Avertir le modérateur

- Page 2

  • Fiasco, naufrage, faillite autant de qualificatifs qui ne valent pas un clou,

    en prenant une décision intelligente et généreuse François Hollande squeeza tout le monde.

    Support Wikipedia Ah ! Les éditorialistes s'en donnent à cœur joie, une vengeance d'avoir été médusés par François Hollande qui n'est pas tombé dans le piège du coup politique de l'affaire Léonarda. Pris entre la droite et la gauche, jusqu'aux extrêmes droite et gauche, le tout sur fond de manifs lycéennes politisées, qui voulaient, pour les uns, le maintien de l'expulsion, pour les autres le retour de la famille Dibrani, voire celui de Léonarda, François Hollande s'est mis tout le monde à dos. Une décision intelligente qui sera reconnue plus tard lorsque la folie médiatique sera calmée.

    Pouvait-il en être autrement ? Bien sûr que non ! D'une part, lors de sa campagne présidentielle il fut, avec fermeté, pour le retour dans leur pays des immigrés clandestins, après que leur dossier soit rejeté par les préfectures chargées de leur étude, ce qui fut fait pour cette famille kosovare. Il ne pouvait permettre le retour des Dibrani, d'autant plus que le père ne fut pas un exemple de civisme, cherchant principalement à profiter de la générosité, supposée, des lois françaises sur le droit d'asile. Il fut donc en opposition à ce que voulaient sa gauche et l'extrême gauche. La droite et l'extrême droite l'attendaient au tournant, mais elles ne s'attendaient pas à la décision qu'il prit, permettre le retour de la lycéenne seule.

    Alors là, ce fut une explosion hypocrite du plus haut degré reprise par tous les partis, un père de quatre enfants qui veut séparer l'un deux de la famille ! On voit de suite la haute valeur de ces partis, et des journalistes, confirmant ainsi le déclin politique de la France. Bien sûr, on ne peut empêcher de montrer son obédience politique et de parler sans réfléchir de même, on ne peut empêcher des journalistes de tirer à boulets rouges sur le président c'est tellement facile et stérile, d'autant que la liberté de la presse est une valeur démocratique. Mais là, c'est beaucoup et c'est injuste!

    C'est injuste pourquoi par ce que c'est un acte de générosité ?

    Mais, aussi, parce qu'il est possible de placer cette lycéenne dans une famille d'accueil en France, l'aide sociale à l'enfance existe chez-nous. De plus, c'est oublier, volontairement, que de nombreux étudiants français partent à l'étranger pour faire leurs études, et que d'autres étrangers viennent en France, et que cela ne souleve jamais un tel assaut de critiques. Il suffit, simplement, que son père en fasse la demande par écrit et qu'il sollicite un visa de circulation de sa fille dans l'espace Schengen pour la période scolaire. L'appui du président Hollande lui garantit le succès de sa démarche. Il est quand même préférable, pour cette jeune fille, de faire une scolarité gratuite en France qu'au Kosovo, bien que je ne connaisse pas les enseignements qui y sont prodigués. L'imbécilité des politiques, et la bave des journalistes, criant si fort contre cette ouverture généreuse, montre la pauvreté de leur mentalité.

    Que doivent penser les politiques des autres pays devant un tel tintamarre mettant le président dans une position affaiblie par rapport aux autres dirigeants de l'Union européenne. Ce feu nourri contre le président montre le peu de respect de la classe politique et des journalistes pour leur président qui porte la parole de la France.

    Bien sûr, Le Figaro tape très fort, mais c'est le Figaro, un journal d'opposition à tout ce qui n'est pas de droite, c'est à dire à tout ce qui peut être bon pour le pays, dès lors que cela ne vient pas de la droite. Imbécile n'est-ce pas !

    Alexis Brézet directeur des réactions du Figaro, «dix-huit mois après l'élection de François Hollande, il nous aura donc été donné d'assister à ce naufrage». «Consternant ! Où est le courage? Où est la hauteur de vue ? Où est la force de conviction ?» Qu'est-ce qu'il a fait ce type pour la France ?

    Éric Decouty dans Libération, «pour le Président et sa majorité, la séquence est dévastatrice». «L’affaire Léonarda, attisée par une frange du bureau national du PS, amplifiée par les querelles gouvernementales et agitée dans la rue par les lycéens, a mis au jour les divisions profondes qui traversent la gauche sur la question de l’immigration».

