, mais aussi à gauche dans ce qui reste de la Palestine pour les palestiniens. Pour François Hollande c'est un exercice habituel, ce qui fait dire qu'on ne sait pas politiquement, ou il est.

    Jacques Chirac lors de sa visite le 22 octobre 1996 s'offusqua de la pression des services de sécurité israéliens clamant sa colère lors de sa promenade dans les rues de Jérusalem, «What do you want ? Me to go back to my plane, and go back to France ? Is that what you want ?». Les soldats israéliens omniprésents l'empêchèrent d'aller saluer les palestiniens et les journalistes. En 2008, ce fut la visite d’État de trois jours de Nicolas Sarkozy à «son ami intime» d’Israël, qui dès son arrivée fut accueilli aussi sur tapis rouge par Shimon Pérès et Ehoud Olmert, ce qui est tout à fait dans la lignée de son obédience israélienne montrée dans le livre «Sarkozy Israël et les juifs» de Paul Eric Blanrue, qui fut interdit, sous son mandat, en France. Les attachements de Nicolas Sarkozy avec Israël ne sont donc plus à démontrer, voir aussi Gilad Shalit vaut + de 1.000 Palestiniens.

    Mais, à sa descente de l'avion, il attaqua plus directement, «si je suis ici, c'est parce que je suis plus que jamais convaincu que la sécurité d'Israël ne sera vraiment assurée qu'avec la naissance du deuxième État, l’État palestinien», deux présidents deux styles, mais celui de Nicolas Sarkozy moins diplomatique et plus prétentieux que celui de François Hollande.

    Il faut reconnaître que sur le dossier iranien, François Hollande se montra plus exigent que le ministre des affaires étrangères John Kerry, annonciateur de l'imminence d'un accord à Genève le vendredi 08 novembre. Aussi bien Washington que Téhéran furent pressés d'y parvenir depuis la reprise des pourparlers, à la suite de concessions de plus de transparences sur le programme nucléaire iranien par le président nouvellement élu Hassan Rohani, voir Hassan Rohani en trompe l’œil, l'essentiel n'y est pas . On ne comprend donc plus le lâchage des israéliens par les américains, une vengeance des américains sur le dossier israélo-palestinien ?

    On ne comprend pas non plus l'intransigeance française à bloquer ces négociations, mais c'était avant la nuit du 23 au 24 novembre qui vit à l'issue de cinq jours de négociations un accord préliminaire afin que l'Iran montre sa bonne volonté d'arrêter l'enrichissement de l'uranium au dessus de 5 %, et d'installer de nouvelles centrifugeuses.

    Les grandes puissances signataires de cet accord, n'imposeront pas de nouvelles sanctions au cours des 6 prochains mois. Ce qui signifie que celles déjà appliquées seront maintenues, mais l'Iran pourra développer le nucléaire civil ! Il faut donc se méfier des gros titres de presse qui laisserait supposer que les sanctions seraient supprimées.

    Il me semblait que la France avait une position plus équilibrée eu égard au comportement d'Israël qui possède sa bombe, et qui d'autre part, s'est toujours opposé au contrôle de son site nucléaire par l'Agence Internationale de l'énergie Atomique, voir l'Iran soumis au silence des grands médias, mais aussi, Comment la France a aidé Israël a avoir la bombe atomique.

    Dans une conférence de presse commune avec le ministre Benyamin Nétanyahou, François Hollande développa ce qu'il exigerait sur l'accord iranien, comme s'il lui fallait aussi l'accord implicite du ministre israélien. Ces exigences, au nombre de quatre, portent sur le contrôle des installations iraniennes et sur tout ce qui permettrait la réalisation d'une bombe nucléaire. Elles sont celles qui furent clamées par les cinq des plus grandes puissances qui furent amenés à donner leur avis sur un assouplissement des sanctions qui pèsent lourds sur la population iranienne. On ne comprend pas ce blocage français, l'Iran qui un grand pays a le droit comme d'autres une énergie nucléaire pacifique, mais aussi, comme l'Inde, la Chine, et la Corée du Nord qui est un plus grand danger pour l'équilibre du monde que ne l'est l'Iran, d'avoir sa bombe atomique.