    Dans l'Humanité l'éditorial de Patrick Apel-Muller, «François Hollande voulait piéger l’enfant en lui donnant à choisir entre la France et sa famille ; c’est apparu comme une violation de la Convention internationale des droits de l’enfant dont la France est signataire et comme une inhumanité supplémentaire. Il ne préfère d’ailleurs que les arrestations aient lieu hors du cadre scolaire que pour mieux valider les expulsions d’élèves». Tout d'abord ce qui est écrit est faux, il n'y a aucune violation de la Convention des Droits de l'enfant si le père fait la demande pour sa scolarité en France. Un journaliste sans valeur, de la même veine que celui du Figaro, mais à l'envers. Ne parlons pas de l'Express qui reprend les critiques des éditorialistes opposés politiquement.

    Quant à l'argument que François Hollande veut contenter tout le monde, il ne tient pas. S'il avait cherché à faire plaisir il n'aurait pas proposé le retour de Léonarda.

    Il fut contraint de s'engager publiquement eu égard au mouvement étudiant poussé par les syndicats de gauche, dont on ne mesure jamais assez les risques d'emballement. Il fallait mettre au plus vite un terme à cet emballement médiatique et la parole du président ferma cette folie. Ce fut très courageux de sa part, les manifs d'étudiants des années passées, certes plus importantes, furent toujours contrôlées par le premier ministre, rappelez-vous l'affaire du CPE ou Dominique de Villepin fut en première ligne, préservant Jacques Chirac.

    Le problème pour François Hollande est la faiblesse de sa cote de popularité qui libère les critiques les plus injustes, sachant qu'elles auront un écho positif dans l'opinion. De plus, sa marge de manœuvre est très faible pour contrer la cacophonie gouvernementale en remerciant les ministres qui s'égarent. Claude Bartelone troisième personnage de l’État, Harlem Désir secrétaire national du PS, critiquèrent la position de leur président donnant ainsi du grain à moudre à l'opposition qui se délecte clamant qu'il n'y a plus d’État ! Est-ce que cela fit changer quelque chose ? Des apprentis ! Quant aux écologistes, ils lui furent imposés lors de la primaire par un accord de gouvernement avec Martine Aubry dans son dos.

    Le chemin de croix est donc difficile avant d'obtenir des résultats, seule éclaircie possible dans ce marasme politique. Les élections municipales sont dans 5 mois, elles seront pour les socialistes le prix de leur cacophonie, se croyant encore dans la quatrième république. François Hollande espère la régression du chômage comme il s'y était engagé, il n'a plus aucune autre possibilité. Ces élections seront le premier test national et une défaite catastrophique s'annonce, elle endommagerait sa fonction présidentielle. Le grand espoir de la droite qui contesta sa victoire.

  • La santé n'en fini pas de coûter de plus en plus cher à la sécu,

    qui y-a-t-il d'anormal on vit plus vieux ?

    Support Wikipedia J'aurais bien aimé que la Cour des comptes regarde le problème de nos dépenses de santé par le bon bout. Comme beaucoup d'organismes, elle s'attache à analyser un morceau du problème par ce qu'elle ne s'implique pas dans la cause démographique qui conditionne l'état de notre société. Elle se polarise sur la nécessité d'accélérer le rythme de nos économies pour réduire le déficit sur la branche maladie. On ne peut lui donner tord, pour une gestion saine, et nos dépenses de soins. Mais, notre population s'accroît d'années en années, et le chômage reste élevé. On constate que chaque année depuis 1982, un solde annuel positif de 250.000 Français selon l'INSEE. Quant à l'espérance de vie, elle est pour les hommes à partir de 60 ans de 22,6 années et pour les femmes de 27,2 années. Mais, on remarque que, pour les hommes, elle s'est accrue entre 1994 et 2012 de trois années, tandis que pour les femmes l'accroissement n'est que de 2,2 années. Donc, en moyenne, les hommes rattrapent les femmes et vont vivre plus âgés 82, 6 ans, tandis que pour elles c'est jusqu'à 87,2 années. C'est accroissement démographique dû, aussi à une meilleure médecine, pèse sur nos dépenses de soins, comme il pèse sur nos retraites, je n'ai rien inventé. Si l'on y ajoute nos difficultés économiques, moins de rentrées fiscales, le déficit de la sécurité sociale en est la résultante. Elle est enserrée dans un étau. Ce n'est pas que chaque Français dépense trop, c'est simplement qu'il atteint une condition de vie, encore enviable, même si elle est inégale. Ce qu'il faut donc, abaisser notre richesse de vie, et nos avantages sociaux par ce que cela coûte trop cher !