    L'Iran c'est 77 millions d'habitants, est-ce qu'il est une menace comme le clama François Hollande devant la Knesset à Jérusalem ? Je ne le crois pas, ce peuple ne cherche qu'à vivre en paix souffrant trop du blocus infligé par les grandes nations occidentales. La bombe atomique n'est en fait qu'un moyen diplomatique de pression, tout le monde sait que son utilisation conduirait à un cataclysme mondial.

    Autre lieu, autre exigence, à Ramallaha François Hollande accueilli par le président Mahmoud Abbas de l'autorité palestinienne, demanda l'arrêt total des colonisations israéliennes des territoires occupés depuis 1967, voir Le conflit israélo-palestinien, les frontières de 1967 qu'est-ce que c'est ?. «Pour parvenir à un accord de paix il faut l'arrêt total de la colonisation a-t-il clamé». Il n'a fait que dire ce que tous pensent, négocier lorsque l'on construit en terre palestinienne étouffant un peu plus les palestiniens dans ce qu'il leur reste de terre, est impossible. C'est ce qui fit le départ de la délégation palestinienne aux négociations de paix. Ne voulant pas s'impliquer dans ce qui devrait être, il conseilla de faire des gestes, par ce que c'est le dernier geste qui va compter.

    Évoquant des frontières sûres sur la base de celles de 1967, il clama, deux États pour deux peuples avec Jérusalem pour capitale. Gonflé tout de même sachant que ces deux points furent toujours ceux qui firent capoter les négociations de paix, et que, par ailleurs les israéliens clamèrent que Jérusalem ne sera jamais palestinienne. Mais comme échange, il exhorta les palestiniens à la reconnaissance de l’État juif d'Israël, ce que les palestiniens ne cessèrent de refuser, voir Un État palestinien sur ce qui reste.

    Sa visite de trois jours se termina par un long discours à la Knesset le parlement israélien.

  • François Hollande promoteur de l'avenir industriel de la France,

    trente-quatre plans seraient les bases d'une nouvelle politique industrielle.

    Le Monde.fr écrit «François Hollande réinvente le colbertisme».

    Support Wikipedia C'est vrai que Jean Baptiste Colbert, contrôleur général des finances sous Louis XIV, initiateur du colbertisme au XVIIème siècle posait la question, d'où vient la richesse nationale, quelles productions pour la développer et l'accroître davantage ? Mais c'était au XVIIème siècle ou il n'y avait pas de grèves, de manifestations, et le roi était tout puissant. C'est donc un miroir pour ce que nous devrions faire. François Hollande, malgré sa bonne volonté d'aider l'industrie, est plus mobilisé par l'urgence à panser les plaies, quant à réparer l'incompétitivité de nos entreprises, leurs fermetures, 40.000 fermèrent leur porte cette année, et cela ne dépend pas que de lui. Des exemples de cette mondialisation et de l'anarchie capitaliste de la concurrence, Florange, Pétroplus, PSA, Alcatel Lucent, Goodayeur Amiens, les poulets Doux, et Tilly-Sabco, Gad l'abattage de porcs au Finistère, Marine Harvest poisson, et je dois en oublier depuis son élection à la présidence. Quel destin, et qui n'est pas du hasard, s'engouffrer derrière Sarkozy était se mettre dans le traquenard de sa politique.

    Le Colbertisme au XVIIème siècle permit à la France d'être un grand pays, mais il n'était pas sous la loi des marchés et liée par des accords européens ! Nous ne pouvons faire ce que nous voulons, notre budget est analysé par les commissaires européens, en d'autres termes, nous n'avons pas les mains libres. De plus, il nous faut emprunter ce qui accroît notre dépendance aux marchés. Les deux journalistes du Monde Denis Cosnard et Cédric Pietralungane rédacteurs de l'article ne voulaient que faire un scoop avec ce titre très prometteur, mais réinventer le colbertisme, laisserait supposer qu'il pourrait encore exister à notre époque ?