    Nous sommes à 50 % des remboursements sécu, nous avons des génériques qui n'ont pas la qualité des originaux ce qu'il est reconnu. Ils posent des problèmes aux personnes âgées. À force de réduire le niveau de remboursement des soins, le nombre de personnes qui ne se soignent plus ne cesse de croitre ! Une évolution divergente.

    Comme dans tout organisme de prestations à caractère humain, il y a des abus qu'il faut combattre. Dans le domaine de la santé outre la gestion de hôpitaux, il y a la fraude au nombre de lits et à la majoration des actes effectués et prescrits dans les cliniques. Dans le cas du médecin généraliste, il y a la fraude aux actes payés plus chers, que ce qui est déclaré, et la surconsommation de visites. À cela, s'ajoute la dépense de médicaments par le surdosage qui est néfaste pour la santé.

    La fraude à la sécurité sociale détectée en 2011 atteindrait 479 millions d'euros. Elle recense les fraudes aux cotisations sociales, aux prestations familiales, aux prestations maladies, aux prestations de retraite, et aux mutualités sociales agricoles et du régime des indépendants, voir, ici.

    Ce ne sont pas les patients «ordinaires» qui en sont responsables, mais ce sont eux qui en subissent les conséquences. Les grands trusts médicamenteux ne souffrent pas directement du déficit de la branche maladie, ils mettent à la disposition des médecins une foultitude de médicaments plus ou moins efficaces. Ceux-ci, sous l'influence des représentants médicaux sont tentés de les prescrires puisqu'ils sont présentés plus actifs. Cette logistique fait en sorte que l'on se trouve avec un package important de médicaments, accessibles à la vente sous ordonnance. De plus, la demande des patients auprès de leur médecin fait que la France est championne de la consommation de psychotropes. Les génériques ne peuvent suffire, seuls, à juguler la dépense.

    Face à un déficit de la sécurité sociale qui peine à se réduire, il devrait atteindre 14,3 milliards d'euros en 2013. La Cour des comptes dans son rapport du 17 septembre 2013, demande d'enrayer la spirale de la dette sociale par un effort nettement accru de maîtrise des dépenses. Sont notamment visés, le système hospitalier, les analyses médicales et l'optique, les régimes de retraites agricole et des professions libérales, et les mutuelles des fonctionnaires et étudiantes.

    Comme on pouvait s'y attendre, c'est l'hôpital qui représente le gros des dépenses. À lui seul il est de 44 % de l'ONDAM, Office National des Dépenses d'Assurance Maladie. Il note, que malgré les efforts de retour à l'équilibre en 2012 des hôpitaux publics, il y a un retard considérable au niveau de la chirurgie ambulatoire. Quatre interventions sur dix sont pratiquées en ambulatoire, alors que l'on en compte huit sur dix dans d'autres pays. Le rapport note que la pleine capacité de la chirurgie ambulatoire permettrait de l'ordre de 5 milliards d'économie. La part de l'hospitalisation à domicile reste inférieure à celle des autres pays comparables. En fait, le rapport préconise une refonte du système hospitalier, puisqu'il y inclut les établissements privés à buts non lucratifs.

    Quant à la dépense de soins, elle aboutit à une explosion. Elle a triplé en dix ans pour atteindre près de 700 M€, sans avoir réussi à désengorger les urgences hospitalières ni éviter que 40 % des patients continuent d’appeler directement leur médecin. La concurrence entre les centres du 15, et les associations de médecins libéraux d'urgence apparaît source de dépenses supplémentaires. Rien d'étonnant, l'appel d'un médecin en urgence coûte très cher, comme tout ce qui touche à l'urgence.

    La grosse dépense de soins est sur les dépenses de laboratoires de 6 milliards pour l'assurance maladie dont 2,9 milliards d'euros pour le régime général au titre des seules analyses effectuées en laboratoires de ville. L'optique représente 5 milliards d'euros ainsi que les audioprothèses à 200 millions d'euros. Sur ces deux postes le désengagement de la sécu conduit a une exagération du coût de l'optique et des prothèses auditives Ce sont les mutuelles qui supportent les coûts injustifiés de ces deux produits.