    Par contre, on peut toujours saluer cette initiative dévoilée le jeudi 12 septembre, trente-quatre plans pour redresser l'industrie, c'est un tournant politique de la gauche plus habituée à combattre la perte des avantages sociaux que d'aider l'industrie à créer de nouveaux domaines industriels. Mais, il faut définir de qu'elle gauche l'on parle, celle qui gouverne ou celle qui combat le patronat ? Oui je fais une distinction car elle est majeure, pour l'emploi. Celui qui gouverne à des responsabilités, il doit faire avec les contraintes de la charge du pays même s'il préférerait faire autrement. Il ne peut pas exprimer son idéologie et se faire ainsi plaisir. Difficile à distinguer, tant il y a de nuances, il y a celle qui s'oppose à tout dès lors que des avantages sociaux sont réduits, il y a celle de l'entre deux qui manie la carotte et le bâton en aidant à la fois le patronat et le combattant pour son comportement anti social. Et puis, l'autre celle que nous avons qui aimerait voir comme Colbert promoteur d'une politique interventionniste. J'aime ce qu'il fit, par ce qu'il sut que seule l'entreprise peut donner du travail, donc de la richesse. Alors, devant l'essentiel, François Hollande fait le choix de sacrifier un peu de son idéologie. Gouverner n'est-ce pas faire des compromis.

    Selon Montebourg, qui est bien sûr dans la combine en tant que ministre du redressement productif, «ces trente-quatre plans seront un des grands marqueurs du quinquennat, et d'ajouter, ils annoncent le retour de la France dans le concert des grandes nations industrielles». Mais c'était le 12 septembre 2013, depuis bien des choses se sont produites, ne serait-ce que l'écotaxe, cette bombe laissée par le gouvernement précédent, qui va coûter très cher politiquement et financièrement.

    Montebourg un rebâtisseur industriel, mais oui, ne voulait-il pas nationaliser Arcelor Mittal à Florange, qu'en ferait-on maintenant de cette fonderie alors que la sidérurgie européenne est en déconfiture ? Mais aurait-il changé devant l'évidence ? Attention dit-il, cet argent, que l'on n'a pas dépensé va aider dans l'urgence en Bretagne ou ailleurs, «n'est pas un cadeau aux entreprises». Le temps murit la réflexion.

    Le problème est justement là, si l'on donne sans contrepartie, les chances sont pour que l'offre soit prise en compte, ce que fit toujours la droite, tandis que si l'on donne avec des contreparties, le patronat n'aime pas. En fait la confiance n'existe pas, mon expérience industrielle ne l'a fait comprendre. Comme le patronat n'est pas demandeur, c'est le gouvernement qui est pris à sa propre contrainte. C'est le cas des emplois aidés, pour les jeunes et les chômeurs, difficiles à exploser. C'est aussi la différence entre une politique de droite et de gauche que d'aucuns, de mauvaise foi d'ailleurs, déclarent que celle menée est la même que la précédente.

    On ne devrait plus entendre que ce gouvernement ne se projette pas dans l'avenir, c'est le sens de ces trente-quatre plans. Ces plans iraient de la voiture au pilotage électrique aux textiles intelligents, en passant par l'avion électrique ou une nouvelle génération de TGV, ou encore le «cloud computing», système informatique de gestion de machines ou d'équipements en réseaux. Selon la définition du National Institute of Standards and Technology, NIST, le cloud computing est l'accès via un réseau de télécommunications, à la demande et en libre-service, à des ressources informatiques partagées configurables.

    Cela projette la France dans les 10 ans sujet que le président avait donné à cogiter à ses ministres. S'il y a des thèmes qui sont déjà engagés comme le pilotage électrique de la voiture qui devient un composant cybermécanique, il y a les textiles intelligents, par contre l'avion électrique paraît une fantaisie, étant déjà bien avancé dans le domaine du cyberpilotage.

    Pour François Hollande c'est ce qu'il pourrait laisser comme histoire de sa gouvernance avec le mariage pour tous, mais son mandat n'en ait même pas à la moitié. Vouloir donner à la France une chance de plus d'être parmi les nations du progrès scientifique, est déjà un beau challenge.

    «La troisième révolution industrielle se produira aussi en France, assure-t-il. Nous allons faire naître les inventions de demain, les usines de demain, les produits de demain».

    Une grande ambition sur un fondement en sable tant sa présidence est rejetée par les français. Nombreux se demandent comment pourra-t-il tenir sous les coups qui lui sont portés. De plus, comme tous les projets ambitieux il faut la durée or, il ne lui reste que + de trois années s'il résiste à cette déferlante de critiques de tous bords.

    Il semble finalement que oui, le coup politique de la remise à plat de la fiscalité est une bouée d'oxygène pour le gouvernement.

    Ces trente-quatre plans seraient porteurs d'une valeur ajoutée de 45,5 milliards d'euros d'ici à dix ans et d'exporter pour plus de 17,9 milliards estime Bercy, et la cerise sur le gâteau serait la création de 475.000 emplois. Un rêve !

  • Voyons ce qui nous unis avant ce qui nous distingue

    par Élisabeth Badinter.

    Support Wikipedia Le titre de la réflexion fait de suite penser à notre monde composé de milliards d'humains, et là, on se dit que le sujet est incommensurable tant ce qui nous distingue les uns des autres est bien plus important que ce qui nous unis. Nous vivons sur la même planète mais pas dans les mêmes conditions. La terre est elle même injustice par les conditions naturelles qu'elle offre. L'humain du désert est forcément plus misérable que celui qui vit dans une région qui donne à boire et à manger. La nature, celle que nous connaissons, est donc inégale au point que nous sommes différents de mœurs, de pensée, de vie. Ce qui nous distingue est l'essence de cette nature. Elle joue d'abord sur nous mêmes, les races sont différentes. Elles s'expriment tout d'abord par le faciès, la taille, la couleur de peau.

    Mais ce qui nous unis, tout en nous distinguant, et qui nous touche est celle de notre corps qui s'applique à tous les êtres humains sans distinction. C'est tout simplement selon la réflexion d’Élisabeth Badinter la différence homme femme qui est la même quelques soient les continents. C'est là qu'elle intervient dans le cycle de voix de femmes sur la scène de l'Odéon à Paris, le Monde des livres et France culture.

    Un entretien avec la philosophe a suivi la lecture de ses textes par la comédienne Nathalie Richard. «La différence des sexes est un fait, mais elle ne prédestine pas aux rôles et aux fonctions. Il n’y a pas une psychologie masculine et une psychologie féminine imperméables l’une à l’autre, ni deux identités sexuelles fixées dans le marbre. Une fois acquis le sentiment de son identité, chaque adulte en fait ce qu’il veut ou ce qu’il peut. En mettant fin à la toute-puissance des stéréotypes sexuels, on a ouvert la voie au jeu des possibles. Ce n’est pas, comme on l’a dit, l’instauration du triste règne de l’unisexe. L’indifférenciation des rôles n’est pas celle des identités. C’est au contraire la condition de leur multiplicité et de notre liberté». Élisabeth Badinter, fausse route.

    Analysons ce texte, quant à l’interview on peut se reporter au texte sur Le Monde.fr ou elle parle des apports des Lumières d'avoir fait entrer dans l'humanité des catégories de seconde zone, Condorcet, introduisant les droits femmes, des juifs et les noirs dans l'humanité toute entière. Son œuvre sur l'instruction civique est importante, sur l'indépendance de l'école en refusant tout dogmatisme.

    La différence des sexes ne prédestine pas aux rôles et aux fonctions.