    On n'a jamais vu autant de marchands de lunettes. Deux prothèses auditives coûtent de l'ordre de 4.000 €, et elles ne sont remboursées par la sécu que de l'ordre de 234 €. Quant à l'optique le remboursement est de 1,7 € par lunette ! Ce désengagement eut pour conséquence une dépense de 3,7 milliards d'euros pour les mutuelles en 2011 ! Cette situation fit en sorte une inégalité aux soins, une personne âgée sans lunettes et prothèses auditives perd rapidement le contact avec la société. Le désengagement de la sécu est donc un échec.

    La Cour des comptes épingle aussi les mutuelles des fonctionnaires et étudiantes. Pour les 7,7 millions de fonctionnaires et leur famille, le service de leurs mutuelles demeure inégal. Elles sont rémunérées au titre de l'assurance maladie obligatoire à hauteur de 365 millions d'euros en 2011. La Cour des comptes considère que ce mode de gestion est à bout de souffle. Quant aux onze mutuelles étudiantes, qui couvrent 1,7 millions d’affiliés, elles ont remboursé 800 M€ de dépenses de soins et perçu à ce titre 93 millions d'euros de gestion. La Cour juge également pour certaines d’entre-elles une qualité de service très insuffisante.

  • Léonarda entre le coeur et la raison, sous couverture de mensonges,

    soulève, dans une France divisée, le rejet légal et la compassion.

    Léonarda tout le destin des roms !

    Léonarda dans une maison des faubourgs de Mitrovica © Reuters - Hazir Reka, document France info.

    Support Wikipedia Le départ au Kosovo de cette jeune lycéenne de 15 ans souleva, comme l'effet d'une bombe la classe politique de droite à gauche jusqu'aux extrêmes droite et gauche, dans un climat déjà chauffé par les expulsions des Roms, la victoire du FN à Brignoles, la forte abstention, l'évasion de sympathisants UMP vers le FN, l'impopularité du président écrasé par la haute popularité de son ministre de l'intérieur, tout un contexte qui se complique par des manifestations de lycéens, que le Front de gauche essaye d'exploiter, malgré les mensonges de Léonarda et de son père, pour son retour et de celui de Khatchik Kachatryan, 19 ans, élève d'un lycée de Paris expulsé samedi 11 octobre vers l'Arménie. Ces lycéens, pas tous, dans la rue, n'expriment que leur solidarité envers ces deux camarades, un geste fraternel, mais politique.

    La droite, plus que l'extrême droite, souffle sur les braises clamant de la bouche de François Baroin que Manuel Valls donnera sa démission s'il était désavoué par le président dans le cas ou Léonarda reviendrait en France, de même, pour Jean-Luc Mélenchon clamant que l'irréparable fut commis et demandant la démission de Manuel Valls, «il n’est pas à sa place dans la façon qu’il a d’exercer sa responsabilité» au ministère de l’Intérieur. Jusqu'à François Bayrou clamant que le retour de Leonarda serait un désaveu formidable de l'action publique, soulignant que la loi doit être respectée. Pour Noël Mamère, Valls a franchi la ligne deux fois, deux fois que Hollande ne dit rien, le silence vaut consentement dit-il. Jusqu'à Claude Bartolone président de l'assemblée nationale clamant, il faut reconstruire une république des valeurs, évoquant le FN à Brignoles, les évènements politiques de ces derniers jours «me confortent» dans l’idée que nous devons reconstruire une «république du quotidien, une République des valeurs». «Ne pas opposer les Français entre eux, en fonction de leurs origines, de leurs métiers ou de leurs convictions, mais leur redonner le goût du vivre ensemble», un rêve !

    Pour Esther Benbassa écologiste, il faut arrêter ces rafles, «moi qui pensais que la France n’avait pas perdu la mémoire de sa sombre histoire, j’étais loin d’imaginer qu’en 2013, en tant que parlementaire, élue du peuple, je serais témoin d’une rafle. Car oui, il faut bien le dire, c’est une rafle».

    On voit que la classe politique s'est défoulée, sans connaître le dossier, simplement par ce qu'une jeune fille fut expulsée avec ses parents au Kosovo. Elle en avait besoin depuis Brignoles, mais, comme dans tous mouvements irréfléchis, bien souvent, les faits montrent qu'il vaut attendre avant de s'emballer. Les mensonges qui se dévoilent montrent la manipulation de cette famille pour être régularisée en France.