    C'est écarter l'histoire du monde des humains. Si à notre époque la femme est émancipée et participe, dans les faits, autant qu'un homme à égalité de vie sociale d'un couple, ainsi qu'à la vie civile sous toutes ses formes, bien que ce ne soit pas le cas pour toutes, même actuellement, il en fut autrement tout le long des siècles passés. C'est ne pas se rappeler les doctrines des religions qui ont toujours considéré la femme comme étant l'organe à faire des enfants. L'homme étant dans ces doctrines le maître, celui à qui la femme devait faire obéissance. Sans remonter très loin, lorsque je me suis marié, il y a plus de 55 ans, le maire déclara à mon épouse ses devoirs en particulier de me suivre au domicile que j'aurais choisi, quant à moi, je lui devais assistance. A cette époque la laïcité n'était pas ce qu'elle est devenue, et l'église, par sa doctrine, était encore puissante dans l'esprit public. S'il est possible, actuellement, à une femme de devenir présidente de la république, dans les faits cela ne s'est encore jamais produit, le machisme est encore puissant. Une femme devant montrer plus de preuve de sa capacité qu'un homme pour s'imposer.

    Elisabeth Badinter écrit comme une personne d'un haut niveau social quand elle clame qu'il n'y a pas une psychologie masculine et une psychologie féminine imperméables l'une à l'autre.

    Si l'on entend par imperméable aucune osmose on se trompe. Sur bien des points de vie les psychologies se rejoignent, mais avec des sensibilités différentes. Le raisonnement d'un homme est différent de celui d'une femme plus souvent qu'on le croit, et celui de la femme corrige souvent celui de l'homme. Le temps ou la femme n'avait pas la parole est révolu dans nos pays dit modernes, non soumis à la doctrine religieuse. Mais si l'on regarde les pays musulmans la femme est encore très dépendante de l'homme. Il faut donc faire une distinction majeure, nous ne représentons avec nos libertés qu'une petite partie de l'humanité. Même chez-nous, dans bien des couples, c'est la femme qui suit son époux, par nécessité matérielle, ce qui permet au couple de tenir la longueur du temps.

    Dès lors que la femme est maîtresse de sa condition matérielle, c'est à dire satisfaisant seule à sa propre existence, les psychologies sont différentes et cela se traduit souvent par une indépendance qui conduit à la séparation, puis au divorce. La libéralisation de la femme à l'égal de l'homme mêmes droits et mêmes devoirs, a conduit à l'explosion de la famille par les divorces ce qui n'est pas forcément un bien s'il y a des enfants.

    En mettant fin à la toute-puissance des stéréotypes sexuels, on a ouvert la voie au jeu des possibles.

    Il est vrai que la libération des sexes a ouvert la voie à des libertés qui étaient prohibées il y a encore peu de temps. Mais là, encore, si l'on regarde les pays ou l'identité homosexuelle est reconnue, on s'aperçoit qu'ils sont peu nombreux. Même en France, regardons le combat qu'il a fallu mener pour le mariage pour tous. La doctrine religieuse ne reconnait le fait homosexuel que depuis peu, par ce que même au sein de la curie romaine ces pratiques furent reconnues. Le possible comme l'entend Élisabeth Badinter, suppose que c'est la liberté d'assurer son identité sexuelle sans avoir à rendre des comptes. Mais comme dans tout, il y a toujours une contre partie, ce que l'on nomme la réaction à l'action en physique. Cette liberté sexuelle si tant est qu'elle devrait être raisonnée, elle permet tous les abus conduisant à des maladies comme le sida. Toutes libertés doivent être contrôlées par ce que l'humain ne sait se contenir.

    Élisabeth Badinter paraît obnubilée par le problème du sexe quand elle écrit, ce n’est pas, comme on l’a dit, l’instauration du triste règne de l’unisexe. Comme pour tous les intellectuels le sexe serait la cause de tous les problèmes hommes femmes. C'est vrai jusqu'à un certain point, quand l'âge fait son œuvre le sexe devient secondaire par rapport à la santé. De plus c'est ignorer, que dans la vie, il y a bien d'autres préoccupations. Ces préoccupations sont surtout celles de ceux dont la vie tourne autour du sexe oubliant qu'elle offre bien d'autres moyens d'existence et d'expression qui permettent à l'homme et la femme de vivre en harmonie. Le sexe de la femme est plus compliqué que celui de l'homme qui ne peut toujours à cause de dysfonctionnements organiques pleinement satisfaire sa partenaire. Tous les hommes ne sont pas égaux dans l'acte sexuel, comme toutes les femmes aussi.

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