    Seuls les communistes se sont abstenus, quant à Marine Le Pen, elle tire les marrons du feu, ayant réussit à mettre le problème de l'immigration au cœur de la vie politique nationale et européenne sachant qu'il n'y a pas de solution.

    Pas un seul de ces politiques de droite n'eut le moindre regard pour cette jeune fille expulsée par le coupable mensonge de son père Rezat Dibrani 45 ans et de son épouse Gemilja, 40 ans, mère de sept enfants, qui déclarèrent être kosovares exilés en Italie via la Serbie, pour rejoindre la France ou les conditions d'accueil sont plus favorables. Ils montrèrent ainsi, sans connaître le dossier, le manque d'humanité qui les animent.

    Il faut savoir qu'il suffit, au terme de cinq années en France et avoir un enfant scolarisé, pour être autorisé à y rester. Le mensonge était presque abouti.

    On commence à en savoir beaucoup plus tant le mensonge de cette famille troubla les autorités. C'est sous la nationalité kosovare que le père et la mère furent enregistrés et qu'ils furent expulsés à Mitrovica une ville au nord du Kosovo les 8 et 9 octobre puisqu'ils y seraient nés ? Or, Gemilja Dibrani bien que d'origine kosovare est née en Italie comme tous ses enfants, seul le père est né à Mitrovica, le mensonge éclate au grand jour. Alors, le boomerang revient en pleine figure puisque, expulsée au Kosovo, cette famille se trouve dans un pays dont elle ignore tout, sauf le père !

    «On a quitté l'Italie car je n'avais pas de travail et il est plus facile d'avoir des papiers en France», explique au Monde Resat Dibrani. En France, «ils donnent des papiers aux Kosovares, aux Bulgares et aux Roumains, on a donc dit qu'on était tous Kosovares. On a fait un faux certificat de mariage à Paris, et on a présenté notre dossier pour avoir des papiers». La famille a donc trompé tout le monde les professeurs d'abord, les lycéens ensuite, les comités de soutiens, avocats, journalistes, et politiques qui, sans rien connaître, surtout à gauche et à l'extrême gauche, se sont livrés contre Manuel Valls à des attaques injustifiées.

    Mais, Léonarda mentit aussi déclarant, le 09 octobre, qu'avec sa famille, elle «vit et dort dehors sur des bancs» depuis son retour à Mitrovica ! Une version contredite par les autorités du pays. L'envoyée spéciale de Radio France sur place vérifia que la famille vit bien dans une maison.

    Une manipulation de l'opinion pour une compassion ?

    Les responsables Kosovars contestèrent ces propos. L'envoyée spéciale de Radio France, Géraldine Hallot, constata sur place que Leonarda et sa famille vivaient bien dans une modeste maison des faubourgs de Mitrovica. De plus, le ministre kosovar de l'Intérieur expliqua que le loyer et la nourriture leurs seront payés pendant un an ! Voir la référence France infos, vérités et mensonges sur la famille. On reste perplexe, mais mensonges, vols et Roms vont malheureusement souvent ensembles, j'en eus l'expérience.

    Le père et les enfants s'expriment tous en romani qui est une langue tsigane, romanichels, manouches, issue du sancrit des peuples originaires de Nord de l'Inde. Par contre, la mère parle bien l'italien et le serbe et les enfants l'italien et le français. On s'aperçoit qu'il est en effet aisé de tromper les autorités dès lors que les demandeurs d'asile doivent décliner leur identité, mais sans forcément produire de justificatifs, ce qui peut se comprendre car les conditions de leur exil ne leur permettent pas toujours de les emporter avec eux. C'est donc purement déclaratif, selon l'article du Monde.fr. C'est la porte ouverte à tout.

    Le montage était bien préparé, puisque trois lettres censées démontrer que cette famille n'était pas en sécurité au Kosovo furent présentées à la préfecture. Une lettre non traduite en français fut écartée. Celle du frère de Resat Dibrani ne donna que le prénom de son auteur sur la copie de sa pièce d'identité. De plus, la préfecture nota qu'un courrier adressé à la famille ne comporterait pas la signature manuscrite de son auteur. Un dossier finalement sans consistance qui motiva son expulsion après que la famille Dibrani eut épuisé tous ses recours au terme de quatre années en France.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu